Pistouillette Ouh là ! | kcendre a écrit :
Au delà de l'antécedent, c'est justement toi qui depuis quelques pages compare ce qui n'est pas comparable Il n'est ni légalement, ni même moralement possible de comparer des infractions benignes ou des comportements inadaptés ( qui plus est avant mariage/parentalité) avec des actes de violences comme péter le bras de quelqu'un qui relèvent, eux, du contrôle judiciaire et de la condamnation pénale!
Ce qui est interpellant c'est que ton parti pris semble être celui de protéger le droit du parent, y compris violent, plutôt que celui de l'intérêt et de la protection des enfants. ( et anecdotiquement celui de la victime aussi )
C'est au nom de l'interet et de la protection des enfants que justement on place leurs droits AVANT celui de la protection des droits parentaux et c'est parce qu'il y a consensus pour considerer les enfants comme victimes directes ou collatérales de la violence domestique que leur protection comme victimes prévaut très largement sur celles d'un potentiel droit de visite.
Parce que le droit est ainsi fait, plutôt à raison à mon sens, celui des victimes prevaut sur celui des coupables quand il y a conflit d'intérêt. Il me semble qu'on a tous.tes été à peu près raccord pour répondre que la meilleure idée était de faire légalement les chose pour la niècer de Laska mais il serait parfaitement logique que n'importe quel JAF statue pour que l'enfant ne voit son père que dans un contexte adapté ( lieu neutre / espace médiation ) en presence d'un tiers, tiers qui de toute manière serait necessaire puisque lorsqu'on pete le bras de sa compagne en general ça d’assorti d'une interdiction d'approcher la victime.
Et d'une manière plus générale, si on peut certes souhaiter, pour tous et idealement une meilleure prise en charge psychiatrique des malades, ( et encore il y a un pacson de littérature qui distinguerait franchement la violence intrafamiliale de la "maladie psychiatrique" …), c'est joli sur le papier ton droit à la redemption mais dans le practico pratique c'est surtout imposer aux victimes un pardon qu'elles ne sont pas du tout obligées d'offrir puisque concretement ton système revient à obliger tant les gamins que le parent vicitme de violences conjugales à pardonner et faire confiance à ce pauvre choupiviolent au nom de son droit à LUI à la redemption en s'asseyant gentiment sur leurs droits à eux de se (re-)construire en sécurité.
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Il y a parti pris aussi de ton côté. Tu considère par défaut qu'une personne violente dans le cadre de sa relation conjugale le sera forcément dans le cadre de sa relation parentale. Or, ce n'est pas forcément le cas et ça n'ouvre pas à l'autre parent des droits illimités, dont celui de partir avec toutes les conséquences que cela a pour l'enfant et ses relations avec l'autre parent. L'enfant peut mal vivre d'être séparé d'un parent, déraciné de son lieu de vie et de ses habitudes. La protection de l'enfant, c'est sur tout les aspects.
La protection peut se faire autrement qu'en privant un enfant d'un de ses parents : rencontres en lieux sécurisés, suivi psy du conjoint violent en cas de crainte pour la sécurité des enfants, etc...
Tu dis qu'il serait logique qu'un JAF statue que l'enfant en voit le parent violent que dans un cadre surveillé... Mais pour le bien de l'enfant, est-il logique de le déraciner ?
Et ton parti pris te fait dire qu'une fois qu'une personne a commis un acte répréhensible, elle doit être condamnée à vie, déchue définitivement de ses droits et n'a plus son mot à dire. Or, une fois la peine purgée et la menace écartée, un individu dispose normalement de ses droits civiques.
Je vais prendre mon cas : mon ex m'accuse de violences car en 12 ans j'ai donné deux fessées peu fortes à mes enfants et les tiens par les épaules pour les calmer quand ils deviennent intenables. Pour ma part, je dis que les manipuler (leur souffler quoi dire lors d'auditions, accuser la famille de l'autre parent de comportements imaginaires), leur promettre des choses afin d'obtenir des comportements puis ne pas tenir les promesses ("si tu fais la vaisselle, les lessives, plie le linge et passe le balai, je t'offrirai un animal comme chez papa... Ah mais il reste un grain de poussière, tu n'auras donc rien" ), tenir un discours dénigrant envers l'autre parent et sa famille ("la mère de ton père est une mégère, dans sa famille les femmes sont considérées comme des servantes, puis ils sont juste méchants" ou encore "papa et sa famille montent sur le toit pour le casser et essayer de rentrer dans la maison" ), jouer sur du chantage affectif (je vais pleurer en m'isolant car déclare vouloir la garde alternée et pas moi) et les craintes ("chez papa, il va y avoir la guerre, tu seras à l'abri chez moi et pas chez lui" ), c'est aussi une forme de violence, qui joue sur la construction des enfants. Partant de ton principe, doit-on emmener les enfants loin de mon ex ET de moi, afin de les protéger ?
Dans le cas de Laska, nous n'avons qu'un seul son de cloche. Partant de là, il me semble problématique de dire "mais oui, un parent peut décider seul de partir avec les enfants". Qui nous dit que la mère ne fait pas montre de violences psychologiques sur les enfants ? Et même comme ça, les injonctions d'éloignement veulent dire que la personne violente ne doit pas s'approcher, pas que ça autorise l'autre parent à partir refaire sa vie et celle de ses enfants à l'autre bout de la France. Et même si c'était le cas, rien n'empêche la personne violente de faire 5h de route pour venir te péter la gueule, donc c'est une fausse solution qui n'apporte que des conflits et déracine les enfants.
sylbuzz a écrit :
Un peu rapide les corrélations entre violences conjugales, parentales, animales, psychologiques, physiques et j'en passe.
Tout n'est pas lié.
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Merci. |