async ! | KapweT a écrit :
Je vois le truc oui.
Après, le tout est de bien clarifier et poser les bases : il ne s'agit pas d'entretenir quelqu'un sur une durée +/- déterminée (rapport à ce que tu dis sur "celui qui paie" ), où là c'est effectivement bien plus délicat. Il ne s'agit bien que d'un prêt d'une certaine somme, pour un besoin ponctuel. Et à part le respect des termes précis de remboursement, cela n'implique a priori aucune contrepartie ou ascendance. Contrairement à un don, où on peut a minima espérer que l'argent donné ne sera pas claqué en conneries (et encore, si on accepte de donner de l'argent il faut accepter que l'autre en prenne pleine possession). Et puis on passera également sur les considérations fiscales qu'impliquent une donation par rapport à un prêt.
Mais j'imagine que cela doit vraiment dépendre du rapport à l'argent de chacun.
En fait, je vois ça comme le prêt d'un tableau ou d'un bibelot : il ne s'agit même pas d'un objet que l'autre va user (car l'emprunteur est censé rendre la somme prêtée ni plus ni moins, modulo d'éventuels intérêts fixés d'un commun accord /Btbw sors de ce corps ), et il s'agit en outre d'un objet qui n'est pas vital à soi-même (dans la mesure du possible, j'imagine que si on se met en position de prêteur d'argent, c'est que l'on a soi-même pas un besoin urgent d'utiliser cette somme à court/moyen voire long terme en fonction des termes du prêt).
Et du coup, je ne vois pas au titre de quoi il est possible d'avoir une quelconque ascendance sur quelqu'un à qui on prêt un bibelot. Tant qu'il est restitué dans son état d'origine dans les conditions prévues initialement, ça me semble vraiment vraiment étrange de craindre ou anticiper la forme d'ascendance dont tu parles.
En tous cas, je ne la perçois pas plus entre un conjoint que dans une fratrie par exemple.
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Je comprends ce que tu veux dire, mais je n'arrive pas à me figurer la situation comme ça. Peut-être justement parce que je suis dans une situation où je suis financièrement beaucoup plus confortable que ma partenaire, et que je constate que j'ai l'ascendant. Par exemple, si j'ai envie de faire un truc mais qu'elle hésite parce que ça coûte cher. Je paye, ça règle le problème. D'une certaine façon, j'ai un peu imposé mon choix.
archergrincheux a écrit :
Du coup je vois pas comment je prete de l'argent à ma femme, même si c'est pas techniquement le sien, puisque si y'a dette elle pioche, c'est fait pour ca.
Donc oui ca me ferait bizarre d'avoir un relation d'argent avec ma compagne, la vie commune pour ma propre pomme et au-delà des aspects juridiques, c'est jouer en commun notamment dans les finances.
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etoile64 a écrit :
Chez nous, tout est en commun. Même si en théorie, j'approuve plutôt l'idée de garder son épargne perso voir un compte perso chacun (en plus du compte joint), dans les faits, on applique pas.
Tout le monde se foutait de la gueule d'elfe quand il disait que c'était une réussite de couple et pas individuelle, mais on est un peu dans le même cas : en s'étant rencontré hyper jeunes, on partait "de rien" et du coup, effectivement, nos vies pro se sont construites dans l'optique de la vie perso. Donc je comprends tout à fait
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Mes parents ont toujours fait comme ça, et ça m'a toujours semblé totalement évident puisqu'ils sont partis de rien également. Aujourd'hui, j'aurai du mal à tout mettre en commun, mais j'ai le sentiment que je changerai d'approche si je me marie et que j'ai des enfants.
Oui oui, moi aussi. Surtout de mon côté d'ailleurs
ssx99harlock a écrit :
Wow...ça serait vachement triste dis donc.... Moi je verrais plutôt la fidélité sur plusieurs décennies plutôt comme le fait de décliner des opportunités...plus personne ne vis en ermite dans une grotte quand même ?!
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En fait, ça dépend ce qu'on appelle opportunité. Avoir l'opportunité de coucher avec quelqu'un, je pense qu'on l'a toujours un peu. Après il s'agit de savoir si on tire sur la corde ou si on laisse tomber. Par contre, l'opportunité qui fait flancher, celle qui rappelle la relation naissante où tout semble couler de source, c'est beaucoup plus rare. Quand ça arrive, on est un peu perdu, et il devient beaucoup plus difficile de faire la part des choses.
Colonelle a écrit :
Edit : trop rapide
Quand j'ai (vraiment vraiment) été confrontée à la tentation, je me suis demandée non seulement ce que j'éprouvais pour l'autre, mais aussi ce que j'éprouvais pour mon mec. La réponse a été claire : je l'aimais (je l'aime et je l'aimerai ), ma décision de lui rester fidèle a coulé de source. Comme dans toutes les phases de doute que j'ai pu traverser, d'ailleurs.
Je trouve ça hyper glauque de se décider sur la base de "et si demain j'étais célibataire" et non "est-ce que je l'aime vraiment et que j'ai toujours envie de passer ma vie avec lui".
En revanche au quotidien, je tâche de vivre notre vie de couple sur la base d'un futur très très lointain : en gros mon objectif c'est plus qu'on s'aime jusqu'à la fin de notre vie plutôt que de passer notre vie ensemble, si vous voyez la nuance.
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C'est glauque, mais ça peut être exprimé différemment : "je ne me projette pas avec mon/ma partenaire". Il y a tout un éventail de nuances dans cette affirmation, ça peut être un doute franc, ou simplement parce que la question ne s'est pas encore posée, ou une question de conjoncture (des chemins qui divergent, par exemple à cause d'opportunités professionnelles). J'aimerai pouvoir me dire qu'aimer ma copine suffit, et avoir la certitude que je pourrais l'aimer jusqu'à la fin des temps, mais je commence sérieusement à douter du fait que ça m'arrivera un jour.
_Makaveli_ a écrit :
Mais pourquoi allez se fourrer dans une situation ultra compliquée si jamais ta vie te va ? La c'est moi qui comprend pas.
A l'extrême rigueur, une grosse erreur de jugement complètement bourré.... Et encore, même complètement bourré il me semble que j'aurais pas l'idée.... Et je te parle pas d'entretenir deux relations en parallèle....
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Ta vie peut te convenir, et tu peux toujours aimer parier de grosses sommes. Certaines personnes ne partagent simplement pas ta vision de l'infidélité. Tu peux considérer qu'ils ont un problème et qu'ils se mentent, mais ils te répondront qu'ils sont tout à fait clairs dans leur tête. Histoire de dire une banalité : la vérité est dans la nuanc. Je me méfie des jugements de valeur du type "si il la trompe et qu'il ferme sa gueule, il est lâche, ou il ne l'aime pas vraiment, ou c'est qu'un truc ne va pas dans sa vie". Chacun trouve son équilibre comme il veut et surtout comme il peut. |