Pré-course :
Réveil du samedi assez tôt l'avion est à 7h levé 4h45 (couché à 1h30) la nuit n'a pas été trés longue.
La nuit de samedi à dimanche plutôt pas mal même si les orages m'ont réveillé durant la nuit.
Le matin de la course :
Levé 6h10, premier caca, puis douche, puis petit déjeuner, pas très faim, un thé et 3 tartines plus tard je me retrouve sur les toilettes pour un caca qui ne veut pas venir, dehors il pleut des cordes, j'ai peur de l'annulation vu qu'Amélie s'est invitée à la fête cette nuit/matin. On part sur le lieu du départ, la pluie cesse petit à petit (il est 7h40). Mon pote m'envoie un texto pour me dire que le départ du marathon est décalé à 10h, douche froide... Qu'est ce qu'on va bien pouvoir foutre pendant 1h30... je commence à chercher des toilettes le 2ème caca se faisant sentir
. On arrive près des toilettes et la police municipale est en train d'annoncer aux coureurs la nouvelle du décalage de l'heure de départ sans que ni l'organisation est pris soin de nous en avertir officiellement, je ne parle même pas de l'application qui ne donne aucune information, gros cartons rouge aux organisateurs pour leur communication inexistante. De retour près des sas, une nouvelle annonce tombe le marathon partira peut être à 8h30 (il est 8h10), certains coureurs étaient déjà rentré chez eux... suite à l'annonce du départ à 10h et il y aurait eu une autre annonce disant que le marathon était annulé. Bref communication nullissime (mais je l'ai déjà dit).
Les sas ne sont pas « physiquement » découpés, comprendre qu'on peut aller jusqu'au sas de 3h00 en passant par le sas des 3h45 (par ex.) ce qui m'arrange vu que j'avais un dossard "4h" alors que je savais
que j'allais viser les 3h45, du coup je me glisse dans le sas des 3h45 ou je vois des dossards de ouf (mention au mr. qui avait un dossard 5h
).
L'envie de pipi me prend au moment où on nous dit qu'on va partir à 8h30, je prends la décision de ne pas y aller avant vu l'imminence du départ.
Equipement pour la course :
Camelback : 2L de boisson isotonique
4 barres aptonia choco/banane
Mon téléphone portable
La course :
Les premiers coureurs s’élancent alors qu'une pluie diluvienne vient nous souhaiter bonne course, la flamme des 3h45 est environ 150m devant moi, le plan est simple je la rattrape, je me colle avec le troupeau et j'avance avec eux... 1, 2 et 3 kilomètre (5'05, 5'05, 5'14) des seaux d'eau nous tombe sur la tronche des flaques énormes sont déjà formé sur certaines parties de la chaussée. A la sortie de Nice, un éclair s'abattant sur la mer pas très loin de nous (400m je pense) viendra troubler les bruits de pas des coureurs, des étincelles jailliront de l'eau, magnifique et bien flippant, je passe juste devant la flamme au 2,5km et je prends un peu d’avance sur la flamme car je sens l’obligation de m’arrêter pour me soulager, on passe le 4ème kilo (5'09) il est temps de m'arrêter (et je stoppe la montre erreur de ma part), la flamme s'en va gentiment. Je repars plus vite pour rattraper la meneuse d'allure (5'02) petite côte sur le pont entre Nice et Saint Laurent du Var, je ralentis un peu pour ne pas y laisser trop de force (5'18), on rentre dans Saint Laurent du var, je continue à rattraper la flamme (5'08) que je finirai par doubler à l'entrée de Cagnes sur Mer la pluie s'estompe et la "chaleur" commence à se sentir, la descente m'ayant bien aidé (4'57), le 9ème tranquille (5'16) j’ai pris un peu d’avance sur le troupeau car je n’étais pas à l’aise de courir dans un groupe aussi dense les allures variant et la chaleur dégagée par les coureurs. Je passe le 10ème kilo en étant vraiment bien le cardio est stable à 160bpm tout va pour le mieux, le chrono affiche 53'20 (51'22 à la montre) je sais que je suis bien dans mon allure (mon bib n'a pas marqué le passage au 10, la carrosserie de la voiture devait être trop épaisse
.
On se met dans l'allure prévue 5'15 puis 5'16. On arrive dans la partie "sinueuse du marathon" du 12ème au 18ème, ça se sent le rythme baisse un peu (5'20, 5'27),. Je commence à courir dans les flaques d'eau pour me rafraichir les pieds (5'14, 5'17), petit fringale au 16ème j'avais mes barres d'energie aptonia (chocolat banane) je commence à en manger une, je ne la terminerai pas (5'22, 5'21). On enchaîne sur 3 kilomètres de littoral d'un côté et de voie ferrée de l'autre plus d'animation, rien de bien foufou, je me retourne de temps en temps pour regarder ou est la flamme des 3h45 (5'14, 5'24, 5'14) elle oscille entre 50 et 150m derrière. Je passe le semi en 1h52m29s (chrono officiel / 1h49m46s à la montre), je suis toujours dans l'objectif.
On arrive sur Antibes première difficultés de ce marathon ça monte légèrement au début puis de plus en plus fort jusqu'à ce qu'on passe de l'autre côté d'Antibes (côté Cannes). La tactique est simple j'essaye de rester sur mon allure dans la partie faiblement vallonnée, je ralentis quand ça monte plus et relance en descente, ce qui donne 5'14, 5'15, 5'16, 5'20, 5'21, 5'12, 5'08 la "grosse" (400m de long pour 34m de D+) côte d'Antibes arrive un peu avant le 29ème, je ralentis franchement histoire de garder du jus pour la fin de la course (6'02). Passage du 30ème en 2h40m20s (temps officiel / 2h37m39s à la montre).
Je mets les gaz dans la descente vers Juan les pins 5'05, aucune douleur pour le moment même si les cuissots tirent un petit peu mais rien de bien méchant on voit Cannes au loin l'arrivée est là je peux presque la toucher du bout des doigts mais il va falloir la mériter car comme on le sait tous un marathon ne commence qu'à partir du 30ème kilomètres.
L'allure commence à chuter après le 30ème, 5'33, 5'30 mais la flamme est assez loin de moi, je ne la vois plus derrière, j'essaye de reprendre l'allure 5'18, on arrive sur une partie littorale assez plate coincé entre la mer et les chemins de fer (les conducteurs de la sncf nous klaxonneront pour nous dire qu'ils sont avec nous
). Ce qui devait être une partie "facile" est plus dure qu'il n'y parait car un vent de face vient de commencer à souffler et là je sens que si je force mes jambes ne tiendront pas et que je vais commencer à cramper. j'essaye de trouver un coureur pour me faire un écran mais personne n'est dans mon allure, du coup j'encaisse les rafales et l'allure s'en ressent 5'30, 5'26, je profite du ravitaillement du 35 pour faire une petite pause étirement, la flamme des 3h45 arrive dans la foulée, je me dis que je vais repartir avec elle et que je vais m'y accrocher "mentalement" les jambes me demandant d'arrêter prestement de les faire souffrir, mais la fin du marathon est assez vallonnée, plein de petites côtes avec les descentes qui s’enchainent et qui sont bien casse pattes quand on est sur la fin, difficile de relancer dans ces conditions 5'34, 5'56. On arrive au ravitaillement "eau" du 37,5 la meneuse d'allure s'arrête pour se rafraichir et c'est à ce moment-là que j'en profite pour m'en affranchir, je relance en me disant qu'il ne me reste plus que 3,7km et qu'il faut absolument que je termine devant elle. Je me sors les doigts et compte uniquement sur le mental 5'12 pour le 38ème, ça me met du baume au cœur, les jambes tirent toujours mais ne menacent plus de "cramper". Le soleil vient de faire son apparition, plus un nuage à l’horizon. Je termine en as42 jusqu'à la fin 5'18, 5'17, 5'17, 5'15 et me payant le « luxe » de faire les 200 derniers mètres en 1' (5'/km accélération phénoménale
).
Je passe la ligne en 3h46m34s (temps officiel au scratch / 3h43m57s à la montre, bien fatigué mais je termine beaucoup mieux qu'à Valence ou j'étais vraiment un mort vivant, je discute avec les autres coureurs (avec la meneuse d'allure de 3h45 et de son apport mental quand j'étais dans la difficultés).
Bilan de la course :
Le Nice-Cannes n'est pas un marathon facile, il est vallonné (autour des 300m de D+), si les éléments sont contre les coureurs il peut vite se transformer en calvaire. Pour moi il s'est plutôt bien passé, la pluie m'a bien aidé à me refroidir, les 30 premiers kilomètres pas vraiment de difficultés particulières. La fatigue au 30 s'est fait ressentir mais j'ai couru tout du long (hors les 20 secondes au 35km pour m'étirer un peu).
Je me suis aperçu à l'arrivée que j'avais bu a peine 600ml de boisson isotonique (la météo « clémente en terme de température y est pour beaucoup je pense) et je n'ai mangé qu'une barre énergétique, du coup j'ai couru avec du poids inutile.
Les ravitos étaient tous bien fournis même si je n’ai rien mangé de toute la course, je n’ai bu que de l’eau (gobelet à chaque ravitaillement tous les 5km).
Je ne couperais plus ma montre pour des arrêts en course.
L’appli de suivi des coureurs en live dans les choux… j’étais arrivé que l’appli m’annonçait toujours au 32ème km… Impossible de consulter les temps officiels jusqu’à ce matin le site étant en PLS complet hier jusque tard (00h30) et pas de texto non plus (explication du bib qui n’a pas fonctionné).
Je n’ai pas de temps officiels, les temps indiqué (comme officiels dans mon CR sont les temps au scratch !!) j’ai fait une réclamation auprès de la société qui s’occupe du chronométrage. Mais en tout cas fier d’avoir mon battu mon PR sur marathon, j’attends d’avoir des news pour savoir si je suis en dessous des 3h45 !
Spécial remerciement à l’organisation, mon bib qui n’a pas fonctionné (uniquement temps au scratch et pas réel), l’inversion de mon prénom et de mon nom (sachant que mon nom est reconnaissable), la communication inexistante sur le déroulement du départ du marathon.