den's05 a écrit :
CR Ultra Alpes du Nord et Jura
C'est la canicule a Grenoble, ras le bol de dormir dans l’étuve. Je me motive pour aller faire un truc debile en solo: une boucle de 500km avec deux nuits à la belle étoile pour profiter de la fraîcheur. Je trace ça sur Komoot : - départ de Montmelian au pied des Bauges à proximité de Chambéry.
- CP1 au sommet de la colombiere pour la première nuit - CP2 Les rousses sur le plateau du Jura Entre quelques réjouissances : La Ramaz, le Lac de Genève, les vignobles de lavaux, le plateau jurassien, le bugey
Vendredi je quitte le taf assez tôt. Je pars vers 18h30 de la maison après avoir manger histoire d’avoir quelque chose dans le bide. Départ à vélo à 19.30 , il fait encore 34C… record absolu de température à Grenoble enregistré avec 41C. Les cigales chantent au pied des Bauges, la route sillonne à travers les vignes, les odeurs de pin. C’est le sud mais sans ces cassos ! C’est déjà la chasse au fontaine. J’arrive au pied du Col du Tamie que je passe par une variante. Les jambes sont bonnes, la pénombre s’installe…
Au sommet la fontaine est coupée, cela sera pas la dernière dans ce cas… descente de nuit. Je m’arrête dans un bar de poivrot pour recharger en flotte. Et je repars vers le Col du Marais. Il commence à faire quelques gouttes mais rien plus. Les éclairs illuminent le ciel très très loin. Le col se passe bien. Presque pas de circulation. Changement de décor entre Thones et le grand bornand. Beaucoup de voiture, une route rectiligne en faux plat montant. C’est pas le meilleur moment du week-end. Les éclairs encore au loin. Je commence à me prendre des crampes d’estomac, généralement annonceur d’une bonne coulante en vue… Minuit : Le Grand Bornand, je recharge en flotte dans un bar , la même dans le dernier village avant le col afin d’avoir encore de l’eau pour la nuit. Les km défilent pas mal, mais j’ai mal au bide… dernier km, dernier lacet, je suis à la limite de me chier dessus ! La coulante est là. Bref , je fais ce que j’ai à faire ! 400 derniers mètre et je m’installe pour la nuit sous les toitures des chalets de vente de souvenir. Pas un nuage: il fait 15C. Parfait pour un nuit dans mon duvet douillet. Je dois m’endormir vers 2h. A 3h30 je suis réveillé par le vent. Puis ça tonne… merde, les éclairs beaucoup plus près. Il pleut avec du vent qui me rabat toute la flotte sur moi. Je sors la couverture de survie je la mets au dessus de mon duvet et je me blottis contre le mur et j’attend que ça passe. Au moins j’ai pas froid. Mais ça vente sévère. Sa mère , ça fait 10j qu’il tombe pas une goutte et là je me fais rincer de nuit en altitude. Au final, cela durera 1h voir un peu moins mais impossible de dormir après, le jour se lève tranquillement. Au final, je décide à sortir du duvet à 6h. Belle lumière et ciel bleu pour la descente et cassage de boulangerie dans la vallée. J’enchaîne avec le col de la Ramaz : belle découverte mais très difficile 36x30 c’est limite limite avec le chargement. Les derniers km sont splendides. Je tape la discute avec les cyclo du coin. Mais je file assez vite, il reste 190km ! Pas le temps de niaiser ! J’enchaîne avec le col de l’Encrenaz avant une pause au carrefour pour faire des réserves : dragibus, reblochon, coppa. Aucune envie d’enrichir les helvetes de l’autre côté de la frontière dans quelques km. Je passe sur les routes du Tour avec des inscriptions à la gloire de Wout et de la FFL. Descente sur le Leman, passage en suisse et ses villes de prolo : Montreux, Vevey Je passe à travers les vignobles de Lavaux, routes en balcons au dessus du Leman. Sensationnel. Je passe Lausanne. Les suisses ont vraiment bien aménagé les infra pour les cyclistes: des pistes de 3m de large, des sas, pas de trotoir en fin de piste. Cela passe pas trop mal pour de l’urbain.
Le compteur affiche 260km depuis le départ. Il commence à faire chaud. Je vois le jura au loin se dresser devant moi… au moins ici les fontaines coulent à flot. Une bonne de 20 min avant d’attaquer le col de Mollendruz qui doit me ramener à 1200m. C’est large, rectiligne, 6%. On se croirait à Chamrousse mais avec tous des fdp helvetes qui te frôlent avec leur Audi A5 et les motard qui s’amusent… Je débranche le cerveau, Deezer dans les oreilles, les yeux rivés sur l’altitude. Je bascule vers 18h30 à la limite des crampes sur les deux mollets. Enfin dans la vallée de Joux. C’est splendide : une sorte de plateau du vercors version xxl de 40km avec des lacs et des pâturages qui m’amènent au rousses. Tout ça avec un soleil couchant et 18C. Le kiffe. Les rousses: pizzeria où je me fais une brin de toilette dans les chiottes et je dévore une napolitaine pourra refaire le stock de sel. Vu la gueule de mon cuissard ça sera pas de trop. Je me pose ensuite derrière le parking du golf sous des arbres dans une prairie pour aller dormir. Il fait bon, une quinzaine de degrés, ciel dégagé. Il est environ 22h30/23h. Je m’endors rapidement Le réveil sonne à 5h30 mais j’ai la flemme. Je me rendors pour 2h au final en ayant presque frais. Passage à la boulangerie : un sandwich rosette pour démarrer la journée. Traversée du Jura, c’est chouette, superbe descente vers St Claude à flanc de falaise avec de beaux lacets. Remontée au col de La Croix de Serra : 12km a 6%. Il faut déjà trop chaud. Je suis déjà limite en eau. Toutes les fontaines sont sèches. Je m’arrête entre Bugey et Jura. Je fais le plein de flotte et je mange au vival du coin. La même 35km plus loin. 37C dans la plaine…, les fontaines sont sèches, les vival ferment, ça me saoule d’être limite en flotte toutes les 45 min. Fracture du mentale je ré-route en évitant les « « petits »cols du bugey et remontée sur divers plateau : 20km en moins mais surtout 1000m de d+ évité. Je m’arrose aux fontaines non potables. Je rentre via le lac du Bourget : eau turquoise qui donne envie de se baigner mais j’ai envie d’en finir. Je continue, la suite à partir d’Aix les bains n’est que piste cyclable sans intérêt. Je sens le coup de chaud à Chambéry. Je m’arrête 10 min dans un subway ou je recharge encore en flotte pour 7e pour 1 orangina et 1 badoit et un mini cookie… Il me reste encore 15km avec un gros vent de dos comme avec Mucky l’an dernier. Ça se fait, je me foire pour retrouver la voiture et je rallonge de 3km et un petit raidar à la fin ! Bilan : 480km en 44h. Beaucoup de pause mais je voulais que cela reste du « plaisir »! Et j’ai dormi à la fraîche donc objectif réussi.
Je rentre à la maison, je sors le vélo de la bagnole ´. Je le pose sans roue avant… 3 sec plus tard il est à terre avec la patte de dérailleur tordu ! La con de moi !! Heureusement que j’en avais une d’avance.
A vous les studios
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