Pour celles de ceux qui avaient suivi, je m'étais séparé de ma copine l'année dernière après des menaces et insultes où j'ai gardé les écrits.
Des mois se sont passés avant qu'on puisse finalement parler sans élever la voix. Elle était toute mielleuse, en larmes et culpabilisait d'avoir été aussi mauvaise.
Je lui avait finalement donnée une seconde chance car j'étais convaincu qu'entre elle et moi, l'histoire n'était pas terminée et que je devais aller au bout pour ne pas avoir de regrets même si j'ai mis du temps.
Elle ne s'énervait plus pour un rien, avait pris en comptes mes critiques sur son comportement et j'avais senti qu'elle voulait vraiment se rattraper.
J'ai finalement 'cédé' tout en gardant en moi cette méfiance.
La reprise était surprenante car globalement, à tous niveaux, c'était mieux qu'avant.
Comme si on s'était retrouvés pour ne vivre que le meilleur.
Cela a duré quelques mois puis elle a subi une grosse opération. J'étais aux petits soins, tout s'était bien passé malgré des effets secondaires pénibles pour elle et en plus la périménopause.
J'ai fait preuve de patience mais je sentais petit à petit revenir ses traits de caractères qui me hérissaient. Je mettais ça sur le compte de la post opération et de reprendre une vie normale on va dire.
Mais elle a commencé à s'embourber dans des projections à se faire des nœuds au cerveau genre j'allais la quitter pour une de ses amies car elle n'était plus en mesure de me satisfaire sur une courte période alors que je suis quelqu'un de patient et bienveillant, sujet qui avait été abordé ensemble, il n'y avait aucune ambiguïté, je l'avais rassurée comme je pouvais (je ne l'ai jamais trompée mais elle se faisait des films très souvent dès que je parlais à une femme, sa jalousie excessive...).
Petit à petit elle commence à aller mieux mais à besoin de retrouver des sensations donc je m'exécute pour l'aider à ce niveau (d'un point de vue uniquement sexuel je précise). Une seule position lui donnait un peu de plaisir et le reste elle ne sentait rien.
On continuait notre jeu de séduction par écrit comme avant mais arrivé au lit, c'était toujours la même chose et il fallait que je fasse comme elle dit. Encore une fois, je ne disais rien car je savais que suite à son opération, elle devait retrouver ses sensations.
Elle raconte partout à notre entourage qu'elle a une libido de malade mais le constat c'est que j'avais pas forcément toujours envie et que c'était quand elle l'avait décidé. Là encore je ne disais rien car je comprenais que la situation n'était pas facile pour elle.
Mais à chaque fois que j'avais envie, elle était en speed, pas dispo, fatiguée ou toujours une excuse. Par contre à l'écrit on se chauffait.
Jusqu'à ce qu'elle me reproche de lui mettre trop de pression alors qu'elle disait encore partout qu'elle avait envie en permanence.
Là je lui fais part de sa contradiction et elle vient à s'imaginer que j'ai couché avec une de ses meilleures amies car elle estimait ne pas pouvoir me satisfaire. Je ne comprenais pas jusqu'à ce que je me pose la question si elle avait toujours du désir pour moi.
La communication est essentielle, j'essaye de comprendre et encore une fois la rassurer. Elle me ressort les mêmes poncifs que l'année d'avant avec ce manque de confiance en elle qui l'a fait douter de tout et n'importe quoi.
Je tente de la rassurer encore et encore, mais j'essaye de comprendre aussi ce que je fais de mal.
Et là j'en prends plein la gueule sur mes exigences au lit (alors qu'avant pour elle tout allait bien). Je lui dis que si c'était maladroit je m'en excusais mais qu'elle aurait pu me dire plus tôt que ce qu'on avait toujours fait avant ne lui convenait plus (les messages pour se chauffer notamment quand j'ai ma semaine avec mes enfants), comme ça je me serais adapté et surtout j'aurais paru moins honteux car je culpabilisais vraiment.
Elle me dit que pour compenser, elle m'offre des cadeaux et des restos, je lui dit que le matériel ce n'est pas ce qui fait tout dans un couple, elle me dit qu'elle le sait mais qu'elle ne peut pas et ne sait pas faire autrement pour le moment.
Bon ça, ça a toujours été mais de là à l'avouer...
Je patiente toujours je communique mais je sens plus d'envie chez elle, on se voit quelques minutes vite fait mais plus pour des bricoles qu'autre chose. Nos seuls moments ensemble c'est au resto.
On est partis quelques jours en avril, c'était sympa mais bien plus de restos qu'autre chose. Je sens par ailleurs que je prends du poids progressivement tout en ayant arrêté le sport, mon corps m'avait envoyé des signaux.
L'été se passe, on enchaîne les soirées avec les amis les barbecues, les ambiances sont top mais elle se plaint sans cesse.
Sa meilleure amie de quinze ans ans on est proches mais pas au point de baiser ensemble, elle voyait quand même d'un mauvais œil notre complicité... Alors qu'elle avait osé dire que si un jour il lui arrivait quelque chose, c'est avec cette amie qu'elle aurait voulu que je sois car elle est 'gentille'. Et elle lui bourre la tête plusieurs fois genre 'vous êtes faits pour être ensemble c'est pas possible autrement' 'oh les tourtereaux doucement' quand on rigolait.
À force de le répéter, c'est vrai qu'on se trouve des points communs, on s'adore mais pas au point de faire quoi que ce soit. Sujet d'ailleurs débattu et clos. Je reviendrai là dessus, vous comprendrez pourquoi.
N'empêche je lui dis de faire attention que ça ne monte pas trop à la tête de notre amie en commun qui s'est séparée et qui voudrait refaire sa vie. Passons...
Je sens néanmoins globalement que je reviens dans un schéma déjà connu et où le naturel revient au galop. Je reste toujours méfiant en me disant qu'elle peut vriller à tout moment.
Il y a plus d'un mois après un été où elle me reproche de pas avoir été présent auprès d'elle, alors qu'on avait enchaîné les soirées constamment en nombre et que les moments à deux c'était encore et toujours les restos, le reste elle n'avait jamais le temps (ni l'envie parce que j'étais à l'initiative), on devait partir ensemble début septembre une semaine.
On se prend la tête car je lui dis que ses contradictions me gonflent, que j'ai très mal pris le fait de lui mettre cette pression alors qu'elle disait partout qu'elle voulait baiser constamment. A deux doigts de lui rendre ses clefs, elle fond en larme, s'excuse, me dit qu'elle souffle jamais avec son taf mais qu'elle a hâte qu'on se retrouve pour notre semaine ensemble.
Je la regarde et lui dit que cette semaine sera décisive... Elle me dit qu'elle comprend.
On part avec ses trois chiennes, globalement ça va mais dans un coin de ma tête j'avais anticipé que si je me faisais chier, je prendrais justement de quoi m'occuper.
La location est super, promenades sur la plage avec les chiennes, restos, repas ensemble, jacuzzi. Tout semble aller pour le mieux.
Mais niveau complicité c'est pas ça.
Elle bosse, elle bosse, elle bosse.
Autant je comprends le besoin de continuer à faire du business mais elle n'a pas coupé une seule fois. Alors qu'on était tous les deux.
Elle passe son temps sur son téléphone à appeler ou se faire appeler, je suis dans mon coin je ne dis rien je m'occupe.
Sur la plage pas une seule fois on s'est tenus la main. Certes c'est agréable de promener les chiennes mais bon...
Le jacuzzi je lui fais des massages, elle adore ça et je tente de voir si elle est réceptive pour plus, ça n'a pas l'air de l'intéresser donc je n'insiste pas. Elle avait prévu de faire sa compta un soir car très en retard, finalement elle ne la fait pas, elle reporte pour la faire en fin de semaine, moi je suis sur le canapé à regarder la télé et elle va se coucher en se plaignant d'être fatiguée pour scroller deux heures sur insta dans le noir.
Je suis tout seul comme un con alors qu'on aurait pu passer du temps tous les deux.
Je dors seul car elle ronfle et elle a pris la chambre d'à côté avec sa chienne aussi qui ronfle, pas une fois elle n'est venue le matin me voir pour être avec moi vu qu'on ne passait pas la nuit ensemble blottis l'un contre l'autre.
Je lui dis qu'elle aurait pu, elle rétorque qu'elle ne voulait pas faire aux autres ce qu'elle n'aimait pas qu'on lui fasse alors que je lui rappelle qu'elle m'avait dit par le passé de la réveiller n'importe quand pour la sauter... Bref.
On rentre une journée plus tôt, le matin du départ elle pique une crise pour des clefs qu'elle ne sait plus où elle les a mises, je la canalise et en rentrant elles étaient bien là où elles devaient être. Elle me balance quand même 'plus jamais je prends une semaine en septembre'... Sympa.
Je rentre chez moi, soulagé de retrouver mon cocon et la solitude et mes chats...
Ces chats justement qui ont été nourris toute la semaine par... Notre amie en commun ! Eh oui encore elle.
Elle donnait des nouvelles régulièrement, ça me faisait plaisir de voir mes amours et qu'on s'occupe d'eux.
Elle me laisse un message comme quoi elle avait caché des petites figurines un peu partout sauf dans les chambres et qu'elle en avait mis 20.
J'ai trouve l'idée sympa, trouvé quelques uns mais j'ai touché à rien car je comptais faire la chasse au trésor avec mes enfants. Ces derniers ont adoré, c'était génial à voir.
Je raconte ça à ma copine... Je sens à l'écrit qu'elle l'a mal pris. Je lui dit que c'est marrant et que c'est le genre d'attention qui fait toujours plaisir et voir mes grands enfants être comme des gosses à fouiller le moindre recoin, c'était top.
Elle me balance que son amie a réussi avec les enfants là ou elle a échoué (elle a déjà vu mon fils mais plus compliqué avec ma fille qui est en mode protection de sa mère donc j'y allais par étape).
Je me dis que ça va passer... Mais je sens progressivement les échanges moins nombreux et de toute façon, je ne suis pas motivé elle me gonfle.
Il y a 10 jours je ramène mes enfants chez mon ex, le vendredi soir je suis donc dispo pour une semaine mais j'ai envie d'être seul donc je décline sa proposition d'aller chez des amis à elle, je ne m'en souvenais plus et cela ne me disait rien.
Elle relance le samedi midi, pour un resto. Je dis non.
Le soir, elle est invitée chez d'autres amis que je connais, elle m'a demandé je me dis allez ok sinon ça va péter...
Elle passe me chercher, et dois faire un truc avant avec des clients.
Au moment se se garer elle me dit 'je te préviens avant que tu sois mis au courant, j'ai appelé XXX (l'amie en commun) pour mettre les choses au clair'. Je lui demande pourquoi, et elle me dit qu'elle n'a pas apprécié son petit jeu de cacher des petits objets, qu'elle a pénétré mon intimité, que cela ne se faisait pas, qu'elle devait se mêler de ses affaires, qu'elle voyait bien qu'elle me tournait autour et qu'elle avait éteint le feu avant que ça ne dégénère tout en me disant que j'y suis pour rien dans l'histoire mais qu'il valait mieux la recadrer. Manifestement elles se sont prises la tête, moi je fais les gros yeux genre c'est quoi ces histoires inventées de toutes pièces... Je sens que ça me chauffe et me gonfle à un point. Elle me dit que je suis naïf et que pour elle, on ne tourne pas autour de moi comme ça genre elle a bien vu qu'elle tentait se se rapprocher.
Là j'ouvre ma gueule, je lui dis que sa jalousie excessive lui faisait raconter n'importe quoi. Que je n'étais pas intéressé et elle non plus, qu'il n'y avait jamais eu d'ambiguïté, que c'était plus un geste adorable et sympa qu'autre chose, et qu'il n'y avait certainement pas matière à aller aussi loin en foutant en l'air une amitié de quinze ans comme ça.
Je lui demande si elle est vraiment sérieuse quand elle pense que sa meilleure amie voudrait lui piquer son mec et que moi j'irais fricoter sinon la quitter pour quelqu'un de son entourage ??
Je lui dis encore qu'elle s'invente elle-même ses propres problèmes et qu'elle n'a finalement pas changé... Je lui demande de me ramener chez moi car hors de question que je passe une soirée avec un état d'esprit où je l'ai très mauvaise et lui balance tout ce que j'ai sur le cœur.
Je lui dit notamment que depuis un moment, je vis avec des flash de la séparation de l'année dernière où j'ai vu son côté le plus sombre qui soit et que je devais vivre avec quand elle s'énerve, s'agace ou vrille pour une connerie, j'ai des visions de ce qui m'était arrivé avec ses menaces et insultes.
Elle n'accepte pas qu'on lui fasse des reproches, pique des colères, dit que j'ai pas de couilles de rien lui dire depuis des mois à ce sujet.
Je réponds en lui disant que la semaine de vacances qui devait être décisive a été finalement une semaine sympathique mais comme si j'étais parti avec une pote...
Elle encaisse, me dit qu'elle a merdé effectivement et qu'elle n'avait pas envie de moi car pas de libido. J'ai dit que je le comprenais mais qu'elle avait dit 'amène le lub' pour finalement ne jamais l'utiliser... Toujours des promesses. Je ne me suis pas plaint une seule fois car je savais pertinemment à quoi m'attendre.
Dans ma tête je n'avais plus de sentiments mais je redoutais sa réaction tellement elle est d'une violence... Les stigmates de l'an passé sont toujours là hélas.
Évidemment je ne me laisse pas faire mais je lui rappelle que les restos et les cadeaux c'était pas ça qui faisait le ciment d'un couple.
Et là elle me dit pour la peine, tu vas me rendre TOUT ce que je t'ai offert sans exception.
Drôle de conception des cadeaux.
Sachant de quoi elle est capable, je préfère éviter le conflit car pas envie de retrouver mes pneus crevés ou ma maison brûlée (les menaces de mort l'année dernière au même titre que le chantage au suicide m'ont vaccinés), je lui ai tout rendu.
Elle a piqué sa crise, m'a encore insulté mais je lui ai dit que c'était terminé, qu'on avait essayé mais que ça ne fonctionnait plus.
Manifestement je ne suis pas patient ni indulgent avec elle, je ne suis qu'une merde à qui elle a tout donné de sa vie pendant deux ans, qu'elle était trop gentille, qu'elle souffrait depuis son opération, qu'elle ne mérite pas ce qui lui arrive...
Aucune remise en question, apparemment j'ai tout faux, j'ai profité d'elle, de sa confiance etc
Je me suis sorti de cette relation après avoir tout essayé. Je n'ai aucun regret d'avoir tenté de redonner une seconde chance à notre histoire, ça s'était très mal terminé mais j'ai voulu vraiment aller jusqu'au bout de ce qui était possible et me dire que si c'est terminé c'est que définitivement ça ne pouvait plus marcher.
Elle a des qualités que j'adore mais des défauts qui sont devenus rédhibitoires et sujets à conflits permanents. Elle a beau tenté de rappeler que dans un couple c'est normal de s'engueuler, moi je dis que ça va trop loin, j'ai été suffisamment patient. Elle me dit aussi que les opposés s'attirent. Je réponds que ça peut mais que sur certains points, c'est impossible tout bonnement.
Elle me dit qu'elle me bloquera pour pouvoir passer à autre chose, m'a demandé si ma décision était définitive au cas où elle aurait une nouvelle chance. J'ai dit non c'est terminé. Bloque moi fais ce que tu as à faire.
Elle finit par me dire que je n'ai pas intérêt à fréquenter quelqu'un de son entourage, sous entendu ne te tape pas une de mes amies... Jamais ça me viendrait à l'esprit et même ses amies... Je n'arrive pas à comprendre cette jalousie qu'elle s'imagine.
C'est triste mais c'est ainsi.
Je me sens tellement mieux depuis la rupture, je n'étais pas épanoui, j'ai été patient et attentionné, et surtout je pense que malgré mes défauts car je ne suis évidemment pas parfait, j'ai tout fait pour donner une seconde chance à cette histoire mais on ne change pas les gens et je ne me voyais pas continuer ainsi.
J'attendais le bon moment, finalement elle m'a donné une opportunité de pouvoir tout lui balancer avec cette histoire de jalousie.
À noter que cette amie m'a dégagé des RS, j'ai rien fait dans l'histoire mais c'est moi qui prend.
Bref, je peux vous paraître maso mais je comprends tellement ces gens qui savent qu'ils foncent dans le mur tout en espérant quand même avoir un petit espoir de vision à long terme sur la relation...
Au moins je me dis que je n'aurai pas à me poser telles ou telles questions sur telles ou telles choses... J'ai vraiment tout essayé et il fallait arrêter. Je n'ai pas le sentiment d'avoir perdu à peu près deux ans, au contraire, l'adage 'je sais ce que je veux, je sais ce que je ne veux plus' prend tellement tout son sens...
Je me rends compte que ce n'est jamais facile de quitter ce genre de relation. Elle n'aura pas de nouvelles chances. Nouveau départ pour moi.
Mais putain que ça a été violent.
Je vais merveilleusement bien, libéré et soulagé.
C'est tout ce qui compte...
Désolé pour le pavé. J'accepte qu'on me balance des légumes pourris sur la gueule car pour vous ça paraît évident que ça n'allait pas marcher et que JAMAIS vous auriez redonné une seconde chance.
Au moins j'ai vécu ça, ça reste une expérience, j'en tire toujours le positif malgré tout.
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♫ Enjoy the silence ♫