Prozac a écrit :
C'est discuté et variable en fonction du type de crime commis. Mais les faits sont là : le nombre de crime (incluant les récidives, les statistiques ne font pas la différence) sont dans le pire des cas inchangées.
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Ce qui revient à dire que la peine de mort, non seulement de dissuade pas, mais encourage les primo-criminels (je sais pas si ça se dit, mais ça se comprend, non?).
En effet si sur 1000 crimes, 50 étaient dû à des récidivistes, alors après l'exécution des jugés coupables on devrait s'attendre à 950 crimes (on prend un crime par criminel pour simplifier). Or tu dis que l'on retrouve toujours le même nombre de crime sur la période, ce qui signifie que la peine de mort favoriserait le passage à l'acte de 50 primo-criminels? Qu'elle ne dissuade pas, OK, mais qu'elle encourage, je reste sceptique ...
D'autre part, si le pays abolitionniste n'appliquait la peine de mort que très rarement, ce qui me semble être le cas de la France avant 81, il est normal que le taus ne change pas. Je n'ai pas trouvé le nombre d'exécutés en France sur les différentes période avant 81.
Par contre j'ai trouvé ça : Au cours de l'année 2003, au moins 1 146 prisonniers ont été exécutés dans 28 pays et territoires
Dont 84% en Chine, soit environ 184 exécutés dans le reste du monde, ce qui est très faible par rapport au nombre de crimes produit sur une année.
La peine de mort, là où elle est appliquée, semble l'être à titre d'exemplarité, ce qui ne sert à rien ou presque, la peine de mort ne dissuadant pas.
Prozac a écrit :
Et tu crois que je le supporte ? Beh non. Mais la réponse n'est pas le retablissement de la peine de mort mais un changement du système judiciaire (jugement, peines encourues et modalités de remise en liberté).
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Oui, et à quel coût tout cela?
Prozac a écrit :
L'enfermement à vie (sans possibilité de remise de peine) pose les mêmes problèmes que la peine de mort. Et non, leur travail ne permet pas de financer en grande partie leur détention et les frais autour. Tu as une idée de l'ordre de grandeur ? C'est pas seulement la bouffe, l'eau et l'électricité, hein !
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Pour être franc, je faisais plus que m'en douter ... Raison de plus pour éliminer ceux qui, en l'ayant déjà prouvé dans les faits, représentent une menace pour la société.
Prozac a écrit :
Sur le point que tu cites, ce n'est pas une question d'être coopératif ou non. C'est dans l'état d'esprit du criminel. Dans une société aux lois violentes, les criminels sont d'autant plus violents. Quand la peine de mort se banalise, la mort d'un innocent aussi. Camus parlait dans le bouquin cité d'exécution pour des faits de vol. Et de pickpocket qui faisaient les poches des personnes qui assistaient à l'exécution. Dissuasion 0, banalisation du meurtre réussie
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Ca ne dissuade pas, on est d'accord la dessus.
Mais on pourrait aussi rétorquer que depuis l'abolition de la peine de mort en France, le phénomène des "tournantes" à pris de l'ampleur, et donc que l'abolition favorise le sentiment de risque quasi nul ... je ne pense pas qu'il y ai en fait de lien de cause à effet. Quand au lien de cause à effet entre justice violente - société violente, il est peut être tout simplement l'inverse que celui que tu donnes ... C'est un peu le coup de l'oeuf et la poule!
Prozac a écrit :
Tu rêves ou quoi ? Il y a des erreurs, il y en aura toujours. Mais les procédures actuelles prévoient des recours, des possibilités de rejuger une affaire; Ce qui fait une belle jambe au mec qui a sa tête dans un panier. Et n'oublie pas que si tu affectes plus de ressources pour les affaires criminelles, tu devras décharger les affaires moins graves : tu mettras plus de personnes en prison à tort pour des petits délits, tu libéreras plus de petites frappes dont on n'aura pas pu les moyens de prouver la culpabilité.
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Quand je parle de procédure, je pensais procédure + recours.
D'autre part, la justice a des moyens qu'elle n'avait pas il y a 20 ans, sur les preuves liées à la reconnaissance de l'ADN entre autre, ce qui permet d'aboutir à des certitudes encore plus nettes.
Enfin, il devrait il y avoir un moment où la justice devrait pouvoir trancher vite et bien: quand des faisceaux de preuves rendent toutes autres coupables que celui désigné impossible, et que les actes sont particulièrement intolérables. En écrivant cela, je pense aux 2 semi-hommes ferrailleurs dans le Nord qui avaient tabassé, violé puis massacré à mains nu quatre adolescentes au cours d'un fête de village. Une fois leur culpabilité clairement établie, hop! on ne traîne pas sur leur vie, leur oeuvre et leurs antécédent, couic!
Prozac a écrit :
Les taux de criminalité, c'est pas le % de criminels parmi les honnêtes gens, un C'est le nombre d'actes criminels par tête; Et ça inclue les crimes commis par des récidivistes. L'impact de la récidive avant/aprés abolition n'est pas une estimation perso devant ma télé. C'est une constatation faites à plusieurs reprise que le nombre d'actes criminels par tête est dans le pire des cas inchangé, et souvent même inférieur au bout d'un moment. Dans ton étude, ils n'en parlaient pas ? J'avais justement trouvé des chiffres du Canada quantifiant la baisse de la criminalité après abolition. C'était loin d'être négligeable.
Et encore une fois, que le nombre d'erreur soit grand devant le nombre de récidives n'est pas forcemment un constat d'echec. Les deux sont inévitables (après tout, il n'y a pas une race "normale" d'hommes incapables de commettre un crime donc empêcher toute récidive veut dire tuer tout criminel et même les délinquants, tant qu'on y est).
Les premiers sont en partie réparables (hors peine de mort), les récidives en général beaucoup moins dans des affaires criminelles.
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Pour les chiffres canadiens, c'était hors contexte peine de mort, seulement une étude sur la récidive, en particulier des délinquantes sexuel.
Pour le reste, je pense avoir déjà répondu.