Vu que j’ai la fâcheuse tendance à me placer n’importe où, je décide de partir avec un collègue qui accompagne sa fille. Pour le coup je suis bien placé, j’espère ne pas me faire marcher dessus
. Les kenyans, burundais et consorts se calent au dernier moment. Boom, c’est parti, mon collègue part trop fort, je laisse filer. Je suis derrière un gars en impulse...mon collègue est 50m devant, je vais finalement le rejoindre. On se retrouve un petit groupe de 5, devant ils ont 100m d’avance, derrière 100m de retard. On avance comme ça jusqu’au 4°, l’allure a ralentie et j’espère toujours remplir le contrat. Problème, je suis déjà à la peine. Au passage du 5, le moral en prend un coup, je passe en 19’14, avec du retard sur l’objectif, je sais que c’est cuit. Moralement, j’ai lâché à ce moment là. Je me dis encore un km et j’abandonne, finalement je tourne encore pas mal, alors je me dis encore un km et je tiens, km6, puis km7 où je réussi à limiter les dégâts, puis arrive le km8, plus question de lâcher. J’ai reconnu le dernier km à l’échauffement, je visualise bien ces derniers instants, ça m’aide à tenir et selon la théorie d’un pote, le dernier km ne compte pas
J’ai tout de même réussi à dépasser un peu et un coureur juste devant est à la peine. Je l’encourage, autant pour lui que pour moi. Je suis au moins aussi cuit que lui, mais je sais que finir ensemble va nous (m’) aider...alors je l’encourage. 1200m...500m, dernier virage, l’arche est toute proche, je vois les secondes défiler en même temps que mon chrono espéré. Enfin la délivrance...le coureur derrière moi passe la ligne avec une poignée de seconde de retard et me remercie, je fais de même. Ce 10km a été un enfer. Mon collègue a abandonné au 5°, sa fille termine 2° féminine en 40’30, le mec en impulse 20’ après moi. Le premier gagne en 30’10, les derniers en plus d’1h30, ils se sont fait des passes avec un ballon durant toute la course. Maintenant pause, rdv en septembre pour de nouvelles aventures et de nouveaux objectifs. J’hérite d’une jolie photo offerte par l’organisation prise durant la course, ça valait le coup d’attendre.