from hell a écrit :
Allez, ptit complément de CR (et alerte pavé) du BRM200 Montluel en (bonne) compagnie de Corran Horn. Il m’a branché il y a quelques mois sur cette histoire de BRM200, moi qui n’ai jamais fait plus de 130km mais je trouve l’objectif sympa à réaliser. La veille je prépare tout, mon vélo, ma bouffe, voiture chargée, prêt à partir le lendemain à 5h30 pour récupérer Corran sur la route. Le matin, en partant, j’ai un doute, j’ai du oublier un truc mais je sais pas quoi. Je check que j’ai bien mes chaussures, RAS elles sont dans le coffre. GO pour prendre la route et rejoindre notre point de rencontre. Je le vois au loin et capte direct, putain j’ai oublié mon casque et ma gappette. Tant pis pas le temps de faire demi tour, j’ai jamais roulé sans casque mais pas le choix. On trace au point de départ. Corran a pitié de moi et fait le mendiant pour moi auprès des papis pour voir si y en a pas un qui a un casque en rab, évidement à part des regards de jugement, on récupère pas grand chose… Je décide de mettre le coupe vent, il fait frais et humide. Je chausse aussi mes lunettes de soleil qui intègrent des verres correcteurs clipsés à l’intérieur en plus. Corran Horn me propose de la créme solaire que je refuse poliment, j’aime pas en porter et évidement je finirai la journée en mode écrevisse, erreur de débutant. On fait 3 bornes, j’ai chaud, je sue comme Un goret dans mon coupe vent et mes lunettes se couvrent de buée. Je vois plus rien, je les enlève et du coup je vois rien quand même vu que je suis archi myope. J’arrive à rester dans les roues mais pas moyen de prendre un relai, je vois pas à 10 mètres. Au bout de 30 min, le soleil sort et je me dis que je peux remettre mes lunettes et c’est le début du fail. En ouvrant ma poche de cadre je fais tomber le clips de mes lunettes de vue en roulant à 30 à l’heure. Je mets 20 mètres à m’arrêter et jette mon vélo sur le bas côté pour récupérer mes verres avant qu’une voiture roule dessus. Je mets 30 secondes à errer au milieu de de la route tel un vulgaire Gilbert Montagnie a moitié à 4 pattes pour les retrouver. Je remets tout dans la poche et repars en chasse du groupe de devant. Je passe les vitesses pour tenter un remontée rapide et j’entends que les vitesses sautent, évidement j’ai jeté mon vélo côté dérailleur et je sens bien que ça a du bouger. Le premier coup de coup a plus de 10% arrive et je passe tranquille petit plateau et je monte les pignons 1 à 1 jusqu’à me retrouver en bout de cassette et là c’est le drame. Le dérailleur a tellement bougé que je déraille côté roue et me mets à pédaler dans le vide. Enfin pas longtemps parce que j’ai pas le temps de declipser et me retrouve à l’arrêt en train de basculer sur le côté. Une grande pensée pour mon casque resté tranquillement sur l’étagère chez moi et j’arrive à amortir la chute sur le genou et l’épaule. Je pensais passer inaperçu mais en fait apparement j’ai gueulé comme un goret au moment de tomber et y a Le Breton proselitiste de PBP qui arrive juste derrière moi et en voyant que j’ai rien commence à me chambrer vu que je suis au sol comme une merde avec mes 2 pedales encore clipsées. Mort de honte je me dégage rapidos et repars comme si de rien n’était. On récupère le groupe de devant et je profite d’avoir pris quelques mètres d’avance en fin de montée pour redresser mon dérailleur à l’arrache. Mais efficacement parce qu’il va plus me poser de souci jusqu’à l’arrivée. J’ai pas fait 20 bornes que je me demande ce que je fous là et quel autre genre d’emmerde j’ai vais me taper sur les 180 restants. Fin du fail. Jusqu’au CP1, Corran me sert de chien d’aveugle et m’indique les différentes sections de gravier et de cailloux un peu partout. Au CP1 le soleil est de retour, l’humidité disparaît et je peux enfin remettre mes lunettes et retrouver la vue. Par contre le soleil se met a chauffer petit à petit et au fur et à mesure, mon casque va me manquer, non pas pour me protéger des chocs mais du soleil qui tabassera bien dans l’après midi. Le dénivelé commence et je rentre en gestion en restant les yeux rivés sur les watts pour pas me griller trop vite. On se fait doubler par des papis mais finalement tout le monde reste plus ou moins ensemble et ça nous emmènera jusqu’au CP2 pour une pause boulang bien mérité. En repartant à l’assaut de la grosse difficulté du jour, je sens que j’ai besoin de me vider la vessie et abandonne le groupe pour me soulager. Je repars et les vois au loin et je repars sur les mêmes watts que la montée précédente mais je sens que j’ai plus les jambes du matin. Je les reprends tant bien que mal et le reste de la montée se passe tant bien que mal. CP3 en bas de la dernière descente et là je rentre dans l’inconnu, il reste 80 bornes et j’atteins déjà mon max de distance réalisée sur une sortie. On repart à 2 en essayant de se relayer et autant Corran me dit qu’il commence à être dans le mal autant bizarrement moi je sens bien. Du coup on trace jusqu’au CP4 pour un dernier coca et filer sur les 40 derniers km. Jusqu’à 10 km de la fin tout va bien et ma perte de jambe correspondra au regain d’énergie de mon partenaire, ce qui fait qu’on arrive tant bien que mal à l’arrivée. Bref une bien belle journée (j’ai du le répéter au moins 20 fois) et un record de distance éclaté. Pas mal d’erreurs de débutant sur l’équipement et la préparation. Mais agréablement surpris sur la forme du moment. J’ai rarement roulé en groupe mais c’était vraiment un gros kiff de rouler dans les roues et de pouvoir passer quelques gros relais dans l’Ain en fin de parcours. Bien motivé pour refaire des événements du même genre en groupe mais clairement je pourrais pas faire ce genre de choses en solo, le mental tiendrait pas je pense.
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