CR KIROULE QUEYRAS 2022 (vue par un belge
)
Titre alternatif : «vis ma vie de belge dans le Queyras ».
Après le CR de Logicsystem360 ici, voici mon point de vue sur la kiroule, incluant le bonus de J1 et le roulage de J3. Oui CR un poil long mais j’avais envie de vous le faire vivre au mieux, et pas que la partie VTT
Ca permet aussi de voir davantage de photos
Parfait pour un lundi matin avec la café quoi
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Quelque part en Belgique, un jeudi matin, le réveil sonne. Il est 6h30. Un dernier bisou à ma compagne et me voilà me dirigeant vers la sainte BMW. Elle est prête pour ce pèlerinage vers la Mecque des kiroules HFR, le Queyras ! Dernier check pour voir si je n’ai rien oublié. Si les 50 bières belges sont là, je suppose que le reste doit y être aussi. Me voilà confortablement installé, la sono distille mes sons favoris, le régulateur est activé, les 980 kilomètres devraient être avalés sans problèmes. Après 10h30 de trajet, me voilà arrivé dans le saint des saints, dans ce lieu que tout VTTiste rêve un jour de visiter, les fameux chalets de notre D.ieu à tous, j’ai nommé Guigui.
Une petite série de photos prises au niveau des chalets
Je suis le premier arrivé et il m’accueille avec un grand sourire. Je suis un peu ému de revoir cet expert du terroir français qui a l’art de transformer une Kiroule en Kibouffe inoubliable, parsemée d’anecdotes sur la région, le terroir français, j’en passe. Même si la météo n’est pas engageante pour le week-end, je sais que je vais passer un moment qui marquera ma mémoire, comme lors de chaque Kiroule. Si les prévisions célestes m’ont fait hésiter à venir, j’ai davantage cogité à cause de mon entorse du pouce contractée une semaine plus tôt, lors d’un retour en vélotaf nocturne, après une soirée traditionnelle belge, destinée à vérifier si le goût des trappistes est toujours le même.
Bien que le pouce soit douloureux, je n’ai pas hésité à venir, me disant qu’au pire je ferais de la randonnée pédestre pendant que mes amis iraient faire du VTT ou plutôt des randonnées pédestres avec un VTT en lest
. Dans mon esprit, une Kiroule, ce n’est pas que du VTT, c’est le plaisir de retrouver des potes, discuter de tout et de rien, ripailler, rigoler et lâcher un concert de flatulences de qualité toute la nuit pour faire honneur à la gastronomie de la veille.
Après avoir vidé la voiture et choisi ma couche dans le chalet à la lumière de ma lampe frontale (pour rappel, il n’y a pas d’électricité dans les chalets, ce qui rajoute à la magie des lieux), voilà qu’arrivent Logicsystem360 et le taulier, Homme des Bois (hdb quoi) dans la plus belle limousine que BMW ait jamais produit, la fameuse série 7 e38
. Pas de vélo pour notre émigré corse, il est venu en avion pour cette kiroule organisée un peu à l’arrache en dernière minute. Il roulera sur le Shan GT de Guigui, vélo qui le surprendra tellement qu’il en cherche un secrètement depuis
. Logic est avec son traditionnel Jeffsy qui a probablement connu sa dernière kiroule, son remplaçant arrivant par surprise peu de temps après ce week-end.
Bneben arrive ensuite, au volant de son innommable Citroën mazoutée qui lui avait causé bien des frayeurs lors de la précédente KiQueyras. Toujours affublé de son grand sourire qui mettrait de bonne humeur un dépressif, c’est aussi un plaisir de le revoir. Plus tard dans la soirée arrivera notre ami au look de fan de heavy metal, à savoir _Sylvain. Vous savez, l’ardent défenseur des vélos musculaires qui fait une réaction allergique dès qu’il voit in VTTAE
Nous voilà donc au complet pour notre première soirée. En effet, Hellzed qui devait nous rejoindre ne se sent pas bien et on finira par apprendre qu’il est positif au Covid… Nous sommes tous déçus, nous n’aurons pas droit aux légendaires clichés de l’homme au Yeti, mais Bneben assurera plus qu’honorablement l’interim avec son malinphone Oppo de très bonne facture.
Nous avons tous faim et nous improvisons. Il y a évidemment la fameuse rosette de quasi un mètre de long qui nous a servi d'apéro avec un goût incroyable. On entendra d'ailleurs Logic s'extasier à plusieurs reprises lors du séjour sur le goût incomparable de ce saucisson. Guigui sort ensuite un coq au vin en bocal qui ravira quelques-un d’entre nous. De mon côté, je me « contenterai » d’un peu de fromage et de pain, en provenance du mondialement envié plateau à fromages dont seul Guigui a le secret. Il ouvre un Mercurey qui me semble bon mais qui est non conforme selon notre hôte. C’est là que je réalise que je n’ai pas le palais assez affuté que pour détecter ce genre d’anomalie, davantage habitué à la mousse et et aux parfums de bières
On discute de la sortie du lendemain et bien que certains y soient réticents, ce sera le col de la Cula. L’intérêt en termes de VTT semble décevoir certains de mes compagnons mais la vue y est imprenable paraît-il. Ce sera donc ce col culminant à près de 3100 mètres d’altitude. Celui-là même que notre maître à tous, Alexis Righetti
, a freeridé. On ira tous regarder sa vidéo après la Kiroule pour nous rendre compte à quel point il peut faire du pipeau et nous le trollerons comme il se doit dans les commentaires de sa production sur ToiTube. Bref, on finit par aller se coucher, le ventre bien plein pour ma part.
On démarre du chalet un peu après 9h par un temps splendide. Les couleurs automnales commencent à apparaître, ce qui change la perspective visuelle que j’avais dans mes souvenirs. Direction la Cula donc, avec un bonus pour les plus courageux, la montée vers le lac de Clausis, celui-là même par lequel nous étions passés un an auparavant, lors de la sortie vers le col Albert. Hdb, Bneben, _Sylvain et moi-même entamons cette ascension qui nécessite du portage ou du poussage selon les affinités de chacun.
Arrivés au lac, la vue est toujours aussi splendide. La descente se fait par le même chemin et est composée de lacets dans de la pierre principalement. Je laisserai les cadors loin devant, apprivoisant une conduite avec un pouce droit endolori, douleur atténuée par une attelle Decathlon conseillée par le taulier himself.
Au bas de la descente on arrive à une bergerie où nous avions laissé Logic et Guigui qui s’étaient déjà dirigés vers le col de la Cula. Je retire mes protections, ce que je mets toujours des plombes à faire, ce qui fait que mes collègues avancent, lassés de m’attendre, ce que je peux comprendre.
Ceci va me permettre de me réconcilier avec les patous, ces fameux chiens de berger pas toujours très accueillants. Il y en a deux qui traînent autour de la bergerie et ils aboient assez fortement. J’entame la montée à pied pour ne pas les brusquer et le plus gros des deux vient me renifler sans agressivité et je le caresse. Cela change de celui qui m’avait coursé lors d’une randonnée pédestre sur les hauteurs de Menton.
Je ne détaillerai pas la montée, Logic l’a déjà fait dans son CR. Pour rappel, il s’agit d’une montée raide où nous prenons pas loin de 1000m de D+ en un peu plus de 4 km. Autant dire que ce fut une longue procession de poussage et de portage avec une fin infâme en lacets interminables. Mais peu importe, je suis heureux de déambuler dans ces paysages féériques. Lors d’une pause (première photo), Bneben capturera ce qu’il appellera l’illustration d’un belge heureux. I could not agree more
La montée se poursuit dans un paysage juste... juste... j'ai pas de mots
Par contre ben oui, ça pousse et ça porte (merci à Bneben pour les photos
)
Arrivés au sommet, la vue est en effet imprenable et indescriptible. Des photos valent mieux qu’un long discours.
Après avoir avalé notre lunch tranquillement à l’abri du vent, on entame la descente, exactement par le même chemin que celui par lequel nous sommes montés pour la première partie. A un moment nous bifurquons. Si le début de la descente est un peu technique, le reste ne présente pas de difficultés majeures et nous rejoignons tranquillement les chalets pour décapsuler quelques bonnes bières. J’ai pu dégotter de l’Orval, bière trappiste emblématique qui convaincra même Guigui, pourtant peu féru de bières en général.
La trace : https://www.strava.com/activities/7925471446
23 km et 1520 m de D+, bon ratio, faut l’avouer.
On discute, on boit, on mange et je sors de mon coffre un trésor qui va rappeler à beaucoup de bons souvenirs. A la demande de certains, j’ai en effet amené les restes de mon passé de journaliste hardware, à savoir des processeurs, des cartes graphiques, des ventirads, des barrettes mémoire d’avant 2010, qui généreront des sourires, des souvenirs, des anecdotes. J’ai amené ces "vieilleries" pour que chacun puisse se servir, vu que ça prenait la poussière dans le grenier de ma maman. Guigui prendra pas mal de pièces pour upgrader de vieilles configs mais aussi pour satisfaire sa descendance, avide de geekeries vintage
. Bneben de son côté se ruera sur les ventirads et ventilateurs Noctua, de même que sur quelques cartes graphiques dont la fameuse radeon bi-GPU 4870X2
Arrive le moment de lancer le barbecue dans l’attente de notre kebabier en chef, Cumstorm qui n’a pas son pareil pour cuire la viande. Il finira par arriver alors que l’obscurité a fait son apparition il y a un long moment déjà. Il sera aidé dans sa tâche de cuisinier par la qualité des pièces choisies par Guigui, à savoir des T-Bone d’une taille qui me donne nulle envie d’un jour me retrouver en face à face avec un bovin de la taille de celui d’où proviennent ces morceaux ! Nous passons à table et nous mangeons des quantités inavouables de viande (coucou les vegans et les végétariens
), tant elle est bonne et bien cuite. La nuit qui suivra s’en ressentira avec des réveils impromptus provoqués par notre estomac et notre foie qui nous engueulent copieusement. A juste titre.
Le lendemain, départ pour Arvieux en voiture… sans Guigui. Notre hôte ne se sent pas en forme et préfère rester au chalet. Faut dire qu’il est là depuis une semaine et s’est fait déjà quelques belles sorties. La météo n’est pas annoncée excellente pour l’après-midi et nous partons donc assez tôt pour une trace visant à atteindre le col de Furfande. J’embarque dans la BMW de dictateur africain de Logic, avec HDB à l’arrière. A l’arrivée, notre taulier ne se sent pas bien, probablement pour avoir trop mangé la veille, et trop bu, cela va de soi. Il le paiera dans la montée vers Furfande.
Montée infâme s’il en est. Tout se fait certes sur le vélo ou du moins peut se faire sur le vélo mais je pense que nous avons été plusieurs à regretter qu’il n’y avait pas de portage au programme du jour. Serait-ce la raison de l'absence de Guigui ?
Bref, on va se prendre en une montée près de 1000 mètres de D+ en 9 kilomètres. Le chemin est une DFCI qui au départ est un simple sentier classique avec de temps en temps des portions bétonnées. Si le début se passe facilement, la fin est très raide avec des bandes de béton striées, qui n’aident pas. Tout le long de la montée, je marmonnerai dans ma barbe ; « si je tenais le con qui a mis ces bandes de béton », en mode 7ème compagnie.
Montée infâme mais dans un cadre bucolique
Je poserai le pied une fois de toute la montée sur une bande de béton d’une centaine de mètres tandis que Cumstorm et _Sylvain arrivent les premiers, en ayant tout fait sur le vélo. Chapeau. Bneben, hdb me suivent tandis que Logic arrive quelques minutes après tout le monde. Le panorama est beau, mais le temps se couvre et il ne fait guère chaud.
On décide de ne pas perdre de temps et de nous équiper pour la descente. Au programme, 10 kilomètres qui vont nous faire dévaler plus de 1000 mètres de D-. Elle commence par un fou rire en lisant un panneau placé par un berger qui demande de ne pas s'approcher des vaches. Voir la photo ci-dessous, ça vaut le détour
.
Je garde un excellent souvenir de cette descente car elle est longue et variée. Ca démarre par du pentu sur un single composé de pierres… et de randonneurs. On en rencontrera pas mal avec un certain nombre qui nous encouragent et semblent se demander comment c’est possible de descendre par le chemin qu’ils sont en train de monter. C’est vrai qu’il y a quelques marches, des successions de pierriers mais en majorité, ça se passe assez aisément, avec le bon vélo.
Après ce passage plutôt flowy, arrive une section davantage technique avec de nombreuses épingles au milieu des sapins des mélèzes
On roule ensuite sur un single en léger dévers, en lisière de forêt et de temps à autre en pleine forêt. C’est moins pentu mais beau et agréable, très agréable à rouler. Arrive alors un coup de cul qu’il faut remonter, environ 150m de D+.
Les artistes en action (merci Bneben
)
On repart ensuite dans un single qui me fera dire à mes compagnons qu’il est sympa ce single de XC. C’est en effet linéaire, peu de pente, quelques remontées rapides, bref, je me croirais à la maison, le paysage en plus évidemment. J’aurais mieux fait de me taire car après l'avoir dit, on attaque une descente raide qui fera pousser des cris à notre taulier, et certainement aux autres mais je les laisse partir sans essayer de les suivre, je garde juste Logic en ligne de mire, lui allant plus ou moins à mon rythme, bien que plus rapide lors de cette kiroule
.
De mon côté, conscient des trop nombreuses boites prises cette année, de ma blessure au pouce contractée une semaine avant, je ne prends pas de risques. Et au final je ne me suis pas moins amusé, même plutôt satisfait d’être arrivé au bout de cette kiroule sans chutes. Trêve de digressions, cette dernière descente dans les bois est très technique, composée de terre, de tourbes, de racines, de quelques pierres et tout ça en épingles, sinon ce ne serait pas drôle. C’est très pentu mais vraiment jouissif. Les épingles sont lisibles, le terrain parfait, bref du caviar pour VTTiste. Point de freeride qui tienne ici, Mr Righetti. On suit le chemin et puis c’est tout
On arrive en bas de cette dernière descente pour rejoindre par la route, dans une côte sur bitume, le village d’où nous sommes partis. On décide de manger sur le parking quand la pluie fait son apparition. On l’a échappée belle car cette sortie se fera finalement sans pluie lors du roulage.
La trace : https://www.strava.com/activities/7929894385
22 km pour 1200 m de D+, ça va mais certes pas Cairnivore compliant, on l’admet
_Sylvain nous laisse ici et rentre chez lui. On a passé un bon moment avec lui et on espère le revoir bien évidemment lors de la prochaine Kiroule
Le reste de la troupe est de retour peu après 14h aux chalets, à la surprise de Guigui qui ne nous attendait pas si tôt. Point de bonus en effet comme c’était initialement prévu, la pluie en ayant décidé autrement. Pour le trajet du retour, Logic me tend les clés de sa limousine bavaroise, à ma grande surprise mais ô combien heureux de pouvoir poser mon séant dans le cuir tendre de cette berline de luxe
. J’en profite pour faire ronronner le V8 qui au-delà de 4000 tours/minute devient rageur. Si les taxes n’étaient pas aussi élevées en Belgique, je lui rachetais d’office. Plus tard dans l’après-midi, je lui confierai les clés de ma teutonne hybride, un bon moment passé en sa compagnie, à parler bagnoles et mécanique.
On se refera une séance nostalgie hardware dans l’après-midi et je reste épaté par la culture hardware de mes compagnons de week-end. Et pas que, leur culture vélo est dingue aussi, nettement plus que la mienne qui est bien modeste en comparaison. Après cette après-midi plutôt pluvieuse et arrosée dans le chalet aussi
, nous entamons la partie gastronomique de la journée. Au programme, une raclette avec la fameuse planche à fromage de Guigui, le tout fondu sur le poêle à bois. Sans oublier évidemment les pommes de terre et le bon vin blanc Mercurey pour accompagner cela. Ce soir-là, il sera conforme selon Guigui. Après cette orgie, il est temps de rejoindre nos couches, non sans mal. Selon Bneben, la nuit sera une succession de ronflements alternés entre Logic, hdb, cusmtorm et moi-même. Selon Cumstorm qui partageait la même chambre que moi, j’ai même parlé dans mon sommeil
Le menu du soir
Le lendemain, après une nuit ponctuée de nombreuses averses, le paysage qui s’ouvre à nous, face aux chalets, est plutôt clair. Au loin vers l’Italie, le temps est certes sombre mais selon les prévisions, il ne devrait pas pleuvoir. Logic et Bneben ne sont guère convaincus et décident de faire l’impasse sur J3. Certes il fait humide mais il ne pleut pas et autant le dire tout de suite, ils vont le regretter. De mon côté, il est inconcevable de ne pas rouler pour d’évidentes raisons.
On laisse Guigui, qui se sent mieux, nous concocter une trace dont il a le secret qui pourra varier selon la météo. On tournera donc autour des chalets en commençant par la montée bien raide derrière les chalets, celle que nous avions faite l’année dernière pour rejoindre le col Fromage. Personnellement, le l’ai rebaptisée la montée strip-tease. On finit toujours avec moins de vêtements en haut, tellement elle donne chaud
. Le début se fait sur le vélo mais rapidement on pousse. Longtemps. Trop longtemps. On arrive dans une plaine et là doit s’opérer un choix. Soit on continue de monter en poussant vers le col des Estronques, soit on se dirige vers le col Fromage. Vu la météo, la montée vers le premier col cité semble un peu présomptueuse et nous continuons donc vers le col Fromage. Il s’agit du fameux single qui se fait sur le vélo, en lisière de bois avant de se découvrir au bord d’une magnifique corniche. Je suppose que Petoulachi en a un autre souvenir
Malgré la météo maussade, le panorama n'en reste pas moins splendide
Arrivés au sommet, on ne prend pas la même descente que lors de la Kiroule 2021. Sur les conseils de Guigui, on entame une descente de 450 mètres de D- qui nous mène vers Le Villard. Le début est assez technique et pentu dans un pierrier. Etonnamment, les pluies de la veille ont en grande partie séché et nous arrivons à trouver du grip. Après ce passage difficile, la suite est plus linéaire, avec des passages en forêt ou en lisière de forêt, une descente très agréable et juste parfaite pour débuter la journée.
La suite est moins drôle puisque nous remontons à nouveau ce single très raide vers le col Fromage. Mais Guigui sait nous motiver en nous promettant de nous faire emprunter la descente « secrète ». Arrivé au plateau où nous avions hésité entre Estronques et Fromage, la pluie fait son apparition timidement. Elle ne durera pas, nous avons même droit à un arc-en-ciel. C’est là que nous entamons la descente secrète. Et quelle descente ! Après des épingles serrées à découvert dans de la pierre, nous entrons dans le bois en empruntant un single en terre et tourbe, parfaitement praticable malgré les pluies de la nuit. C’est juste jubilatoire. Un single entouré d’arbres, sur un terrain génial avec tantôt des lignes flowy, tantôt des épingles. Mais ces dernières sont parfaitement dessinées et se prennent facilement. Du véritable caviar pour terminer cette kiroule, 350 mètres de D- de pur bonheur. Ce sentiment sera partagé par homme des bois et cumstorm : on vient de faire une jolie descente. On rentre ensuite au chalet pour finir avec à peine 13 kilomètres mais… 852 mètres de D+. Ce ratio que tu veux
La trace : https://www.strava.com/activities/7935005766
Après une douche bien méritée, il est temps de ranger nos affaires, nettoyer les chalets mais avant tout cela, cumstorm nous concocte une tartiflette de derrière les fagots et dont il a le secret. Après ses talents de maître kébabier, de maître raclette, nous pouvons en fait le désigner comme cuistot officiel des kiroules. C’est succulent, juste ce qu’il fallait après cette sortie. Nous accompagnons ça de très bonnes bières françaises servies par homme des bois. Les sacs de vidange sont d’ailleurs témoins que nous nous sommes plus que suffisamment hydratés durant ces 3 jours.
Après avoir chargé les voitures, rangé et nettoyé les chalets, il est désormais venu le temps de se dire au revoir. On se promet évidemment de refaire ça au plus vite, que ce soit une ki83, une kilub, un kidiois, une ki quoi. Une fois de plus, j’ai passé un séjour inoubliable composé de paysages fabuleux, de singles VTT magnifiques, de gastronomie succulente, de bonnes bières, de bon vin mais surtout de bonnes tranches de rigolades et de discussions intéressantes. Parce qu’au final, c’est ça une kiroule. Des potes qui se retrouvent, passent de bons moments et qui se jouent des prévisions météo. Certes, on aurait pu rouler davantage mais au final, c’est un week-end réussi.
Au moment du départ, encore un moment pittoresque avec un troupeau de moutons et de chèvres qui ralentit ma progression. Le retour se fera non sans stress, ayant à un moment dû faire 4 stations-service avant de pouvoir faire le plein. Sur l’autoroute, ce sera la même rengaine et dès qu’une pompe aura de l’essence je ferai le plein. Retour à 3 heures du matin dans ma Belgique natale, qui semble bien pâle face à cette magnifique France. Mais j’ai des souvenirs plein la tête et je sais que j’y retournerai dès que possible
