yipi a écrit :
CR championnats départementaux du Rhône - course Masters Pas de SL au programme ici, y’a cross ! Et bien mes aïeux, quel putain de chantier Déjà vu la pluie hier soir, je me disais que peut être on allait avoir des conditions d’un vrai cross, après les versions gelées du mois de décembre (-5 au départ, c’était sol dur à chaque fois), mais alors là… on a été servis ! Déjà en arrivant sur place, je me gare dans la « forêt » en bordure du Rhône, c’est déjà très boueux. J’en rigole avec ma président du club, croisé sur le parking de fortune, qui me demande si je vais mettre des 12 ou des 15. Je me pose à la tête du club le temps de virer le survet’, chausser les pointes - en 6, j’attendais de me faire un avis - et c’est parti pour l’échauffement. WU Reperage du depart - assez large, faux plat montant dans l’herbe, puis on bascule vite sur une sorte de chemin de halage: c’est hyper dur, des cailloux, bref… ça tape. Je prolonge jusqu’à la deuxième partie du parcours (ie la moyenne boucle), et la… Verdun. Chemin en sous bois. Enfin ce qu’il en reste. Champ de boue, marres de flotte, impeccable. Hop j’arrive au niveau du demi tour, je ne repère pas la grande boucle: on rallonge par un chemin encore plus dur que le début . Je décide donc de rentrer me mettre au départ, je retraverse un champ de blue - pire que le premier. Et la blague du parcours: un mur. Pente à 60°, 2,50m a franchir. Pour les faibles, il y a des escaliers. La fin de la boucle est Encore sur ce fichu terrain dur: c’est décidé, je garde les 6, ça tape déjà trop avec sur ces portions roulantes. La course 9h25, il est temps de se mettre en place. Surprise, nous sommes que 5 du club. 3 qui sont toujours devant moi dont un avion, et un M5 qui, je l’espère, devrait rester derrière moi. Coup de feu, baaaaaaaa ça part à fond. Je suis calé en milieu de peloton, et on y va ! Les jambes sont déjà lourdes, mais on est là pour en chier. Premier virage en dévers pour rejoindre le foutu chemin. La montre affiche 3’35, on va vite se calmer. Je le fait doubler par 2/3 mecs, mais un groupe semble se former. Les bons sont déjà loin devant, je ne les reverrai plus ! Tout comme le collègue de l’Asvel, qui met une mine ! Il faut déjà faire demi tour (petite boucle pour commencer), et on reste sur le chemin dur. En légère descente, ça pourrait aider dans le final ! Virage à gauche, on entend les gens s’exciter: une patinoire de boue ! Je manque de m’étaler, je me reprends comme je peux grâce à la petite descente qui suit, non sans couper la route d’un concurrent Hop, la course commence quand on arrive dans le champ de mine marquant le début de la moyenne boucle. Évidement le plan de rester sur les côtés tombe à l’eau - trop de monde. Allez hop plein centre. C’est fantastique: ça gicle de partout, je m’enfonce jusqu’aux chevilles, mais etonnament je ne glisse pas trop (essayant d’appuyer plus fort sur l’avant pied). Déjà il faut faire demi tour, et grosse relance dans le deuxième champ de boue. Ça passe assez bien, les pièges sont bien signalés à la peinture fluo, je prends plaisir dans la petite descente avant le mur. Ça passe sans encombre, et retour sur le sol dur: finalement, les pointes de 6, ça passe. Demi tour, et c’est parti pour la grande boucle, à faire deux fois. Je check la montre: bordel, 4km seulement, je suis déjà dans le dur. Vous l’avez: la ligne droite sur sol dur, la champ de boue, MAIs avant le demi tour que nous avions emprunté, on se lance dans la variante grande boucle, que je n’avais pas repéré. Ça descend sur un chemin bien ferme, j’ai l’impression de revivre: le cardio baisse, ça tire moins dans les mollets. Mais vite déjà on retourne dans la forêt, et la, Verdun II, le retour. Plus de chemin. Que de la boue. Ça monte. Une horreur. Au sommet ? Et non ! Encore une petite bosse sableuse, un virage à droite piegeux, et retour sur le champ de mines de la moyenne boucle: merde, on a labouré comme des sauvages, on ne voit plus ou on cours, et dans la partie descendante avant le mur, c’est du ski. Putain de pointes de 6. Je passe le mur comme un grand, et je m’efforce de récupérer dans la partie au sol dure avant le gros virage glissant, nous lançant dans le dernier grand tour. Les bénévoles ont eu la gentillesse de modifier le rayon de courbure du virage, c’est moins dangereux. Et hop, c’est parti pour la dernière « GB ». Je suis toujours avec le même groupe, des mecs me passent, je les reprends, il repassent avant d’attaquer les champs de mines. Je suis à 4’10/15, j’ai l’impression d’agoniser, plus rien dans les guiboles. Je m’accroche au groups - on finira tous au final en file indienne - tant bien que mal, c’est sûr pour tout le monde. Début du retour dans Verdun II. Pas loin de défaillir, mais je tiens. Juste avant le sommet, le mec qui me précède se met à marcher. Il me redouble dans le dernier champs de boue avant le mur, mais pas de bol: plus de peinture orange fluo, il butte dans une racine: magnifique vol plané, il termine allongé dans la boue. 10/10 à la note artistique. Je lui demande si ça va en le doublant, il est déjà en train de se relever en rigolant. Par contre il a changé de couleur. J’arrive au dernier mur, devancé par 5 mecs. Ils choisissent tous l’escalier comme des fiottes. Je reste sur le « chemin » et passe l’obstacle, doublant 2 mecs. Problème: mon cœur me dit que je suis un connard, et qu’il va me le faire payer. On se lance dans la dernière portion sur sol dur. Premier haut de cœur, vite un deuxième, je ralenti 3 secondes pour éviter de poser une galette. Ça passe assez vite, comme les 2 mecs que je venait de doubler. De tuer virage, et c’est le final dans l’herbe et en descente. Je donne le peu qu’il le reste et double un mec sur la ligne. Hé, c’est pas un trail. Bref, c’était les championnats départementaux du Rhône, et j’ai pris cher. Je termine hagard, dans la flotte pour me rincer les guiboles et faire un peu de cryothérapie. Je voulais un « vrai » cross, j’ai été servi. Classement à venir (je dirais 2eme moitié), et on doit faire 2e par équipe. On rate la boîte de manière assez nette, l’AS Caluire était venu en force avec des mecs que je n’avais pas vu sur les cross précédents (genre sub 32 au 10 et 2h30 sur marathon).
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