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Auteur Sujet :

Suicide: ce qui vous rattache encore à la vie ? [1 er post à lire]

n°12243383
guts92
Posté le 28-07-2007 à 09:40:33  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

mrdoug a écrit :


 
C'est vrai que si je croyais à l'enfer tel qu'on le decrit, la terre est en effet une sorte de purgatoire, tu fais des choses bien tu vas au Paradis, dans le cas contraire en Enfer. Pour moi si tu fais des choses mal, tu retournes sur terre  :)


 
si tu te suicides tu vas ou?

mood
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Posté le 28-07-2007 à 09:40:33  profilanswer
 

n°12243619
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 28-07-2007 à 11:04:33  profilanswer
 

Super sayajin 91160 a écrit :

bon les gens, je quitte le topic, bien que trés chaleureux et trés conviviale, je crois que j'ai pas la place. Bonne nuit tout le monde et puis... je sais pas quoi dire à quelqu'un qui tape la dépréssion sorry.


C'est dommage. Tu ne comprends pas le suicide mais au moins tu t'exprimais de manière respectueux contrairement à d'autres soutenant ton point de vue. Ce fut un plaisir de débattre avec toi. C'est d'ailleurs pour cela que je ne me suis pas mise en mode agressif. :hello:

Message cité 1 fois
Message édité par Kilyn le 28-07-2007 à 11:04:43

---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°12244193
banzai99
Posté le 28-07-2007 à 13:08:21  profilanswer
 

Kilyn a écrit :


C'est dommage. Tu ne comprends pas le suicide mais au moins tu t'exprimais de manière respectueux contrairement à d'autres soutenant ton point de vue. Ce fut un plaisir de débattre avec toi. C'est d'ailleurs pour cela que je ne me suis pas mise en mode agressif. :hello:


 
moi non plus j'étais en mode  [:aras qui rit]  peace and love
 
plus on est sur ce topic plus on rit  [:coch]


---------------
Déposer vos expériences de stages sur le topic des stages :) "L'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes." Hegel
n°12244499
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 28-07-2007 à 14:17:35  profilanswer
 

banzai99 a écrit :


 
moi non plus j'étais en mode  [:aras qui rit]  peace and love
 
plus on est sur ce topic plus on rit  [:coch]


:lol: oui. :p


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°12245750
lygodactyl​us
Posté le 28-07-2007 à 18:16:13  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


---------------
 
n°12248486
guts92
Posté le 29-07-2007 à 01:28:51  profilanswer
 


 
tu prends un cas extreme ou les gens se font engrainer dans une religion , ou on leur dicte leur attitude

n°12248520
banzai99
Posté le 29-07-2007 à 01:32:20  profilanswer
 

mais ca a dù leur arriver parce qu'ils étaient pas dans de bonnes conditions, ils devaient être assez désespérés pour se laisser engrener de cette facon


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Déposer vos expériences de stages sur le topic des stages :) "L'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes." Hegel
n°12249271
olivier ch​iabodo
Posté le 29-07-2007 à 03:50:43  profilanswer
 

Bah apres ton stage tu devrais prendre une bonne semaine de vacances loin de tt ca avec tes potes.
A te mettre des grosses mortes et a déconner autour d'un bon barbecue...
Ca te fera pas l'oublier totalement ms au moins un ptit peu et un fois qu'on a fait un ptit peu c gagné :)
 
Pis pour le blog empeche toi d'y aller :O
Et si elle t'a laché c'est pas une preuve suffisante pr lui en vouloir?
Car tu voudrais qu'il se passe quoi concretement? Qu'elle revienne vers toi et vivre comme avant?
 
Crois moi c'est pas la bonne solution si tu te remets avec ca sera plus du tt comme avant :/
Il faut vivre ca comme du passé et avancer pour faire de nouvelles rencontres :)

n°12250485
Profil sup​primé
Posté le 29-07-2007 à 14:15:40  answer
 

webzeb a écrit :


A ma connaissance, le seul traitement médicamenteux qui existe (et que j'ai pris pendant qques mois) consiste en un neuroleptique qui te ramolit littéralement la cervelle.
Il n'est en aucun cas question de guérison, c'est juste là pour soulager, et ça te transforme en une espèce de legume avec un ping de 3s...
 
 
 :hello:


 
 :lol: clair c'est un peu ca, perso ca fait 4 jours que j'essaye d'arreter et meme si les deux premiers jours j'etais a l'ouest complet '(je rigolais comme un con tout seul, l'impression d'avoir bu beaucoup d'alcool, des vertiges) maintenant ca va mieux, je ne ressens pas de tristesse ce qui est pourtant un autre effet secondaire lorsque l'on arrete ce type de médicament.  
 
J'ai senti que c'etait le moment d'arreter, j'ai eu les explications que je voulais avec la personne concernée et la rupture avec ma copine s'est tres bien déroulée, depuis hier j'analyse les choses comme avant bon ping est correct maintenant ^^

n°12251933
banzai99
Posté le 29-07-2007 à 19:09:17  profilanswer
 


Citation :

Ils croyaient fermement en un monde merveilleux après leurs morts. La mort est une inconnue, dès lors qu'on commence à se "persuader" qu'il y a de bien belles choses dérrière, outre le fait de se donner, grâce à cela du courage pour passer à l'acte ou même se rassurer avec l'idée de la mort, cette manière de raisonner est dangeureuse.


 
je parlais des gens qui allait dans des sectes pas des autres
 
 
Pensez-vous que les personnes qui sont enclins à se faire du mal sont aussi enclins à en faire aux autres et inversement ?
merci


---------------
Déposer vos expériences de stages sur le topic des stages :) "L'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes." Hegel
mood
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Posté le 29-07-2007 à 19:09:17  profilanswer
 

n°12252001
Profil sup​primé
Posté le 29-07-2007 à 19:21:31  answer
 

banzai99 a écrit :


Citation :

Ils croyaient fermement en un monde merveilleux après leurs morts. La mort est une inconnue, dès lors qu'on commence à se "persuader" qu'il y a de bien belles choses dérrière, outre le fait de se donner, grâce à cela du courage pour passer à l'acte ou même se rassurer avec l'idée de la mort, cette manière de raisonner est dangeureuse.


 
je parlais des gens qui allait dans des sectes pas des autres
 
 
Pensez-vous que les personnes qui sont enclins à se faire du mal sont aussi enclins à en faire aux autres et inversement ?
merci


 
Franchement je me suis déjà dis que quitte a partir, je pourrais entrainer avec moi certains dechets de la société


Message édité par Profil supprimé le 30-07-2007 à 01:48:08
n°12252941
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 29-07-2007 à 21:14:50  profilanswer
 

Banzai99 :  Je ne suis pas sûre que les gens qui se font du mal soient forcément enclins à faire du mal aux autres. Prenons l'exemple des automutilations, ce n'est pas parce que tu te fais du mal physiquement que tu vas aller poignarder ton voisin.
Enfin pour moi, le fait de se faire et du mal et le fait de faire du mal aux autres ne sont pas liés, en tous cas l'un n'implique pas forcément l'autre.
 
(suis pas sûre d'avoir été très claire sur ce coup-là)
 
Maitre Windu : je comprends tes interrogations sur le geste de ton père, est-ce que tu n'as pas l'impression qu'il manque une étape ? Genre ok il avait des problèmes, ok il s'est tiré une balle, mais que s'est-il passé concrètement dans sa tête entre les deux ? Comment la souffrance peut amener à un geste aussi radical, aussi définitif que celui-là ? (tu avoueras qu'il n'a pas choisi la manière douce, quand même)
Je me pose ce même genre de questions (pas sur ton père, évidemment).

n°12255253
PeSSouZiX
Posté le 30-07-2007 à 02:58:05  profilanswer
 

floootheone a écrit :

Banzai99 :  Je ne suis pas sûre que les gens qui se font du mal soient forcément enclins à faire du mal aux autres. Prenons l'exemple des automutilations, ce n'est pas parce que tu te fais du mal physiquement que tu vas aller poignarder ton voisin.
Enfin pour moi, le fait de se faire et du mal et le fait de faire du mal aux autres ne sont pas liés, en tous cas l'un n'implique pas forcément l'autre.

 
(suis pas sûre d'avoir été très claire sur ce coup-là)
 
Maitre Windu : je comprends tes interrogations sur le geste de ton père, est-ce que tu n'as pas l'impression qu'il manque une étape ? Genre ok il avait des problèmes, ok il s'est tiré une balle, mais que s'est-il passé concrètement dans sa tête entre les deux ? Comment la souffrance peut amener à un geste aussi radical, aussi définitif que celui-là ? (tu avoueras qu'il n'a pas choisi la manière douce, quand même)

y a encore l'idée du contrôle dans tout ces aspects.
 
L'auto-mutilation est une façon de contrôler sa souffrance, on s'inflige tel acte pour telle conséquence issue de cet acte délibéré, choisi, mis en oeuvre par soi-même.
 
Beaucoup ici témoignent de leur impuissance à controler ce qui leur arrive, souffrance, déprime, état moral en perdition, sans rien pouvoir controler, subissant la douleur, les états négatifs, les émotions, les évènements, les autres, la vie.
Ce qui donne un sentiment de faiblesse, de vulnérabilité, et c'est terriblement angoissant, c'est très dur de vivre ce sentiment, c'est une peur insupportable. L'auto-mutilation est un moyen (parmi d'autres) de calmer cette peur de ne rien contrôler, de ne rien pouvoir faire d'autre que subir. C'est une façon de "retrouver ses moyens", redevenir maitre de ce qu'on ressent ...
Ce n'est évidemment pas un moyen de s'en sortir, d'aller mieux, c'est juste pour calmer l'angoisse, c'est juste un moyen de "dompter la souffrance", "je souffre, j'ai mal, je ne sais pas comment l'empêcher ou je me sens incapable de l'empêcher" > "en me mutilant, j'ai toujours mal, mais je sais d'où viens la douleur, je peux l'identifier, je la contrôle, je choisis quand ça commence et quand ça s'arrête"
 
Se tuer avec un fusil, c'est sûr, ce n'est pas s'en remettre au hasard, au destin, il ne pouvait se rater que s'il l'avait voulu. Là non, il voulait vraiment en finir à sa manière, on reste dans la volonté du contrôle (auto-mutilation), en retournant cette arme contre lui (auto-execution).


Message édité par PeSSouZiX le 10-07-2009 à 07:52:15

---------------
Deviens un Ami de Kalaweit シ Ne jetez plus, réparez ! °⌣°
n°12255457
Ryan
Foupoudav
Posté le 30-07-2007 à 04:10:45  profilanswer
 

webzeb a écrit :

Bonsoir,
 
Toujours Elle partout, dans ma tête, dans ma peau, qui me hante.
Impression d'un énorme gachis, d'une tahison aussi, et une jalousie maladive que je ne parviens pas à contrôler et qui me ronge littéralement.
 
Mon stage continue à bien se passer. J'ai eu des compliments assez hallucinants... :pt1cable:  
J'habite chez mon chef de projet en ce moment, gars adorable s'il en est, ce qui me permet d'une part de ne plus faire l'aller-retour quotidient en TGV et d'autre part de ne pas être seul.
En ce moment je mène une activité manuelle au boulot (construction d'une maquette échelle 1:1 pour des essais thermiques), activité qui ne m'occupe pas assez esprit. Résultat le moral se dégrade nettement, et je fais régulièrement des pauses (si l'on peut appeller ça comme ça) pour aller voir son Blog ou son Deviant. C'est malsain au possible; j'ai même fini par me jeter avec une bonne amie à cause de ça... :sweat:  
 
Dixit les psychiâtres je souffre d'uen pathologie beaucoup plus large que la dépression, dont celle-ci n'est qu'une petite manifestation (sic !).
Je présente certain éléments de tachypsychie ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Tachypsychie ) : pensées qui forment un flot incessant, extrême rapidité du cours de la pensée. cela reste toutefois une "premier signostic", puisque je ne correspond pas point pour point au descriptif d'un patient tachypsychique (en particulier, si je peux des fois parler extrêmement vite, mes propos sont parfaitement cohérents l'immense majorité du temps).
Globalement on peut dire que le cours de ma pensée suit un rythme effreiné, au point que cela en devienne parfaitment épuisant (voire franchement invivable), et que j'ai souvent l'impression de ne pas en être véritablement maitre. C'est d'ailleurs assez "amusant" de constater qu'une bonne partie de mon processus de reflexion est inconscient, "inaccessible". Cela peut concerner des touments des affects, comme de choses extrêmement rationnelles.
Quand j'arrive à l'utiliser à bon escient c'est grisant. Exemple avec mon boulot :

Citation :

Mon maître de stage : tu pourras réfléchir à cette solution stp ?
Moi (après bien 5s de réflexion :whistle: ) : Non, elle est pas bonne.
Mon maitre de stage : Non mais attend, prends un moment pour y réfléchir ! :pfff:  
Moi : Elle est pas bonne parce que...suivi de 5 minutes d'exposé sur tout ce qui allait ou n'allait pas avec la dite solution.
Mon maitre de stage :  :ouch:


Les questions techniques et les premiers élément de réponse arrivaient spontanément. C'est comme si mon inconscient me filait un prompteur et que je n'avais plus qu'à lire.
[...]
A ceci près que 99.9% du temps ça ne se passe pas comme ça. Je sens que je suis en constante cogitation, mais je n'ai pas de contrôle dessus, ni sur le choix des sujets de réflexion (et deviner ce que ça donne quand on pense à boucle à son ex'...), ni même des fois sur la réflexion elle-même ou encore un retour d"information.
Pour reprendre uen image "geekesque", c'ets comme si j'avais un énorme processus qui tournait en tâche de fond en permanence et bouffait toute mon énergie. de temps en temps l'utilisateur (mon conscient) à un retour d'information, qui semble sortir de nulle part, puis ça repart de plus belle.
Et croyez moi, c'est une malédiction ! :sweat:  
 
 [:al_bundy]


 
 
Comme je l'ai déja dis, il est plus que possible de venir à bout de ce mental qui te suce toute ton énergie. Des exercice de concentration, de focalisation sur un objet particulier à l'exclusion des autres, par exemple fonctionne très bien si on s'en donne la peine...
 


---------------
"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°12257739
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 30-07-2007 à 14:06:07  profilanswer
 

Je me pose aussi ce genre de questions, à propos d'une amie qui s'est suicidée. Je l'avais vue quelques heures avant, je me demande (et je pense que je me demanderai toujours) ce qui s'est passé pendant ces heures, ce qui l'a poussée à prendre cette décision et à la mettre à exécution. Entre penser à se suicider, vouloir mourir et le faire, il y a vraiment un pas énorme à franchir, il faut du courage, de la volonté et une bonne grosse dose de souffrance.  
 
Faut-il nécessairement une "goutte d'eau qui fait déborder le vase", ou bien l'épuisement causé par une souffrance continue peut-il suffire à passer à l'acte ?
 
Pour l'automutilation, il y a aussi un côté non controlable, un côté où on se dit je ne peux plus supporter la souffrance morale, je préfère encore souffrir physiquement. Je pense qu'il y a différents cas d'automutilation, et je pense particulièrement à un cas où l'individu ne contrôle pas : quand la mutilation est faite sous l'emprise de la rage, de la haine contre soi-même, l'individu ne réfléchit pas à ce qu'il va faire, les gestes sont automatiques.

n°12257913
nikost
Woof ?
Posté le 30-07-2007 à 14:25:04  profilanswer
 


 
C'est tout le contraire. Quand on est dépressif on a du mal à maîtriser la situation, on ne contrôle pas la douleur morale qu'on subit, on se laisse abattre et on a l'impression de ne plus être maître de soi-même.
Se mutiler c'est reprendre un peu de contrôle sur son corps et sa vie, puisque cette douleur physique on la maîtrise, c'est nous qui la faisons, on a le pouvoir de l'arrêter.
La mutilation n'est pas un acte de desespoir, c'est effectivement un appel à l'aide et une demande de soutien. Celui qui se mutile a toujours envie de vivre, il a besoin de reprendre le contrôle de soi-même.

n°12257953
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 30-07-2007 à 14:28:28  profilanswer
 

Je ne pense pas qu'il y ait véritablement un controle dans l'automutilation, car c'est une "solution" par défaut, un peu comme le suicide. On ne voit pas d'autre issue que l'automutilation, c'est la seule qui rende la souffrance moins pénible, qui fait que la vie est momentanément moins difficile.
Pour moi c'est la transformation d'un mal en un autre, c'est l'expression d'une souffrance psychologique.
 
La notion de perte de controle est présente aussi dans la dépression : on ne controle plus sa vie, son environnement, tout nous échappe.

n°12257963
nikost
Woof ?
Posté le 30-07-2007 à 14:29:22  profilanswer
 


 
On a le pouvoir de l'arrêter comparativement à la douleur morale qu'on subit.
Tu peux essayer de te couper la veine, tu as aussi la possibilité physique de ne pas le faire, il te suffit de donner l'ordre à ta main de se retirer.

n°12258003
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 30-07-2007 à 14:33:10  profilanswer
 

La mutilation peut devenir une drogue, on en devient dépendant, et alors on n'a plus le pouvoir de l'arrêter. Dans ce cas, je ne suis pas sûre non plus qu'on la maîtrise, au vu de ma propre expérience, la mutilation devient vite une nécessité, un besoin, on ne choisit plus quand et jusqu'où on le fait, comme si une force extérieure nous poussait à le faire.
Et bien sûr, rien ne nous empêche d'enfoncer la lame jusqu'aux veines, volontairement ou non d'ailleurs.

n°12280361
tortulut
Torturé
Posté le 01-08-2007 à 21:37:08  profilanswer
 

Webzeb, je souffre, entres autres problèmes psychos, d'exactement le même "mal" que le tien, dont tu as bien parlé dans tes messages précedents.  
 
Jusqu'a présent, je n'ai pourtant jamais eu l'occasion d'entendre le terme tachypsychie. Vais lire ce qu'ils en disent sur wiki, bien que désormais j'en sois à un stade ou faire le point sur ce dont je souffre me perturbe pratiquement autant que l'effet même de ce flot écrasant de pensées, entremelées d'émotions incontrolables, et d'une puissance que je ne retrouve nulle part, sauf peut être dans les images de l'explosion de la Tsar Bomba.
 
Bon, après je pense qu'on peut diverger sur d'autres points, perso pas trop envie d'en parler pour le moment si j'écris ça va m'exciter démesurement, et là j'essaye de retrouver mon calme après deux jours déments.
 
En tout cas j'ai aussi eu le même genre de retombée "positives" concernant les capacités, la lucidité, les capacités motrices, j'ai passé des tests en scanner, observation du cerveau lors d'exercices variés, logique, calcul, lecture. J'avais dépassé tous leurs scores précedent, particulièrement celui de la rapidité, la responsable du labo était venu me le dire avec un grand sourire. J'avais également passé tout un tas de tests psychos dans un grand hosto parisien, dans le cadre d'un suivi pour schyzophrénie, les résultats étaient excellents, notamment pour ce qui concernait la mémoire.
 
En tout cas, comme tu le dis Webzeb, c'est évident, surtout pour celui qui vit cet enfer, que c'est pas "juste un peut trop de cogitation".


---------------
Recherches graphiques et illustrations
n°12291088
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 02-08-2007 à 22:48:39  profilanswer
 

floootheone a écrit :

Je me pose aussi ce genre de questions, à propos d'une amie qui s'est suicidée. Je l'avais vue quelques heures avant, je me demande (et je pense que je me demanderai toujours) ce qui s'est passé pendant ces heures, ce qui l'a poussée à prendre cette décision et à la mettre à exécution. Entre penser à se suicider, vouloir mourir et le faire, il y a vraiment un pas énorme à franchir, il faut du courage, de la volonté et une bonne grosse dose de souffrance.
 
Faut-il nécessairement une "goutte d'eau qui fait déborder le vase", ou bien l'épuisement causé par une souffrance continue peut-il suffire à passer à l'acte ?
 
Pour l'automutilation, il y a aussi un côté non controlable, un côté où on se dit je ne peux plus supporter la souffrance morale, je préfère encore souffrir physiquement. Je pense qu'il y a différents cas d'automutilation, et je pense particulièrement à un cas où l'individu ne contrôle pas : quand la mutilation est faite sous l'emprise de la rage, de la haine contre soi-même, l'individu ne réfléchit pas à ce qu'il va faire, les gestes sont automatiques.


Je ne pense pas que ce soit du courage (attention je n'ai pas parlé de lâcheté :non:). Il s'agit seulement d'arrêter définitivement la souffrance qui envahit tout son être. Certains pensent donc que le suicide est la solution idéale, la délivrance à tous les malheurs de l'existence. :sweat:  


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°12301086
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 03-08-2007 à 22:41:34  profilanswer
 

Je suis d'accord, mais il faut quand même une certaine forme de courage (même si certains pensent que c'est lache de se suicider) : on ne sait pas ce qui se passe quand on meurt (personne n'est revenu pour le dire), c'est peut-être pire que la vie, alors je pense qu'il faut  du courage pour se lancer là-dedans et arrêter une vie qu'on ne supporte plus.
 
Pour moi il n'existe pas de solution idéale, que ce soit le suicide ou la décision de remonter la pente, rien ne sera jamais parfait, rien ne sera jamais idéal et je pense que c'est quelque chose d'assez difficile à accepter (société du toujours plus, toujours plus vite). La perfection n'existe pas, même le suicide n'est pas la solution parfaite, puisqu'il laisse des malheureux derrière.

n°12301173
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 03-08-2007 à 22:54:05  profilanswer
 

floootheone a écrit :

Je suis d'accord, mais il faut quand même une certaine forme de courage (même si certains pensent que c'est lache de se suicider) : on ne sait pas ce qui se passe quand on meurt (personne n'est revenu pour le dire), c'est peut-être pire que la vie, alors je pense qu'il faut  du courage pour se lancer là-dedans et arrêter une vie qu'on ne supporte plus.
 
Pour moi il n'existe pas de solution idéale, que ce soit le suicide ou la décision de remonter la pente, rien ne sera jamais parfait, rien ne sera jamais idéal et je pense que c'est quelque chose d'assez difficile à accepter (société du toujours plus, toujours plus vite). La perfection n'existe pas, même le suicide n'est pas la solution parfaite, puisqu'il laisse des malheureux derrière.


Subir la vie peut nous rendre malheureux. Entre des gens malheureux de notre mort mais qui remonteront la pente et nous qui souffrons quelle est la meilleure solution ? Oui je sais c'était la minute idée noire de ce soir. :sweat:


Message édité par Kilyn le 03-08-2007 à 22:54:33

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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°12301221
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 03-08-2007 à 23:00:21  profilanswer
 

Ca c'est la grande question du suicide, faut-il se suicider pour arrêter la souffrance et laisser des gens malheureux derrière nous, ou alors rester et souffrir, mais ne pas rendre (trop) malheureux nos proches ?
 
Et toi où en es-tu avec les psy ? As-tu trouvé chaussure à ton pied ? Toujours chez tes parents ?
 
edit : ortho

Message cité 1 fois
Message édité par floootheone le 03-08-2007 à 23:00:49
n°12301267
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 03-08-2007 à 23:05:44  profilanswer
 

floootheone a écrit :

Ca c'est la grande question du suicide, faut-il se suicider pour arrêter la souffrance et laisser des gens malheureux derrière nous, ou alors rester et souffrir, mais ne pas rendre (trop) malheureux nos proches ?
 
Et toi où en es-tu avec les psy ? As-tu trouvé chaussure à ton pied ? Toujours chez tes parents ?
 
edit : ortho


Je n'ai rien fait. Eh oui peut-être de la lâcheté. Mais j'essaye d'occulter les idées noires ce qui fait que je déprime moins. Cependant je sais pertinemment que je vais mal malgré les mensonges que je me force à croire.


Message édité par Kilyn le 03-08-2007 à 23:05:54

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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°12301323
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 03-08-2007 à 23:10:59  profilanswer
 

La peur de l'inconnu peut-être. C'est ta vie, c'est toi qui gères, mais ne laisse pas trop les gens décider pour toi en restant passive.
 
Si tu vas mal en essayant de te faire croire le contraire, un jour ca pètera, sur toi ou sur quelqu'un d'autre qui aura eu le malheur de se trouver là à ce moment là. On peut mentir à quasiment tout le monde, mais à soi-même, je pense qu'il faut éviter, parce qu'on s'en rend forcément compte un jour.

n°12303815
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 04-08-2007 à 12:21:07  profilanswer
 

floootheone a écrit :

La peur de l'inconnu peut-être. C'est ta vie, c'est toi qui gères, mais ne laisse pas trop les gens décider pour toi en restant passive.
 
Si tu vas mal en essayant de te faire croire le contraire, un jour ca pètera, sur toi ou sur quelqu'un d'autre qui aura eu le malheur de se trouver là à ce moment là. On peut mentir à quasiment tout le monde, mais à soi-même, je pense qu'il faut éviter, parce qu'on s'en rend forcément compte un jour.


Oui je sais et je m'en rends compte mais pour l'instant ça me va pour tenir moralement. Fin du chapitre car sinon je vais craquer. :sweat:
 
 
+1 Personnellement ce n'est pas pour moi décider d'aller vers l'inconnu mais échapper à ma vie avec un moyen de facilité. Et oui peur de l'inconnu comme dit floootheone. Mais je le rappelle pour vous rassurer j'occulte tout ça.


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°12304601
PeSSouZiX
Posté le 04-08-2007 à 14:44:53  profilanswer
 

Hier soir, j'ai vaguement suivi les dossiers de l'été de "Sans aucun doute". Y avait 2 cas de harcèlement en milieu professionnel, un moral assez violent et prolongé (7 ans :sweat:) pour une secrétaire médical qui se faisait insulter copieusement par un supérieur psychopathe, et un sexuel pour une employée de grande surface.
Les 2 victimes ont sombré dans la depression avec envie suicidaire (la secrétaire a volontairement perdu le controle de sa voiture).
 
On retrouve ici les ingrédients qui mènent à cette "dernière volonté" qu'est le suicide:  
- une énorme souffrance.  
Vivre l'enfer à son travail, c'est équivalent à le vivre chez soi (dans le cas d'une femme maltraitée par son conjoint, par exemple), on est "sous contrat", engagé et la plupart du temps, les victimes subissent par peur de perdre leur situation, leurs acquis, leur travail, ou leur droit en démissionnant. La plupart du temps aussi, le harcèlement est progressif, il commence doucement et prend de l'ampleur, comme pour familiariser la victime à une situation que, dans un "état normal", la victime ne devrait pas accepter.
Le harceleur procède ainsi à un conditionnement étape par étape, à une destruction lente mais certaine du moral de sa victime. Il la soumet, l'isole, et s'acharne gratuitement sur elle en la rendant coupable de tout les maux de la terre entière, ou en jouant de sa "supériorité" hiérarchique pour abuser de son pouvoir. Dans tous les cas, l'amour propre, l'estime de soi, l'auto-valorisation de la victime est soigneusement démoli, petit à petit, jour après jour.
La victime est traitée comme une merde infame et plus elle le supporte, plus elle intègre profondément cette image dégradente que le harceleur lui martèle.
 
- Sentiment de faiblesse, de vulnérabilité, d'impuissance. Le moral est totalement détruit. La victime vit ses journées de travail dans la peur, l'angoisse, la pression, le stress. Chaque jour de ce traitement l'enfonce un peu + dans la soumission, de plus en plus submergée dedans, toute son energie y passe, il en reste de moins en moins pour se défendre, se rebiffer, se révolter, se protéger (ou rester objectif), juste assez pour "supporter", jusqu'au jour où même ça, ça n'est plus possible, toute volonté est asséchée, la victime est désespérée, vidée, réduite à néan et bien incapable de contrôler ce qu'elle subit, ce qu'elle vit, ce qui lui arrive et les conséquences négatives qui vont avec.
 
- La solitude, l'isolement, le sentiment d'être seule face à un monstre qui devient de + en + puissant à mesure qu'il vous affaiblit. D'ailleurs, le harceleur (pas con) agit de préférence en privé, sans témoin, en ne laissant rien paraitre devant les autres. Sa personnalité est double: parfaitement normal, courtois, calme et sympathique "en public", pour devenir tout le contraire en privé avec sa victime.
 
- La prédisposition. Le harceleur choisit sa victime. Il va la trouver en une personne sensible, émotive, attachée à son travail, conciensieuse, désireuse de bien faire, de se faire apprécier, bref, quelqu'un d'assez inoffensif, pacifique et prédisposé à se soumettre.
 
Le harceleur est quelqu'un qui souffre du sentiment d'infériorité, de frustration, du manque d'assurance (encore une histoire d'incapacité à contrôler, d'impuissance). Il ne peut se sentir fort qu'avec les + faibles (genre femmes dociles, enfants, animaux ...) et dans des situations propices qui lui permettront d'affaiblir régulièrement et impunément sa ou ses victime(s).  
Lors de ses "crises", il soulage ses angoisses, conscient qu'il ne peut se le permettre qu'avec les souffre-douleurs prévus à cet effet. Il évite ainsi de faire face à ce qui est à l'origine de ces angoisses, ce qui entretient ses complexes. Il est souvent, lui-même, le souffre-douleur d'un (ou plusieurs) tiers "qui a le dessus", ce qui contribue à nourrir l'infériorité, la frustration, etc ...


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Deviens un Ami de Kalaweit シ Ne jetez plus, réparez ! °⌣°
n°12313649
magnum13
Go hard or go home
Posté le 05-08-2007 à 20:50:42  profilanswer
 

j'ai très souvent des pensées suicidaire,quand parfois je suis triste je pense facilement à ces choses là.
 
Mais un jour,je ne sais pas si sa prouve quelque chose,j'ai voulu faire une petite expérience pour voir si ce ne sont que de simples idées qui n'iront jamais au delà ou alors bien plus...
J'ai chambré une balle dans ma carabine et me suis mis le canon sous le menton et j'ai ressenti une grande peur qui m'a fait comprendre que je ne serais jamais capable de tirer...
Je sais que sa a l'air débile et que sa ne prouve sûrement rien,et que si j'avais tiré par accident ou juste pour voir si j'en étais capable j'aurais tout gagné alors que je n'ai pas de grosses raisons de le faire comme d'autres qui sont ici.

n°12313714
n cha
Vive McDo, Quick sucks
Posté le 05-08-2007 à 21:02:13  profilanswer
 

magnum13 a écrit :

j'ai très souvent des pensées suicidaire,quand parfois je suis triste je pense facilement à ces choses là.
 
Mais un jour,je ne sais pas si sa prouve quelque chose,j'ai voulu faire une petite expérience pour voir si ce ne sont que de simples idées qui n'iront jamais au delà ou alors bien plus...
J'ai chambré une balle dans ma carabine et me suis mis le canon sous le menton et j'ai ressenti une grande peur qui m'a fait comprendre que je ne serais jamais capable de tirer...
Je sais que sa a l'air débile et que sa ne prouve sûrement rien,et que si j'avais tiré par accident ou juste pour voir si j'en étais capable j'aurais tout gagné alors que je n'ai pas de grosses raisons de le faire comme d'autres qui sont ici.


Je trouve que ce genre de situations aiderait même à prendre conscience de certaines choses.
 
Dans mon cas, quand je m'asseois au bord du vide, par exemple, je trouve ça super excitant d'avoir le pouvoir, à cet instant, de décider si je continue à vivre ou si je meurs :p  
 
C'est comme si je me faisais à moi-même le cadeau de la vie. Super grisant, comme sensation.

n°12313759
magnum13
Go hard or go home
Posté le 05-08-2007 à 21:10:04  profilanswer
 

n cha a écrit :


Je trouve que ce genre de situations aiderait même à prendre conscience de certaines choses.
 
Dans mon cas, quand je m'asseois au bord du vide, par exemple, je trouve ça super excitant d'avoir le pouvoir, à cet instant, de décider si je continue à vivre ou si je meurs :p  
 
C'est comme si je me faisais à moi-même le cadeau de la vie. Super grisant, comme sensation.


 
Pour toi se serait plus pour les sensations,pour l'adrénaline,mais fais gaffe on peut devenir accro à l'adrénaline c'est comme une drogue...

n°12313838
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 05-08-2007 à 21:22:03  profilanswer
 

Moi bizarrement aujourd'hui je me suis dis que j'aurais été capable de tirer sur la détente. Je n'ai pas d'armes donc je reste sur cette terre.


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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°12313887
magnum13
Go hard or go home
Posté le 05-08-2007 à 21:27:55  profilanswer
 

Je sais pas si c'est suffisant de savoir qu'on est capable sans avoir expérimenté ou essayé

n°12314250
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 05-08-2007 à 21:53:35  profilanswer
 

Pas la peine d'essayer de se suicider "juste" pour voir si on en est capable ou non.
 
n cha, quand tu es au bord du vide, qu'est-ce qui te décide à ne pas sauter ? Quel est l'élément qui te fait dire "non, je reste du coté de la terre ferme, je ne saute pas dans le vide" ?
La peur de sauter, ou totalement autre chose ?

mood
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Posté le   profilanswer
 

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