CR du BRM 600 de ce week-end
https://www.strava.com/activities/1614290263
On démarre de Limoges à 16, 3 autres participants faisant la boucle avec un décalage.
La sortie de la zone urbaine se fait en groupe sous la conduite de ceux qui connaissent la route et peu de temps après dans une petite montée le groupe s'étire. Je vois un petit groupe s'éloigner, j'accélère pour le rattraper en n'étant pas trop sûr de mon coup (ne pas partir trop vite)
Ça roule pas mal dans ce groupe : on passe les relais, on a 2 mobylettes et un gars qui par contre roule à l'envers en plaçant des accélérations à la con et qui se perd en partant tout seul n'ayant pas mis la trace sur son gps
Premier contrôle dans un village envahi de Ferrari pour un défilé de bourgeois qui collectent des fonds, on nous refuse le passage mais fuck... on passe sur la route prévue. Les pauses "techniques" sont coordonnées, on ne perd pas de temps
Celui qui roule de travers commence à échauffer un peu tout le monde par son attitude, allant jusqu'à engueuler 2 gars : un qui ne prenait plus les relais car il était à bloc (64 ans, 8 PBP à son actif !) et une des 2 mobylettes qui venait de prendre des très gros relais et se reposait un peu
A la fraicheur du matin succède un beau temps avec le soleil qui réchauffe bien, petit à petit la moyenne dépasse les 30 km/h (on fait des tops 10 de segments strava...). Avec la chaleur qui augmente on finit par faire une pause un peu plus longue acheter de quoi se rafraichir (enfin pas moi, je suis habitué au chaud). Un gamin regarde les 6 vélos devant le magasin, et à la question "tu préfères lequel ?" il désigne mon Canyon endurace, le moins cher du paquet
On enchaine avec quelques portions recouvertes de gravillons, une plaie... on perd un peu en cohésion en haut d'une bosse, en 3 paquets de 2, seul le dernier prend la bonne route
. Je m'aperçois qu'on n'est plus sur la trace, demi-tour à 4 pour reprendre la bonne route, on mettra pas mal de temps à rattraper nos 2 compagnons d’échappée à l'entrée d'Angers pour le contrôle des 300 kms à mi-parcours.
Là une association locale de cyclos nous attend au vélodrome avec boissons et sandwichs : le top, il y a même des matelas pour ceux qui arriveront tard et voudraient dormir un peu
Pendant le casse-croute on est rejoint par le groupe de 3 partis plus loin, et en repartant on croise un groupe de 3 qui nous suivait à une quarantaine de minutes. Les derniers à passer à ce contrôle le feront 3 heures après nous.
On repart sans la mobylette qui s'était fait engueulé et en avait plein le cul de l'autre gars, mais avec les 3 nouveaux. Pas pour longtemps, un crève et ils restent ensemble.
Notre groupe de 5 continue sa route le long de la Loire avec toujours une mobylette (gros level en triathlon après recherche) qui s'arrête après 350 kms avec son pote pour faire étape comme prévu
Nous continuons donc à 3 sur un rythme moins soutenu avec un gars qui prend des relais à l'arrache et un autre qui est limite pour suivre. Eux ont prévu de continuer pendant la nuit, moi de m'arrêter à un hôtel après 425 kms. On finit donc par se séparer un peu avant 23h00 (le gars prenant les relais à l'arrache abandonnant dans la nuit, patte de dérailleur cassée...) et je rejoins mon hôtel. Sur le chemin je trouve un restaurant encore ouvert : je fais tamponner ma carte de route, le gars hallucine quand je lui explique ce qu'on fait
Je m'installe à l'hôtel, douche qui fait du bien, et repas pris au distributeur de bouffe / boissons : pas de la grande gastronomie mais ça dépanne, j'ai très sérieusement entamé mes provisions et il ne me reste que de quoi manger un peu en repartant à 4h00.
Re-départ à 4h00 après 2h30 de dodo, un peu de mal à m'endormir. La reprise du pédalage se fait plutôt bien et rouler de nuit dans la campagne avec une météo clémente est agréable, je regrette presque de m'être arrêté
J'ai rapidement la dalle
, mais je dois attendre au moins 6h00 pour trouver une boulangerie ouverte, ce qui correspond avec un contrôle où je double 2 gars qu'on avait croisé en repartant d'Angers, ils venaient de dormir sur un devant de porte. Ils me disent que leur compagnon de route a lâché il y a un bon moment, ne se sentant pas bien
(il finira au mental quand même en diminuant largement sa moyenne). Pas de bol pour moi, toutes les boulangeries sont fermées
... je dois donc valider mon passage par une photo de la pancarte du village, mais je suis déjà sur une route qui s'éloigne bien et toujours pas de pancarte
... qui finira quand même par arriver.
Les 2 villages suivants : boulangeries fermées
. Je finis par en trouver une, je ne vois rien d'autre que des soufflés aux gésiers et à l'ail : pas top pour le petit-déjeuner... mais avec la tête dans le cul je ne regardais pas au bon endroit et je repars avec 2 pains aux raisins vite avalés
Le profil relativement plat depuis le début commence à bien changer
, c'est de plus en plus vallonné mais pas des ascensions franches comme j'aime, et j'ai la tête dans le cul, un coca trouvé dans une supérette me fera le plus grand bien
Le beau temps est de la partie et ça se réchauffe, je continue pépouze sans forcer le soleil finissant de me réveiller
, j'avais prévu d'arriver entre 13h00 ou 14h00, ça sera vers 12h45
.
Pas trop de fatigue ni de douleur sur cette 2ème partie, j'avais un peu peur après le train d'enfer mené la veille.
Une fois la carte de contrôle validée à l'arrivée (avec boissons et encas offerts), direction la clinique... pour une binouze bien fraiche offerte par mister konovalov
Bilan : un BRM sans embûche, bien maitrisé sur la gestion des efforts et des ravitaillements (un poil moins). Pas de fail khäkhä à raconter par contre
.C'est plus facile en petit groupe qu'en quasi solo. Les 600 ne sont pas bien plus difficile que les 400 en faisant une coupure.
Le prochain sera encore un 600, de retour à La Réunion, mais on risque de n'être que 2 ![[:sadfrog62:5] [:sadfrog62:5]](https://forum-images.hardware.fr/images/perso/5/sadfrog62.gif)