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Auteur Sujet :

Suicide: ce qui vous rattache encore à la vie ? [1 er post à lire]

n°11412739
lygodactyl​us
Posté le 04-05-2007 à 11:37:12  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


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Posté le 04-05-2007 à 11:37:12  profilanswer
 

n°11412740
meringue7
Posté le 04-05-2007 à 11:37:15  profilanswer
 


 
et ?
 
desolé mais ca c'est pas un argument je trouves  [:spamafote]  
 
c'est pas parce que les gens ne reflechissent pas sur ce sujet que il ne devrait pas faire de même non ?

n°11413124
PeSSouZiX
Posté le 04-05-2007 à 12:14:01  profilanswer
 

vk_phoenixfr a écrit :

Pourquoi pas plutot une séparation? Parce que je pense que la seule solution est le suicide. Je ne cherche pas à me séparer de ma femme, mais à l'écarter pour pouvoir partir tranquillement. La séparation n'est qu'un préparatif supplémentaire, pas un fin en soi.
 
Je n'ai pas spécialement envie de m'étaler longuement, mais par exemple, je ne suis jamais à l'aise dans mon travail, au bout de 6/8 mois, je me fais chier, j'ai envie de claquer la porte, de vivre autre chose, voire de vivre, tout simplement, mais ce n'est pas possible.
 
Et puis la connerie générale me gonfle royalement, les tueries "religieuses", les abrutis de tous les pays et de toutes les confessions, ça me fout en l'air, et on n'y changera rien. Plus simplement, un connard qui force avec sa voiture pour passer devant moi, histoire de gagner une place dans un embouteillage, ça me fout en l'air. J'arrive pas à comprendre tout ça. Et comme on dit, encore une fois, les plus gênés s'en vont. Ben moi, tout ça, ça me gêne énormément.
 
Voila un petit aperçu....

c'est assez (dit la baleine [:huit]) pour comprendre. En tous cas, moi je te comprends car je ressens la même chose, y compris dans le refus d'avoir des enfants. Chez moi, y a plusieurs raisons. Je trouve beaucoup + de raisons de ne pas en avoir que l'inverse, c'est le syndrôme de je-me-pose-trop-de-questions-donc-je-n'agis-pas, je m'en sens physiquement, mentalement incapable (quelque part, moi aussi, comme toi,  je m'arrange pour "pouvoir partir l'esprit tranquille" ), c'est comme une sorte de protestation silencieuse, ne pas adhérer au mouvement de procréation, ne pas contribuer à la surpopulation, bla bla bla... c'est une autre forme de "suicide", refuser de donner la vie, et je me dis aussi que je ne fais pas un cadeau à mes enfants en les mettant dans ce monde (je sais que je me trompe) que je trouve de moins en moins humain, au sens digne du terme. Un monde fait de victimes et de prédateurs ("L'homme est un loup pour l'homme" ), mais est-ce que ça n'a pas toujours été comme ça ? Est-ce que la nature humaine n'a pas toujours été à la fois sublime et immonde ? L'homme est bel et bien capable du meilleur et du pire.
 
"ça me fout en l'air, et on n'y changera rien" >> fatalisme ... et pourtant si, ça change bien quelque chose, à grande échelle: si c'est vrai que "les plus gênés s'en vont" .... ?? ça risque pas de changer la donne ça, à force ? Si tout les gênés du monde se tiennent la main dans un élan de suicide collectif, effectivement, ça changerait bien la face du monde, la connerie générale, les tueries, les abrutis ne s'en porteront que mieux, ton suicide leur facilite la tâche, ils n'ont pas à lutter contre toi, tu t'en charges tout seul ... Si c'est la seule solution pour toi, c'est surtout la meilleur pour eux. La vie dans ce monde serait de plus en plus mal faite, et injuste (comme dirait Thierry) ...
 
"ça me fout en l'air, et on (je) n'y changera rien"
"j'ai envie de claquer la porte, de vivre autre chose, voire de vivre, tout simplement, mais ce n'est pas possible" >> il y a énormément de "c'est pas possible, pas d'issue, je ne peux rien faire" dans tout tes messages.
 
T'es-tu demandé d'où te vient cette grande muraille que tu dresses contre tes ENVIES (car tu en as ... PLEIN ! dont l'envie de vivre) ??
 
Je crois que ton mal se niche là ... tu te cindes en 2:  
- D'un côté, ta passion, ton appétit de vivre plein de choses, intensément, tes envies réelles, tes besoins de changements, de diversités (tout sauf la routine !), de nouveautés, tu es affamé, assoiffé de vie ....
- Et de l'autre côté (de la muraille) > ta conscience torturée par la peur, l'angoisse, cette grande copine, déguisée en "c'est sans issue, c'est impossible, y a rien à faire, le monde est trop moche".
 
C'est comme si tu t'étais engagé sur un rail, un rail de raison, de sécurité, et que ce rail t'entraine sur une voie de garage (pas d'issue), et pour échapper à ce rail, ce déraillement là: le plus simple, le plus abordable (il est dans le placard, à portée de main ...), le moins conséquent (éloigner ta femme d'abord et pas d'enfants qui pleureraient ton absence).
 
C'est comme si tu t'étais trompé en t'engageant sur un rail ... car il se pourrait que tu ne sois pas fait pour suivre sagement et gentillement 1 seul et unique rail.
 
Il se pourrait que tu sois fait pour tout, sauf suivre un rail !
 
Et si tu étais un aventurier, au fond ?  
Si tu n'étais pas un wagonnet, mais un grand baroudeur qui traverse les rails allègrement, et parcourt les pampas vers l'inconnu et l'au delà ?  
 
"je pense que la seule solution est le suicide" >> y en a bien une autre: guérir de cette angoisse qui t'empêche de vivre et d'être celui que tu es vraiment, au fond, inconsciemment.
 
Tu réponds à tout les critères de dépression, de "mauvaise névrose", vision noire (tronquée) des choses, négativité, pessimisme, fatalisme, sentiment d'impuissance, insatisfaction, fuite de la souffrance, auto-destruction. C'est la seule solution que ton état te laisse voir.
Un état qui est le résultat d'une lutte contre toi-même, une lutte qui t'épuise.


Message édité par PeSSouZiX le 04-05-2007 à 12:50:06

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n°11413140
Profil sup​primé
Posté le 04-05-2007 à 12:15:45  answer
 

lygodactylus a écrit :

+1
 
Le suicide comme seule solution parce que la vie ne lui convient pas telle qu'elle est, et qu'on n'y peut rien changer.


 
Pour moi c'est plutot le fait de croire ou de ne pas se donner les moyens qu'elle change, alors que si je reflechi, il ne manque pas grand chose: un boulot et l'amour.
 
Pour donner un peu de mes nouvelles pour ceux que ca interesse, mes crises sont de plus en plus espacées, j'ai repris mes AD (effexor), et je n'ai pas d'effets de stress supplémentaires comme avec le seroplex, de plus je suis moins cassé et parfaitement lucide, c'est un médicament qui me convient le mieux.  
 
Biensur j'ai toujours cette angoisse permanente et un manque d'estime personnel, mais les idées noires ne me viennent plus tous les jours.
 
J'ai trouvé quelqu'un, (d'un peu jeune), ses mots me touchent mais j'ai peur qu'ils soient faux, d'où un stress supplémentaire de ma peur maladive d'etre abandonné. Ca fait 10 jours que nous sommes ensemble, on devient plus ou moins complice, disons que ca ne stagne pas, mais j'ai l'impression d'etre dans l'incapacité de ressentir que lque chose, je me bloque de ce coté là, alors que je me plains d'avoir peur de ne pas être aimé mais de mon coté je ne veux pas donner... j'espere que cette période d'égoisme passera
 
a+
 
 :hello:  

n°11413276
PeSSouZiX
Posté le 04-05-2007 à 12:32:12  profilanswer
 

ce n'est pas de l'égoisme.
 
Tu as peur, alors te protèges.
 
Tu as peur de souffrir.
 
Après tout ce que tu as traversé, y a rien de plus normal !
 
Donner son amour, faire confiance aveuglément, faire don de soi, y a pas de problème ... si c'est réciproque. Tu as besoin d'être rassuré, et dans l'attente, tu te méfies, tu maintiens un sas (de vide affectif) de sécurité, et ce, parce que tu en as déjà bien largement bavé sur le plan relationnel, affectif.
 
Laisse faire le temps, apprennez à bien vous connaitre, et tous mes voeux de bonheur. :)


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n°11413951
lygodactyl​us
Posté le 04-05-2007 à 13:45:00  profilanswer
 

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n°11415257
PeSSouZiX
Posté le 04-05-2007 à 15:23:10  profilanswer
 

lygodactylus a écrit :

Joli texte, beaucoup de choses vraies.
Laisse moi te raconter la suite.
 
Un jour tu rencontre quelqu'un dans ton genre qui t'aide à déployer ton énergie, à foutre la foutue muraille par terre. Des ailes te poussent ca y est, tu commences a vivre, et cette vie d'aventurier dont tu parles, elle est à portée de main.
 
Tu essayes d'y mettre un pied et c'est la gamelle totale, tu te plantes lamentablement. Quand tu regarde en arrière tu t'appercoit que ce que tu méprisait d'avoir avant, c'etait toujours mieux quele grand vide intersidéral de maintenant.
 
Ca se reproduit 3, 4 fois dans ta vie.
Au bout de la cinquieme tu comprends que si tu n'est pas fait pour vivre sur un rail, tu t'es bien menti à toi même en t'imaginant un aventurier.  
 
Et tu reste bloqué comme un pauvre con.

Et si ..."Tu essayes d'y mettre un pied et c'est la gamelle totale, tu te plantes lamentablement." ? (peur de l'echec, peur de perdre la sécurité >> "tu reste bloqué comme un pauvre con" (sur le rail qui mène nulpart, en tous cas pas là où on aimerait aller)
 
Quelle sécurité quand on vit dans la peur, l'angoisse de se réaliser, parce qu'on craint les conséquences ou le simple risque de plantage ? incontournable, dans toute progression.
 
Quelle vie en vaut la peine ? Celle qui ressemble à ses attentes (besoins, envies, etc ...), ou celle qui se résume à se limiter dans tous les sens ?
 
Il ne s'agit pas de devenir un aventurier du jour au lendemain, de tout lacher, tout plaquer (quoi que le suicide, c'est ça pour le coup), mais déjà, d'en prendre conscience, de comprendre qui on est vraiment, et d'essayer d'aller dans le sens de ce qu'on est, en ne s'imposant plus la camisole de la peur.
 
Là, les envies, les besoins, des choses essenciels sont bafouées, reniées, refoulées (lutte) sans contre-parties pour rendre le sacrifice vivable ...
 
A un moment donné, il faut le comprendre ça: les besoins, les envies demandent à être satisfaits. Plus on les rejette, plus ils reviennent à la charge avec force. Y a pas meilleur moyen pour déclencher une envie obsessionnelle que de lui opposer un interdit.
 
Il suffirait que vk_phoenixfr parvienne à voir les choses autrement ... Il suffirait qu'il ne soit plus farouchement persuadé par les "y a pas d'issue, c'est impossible, on y peut rien"...
 
Rien que ça relacherait une quantité impensable de la pression qu'il se met, de l'énergie qu'il investit dans la lutte.
 
Si, dans son esprit, les choses deviennent possibles, s'il y a des issues, si ça peut changer ... l'inconscient s'apaise de lui-même, il n'a plus de mur à détruire, il y a des ouvertures ! Le dialogue entre les 2 camps redevient possible et tlm dépose les armes.
 
ça veut dire que, même sans se reconvertir aventurier à l'instant même, ce changement stratégique dans sa façon consciente de se voir, de voir sa vie, en acceptant envies et besoins sans appréhension, mais comme une part de lui, qu'il ne peut pas changer, mais avec laquelle il peut cohabiter, en faisant des compromis (je satisfais, en partie, tes demandes, en échange, tu me laisses souffler, tu m'apportes de la paix), il peut très bien s'en sortir et trouver un bonheur auquel il aspire.
 
ça passe par une étape: connaitre l'origine de la muraille, comprendre la source de la peur, de l'angoisse.


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n°11415616
lygodactyl​us
Posté le 04-05-2007 à 15:49:12  profilanswer
 

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n°11417303
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 04-05-2007 à 18:14:58  profilanswer
 


Nan ça ne fait que remuer le problème à mon avis. Pourtant j'y pense quand même. En plus je sais ce que je dois faire et je ne vais pas vous pousser à me le répéter 10000 fois. Tout ce que je veux c'est trouvé un bon psychiatre à Paris et agir sans médicament.
 

PeSSouZiX a écrit :

contente d'avoir de tes nouvelles, Kilyn. :hello:


:)
 

fdj24 a écrit :

ouep oubliez les gens qui sont sur les forum aussi...  :sweat:


Mais nan. C'est juste une sorte de pause. Désolée si tu l'as mal pris. En plus je me dis que je n'en vaut pas la peine, plaintive que je suis. [:spamafote]
 

vk_phoenixfr a écrit :

Pourquoi pas plutot une séparation? Parce que je pense que la seule solution est le suicide. Je ne cherche pas à me séparer de ma femme, mais à l'écarter pour pouvoir partir tranquillement. La séparation n'est qu'un préparatif supplémentaire, pas un fin en soi.
 
Je n'ai pas spécialement envie de m'étaler longuement, mais par exemple, je ne suis jamais à l'aise dans mon travail, au bout de 6/8 mois, je me fais chier, j'ai envie de claquer la porte, de vivre autre chose, voire de vivre, tout simplement, mais ce n'est pas possible.
 
Et puis la connerie générale me gonfle royalement, les tueries "religieuses", les abrutis de tous les pays et de toutes les confessions, ça me fout en l'air, et on n'y changera rien. Plus simplement, un connard qui force avec sa voiture pour passer devant moi, histoire de gagner une place dans un embouteillage, ça me fout en l'air. J'arrive pas à comprendre tout ça. Et comme on dit, encore une fois, les plus gênés s'en vont. Ben moi, tout ça, ça me gêne énormément.
 
Voila un petit aperçu....


Tu ne peux pas changer ta vie ? C'est justement là le problème. Si on change ne serait-ce qu'un élément dans la routine de notre vie alors le suicide n'apparaîtra plus comme la seule solution. Connais-tu l'origine de ton mal-être ?

Message cité 2 fois
Message édité par Kilyn le 04-05-2007 à 18:15:39

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Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
n°11448503
guiguidu95
Posté le 07-05-2007 à 00:12:49  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

Nan ça ne fait que remuer le problème à mon avis. Pourtant j'y pense quand même. En plus je sais ce que je dois faire et je ne vais pas vous pousser à me le répéter 10000 fois. Tout ce que je veux c'est trouvé un bon psychiatre à Paris et agir sans médicament.
 
Content aussi d'avoir de tes nouvelles, sa faisai longtemps  :)
 
Mais nan. C'est juste une sorte de pause. Désolée si tu l'as mal pris. En plus je me dis que je n'en vaut pas la peine, plaintive que je suis. [:spamafote]
 
Mais non sa c'est faux :o  

mood
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Posté le 07-05-2007 à 00:12:49  profilanswer
 

n°11472340
Serge Kara​mazov
Tilt d'or 1993
Posté le 09-05-2007 à 02:04:56  profilanswer
 
n°11472595
ainsifonfo​n
nous les ptites marionettes
Posté le 09-05-2007 à 03:30:13  profilanswer
 

newbie_argent a écrit :

ce qui ratache c'est de pas avoir le courage de le faire et de se dire si on se rate ca va faire mal


ce qui risque de faire mal c'est de continuer a vivre

n°11517112
fdj24
Gamer Addict'
Posté le 13-05-2007 à 03:21:07  profilanswer
 

Kilyn a écrit :


 
Mais nan. C'est juste une sorte de pause. Désolée si tu l'as mal pris. En plus je me dis que je n'en vaut pas la peine, plaintive que je suis. [:spamafote]
 


 
Ok. tu préviendras quand la pause sera fini alors...  
 
PS: lors d'un message que je t'avais envoyé, j'avais raison malheureusement...  :(  :sweat:  

n°11517310
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 08:47:47  profilanswer
 

Je constate que beaucoup répondent à ce topic en disant que, ce qui les raccroche à la vie, c'est de savoir qu'un bonheur hypothétique (on ne sais jamais de quoi est fait le lendemain) peut compenser le malheur présent. "L'espoir fait vivre" lit on partout.
Personnellement, c'est précisément cette pensée qui me tue. En réalité, j'ai l'impression, en analysant constamment les comportements autour de moi, que l'homme n'est jamais véritablement "bien"... On passe en fait notre temps à imaginer le futur, à vivre dans le rêve, pour au final faire très peu de choses. Il y a souvent bien plus de plaisir dans la pensée de l'acte que dans l'acte lui même. Et je ne peux tout simplement pas supporter cette idée, qui m'entraîne dans le nihilisme... J'ai l'impression que l'homme ne peut jamais être VRAIMENT bien, qu'il n'y a pour ainsi dire jamais aucune fin, aucun achèvement. En réalité, j'ai autour de moi beaucoup de gens déprimés et inactifs, d'où sans doute cet état d'esprit... Mais il n'empêche que je me suis pour ainsi dire convaincu moi même, à force de ratiociner dans l'analyse, que l'homme passait son temps à travailler pour espérer un plaisir futur, et à se divertir pour oublier les fardeaux de son travail. Etant à un âge où il n'y a que très peu de travail, il faut dire que j'ai beaucoup de temps pour penser et nourrir de telles idées...
Ce qui m'inssupporte plus que tout, c'est qu'on ne soit en ait jamais "plus avancé", quoi que l'on fasse. Je pourrais ne rien faire de la journée, être malheureux ou au contraire m'amuser tout le temps, rien ne serait fondamentalement bouleversé. Dès lors, c'est comme si rien (les valeurs morales, les cadres sociaux, etc...) n'était "vrai", mais que tout découlait d'une forme d'endoctrinement mené par la société au cours de notre jeunesse. Très souvent seul (sans doute mon principal problème), j'en viens ainsi à me demander pourquoi je dors à tel moment, pourquoi je mange 3 fois par jours, etc...
Je remet la vie en cause... et je suis tenté de faire n'importe quoi.
Surtout, à force d'analyser, je pars dans des dérives philosophiques totalement débiles Je suis par exemple en train d'intimement me convaincre de la doctrine "sollipsiste", selon laquelle je serais le seul être humain au monde, et où rien n'existerait "vraiment". En vérité, j'ai l'impression de ne pas véritablement controller et surtout de ne pas pouvoir trouver de but valable à l'existence (hormis des choses "funs" comme les jeux vidéo ou upgrader son PC, mais cela ne peut pas constituer une fin en soi ; et je suis de même dubitatifs devant les grands "Buts" que certains annoncent, tels trouver l'amour, etc... qui ne sont pour l'instant dans mon esprit qu'une illusion).
 
En fait, je pense que le problème, comme cela a déjà été dit, est d'arriver à prendre conscience que l'on existe réellement, et que les autres existent également réellement.

n°11517319
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 08:59:48  profilanswer
 

[quotemsg=730656,239,31647]
 
Et plein d'autres trucs encore. Bref, être curieux, se poser des questions, avoir des rêves et tenter de les réaliser. Il y en aura toujours pour me tenir jusqu'à cent ans au moins !
 
quotemsg]
Pareil, lorsque je lis ce type de post, j'ai l'impression qu'en fait l'homme vit dans une fuite constante de lui même, sans cesse à la recherche de buts, etc... mais qu'en définitive rien n'est "authentique".
Comme disait Pascal, le divertissement ne serait en fait qu'une fuite afin d'éviter notre souffrance, notre mort et notre ignorance.
Et le problème, c'est que, après avoir démystifié ce concept, on ne peut plus se divertir sans arrières pensées, ce qui est, si je puis dire, plutôt pas cool...

n°11517338
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 09:23:09  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

Et si ..."Tu essayes d'y mettre un pied et c'est la gamelle totale, tu te plantes lamentablement." ? (peur de l'echec, peur de perdre la sécurité >> "tu reste bloqué comme un pauvre con" (sur le rail qui mène nulpart, en tous cas pas là où on aimerait aller)
 
Si, dans son esprit, les choses deviennent possibles, s'il y a des issues, si ça peut changer ... l'inconscient s'apaise de lui-même, il n'a plus de mur à détruire, il y a des ouvertures ! Le dialogue entre les 2 camps redevient possible et tlm dépose les armes.
 
.


Excellent post, car l'impression de me reconnaitre un peu dans cette analyse.
En particulier dans cette histoire de "lutte".
 
En fait, j'ai beaucoup lu Spinoza ( :D ), et je me suis convaincu que l'on était pas maître de ses désirs, de ses envie, et de fait qu'on était en fait dans une constante forme de lutte contre sois même... C'est encore une fois idiot, mais cela me pollue.
 
Je pense qu'en définitive j'ai surtout besoin d'échanger sur ces sujets avec d'autres, afin de me rassurer et me convaincre que je ne "suis pas fou", car il est vrai que je me sens seul.
Pensez vous que parlez de cela avec un "psy" puisse être enrchissant ? En fait, je n'ai nullement envie d'aller voir un "psy" pour une question, pour ainsi dire, "d'honneur personnel", au sens où dans mon esprit les gens allant voir un psy sont censés être malades, déprimés, etc... Ce n'est pas une tare en soi mais mon honneur m'interdit de me voir comme ca, d'autant que je suis satisfait de ma vie : j'ai de bons résultats scolaires (pas encore d'activité professionnelle), pas de problème de santé, certes peu d'amis et de contacts (d'où ma chute dans le solipsisme), mais l'année prochaine annonce des changements (classes prépas...). Cependant, je suis actuellement dans une phase de "transition" assez dérangeante.
Je me pose donc des questions, non pas par déprime mais afin de comprendre. Le fait de douter de pouvoir un jour comprendre, d'être seul dans cette recherche, est néanmoins déstabilisant, et je ne peux pas me résoudre à soudainement prendre le parti de "penser à autre chose"...
Peut être y a t-il d'autres forums où mener ce genre de discussion, de manière plus approfondie (même si le post quoté ci dessus était déjà excellent...)

n°11517365
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 09:38:15  profilanswer
 

Kilyn a écrit :

Salut,
 
Je me tape des reproches sur le fait que je sois déprimée. Ne te laisse pas aller comme ça, des trucs comme ça dit hier soir par ma mère après être rentrée du travail. Ça m'a déprimée. :'( J'aurais dû garder ça pour moi. C'est trop. :sweat:
Donc je ne suis plus crédible. :(
Ça sera fini la confiance. Tous les jours je sentirais qu'elle s'inquiète pour moi.


Encore un post dans lequel je me reconnais, presque même exactement Cela fait presque plaisir, j'ai moins l'impression d'être "fou" et "déconnecté" :D  
En effet, si je vous explique rapidement mon cas j'ai en fait perdu du poids au cours de l'année dernière, ceci sans m'en rendre compte, et ma mère a en particulier commencé à s'inquitéter, à considrer que je devais être déprimé J'ai rapidement repris du poids mais désormais le problème est toujours latent, car je n'ai jamais senti de nouveau l'expression de sa confiance. Elle ne m'a jamais redis que "j'étais bien" (ce qu'elle ne me disait pas non plus avant la chute de poids, mais son "mutisme" m'apparaissait comme un approbation, alors que désormais je le ressens comme une désapprobation) ; je lui en ai alors parlé, mais j'aurais préféré que les choses viennent d'elle, d'autant qu'il n'en est rien véritablement ressorti.  
Et cela m'énerve plus que tout que les gens autour de moi considèrent que je sois "déprimé", ou du moins "pas bien", alors qu'en parallèle je suis censé tout avoir. Je me trouve donc pour ainsi dire comme "bloqué", car j'ai l'impression que, objectivement, je ne pourrai jamais être mieux que dans la situation actuelle. Certes, celle ci est plutôt pas mal (j'apprécie en particulier ma 8800GTX :D ), mais je voudrais croire que cela peut aussi être mieux encore après... Je veux avoir le droit de vouloir, et d'espérer plus.
Et, parallèlement à cela, certaines idées philosophiques me polluent et me sussurent que cet recherche d'espoir n'est qu'une illusion, de même que mes activité quotidiennes sont inutiles (le divertissement étant une fuite et le travail ne faisant que nourrir l'illusion que l'on "construit sa vie" ), et ne "m'avanceront à rien".
Les quelques personnes auxquelles j'ai soumis ce problème ne savent que me dire de penser à autre chose, ce qui m'insupporte au plus au point. C'est, comme plus haut, le meilleur moyen de déclencher une obsession...

n°11517404
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 09:53:47  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

"Toujours à me faire la moral" >> toujours à te laver le cerveau ! Elle t'embrouille, elle te fait douter, elle t'ébranle, elle te manipule ... ne te laisse pas faire, garde en tête TON objectif, mets des boules quiès imaginaires quand elle te juge ou commente de façon négative tes choix !
 
Excuse-moi de te dire ça, mais je trouve que ta mère agit assez en égoiste. En étant au courant que tu souffres, elle devrait y être sensible, peinée, affectée ! Elle devrait consentir à te laisser du leste (laisse extensible... :sarcastic:) pour que tu puisses te soigner, elle devrait accepter tes choix, même si ça lui fait mal, ton bonheur avant tout, ton bien être devrait primer normalement ...
Au lieu de ça, elle te dis que tu as tort, que tu vas faire une grosse connerie, que t'as pas de raisons d'être déprimée et te reproche de l'être ! C'est fort ça ... tout ça juste pour pouvoir continuer à te tenir en laisse, te garder sous sa coupe, bref, pour son bien être à elle, quoi. :pfff:  
 
"Tous les jours je sentirais qu'elle s'inquiète pour moi." >> si c'était le cas, elle ne réagirait pas comme ça (en te sapant le moral), elle s'inquiète POUR ELLE.
 
"Logiquement je n'aurais pas dû tomber." >> ça peut arriver à tout le monde (même "au meilleurs" ) ! Personne n'est à l'abris d'une baisse de régime, d'un cumul trop important de pression, qui fait qu'un beau jour, crac!, le "je-fais-semblant-d'aller-bien" est mis à sac, et le mal être se révèle dans toute sa splendeur ... On se le prend en pleine face, on ne peux plus l'ignorer, il n'y a plus d'alternative pour fermer les yeux dessus, il ne laisse plus d'autre choix possible que de prendre le taureau par les cornes pour prendre ENFIN conscience qu'il y a un problème, et qu'il demande à être résolu séance tenante !
 
C'est tes besoins contre les volontés (égoistes) de ta mère. Ne te laisse pas faire, ne te laisse pas INFLUENCER, ne pense qu'à TOI, c'est le moment d'être très égoiste, à ton tour.
 


Encore un excellent post, avec des questions qui font avancer :)  
Je me suis cependant permis de le couper pour restreindre à ce qui m'a le plus retenu. En fait, je pense être dans ce cas, je me suis laissé INFLUENCE.
Suite à ma perte de poids, ma mère m'a dit que je ne devais pas être bien. Je m'en suis défendu (de manière sincère), mais à force que l'on me répète cela, le "problème" (qui n'en était pas un) s'est imprimé en moi. Je me suis alors convaincu que j'avais un problème, et qu'il me fallait m'employer à le résoudre, d'où une introspection dont j'aurais sans doute pu me passer. En fait, une fois le problème de poids réglé, j'aurais aimé que les gens me disent que "j'étais bien", plutôt que de ne rien dire, me laissant penser qu'il considéraient toujours que j'allais mal.
J'ai donc en fait l'impression de devoir rechercher la source d'un mal en moi même, j'ai l'impression que je suis "dans l'erreur", que je ne sais pas être heureux. Pourtant, tout vas objectivement bien autour de moi. Mais c'était déjà le cas au moment de ma perte de poids, alors que chacun m'a dit que je ne de devais "pas être bien" et que j'ai donc été en quelque sorte "convaincu" que la vie n'était pas si génial que cela et que je ne savais pas l'apprécier (ce qui pourtant était faux... et ca m'énervent qu'ils m'aient fait douter... d'autant que maintenant que j'analyse cela je doute à nouveau et je me dis que je suis peut être en train de rejetter la faute sur eux... :D )
Ce que je voudrais plus que tout, c'est qu'ils me disent enfin ce qu'ils entendent par "être heureux", pour ne plus douter du fait d'être ou non dans  l'erreur. D'autant qu'"ils" (parents, grands parents) sont tous plutôt déprimés et inactifs... en rien "funs", en tous les cas...

n°11517420
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 10:03:51  profilanswer
 

"Apprécie de vivre là, en parfait synchronisme avec tout ce qui se présente, comme cela se présente, aussi bien les troubles extérieurs qu'intérieurs, les bruits ou les pensées. Il n'y a rien à faire. Surtout ne fais rien. Si ton esprit s'agite parce qu'il est bloqué, laisse-le. Il se calmera bien de lui même. S'il se met à s'affoler, à se vexer, ne le suis pas. L'esprit tourmenté par toi-même cessera si tu ne nourris plus la tourmente. Le tourmentateur, c'est toi".  
C'est très puissant...

n°11517447
vk_phoenix​fr
Posté le 13-05-2007 à 10:19:29  profilanswer
 

PeSSouZiX, très joli texte, je dois l'admettre et assez perspicace puisqu'effectivement je pense que je ne me sentirais vivant qu'en courant dans tous les sens, en vivant l'Aventure, et certainement pas en rencontrant les mêmes embouteillages tous les matins en allant au même boulot, en faisant le meme café dans la même cafetière, puis me rendant au même bureau pour commencer à faire le même travail....
 
Mais comment changer de vie sans tout foutre en l'air? Et quelle aventure, où, comment, quoi ?

n°11517962
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 12:21:26  profilanswer
 


C'est sûr. Il faut accepter que le bonheur total n'existe pas.
Mais comprends moi : on me dit que j'ai perdu du poids, que je doit être affreusement déprimé, je nie (encore une fois, de manière honnête, je ne me sentais pas malheureux et je faisais plein de choses) puis, après avoir repris du poids, je continue à faire les mêmes choses qu'avant, et je devrais m'autoriser à m'en "satisfaire", alors que l'on m'a dit qu'un tel état était celui de quelqu'un de malheureux.
 
Ce que je voudrais savoir, c'est si quelqu'un ici, ou au monde, peut dire qu'il est heureux, et le "justifier".
Le plaisir "éphémère", cela c'est facile à atteindre, mais ce ne peut être un bonheur "total".
 
Mais si vous pouvez me garantir que le bonheur total n'existe pas, alors je serais profondement rassuré, et, comme avant, je recommencerais à faire des compromis, à me satisfaire de ce que j'ai sans chercher un absolu ultime (d'autant que, comme je l'ai déjà dit, j'ai déjà beaucoup... même si ce n'est pas l'absolu). En fait, suite à ma chute de poids (excessive, mais à la base c'était à des fins esthétiques, puis c'est devenu une habitude) et mon "introspection", je me suis convaincu que j'étais toujours dans l'effort et la privation, car je ne connaissais pas le bonheur "total", d'où aujourd'hui mon sentiment d'être comme "perdu", car incapable d'atteindre ce bonheur total alors que normalement j'ai tout pour y arriver ; de plus, les autres me semblent mornes et tristes mais ils m'assurent être heureux, d'où une triple impression d'incompréhension : à la fois ne pas comprendre les autres, ne pas être compris par eux, et être incapable d'atteindre une forme de "bonheur" absolu. Mais je dois me convaincre que tout ceci est faux. :D  
 
Mon souhait le plus cher aujourd'hui ? Que quelqu'un regarde ma vie et me dise qu'elle est bien, que je suis en fait heureux, qu'il n'y a pas vraiment de "mieux" à vouloir chercher, et de fait que je n'ai pas besoin de me torturer l'esprit pour trouver un "problème"...  
 
J'aimerais également être plus reconnu dans mon activité (passer le bac... trop fun...), car je suis isolé dans mes révisions et ait encoreune fois l'impression que ce que je fais, ce que j'apprends, est "inutile" (même si mes parents seront sans doute content si je continue à avoir de bons résultats, je ne sens pas un réel appui de leur part, je ne me sens pas "estimé" dans mes efforts, au sens où j'ai l'impression qu'ils considèrent mon caractère "brillant" (sic) comme une sorte de dû, un état qui ne demanderait aucun effort ; du coup, sans encouragements véritables, je perds ma motivation et j'ai peur de devenir de moins en moins brillant... les seuls discussion face à ma mère continuent d'ailleurs toujours de tourner autour de la nourriture depuis ma chute de poids, d'où certains "troubles" de mon comportement alimentaire > je ne sais pas si je dois en avoir honte, mais toujours est il que je mange souvent beaucoup de fruits, etc... et que l'on me reproche cette forme de "gavage" ; d'un autre côté, quand je ne le fais plus, je n'ai aucun signe d'encouragement, là encore).
 
Et je sens que je vais également commencer à me sentir seul sur ce forum, vu le peu de réponses :whistle:  
Mais c'est pas grave, je vous comprends....

n°11518126
vk_phoenix​fr
Posté le 13-05-2007 à 12:41:46  profilanswer
 

Moi je suis la, pepe. Et je me demande parfois si le bonheur ce n'est pas justement de rechercher des petits bonheurs de courte durée, d'enchainer les plaisirs éphémères, et de tenter de les rapprocher le plus possible.
 
Quant aux encouragement, malheureusement, c'est comme ça, on n'est jamais félicité (ou si rarement) de ce qu'on fait de bien, mais on oublie rarement de nous reprocher nos erreurs. C'est ainsi que sont les gens, il faut l'accepter.

n°11518252
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 13:00:54  profilanswer
 

Si les gens "sont" vraiment, cest déjà plus qu'il ne m'en faut car cela me tire du "solipsisme"...
 
En tout cas un conseil à tous (en considérant que vous "êtes", que vous existez bien) : ne faites pas de philosophie, ou en tout cas pas trop.

n°11518410
vk_phoenix​fr
Posté le 13-05-2007 à 13:24:51  profilanswer
 

je suis bien d'accord, rien de pire que les gens qui tentent de vous rassurer par des philosopheries de supermarché !

n°11518502
vk_phoenix​fr
Posté le 13-05-2007 à 13:35:48  profilanswer
 

Mais franchement, quel intérêt de continuer, alors que chaque jour on se dit qu'on déteste la vie qu'on mène, et qu'on ne voit pas de solution pour en changer. Qu'on aimerait faire tant de choses mais que c'est impossible?

n°11518738
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 14:04:17  profilanswer
 
n°11518795
anapivirtu​a
Boh.
Posté le 13-05-2007 à 14:11:02  profilanswer
 

newbie_argent a écrit :

ce qui ratache c'est de pas avoir le courage de le faire et de se dire si on se rate ca va faire mal


 
je plussoie activement :o


---------------
Si vis pacem, para bellum.
n°11518957
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 14:32:05  profilanswer
 


Par "tout tourne autour de la nourriture", j'entends que c'est la seule activité commune que j'entretiens avec mes parents, et en particulier avec ma mère (mon père étant souvent absent, travaillant en déplacement). A force "d'analyser", j'en suis venu à me dire que la vie était pourrie et que seule la nourriture était importante, c'est là la seule chose que l'on puisse faire "en ayant une raison de le faire". Et ca m'énerve d'une force que tu n'imagines pas. J'en ai marre à un point fou, je me déteste car quand je n'ai "rien à faire", je suis naturellement tenté de me mettre à analyser la vie (>d'où le cercle vicieux dont tu parles) ou alors je me met à penser à la nourriture (peut être, inconsciemment, parce que c'est le seul "lien" que je vais avoir avec mes parents... même si en réalité je sais très bien que je peux leur parler d'autres choses, ils m'écouteront certainement, etc... mais je ne suis pas prêt à le faire car j'aimerais que cela vienne d'eux, que cela viennent en tout cas d'autres humains, qui manifestent de l'intérêt pour d'autres choses que la nourriture et me montrent que la vie est en fait très fun, et que nous devrions nous réjouir beaucoup plus.
 
Mon "angoisse" tient surtout au fait d'être seul face à un "problème" qui ne pourra peut être (surement ?) jamais se résoudre, car il ne repose sur rien de concret et se nourrit d'une forme constante d'onanisme intellectuel (si je puis dire :D ).


Message édité par pepelemoko le 13-05-2007 à 14:34:51
n°11519051
Profil sup​primé
Posté le 13-05-2007 à 14:42:37  answer
 

si ton but c'est de découvrir que la vie c'est du fun alors tu as tout faux, la vie c'est un combat perpétuel, mais souvent le plus important c'est le chemin parcouru, pas le but à atteindre (si il en a un).
 
Il faut apprécier le moment présent et les petites joies passagères, accepter que le reste du temps ça n'est pas facile, et surtout arréter de trop réfléchir en boucle, c'est un cercle vicieux qui ne fera que t'enfoncer plus profondément dans la déprime.

n°11519068
pepelemoko
Posté le 13-05-2007 à 14:45:17  profilanswer
 

Pour moi, pour l'instant rien ne me semble "pas facile"...

n°11519708
Frozen-War​nings
Posté le 13-05-2007 à 16:23:10  profilanswer
 

J'en ai vraiment marre, la critique c'est facile, se moquer c'est simple mais comprendre et se mettre à la place des gens ça doit être en voie de disparition.
J'ai des difficultés dans la vie depuis un moment et pour la énième fois je dois supporter des gens qui derrière votre dos vous casse parce que vous n'êtes pas comme la société le dicte, j'en ai juste très marre, ras le bol d'être prise pour une conne, ras le bol des gens qui jugent les autres pour réconforter leur image d'eux mêmes, pour répondre au topic marre de vivre pour sans cesse me sentir rejetée...

n°11519767
Frozen-War​nings
Posté le 13-05-2007 à 16:33:39  profilanswer
 

C'est dingue ça, quand on s'en voit déjà bcp pour les choses les plus banales, faut toujours qu'il y en ait deux, trois pour en rajouter une couche, ils savent surement pas ce que c'est de souffir je suposse, marre de me sentir incomprise, plus ça va mais plus je me dis c'est sure je suis vraiment seule, pas la peine de rechercher quelqu'un qui comprenne...

n°11521577
limpkin
C'est subjectif.
Posté le 13-05-2007 à 20:44:35  profilanswer
 

Frozen-Warnings a écrit :

C'est dingue ça, quand on s'en voit déjà bcp pour les choses les plus banales, faut toujours qu'il y en ait deux, trois pour en rajouter une couche, ils savent surement pas ce que c'est de souffir je suposse, marre de me sentir incomprise, plus ça va mais plus je me dis c'est sure je suis vraiment seule, pas la peine de rechercher quelqu'un qui comprenne...

 

Hi miss,

 

Pour ceux qui liraient ce message, cela fait un petit bout de temps que je te connais, que je lis tes posts au quotidien et parle avec toi.
Mon post va sembler être dur, mais je vais repeter ce que je t'ai déja dit: tu es dépendante à ta déprime.

 

Ne nous dit pas que nous (moi et les gens de ce topic en général) ne t'avons pas compri, nous t'avons parfaitement compri. Combien de fois nous t'avons conseillé, combien de fois nous avons essayé de te consoler, de te trouver des solutions.
Mais à chaque solution / aide / élément de réponse que nous te donnions, tu trouvais soit une parade, soit tu disais que c'etait trop dur, soit tu disais que c'etait impossible.
Il est temps de te prendre en main, cela fait depuis au moins 6 mois que tu me dis que tu devrais aller voir quelqu'un. Sauf que tu ne le fais toujours pas.
Arrete de te morfondre sur toi même va de l'avant, et arrete d'attendre de l'aide des gens de ce topic, car tout ce que tu obtiens en postant sur ce topic, c'est de la confortation dans ta déprime.
Ne crois pas non plus que pour nous c'est facile de te dire ca, ta déprime m'affecte, mais d'un autre coté je commence à en avoir ras le bol que tu ne fasses rien pour aller mieux.
La solution ce n'est pas nous, c'est toi.
Alors prends toi en main, va de l'avant, va voir quelqu'un, sort!

Message cité 1 fois
Message édité par limpkin le 13-05-2007 à 20:45:16
n°11521750
Frozen-War​nings
Posté le 13-05-2007 à 21:01:46  profilanswer
 

quand je dis ne pas me comprendre c'est le sentiment que j'ai dans ma vie, comprendre et ressentir de la compassion sur le net c'est plus courant (surtout un topic déprime), dans la vraie vie c'est pas tout à fait pareil... Et puis là j'étais enervée.


Message édité par Frozen-Warnings le 13-05-2007 à 21:04:53
n°11522748
PeSSouZiX
Posté le 13-05-2007 à 22:08:19  profilanswer
 

pepelemoko a écrit :

Pour moi, pour l'instant rien ne me semble "pas facile"...

et quand c'est facile, encore une fois, y a un manque de repère ... quand c'est difficile, il y a un stimulus > se sortir de la merde, paskeu ça pue trop, c'est intenable (c'est une image), on sait se qu'on a à faire (s'éloigner de la merde), donc faire n'importe quoi, mais le faire !
 
Je viens de lire tes posts, y a des choses qui ressortent, reviennent, dont ce manque de repères (et de stimulation), ta relation avec tes parents (ton père beaucoup absent, en déplacement ... ça fait, là aussi, un gros repère qui saute), ta mère qui focalise sur tes kilos, ce que tu manges (faire le lien nourriture-affection), elle se "rabat" peut-être sur ton alimentation (et ses conséquences) parce que l'aspect affectif qui vous lie est moins "controlable" pour elle. Face à ça, toi tu ne peux que te sentir frustré ... tu n'es plus un bébé, tes préocupations sont autres, voir même assez hautes ! Trop pour ta mère, j'ai l'impression ... ça la dépasse, je crois qu'elle a du mal à te suivre. [:virginie]  
 
Je te trouve très adulte. Quand j'ai lu, ensuite, que tu étais étudiant, j'ai été surprise, tes écrits semblaient émaner d'une personne bien + agée.
 
Et puis, il y a ce solipsisme, cette période de doutes, avec comme une "coupure" avec le monde extérieur, les autres, tes parents, cette introspection bouillonnante, etc, et tout ça aurait été déclenché par ce constat alarmant fait par ta mère sur ton poids ?  
Tes kilos, ce que tu manges, ça voile autre chose, l'affectif. Elle prend peut-être conscience que tu n'es plus son bébé, que, quelque part, elle te perd, tu lui échappes, elle n'arrive plus à répondre à tes attentes (stimuli, repères)
En tout cas, nourriture, poids, ce n'est qu'un détail (déclencheur, révélateur, surement), mais rien de plus, le poids idéal étant le poids de forme, celui où tu se sens bien, genre celui où tu "faisais plein de choses" avant que ta mère te coupe dans ton élan.
 
Pour ceux qui te disent: "tu réfléchis trop!" (ils n'ont pas tort ^^), mais c'est aussi propre à cette période de ta vie, de ta croissance (et pas seulement physique), tu es loin d'être con, tu étudies la philo, tu te gaves de fruits ... ton cerveau doit être à son rendement maximum là ! [:ooterreuroo] ;)
Tu est rempli de questions sans réponses, tu as ce manque certain de repères et stimuli, tu doutes ... le doute est bon, "les doutes unissent; les convictions séparent.", le doute est un stimulant, il remet en > questions.
Les réponses, les convictions, les certitudes, les vérités, on peut se reposer dessus, mais ça n'empêche pas que rien n'est acquis pour toujours, ce qui est vrai aujourd'hui ne l'est pas forcément demain, rien est constant, et ni le bonheur parce qu'il y a 1 milliard au moins de formes de bonheur (selon chacun, selon le moment, selon le contexte, etc....), le bonheur, c'est pas un bouton OFF/ON qu'on peut actionner et il peut toujours varier, évoluer, changer ... bref, y a un bon paquet de questions comme ça qui n'ont pas vraiment de réponses, où bien 1 milliard au moins de différentes selon ...
 
"Pensez vous que parlez de cela avec un "psy" puisse être enrchissant ? En fait, je n'ai nullement envie d'aller voir un "psy" pour une question, pour ainsi dire, "d'honneur personnel", au sens où dans mon esprit les gens allant voir un psy sont censés être malades, déprimés, etc... Ce n'est pas une tare en soi mais mon honneur m'interdit de me voir comme ca" >>  oh le zoli mur ... :whistle:
 
ça c'est à creuser !
 
Pour le côté enrichissant, si le psy est bon, je suis sûr que ça peut être un +. Faut-il attendre d'être au fond du trou, agonisant, terrassé par la souffrance pour avoir le droit (l'honneur ?) de consulter un psy ?
Pourquoi faire des bilans de santé alors ?
Le psy reste un guide (approprié pour des recherches introspectives), et moins tu vas mal au moment d'aller le voir, moins longtemps tu auras besoin de lui. Mais franchement, je ne vois pas de raisons de réserver le psy uniquement pour le stade ultime du mal-être morbide.
 
Par rapport à l'ensemble de tout tes posts, ça mériterait d'être développé d'avantage, mais je suis vannée (boulot today et demain encore, levé à 4h), bref, j'ai pu les idées très claires, mais je voulais quand même te répondre 1 chouilla, en attendant mieux.  

vk_phoenixfr a écrit :

PeSSouZiX, très joli texte, je dois l'admettre et assez perspicace puisqu'effectivement je pense que je ne me sentirais vivant qu'en courant dans tous les sens, en vivant l'Aventure, et certainement pas en rencontrant les mêmes embouteillages tous les matins en allant au même boulot, en faisant le meme café dans la même cafetière, puis me rendant au même bureau pour commencer à faire le même travail....
 
Mais comment changer de vie sans tout foutre en l'air? Et quelle aventure, où, comment, quoi ?

>> comme conseillé avant: d'abord, te débarrasser de cette peur-angoisse pesante qui te pousse à étouffer tes besoins, envies, désirs, aspirations, et qui, finalement, te pousse à te détruire
C'est la 1ère étape, et tu auras surement besoin d'aide pour savoir où et comment chercher son origine.
 
Quand tu auras compris comment et pourquoi elle s'est installée, elle sera déjà moins puissante, et influente, elle commencera à se désarmer et tu verras bien mieux en toi, tu redeviendras en mesure de savoir ce que tu veux vraiment, qui tu es réellement.
 
Quant à la manière de faire, ça ne peut être que la tienne, ce sera la meilleure. :)
 
(à tout les 2: merci pour le compliment :jap:)


Message édité par PeSSouZiX le 13-05-2007 à 22:11:35

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Deviens un Ami de Kalaweit シ Ne jetez plus, réparez ! °⌣°
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