Petit CR du Semi-Marathon de Salon de Provence
Spoiler : j'en ai chié et j'ai pas fait le temps objectif
Contexte :
Reprise de la CAP en décembre 2024 après quelques années de jachère, faute d'avoir trouvé un sponsor
: dernière course faite fin 2016, mais après seulement 2 ans de CAP, donc pas non plus un gros palmarès, mais des chronos honorables à l'époque (10km en 40'07", donc objectif raté de 8" !, et un Marseille Cassis en 1h32 et quelques secondes, 59 je crois
), en 2015, le seul semi fait au run in Lyon en 1h36 et quelques. Dans tous les cas, c'est quasi un retour à la case départ.
Entrainement :
A part les premières semaines (en décembre 2024 donc) où j'y suis allé mollo pour monter progressivement, je suis vite passé à 4 sorties par semaine.
J'ai suivi quelques semaines un plan tout fait trouvé sur les internets, mais sans objectif précis de course, je voulais juste intégrer du fractionnement et structurer un entrainement pour que ce soit à peu près efficient.
Assez vite, je me suis mis en tête un objectif un peu barré de faire un premier marathon avant la fin de l'année, et donc en visant celui de La Rochelle car c'est d'là que j'viens, et comme il tombe le 30 novembre, ça me laisse assez de temps pour m'entrainer. Le seul objectif à ce moment là c'est de le finir (déjà ça) et en moins de 4h
Assez vite aussi, ça me gonflait de saisir les séances d'entrainements sur le téléphone pour les balancer à la montre. Même si en soi ça ne prend pas tant de temps que ça.
N'en déplaise à Raistlin, je me suis tourné vers Campus Coach après quelques recherches pour plusieurs raisons :
- on m'en avait parlé en bien
- il suffit d'appuyer sur un bouton pour transférer la séance vers la montre
- il suffit de mettre une course en objectif en la recherchant dans la base "finisher", et ça génère le plan au fur et à mesure sans avoir besoin de réfléchir (ça me va bien
) aux plans en X semaines qu'on doit commencer pile à telle date, etc...
Me voilà donc avec un plan spécifique marathon.
Au passage, j'intègre une course secondaire, le semi-marathon de Salon du 05/10 en me disant que c'est peut-être pas mal de faire un semi intermédiaire.
La préparation reste concentrée sur l'objectif principal, mais ça prend en compte évidemment les objectifs secondaires. Je me suis déjà étalé ici sur le sujet, le seul truc qui m'aura manqué c'est peut-être un peu d'AS21 pour valider les allures. Je ne savais donc pas vraiment sur quoi partir et je me suis posé des milliers de questions. L'idée était quand même de faire un temps sur semi et pas juste valider l'allure marathon
.
J'ai eu de la chance de ne pas avoir été malade ni de me blesser, si bien que je n'ai pas raté une seule séance du plan (pas comme cette tarlouze de babylone83).
Et comme je me connais et qu'un objectif annoncé permet de mieux tenir dans la souffrance... J'ai donc annoncé autour de moi mon objectif de faire sub1h30 sur le semi. Sur le papier, ça passait, sur les allures de prédictions garmin et campus aussi. Campus pourtant assez conservateur était encore plus ambitieux mais je n'y croyais pas une seconde, d'où pas mal de tergiversations...
En août, avec les congés avec les kids, j'ai des sorties longues qui ont rippé en début de semaine suivante, du coup, comme je ne voulais pas rater de séance, vers la fin aout, j'ai rattrapé le décalage en courant un 5e jour dans la semaine, et depuis j'en ai profité pour passer à 5 sorties/semaines. Début septembre, j'ai également intégré quelques séances de renfo hebdo, mais pas orienté full jambes, mais plutôt full body. On verra si ça paye à l'avenir
.
La veille :
Semaine allégée avant la course, j'ai fait que des footings de 30mn environ, dont une avec des LD et la veille avec 5' à l'allure cible pour voir ce que ça donne (même si ok, c'est bien trop peu pour voir si ça passe ou pas), l'idée était surtout de "ressentir" l'allure cible et la reproduire en course.
Le soir je prépare mes affaires pour ne pas avoir à réfléchir le lendemain avec la tête dans le cul, j'accroche même les épingles à nourrice au t-shirt, histoire d'avoir juste à enfiler le dossard dans les têtes d'épingles, sans mettre 3h à vérifier si c'est bien droit ou pas…
oui, j'ai toujours galéré pour mettre ce putain de dossard une fois habillé… c'est quand même plus facile à plat !
Je prépare les gels, je prépare les doses de boisson d'effort à mettre dans les flasques de 250ml pour avoir plus que de l'eau à rajouter le matin, une dizaine de feuilles de PQ enroulées enfermées dans un sachet plastique, parce qu'on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise surprise en cours de route…
Je fous tout dans le totebag filé lors du retrait du dossard, et en avant !
Toujours pour éviter les mauvaises surprises, je ne porte jamais le t-shirt donné avec le dossard le jour-j, car s'il n'est pas de bonne qualité, on peut se retrouver avec les tétons irrités… voire pire… on le testera plus tard lors de l'entrainement.
Ils annoncent du vent, du mistral. Moyenne de 35/40 km/h avec des rafales à 70km/h.
Le Jour J :
Départ de la course donné à 8h30, réveil à 5h45 pour un départ 6h30, je m'enfile un gatosport acheté la veille (j'avais jamais testé mais ça semblait assez safe), je l'avais cuit la veille, je voulais pas perdre du temps le matin à préparer un petit déj, les minutes sont précieuses... je m'enfile 2 cafés (ou 3?), petit tour aux toilettes avec un goût d'inachevé... et à 6h30, 3 personnes me rejoignent et on prend ma voiture direction Salon.
Arrivée 7h sur place, j'avais repéré un parking la veille à 1,5km, on est large en avance.
On reste un peu dans la voiture, car il ne fait quand même pas chaud et on part ensuite tranquillement vers le point de départ avec l'idée d'aller faire un nouveau tour aux toilettes avant de m'échauffer 15/20mn puis de rentrer dans le SAS… Je pars direct en short/t-shirt, mais il fait quand même un peu froid. Les autres ont tous un coupe-vent sur eux, qu'ils enlèveront pendant la course. Je n'avais qu'un "pull" technique pour prendre la route, mais je ne veux pas me le trimballer ni l'abandonner au départ… tant pis, j'accepte d'avoir froid jusqu'au départ ! Pas de manchon, pas de buff, pas de couteau non plus
Sur la place avec départ et arrivée, il y a un Alpha Jet posé, ça donne le ton !
Au plus proche des SAS, un seul toilette, et une queue de folie... on se met vite dans la queue... un autre pote nous rejoint à ce moment là, on apprendra qu'il y en avait d'autres ailleurs, mais aussi avec de l'attente... vu le nombre de participants, je trouve ça fou qu'ils n'aient pas prévu un plus grand nombre de chiottes... premier point négatif...
Et visiblement, les gens avaient prévu autre chose que juste se vider la vessie, ça prend trois plombes pour arriver dans le top 5...
Je vois les minutes défiler et commence un peu à m'inquiéter pour l'échauffement... je n'ai carrément plus le temps...
Enfin mon tour, et toujours ce compromis à trouver entre prendre le temps de déféquer tranquilou, mais avec tout le monde derrière la porte qui n'aura aucun doute sur ce qui se trame à l'intérieur, et se dépêcher pour ne pas éveiller les soupçons, quitte à en garder un peu sous le coude avec le risque que ça comprend.
Je sors des toilettes, sous des tonnerres d'applaudissement, moins de 10mn avant le départ... j'attends les deux potes qui prennent le même SAS que moi, vu le monde, on essaie de trottiner vers le SAS, mais compliqué, ça se bouscule... on finit par rentrer dans le SAS sans échauffement.. tant pis. Je fais des petits sauts en attendant le départ, essaie de m'échauffer un peu les muscles comme je peux… Le pote qui nous a rejoint à une autre technique pour pas avoir froid, il garde son pull jusqu'au SAS et trouve un endroit pour le planquer avant d'y rentrer. Là c'est un cône de chantier qui aura caché icelui jusqu'au moment de le récupérer ! C'est pas con...
Départ :
Je me demande s'il ne faut pas que je fasse un km tranquille avant d'accélérer. Mais on est dans le SAS 1, ça va partir vite... j'oublie cette option, tout comme le gel que je comptais prendre 10mn avant le départ.
Un meneur d'allure 1h30 rentre dans le SAS et vient se coller juste devant moi. Sur cette course, les meneurs sont gérés par Campus.
Le vent ne semble pas là, mais on est dans le centre ville, il est cassé par les immeubles, donc il ne gêne pas pour le moment.
Le top est lancé, on lance la montre, j'avais "envoyé" la course générée par Campus dans la montre, on verra après que c'était une connerie et qu'il ne faut surtout pas faire ça !
ça part vite, on essaie de pas se faire embarquer avec mon pote... on a déjà lâché le 3e mais qui ne partait pas sur la même allure.
Je fais défiler les différents écrans pour retrouver mon affichage habituel, puis je me concentre sur l'allure.
0-10km :
Les premiers km défilent assez vite, le premier passe à 4'15, sûrement à cause de la foule du départ, mais pour les suivants on est à un peu moins de 4'10/km, on essaie de ralentir un peu pour ne pas se cramer, mais on est pris dans l'ambiance. Certains km sont même passés à 4'06/4'07, faut absolument ralentir un peu !
Au bout de 4km, mon pote réduit la voilure et je pars devant lui, je continue sur une moyenne de 4'10.
ça passe très bien, je me cale avec un petit groupe. Je suis derrière un mec qui aura la bonne idée de se moucher avec les mains, je sens quelques postillons (pour pas dire gouttelettes de morve) arriver sur mon visage, j'ai envie de le buter, mais comme il est plus grand que moi, je me ravise vite et me décale un peu.
On a passé les 5kms, on arrive bientôt sur la base aérienne, je me sens toujours bien. Je continue sur cette allure.
5,5km environ, on passe le portail, on fera presque 14km sur la base, autour des bâtiments, le long des pistes de décollage et d'atterrissage, des hangars et autres installations.
Ce sont les militaires qui font les bénévoles, orienteront les coureurs aux changements de direction, seront aux ravitos, etc... assez sympa de se faire encourager comme ça.
On contourne le bâtiment principal, magnifique bâtiment au passage. On longe les installations sportives. Ils sont bien équipés ! gymnase, piste d'athlé, golf, etc...
J'ai encore le moral, je me demande combien d'avions ils ont percuté avec des balles de golf.
Après le 7e, on arrive sur la grande partie dégagée avec les pistes d'avions, ça continue comme ça jusqu'au 10e km sans difficulté.
Chaque km qui sonne, je bois une petite gorgée de boisson d'effort. Je ne prends rien aux ravitos, j'ai des gels sur moi et de quoi boire.
Je passe le 10e km en 41'30, je me dis que ça sent très bon pour un sub1h30, voir même, soyons fou, pour un sub1h28 si je ne faiblis pas. A ce moment je ne me doute pas encore de l'enfer qui va suivre…
10-20km :
Je reste toujours sur la même allure, en me disant que je ferai un point au 15e pour voir si j'adapte un peu. Le cardio est ok, les jambes aussi, je suis toujours avec le même groupe depuis plusieurs km.
Juste après le 10e km, on prend un virage en épingle, et d'un seul coup, on ressent ce putain de mistral dans la tronche. Sur environ 500m avant de refaire "demi-tour" sur 500m encore. Passé le 11e, on fera plusieurs km avec le vent dans la tronche. Je ne sais pas si c'est la fraicheur du vent, ou la boisson qui commence à me travailler (elle n'a pourtant qu'environ 15g de glucide pour 250ml), mais d'un seul coup, mon transit me rappelle des évènements si ce n'est douloureux, au moins honteux… On est sur la piste, je sens qu'il va falloir que je me vide… aucun endroit pour se planquer, pas le moindre buisson, rien. Et la menace qui grandit… jusqu'à ce moment où tu sens que tu vas perdre tout le peu de dignité qu'il te reste… le 12e km passe en 4'20, le 13e en 4'30... je me dégoûte…
Peut-être que la vie est bien faite finalement car devant cette absence totale de végétation, ça finit par passer au bout de 2km, et ça tiendra jusqu'à la fin. L'instinct de survie probablement…
Pour autant, je diminue l'alimentation en boisson d'effort, je ne prends pas de gel à mi course comme j'avais prévu, je ne veux pas prendre de risque…
Je continue d'avancer contre le vent, le rythme diminue, le moral aussi de voir que je commence à bien souffrir. Il reste encore 7 ou 8km, je ne sais plus trop.
Le petit groupe qui courait avec moi, commence à s'éloigner, je n'arrive plus à suivre…
Entre temps, ma fameuse "course" programmée dans la Garmin va encore plus me démoraliser, elle ne va faire que de biper pour me dire que l'allure est trop lente… Le moral est déjà en berne, là c'est l'achèvement.
A chaque sonnerie, j'ai envie de la retirer et de la jeter… les quelques coureurs qui sont autour de moi vérifient leur montre à chaque fois que la mienne bipe… comme pour vérifier si un nouveau km venait de passer… mais non ! J'ai envie de m'excuser pour ça, mais je n'en ai plus le courage…
Petit répit vers 14,5km, quand je vois la patrouille de France survoler la base. Je relance un peu, le 14e passe en 4'20.Ils font un vol au moment du départ du marathon (qui était prévu à 9h30). J'imagine que c'est le vol de la patrouille qui a calé le départ du marathon.
Photo pas de moi évidemment :
Je passe le 15e km en 4'24, j'ai envie de m'arrêter, de faire une pause de 30" de marche pour repartir. Allez, c'est pas le moment, encore 1km et je vois si je fais une pause ou pas… Musculairement, ça devient dur.
16e km, encore 1 tour et je vois, j'ai toujours envie de m'arrêter, d'arrêter la souffrance, je ne sais pas ce qui me fait tenir !
Je m'imagine en entrainement, quand les intervalles deviennent durs, que je me dis allez, encore un tour et tu vois si tu continues, et qu'au final je vais toujours au bout de la séance.
Je sais jamais si c'est le mental ou le physique qui fait défaut en premier. Il passe en 4'19
Mais je continue, je me dis que je ne peux pas m'arrêter comme ça, pas maintenant… Encore 1km et j'avise, j'ai envie de sortir de la base aérienne qui n'aura finalement été que souffrance !
On passe à côté des avions, je les vois à peine, je reste focus.
17e km
On fait des tours et des tours dans la base, ça ne finit jamais, avec plein de virage à 90° qui cassent le rythme que je ne tiens de toute façon plus…
Mais on est un poil à l'abri, ça permet de reprendre un peu de rythme, il passe en 4'16. Les jambes souffrent mais ça fait plaisir de retourner sur une allure cible.
18e km et 19e km
Allez, plus que 3/4km, je n'arrive plus à calculer/estimer le temps final, je suis en train de perdre toute lucidité. On se retrouve à nouveau dans le vent pleine face, j'ai l'impression de grimper l'Everest. Les jambes ne répondent plus, je suis toujours à deux doigts de lâcher, physiquement et mentalement. Pourtant je tiens, je ne sais pas comment. Je m'imagine plein de trucs, des trucs bien cons à base "nan mais je vais passer pour un con si je m'arrête maintenant, qu'est-ce que je vais dire sur HFR...". J'ai une collègue qui m'attend à l'arrivée (elle prend le départ du 10km à 11h30), je lui avais donné mon objectif, je peux pas faire ma fiotte à ce moment là. Allez, serre les dents et tu aviseras au 20e.
Ces km passeront en 4'27 et 4'28. Rien que de voir les temps, c'est mentalement horrible.
20e km.
La fin du 19e correspond à la fin de la base aérienne, on sort enfin de là, je me dis qu'enfin on va être un peu abrité du vent dans le centre ville.
ça ne sera pas pour tout de suite, avant il y a cette putain de côte qui remonte vers le CV, avec un pont à passer pour franchir l'autoroute. Pente + vent, souffrance maximale. J'ai réussi à continuer, à ne pas m'arrêter, mais bordel, je sens que je peux lâcher d'une minute à l'autre. 4'37 pour ce 20e km… moral au plus bas, je sais déjà que je ne ferai pas sub1h30. A quoi bon continuer ?
21e km, ça continue de monter, sorte de faux plat montant, avec du vent toujours, mais un peu moins de vent. Le meneur 1h30 me dépasse. Je m'étais dit que s'il me dépassait, je ferai tout pour rester juste derrière, mais je pige pas le chrono, le 1h30 ne semble pas du tout tenable. ça me rebooste un peu et je le redouble dans la 2e moitié du 21e. Allez bordel, t'as pas fait tout ça pour rien, tu vas pas lâcher maintenant alors qu'il reste que 4 tours de piste. T'as fait le plus dur. 30" c'est rien du tout, tu peux bien t'offrir ça… non, déconne pas, on t'attend au bout. Il passe en 4'21.
Il restera en fait 200m, c'est long p'tain, mais ça descend un peu, des gars crient que ça descend jusqu'à la ligne d'arrivée, qu'il faut tout donner maintenant.
Je m'exécute, je ne sais pas comment, mais j'arrive à accélérer. Bon, en même temps ça descend. Dernier tronçon en 3'51. Je ne vois pas ma collègue, je ne l'entends pas non plus, pourtant elle me dit qu'elle a gueulé mon prénom.
Je n'ai plus aucune lucidité. Je vois juste l'arche qui s'agrandit, le tapis bleu qui se rapproche. Je donne le peu qu'il me reste et je passe la ligne en 1h30'33".
Je m'arrête, je suis à deux doigts de vaciller. Une nana me remet la médaille, je suis complétement ailleurs, elle m'indique la direction de ravito, j'arrive à peine à la remercier en inclinant la tête. Il faut que je m'assois, je me mets sur un banc qui entoure un arbre et prends quelques secondes.
1h30'33"
174e/4648
21,24km à la montre, moi qui pensais avoir tiré sur la corde ! j'ai au contraire prolongé le plaisir, ça aurait été dommage !
Le strava : https://www.strava.com/activities/16037728841
Comme j'ai redoublé le meneur 1h30, j'ai bon espoir que le chrono officiel me sera plus favorable, mais non.. il sera d'1h30'32". Le meneur n'aura pas fait son taf, je pense à la gueule des gens qui l'auront suivi et qui n'auront pas fait non plus le chrono.
Je reprends mes esprits, c'est pas un si mauvais chrono que ça. Je file au ravito, je me goinfre comme je peux, je prends de l'eau.
Ma collègue me rejoint. Elle me félicite, je lui dis que j'en ai chié avec le vent.
J'attends mes potes dans la zone. Celui qui a fait le début de parcours avec moi finit en 1h35, l'autre en 1h43.
Je sors du ravito et donc de la zone, quand mon pote m'appelle pour me dire qu'on peut monter dans l'Alpha Jet de la place, mais qu'il y a la queue. Il attend, j'aurai la flemme d'y aller, ça semblait sympa !
Débrief :
Evidemment déçu de pas avoir fait sub1h30, mais content quand même d'avoir atteint ce "niveau" en moins d'un an.
Je pense que j'ai tout donné, pas de regret de ce côté là, au contraire, ça m'a permit de voir que même en souffrance extrême, j'arrive à continuer, malgré une petite voix qui me disait de m'arrêter un peu. FC moyenne de 172 pour une FCM de 192, soit environ 90%. Les étoiles étaient proches.
Le parcours était roulant, c'est vraiment dommage que le vent se soit immiscé.
Plus de 14 bornes sur la base c'est beaucoup, surtout dans ces conditions.
L'ambiance n'était pas à la hauteur des prétentions. Je ne sais pas si c'est que sur le semi, et si les marathoniens ont été mieux logés, mais franchement, au final, l'ambiance n'était pas folle. Mention spéciale au DJ qui était encore en train d'installer ses affaires quand on est passé devant (alors que le départ était déjà lancé depuis 45/50mn, je sais plus exactement quand, j'ai trouvé ça abusé, ça aurait pu booster un peu.
Hormis le survol de la patrouille de France qui était top, franchement le reste grosse déception. Mais j'y allais pour PR, pas pour ambiancer sur le dancefloor, ça n'aurait pas diminué la souffrance.
Malgré le filigrane, on voit bien que je grimaçais, si seulement j'avais eu la lucidité de voir les photographes, j'aurais tenté un sourire trompeur !
La suite :
A part la semaine qui a suivi durant laquelle je n'ai fait que 4 sorties, je vais repartir sur un rythme de 5 jusqu'au marathon prévu le 30/11/2025.
Il faut vraiment que je travaille l'alimentation pour le marathon, que ce ne soit pas l'angoisse à chaque course… (encore hier, quand j'ai fait ma sortie de 2h, j'ai pris un gel avant et un pendant, j'étais aussi à deux doigts de me jeter derrière un buisson pour enrichir la terre d'un engrais bien assaisonné.
On verra pour l'année prochaine, mais peut-être que je changerai de stratégie avec Campus, caler dans l'ordre un 10k, puis un semi puis un autre marathon, mais en les mettant en objectif principal au fur et à mesure (et donc bien travailler les allures spécifiques. ça dépendra du timing car s'il y a peu de temps entre deux courses, ça ne sera pas plus judicieux.
Voilà, bravo à tous ceux qui auront eu le courage de lire le pavé entier, je rends les clés du studio 
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HFR - We are accidents waiting to happen