CR des 10km SONIC de la Tour Eiffel
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CONTEXTE :
Dernier rendez-vous de l’année 2024. C’est l’une de mes épreuves majeures de ce second semestre. Je veux ma revanche sur la distance après les 10km Adidas où je finis en 37’06’’.
C’est aussi une période compliquée niveau entraînement. Je ne suis pas en forme. La baisse de la VFC avant la Corrida de Thiais n’était pas sans raison. Je tombe malade le lendemain… Une espèce de rhume qui se transforme en toux persistante et qui m’empêche de dormir.
En parallèle j’ai toujours le cardio totalement aux fraises sur les footings, au moins +5bpm pour une allure. La motivation n’est clairement plus là, j’ai juste envie que la saison se termine
C’est une certitude pour 2025, il y aura moins de compétitions et plus espacées dans le temps.
AVANT-COURSE :
Le vendredi, ma copine est allée récupérer les dossards. En plus elle m’a pris un TShirt (j’avais pas coché l’option payante) et comme on est deux gros pigeons, des manchettes
Ces dernières sont relativement qualitatives. Le tissu est doux et on retrouve une bande de maintien caoutchouc comme sur les TShirt de cyclisme.
Samedi matin, petite séance de déblocage à Suzanne Lenglen. Les 30/30 passent hyper bien, c’est de bon augure.
Préparation des affaires le soir. Nous optons pour l’option sac poubelle pour ne pas avoir froid le lendemain mais ceux qu’elle avait chez elle étaient trop petits. Je pouvais à peine passer une épaule… et pourtant, je ne suis pas taillé comme un golgoth ! Heureusement, l’Auchan en bas de chez elle est ouvert jusqu’à 21H. Nous aurons nos sacs poubelle !
Niveau tenue, je ne suis pas dans l’extravagance. Je ressors le tour de cou Ekoï, les chaussettes Sporcks, les Vaporfly 2. J’ai changé le split short pour prendre le Kiprun et j’inaugure un tout nouveau débardeur rose, Joma, où je peux planter les épingles sans vergogne. Pour lutter contre le froid, je complète avec les manchettes Sonic et des petits gants D4. Pas de Sammie pour ce format de course.
Réveil qui sonne à 6H, expresso, tartine confiture, habillage et pause technique. Je sens qu’il faudrait que j’y repasse mais on est déjà en « retard ». C’est plus simple quand il n’y a que moi qui cours.
On arrive vers 8H, on dépose le sac à la consigne dès que l’on arrive et départ pour l’échauffement chacun de son côté. Pour ma part je fais court :
1km de footing, des gammes, quelques accélérations et c’est marre.
8H15 à la montre, je vais essayer de me mettre en place. Tiens, c’est bizarre cette sensation, ça pousse un peu… C’est pas le bon moment pour que la taupe sorte du tunnel et vu la queue sur les WC de chantiers, ce n’est même pas la peine d’y penser. On va faire avec !
Je me pointe devant le SAS, il n’est pas encore ouvert… J’en profite pour me débarrasser du sac poubelle, il n’y a pas de conteneur à l’intérieur. Après quelques minutes d’attente, les bénévoles ouvrent la barrière. Je suis le premier à l’intérieur (pour une fois que je suis premier dans quelque chose).
Les gens commencent à tourner à l’intérieur. Je fais pareil pour me fondre dans la masse. Dès que la densité augmente, je vais me placer. Pas trop devant, je ne suis pas là pour un sub 35’ mais pas trop loin non plus. Globalement je dois être sur la 3ème ligne. L’attente est longue mais il n’y a pas trop le choix.
Encore une fois, l’organisation fait un move bizarre… Ils font (trop) avancer le SAS et on passe 5min à reculer pour que le départ puisse être donné.
COURSE :
*PAN*
Le départ est donné ! C’est un peu confus, comme à chaque fois. Avec le virage à gauche presque instantané ça me pousse et je réplique. Je ne vais pas me faire marcher dessus, non mais
Pour la stratégie de course, j’ai décidé d’être conservateur. Garmin m’indiquait que je pouvais faire un 35’XX avec 3’32’’ d’allure. Personnellement, j’en doutais, vu que c’était l’allure que j’ai eue sur 5km deux semaines auparavant. Mon AS21 est à 3’39’’. Je coupe la poire en deux. Je vise un intervalle entre 3’32’’ et 3’35’’.
Le premier kilo passe en 3’33’’. Je suis bien !
Il y a une belle densité de coureurs et le niveau est homogène. Je ne passe pas mon temps à doubler les gens. Mon placement dans le SAS n’y est peut-être pas étranger.
Le deuxième kilomètre se termine avec une épingle, c’est pas glop ! Je suis en 3’35’’, RAS, le rythme tient toujours. La relance se fait facilement avec la légère pente. Je sors un kilomètre en 3’31’’ juste après.
Niveau GPS, comme il fallait s’en douter, je me retrouve avec déjà un bon petit décalage. C’est assez énervant mais n’utilisant pas Race Screen, je ne peux pas faire grand-chose à part le subir.
La fin du 4ième kilomètre arrive. Je sens que ça commence à piquer un peu. J’ai trop chaud avec les gants et les manchettes…
D’habitude, quand je suis chaud je mets tout dans la Sammie. Ce n’est pas possible là du coup je vais juste retrousser les manchettes. Je serais dégueulasse sur les photos mais si ça peut aider à refroidir un peu, c’est toujours ça de pris.
Je vois que le cardio commence à souffrir un peu, je dépasse les 180bpm. Ce n’est pas très inquiétant, ma limite connue est à 196bpm, ça laisse de la marge mais ça veut dire aussi qu’il faut rester raisonnable pour ne pas exploser.
Autour de moi ça commence à être dur pour pas mal de monde. Je fais le choix de ne pas rester forcément au chaud dans les pelotons. Si je vois que j’ai un meilleur rythme, je passe. Au 5km je suis en 17’40’’. Je fais déjà mieux qu’à la Corrida de Thiais
Le « craquage » arrive au 7ème kilomètre. Il est sur un mini faux plat montant, je passe en 3’37. A partir de ce moment, je vais galérer à tenir le rythme. Je navigue entre 3’37 et 3’35 en allure. Heureusement que j’ai pris un petit peu d’avance avant.
Je commence à en avoir marre aussi des gens qui ralentissent dans les virages. En faisant ça, on est obligé de relancer après. Je préfère largement prendre plus large mais ne pas changer mon rythme. Le 9ième kilomètre fait son apparition. Encore 1000m et c’est la délivrance ! Pas le choix, il faut tenter d’accélérer un peu. L’arche est en vue, je lâche tout. Le pire c’est que je n’ai même pas l’impression de faire un sprint de folie et pourtant je passe les 100 derniers mètres à 2’58’’/km
Je passe la ligne, je coupe le chrono et je manque d’enc*ler d’emplafonner un mec arrêté.
APRÈS-COURSE :
J’avance un peu pour dégager le passage et je vais faire une petite pause le long des barrières. Après 10/15s ça va mieux. Deux verres d’eau, remerciement aux bénévoles qui sont sur le ravito et je prends direction des consignes.
Celui qui a décidé du numérotage des dossards n’était pas le pingouin qui glisse le plus loin sur la banquise. Tous les gens arrivés sont dans les 3 rangs de consignes. Il y a une déjà une queue sérieuse et je passe 20/25min à attendre pour récupérer le sac. Sac que je devrais récupérer moi-même, le jeune n’arrivant pas à le trouver.
Je n’étais pas le plus à plaindre. La queue avait doublé après moi…
En revanche, il y a un endroit où il n’y avait plus de queue. Aux WC. J’en ai bien profité pour me décharger
Mon système digestif est toujours aussi fragile lors des séances intenses.
Sitôt mon offrande terminée, je vais en direction de l’arrivée pour récupérer Madame. À peine 30s plus tard, elle arrive. Ce timing de folie !
Elle signe, elle aussi un PR. Sub 50’ sur sa deuxième année de pratique, c’est pas mal. Le panneau photo est blindé, du coup on va se mettre au niveau des douves de l’École Militaire. On se fait un peu réprimander pour être monté sur le muret pour faire la photo, mais osef.
Rhabillage et direction la douche avant d’aller faire passer le goût de l’effort avec une pinte et un burger
BILAN :
Je termine en 35’58’’, 424ème/19 926. Je suis extrêmement satisfait du chrono parce que je n’y attendais absolument pas. Je visais un petit 36’ mais pas un gros 35’. Terminer l’année sur ce résultat, c’est pépite.
Le coaching m’a fait tout exploser cette année.
La progression sur deux ans est folle : 38’39’’ > 37’06’’ > 35’58’’.
Encore merci à toi, boucher !
A vous les studios !