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Auteur Sujet :

Mariage annulé pour mensonge sur virginité, vous en pensez quoi?

n°15032509
Profil sup​primé
Posté le 30-05-2008 à 18:28:28  answer
 

Reprise du message précédent :

Aranthys a écrit :

En fait, ce qui m'ennuie, c'est que tu pars du principe que le mariage ne devrait pas être annulé parce que tu considères que la raison n'en est pas valable.
Or, ce n'est pas toi qui est trompé dans le contrat en question [:gallycyborg]
A coté de cela, je suis tout a fait d'accord avec toi pour trouver cela complètement con, le problème, justement, c'est que le Mari ne considérait pas cela comme "complètement con" [:gallycyborg]


que  
 
L'adultère est une faute dans une relation (maritale ou non d'ailleurs il me semble), mais d'après d'autres lois. Là on parle des qualités essentielles, et il est possible (je suis prudent car je ne sais pas en fait...) que ça ne concerne pas les adultères

mood
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Posté le 30-05-2008 à 18:28:28  profilanswer
 

n°15032512
angellus2
Posté le 30-05-2008 à 18:28:34  profilanswer
 


Kalymereau a écrit :


Oui, mais comme ce n'est pas au plaignant de déteminer ce qui est essentiel (même dans le sens restrictif que tu proposes), mais à la justice, ça veut dire que la justice reconnaît bien comme essentiel (au mariage, ou plus largement) le fait que la femme soit vierge.
 
Si tu mets dans un contrat avec un fournisseur qu'une condition essentielle est que ton interlocuteur ne soit pas noir, c'est une clause discriminatoire qui sera jugée abusive (a priori) par la justice.
 


Elle a reconnu que c'était essentiel pour le mari, et c'est amplement suffisant.
Et ca n'implique en aucun cas que la virginité devienne la norme commune pour TOUS les mariages en France


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La vie est une tartine de merde dont on croque un bout tous les jours.
n°15032524
Kalymereau
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Posté le 30-05-2008 à 18:29:44  profilanswer
 


 
Bis repetita, la laïcité, ça veut aussi dire que l'Etat ne s'immisce pas dans des choses qui relèvent de ta sphère privée (à partir du moment où ça n'empiète pas sur le liberté et les droits d'autrui).


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n°15032529
Kalymereau
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Posté le 30-05-2008 à 18:30:21  profilanswer
 

asmomo a écrit :


 
Oui bien sûr, comme mon exemple du grain de beauté sur la fesse droite.


 
Voilà. Sauf que là j'ai des doutes que la justice reconnaisse que c'est une qualité essentielle.


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n°15032532
Kalymereau
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Posté le 30-05-2008 à 18:30:38  profilanswer
 

angellus2 a écrit :


sauf que le mariage n'a pas été annulé pour faute de virginité, mais pour le mensonge


 
ben non


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n°15032535
Smb
Posté le 30-05-2008 à 18:30:48  profilanswer
 

Le problème avec le droit, c'est que le commun des mortels déforme le sens des mots alors que c'est justement le plus important.
 
Par qualité essentielle, la loi veut dire un élément objectif (ie : qui était connu des deux conjoints) et déterminant dans le consentement du conjoint au mariage. Or en l'espèce la femme savait que la virginité était une motif déterminant du consentement de l'homme, elle a pourtant cacher la vérité et a reconnu l'avoir caché (suffit de lire le jugement...). L'homme peut donc demander de bon droit l'annulation du mariage.
 
Ce qu'il faut comprendre c'est que la virginité n'est pas globalement (on parlerait dans ce cas de raisonnement in abstracto) une qualité essentielle, mais une qualité essentielle pour le mari, c'est un cas d'espèce.
 
Mais je crois que même en le répétant ca ne rentrera pas car tout le monde donne son petit avis sans lire ceux d'avant.

n°15032548
angellus2
Posté le 30-05-2008 à 18:32:13  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 
Bis repetita, la laïcité, ça veut aussi dire que l'Etat ne s'immisce pas dans des choses qui relèvent de ta sphère privée (à partir du moment où ça n'empiète pas sur le liberté et les droits d'autrui).


la laîcité c'est la stricte neutralité de l'etat vis a vis des religions


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n°15032552
asmomo
Posté le 30-05-2008 à 18:32:29  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :

L'annulation du mariage faute de virginité est "contraire à la laïcité", selon le médiateur de la République
http://www.lemonde.fr/societe/arti [...] id=1051592

 

et après l'analogie avec la discrimination, qui ici a argumenté que c'était aussi un problème de laïcité ?
 [:shay]

 

C'est un comique ce gars non ? Il demande s'il y a tromperie si l'homme est impuissant, et justement ce cas a déjà été jugé et le mariage a été annulé.

 

Bon visiblement il n'est pas magistrat, ni même avocat, ni même n'a mis les fesses dans un cours de droit, donc c'est pas vraiment étonnant en fait...

 

edit : en fait c'est pire que ça, l'impuissance serait un cas courant d'annulation de mariage ! Très fort le gars, crédibilité 0 !


Message édité par asmomo le 30-05-2008 à 18:41:51

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n°15032553
angellus2
Posté le 30-05-2008 à 18:32:32  profilanswer
 


ben si


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La vie est une tartine de merde dont on croque un bout tous les jours.
n°15032555
Aranthys
Gâche sa vie avec son Pwôk
Posté le 30-05-2008 à 18:32:39  profilanswer
 

Smb a écrit :

Le problème avec le droit, c'est que le commun des mortels déforme le sens des mots alors que c'est justement le plus important.
 
Par qualité essentielle, la loi veut dire un élément objectif (ie : qui était connu des deux conjoints) et déterminant dans le consentement du conjoint au mariage. Or en l'espèce la femme savait que la virginité était une motif déterminant du consentement de l'homme, elle a pourtant cacher la vérité et a reconnu l'avoir caché (suffit de lire le jugement...). L'homme peut donc demander de bon droit l'annulation du mariage.
 
Ce qu'il faut comprendre c'est que la virginité n'est pas globalement (on parlerait dans ce cas de raisonnement in abstracto) une qualité essentielle, mais une qualité essentielle pour le mari, c'est un cas d'espèce.
 
Mais je crois que même en le répétant ca ne rentrera pas car tout le monde donne son petit avis sans lire ceux d'avant.


Exactement ce que je voulais dire, mais beaucoup mieux exprimé  :D  


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Posté le 30-05-2008 à 18:32:39  profilanswer
 

n°15032561
Kalymereau
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Posté le 30-05-2008 à 18:33:18  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Sauf que là, il ne s'agissait pas d'estimer le préjudice mais ce qui était essentiel pour le mariage.  


Oui mais c'est similaire. Enfin je peux me tromper, bien sûr. Pour le moment je n'ai rien lu qui aille dans le sens que c'est au marié(e) de définir lui-même ce qu'est une qualité essentielle. Même la chancellerie qui défend la décision du juge ne dit pas ça.
 

zad38 a écrit :


Et pour les cas que tu me cites, les deux côtés se mettent d'accord sur un contrat non ?


Oui mais c'est pas parce que les deux parties sont d'accord sur une clause que celle-ci est valide. C'est à la justice de dire si la clause est valide.


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n°15032564
la questio​n
Posté le 30-05-2008 à 18:33:38  profilanswer
 

yopyopyop a écrit :


J'aimerais pas vivre dans ta société idéale dans laquelle on ne peut pas traiter de connard les machos, les polygames, les racistes ou les abrutis qui exigent que leur bite soit leur premier corps etranger qui ait penetré le vagin de leur femme...
 


 
En même temps, dans ma société idéale, tu n"existerais pas.[:yems93]
 

yopyopyop a écrit :


Et? Ne pas vouloir rencontrer quelqu'un en surpoid ou qui est moche sur sa photo, ou que la photo laisse presager le pire dans les gouts de cette personne, c'est pareil que reclamer la virginité de sa partenaire?
 


 
Oui, ce sont des critères, critères à la con, mais des critères.  
 

yopyopyop a écrit :


Bah oui chacun ses critères. Mais il y'a des critères qui font de toi un brave connard et d'autres non.
Quelqu'un qui ne veut absolument pas rencontrer une personne maghrébine est un connard ou pas pour toi?
 


 
C'est subjectif.
 

yopyopyop a écrit :


:jap: C'est précisement mon point. On est en 2008 et pas en 1908. Il faut savoir evoluer avec la société dans laquelle on vit. Entre temps il y'a eu le droit de vote et l'emancipation de la femme, toussa... Bref les mecs qui refusent ca sont des connards, et si ca te defrise tu peux creer une asso et militer pour le retour aux valeurs de la vieille france, avec un peu de chance tu pourras gagner le droit qu'on ne traite pas un type comme ca d'abruti...


 
Parce que Meetic et cie est si moderne et si différent des bals et discothèques. :lol:


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Le rôle d'un ministre [...] est-il de jouer avec les mots, les notions et les chiffres [...] pour sauver la mise de son patron qui lance une idée idiote par jour ?
n°15032568
Kalymereau
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Posté le 30-05-2008 à 18:34:01  profilanswer
 

angellus2 a écrit :


Elle a reconnu que c'était essentiel pour le mari, et c'est amplement suffisant.


 
Je n'ai lu personne de qualifié pour dire que c'est suffisant [:spamafote]


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n°15032570
asmomo
Posté le 30-05-2008 à 18:34:04  profilanswer
 

Aranthys a écrit :

Drapal, le débat est intéressant.
 
Les deux points de vue que j'ai vu dans les dernières pages me parlent :
D'un coté, si dans un contrat, quel qu'il soit, une des deux personnes est reconnue lesée, il est normal que le contrat soit annulé.
D'un autre coté, le problème, ici, c'est le motif d'annulation du contrat - mais est-ce réellement a la justice de définir de manière universelle ce qui est considéré comme une justification pour casser un mariage ?
 
A titre personnel, evidemment que je trouve cela complètement con. Le souci, c'est que ce genre de notion varie d'une personne à l'autre : Pour certains, que sa femme aille voir ailleurs n'est pas une faute dans le cadre du mariage (certains l'encouragent même :whistle: ) - c'est aussi quelque chose qu'a titre personnel je ne peux pas concevoir, pourtant, cela n'entraine pas de tollé.
 
La question est tout sauf simple amha..


 
Dans le cas d'un contrat tu peux mettre des choses très farfelues sans pb. Dans le cas du mariage, certaines choses ne sont pas valables, notamment au niveau des effets du mariage : c'est défini par la loi et basta.
 
Mais pour la question qui nous occupe, l'article 180 laisse une certaine liberté.


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n°15032584
Aranthys
Gâche sa vie avec son Pwôk
Posté le 30-05-2008 à 18:35:22  profilanswer
 

asmomo a écrit :


 
Dans le cas d'un contrat tu peux mettre des choses très farfelues sans pb. Dans le cas du mariage, certaines choses ne sont pas valables, notamment au niveau des effets du mariage : c'est défini par la loi et basta.
 
Mais pour la question qui nous occupe, l'article 180 laisse une certaine liberté.


Merci pour la différence entre contrat et mariage :jap: :)


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n°15032586
Kalymereau
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Posté le 30-05-2008 à 18:35:37  profilanswer
 

Smb a écrit :

Le problème avec le droit, c'est que le commun des mortels déforme le sens des mots alors que c'est justement le plus important.
 
Par qualité essentielle, la loi veut dire un élément objectif (ie : qui était connu des deux conjoints) et déterminant dans le consentement du conjoint au mariage. Or en l'espèce la femme savait que la virginité était une motif déterminant du consentement de l'homme, elle a pourtant cacher la vérité et a reconnu l'avoir caché (suffit de lire le jugement...). L'homme peut donc demander de bon droit l'annulation du mariage.
 
Ce qu'il faut comprendre c'est que la virginité n'est pas globalement (on parlerait dans ce cas de raisonnement in abstracto) une qualité essentielle, mais une qualité essentielle pour le mari, c'est un cas d'espèce.
 
Mais je crois que même en le répétant ca ne rentrera pas car tout le monde donne son petit avis sans lire ceux d'avant.


 
Non mais le point est que la loi ne précise pas "qualité essentielle pour les mariés". Et encore une fois c'est à la justice de préciser ça, sinon ce serait "trop facile".


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n°15032588
Comet
Posté le 30-05-2008 à 18:35:40  profilanswer
 

angellus2 a écrit :


la laîcité c'est la stricte neutralité de l'etat vis a vis des religions


+1
 

Kalymereau a écrit :


En attendant je retiens que j'ai parlé ici d'une discrimination et d'une atteinte à la laïcité, termes utilisés par la Ligue des droits de l'homme et le Médiateur de la république (sans que je les aie lus avant), donc je suis assez content  :)


Ce qui revient à dire à la majorité des gens que la Justice a appliqué un jugement religieux, super :/


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*** ***
n°15032595
Kalymereau
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Posté le 30-05-2008 à 18:36:08  profilanswer
 

angellus2 a écrit :


la laîcité c'est la stricte neutralité de l'etat vis a vis des religions


 
et le Médiateur de la République est un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle


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n°15032597
la questio​n
Posté le 30-05-2008 à 18:36:29  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 
Bis repetita, la laïcité, ça veut aussi dire que l'Etat ne s'immisce pas dans des choses qui relèvent de ta sphère privée (à partir du moment où ça n'empiète pas sur le liberté et les droits d'autrui).


 
Mais alors les divorces sont prononcés par qui? le pape?  :heink:


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Le rôle d'un ministre [...] est-il de jouer avec les mots, les notions et les chiffres [...] pour sauver la mise de son patron qui lance une idée idiote par jour ?
n°15032598
helpeuse
I send an SOS to the world...
Posté le 30-05-2008 à 18:36:31  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 
Voilà. Sauf que là j'ai des doutes que la justice reconnaisse que c'est une qualité essentielle.


 
donc un point de beauté (tache visible sur la fesse) et une qualité non-essentiel mais un bout de peau invisble à l'oeil nu et qui de toute manière se déchireras "à l'usage" est une qualité essentielle.
 

n°15032601
angellus2
Posté le 30-05-2008 à 18:36:47  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 
Je n'ai lu personne de qualifié pour dire que c'est suffisant [:spamafote]


Citation :

Bon, au début, je souriais, mais le pétage de plomb généralisé qui saisit la classe politique ne m'amuse plus. Le jugement rendu par le tribunal de grande instance de Lille le 1er avril dernier (cette date n'aurait pu être mieux choisie) annulant un mariage à la demande du mari ayant découvert que son épouse en savait un peu trop donne lieu à un festival d'outrances comme j'en ai rarement vu. D'autant plus que l'unanimité n'est que de façade, car personne ne le condamne pour les mêmes raisons. Et pour cause, il y a gros à parier que personne ne l'a lu, ce jugement. Car il ne casse pas trois pattes à un canard boîteux, comme disait ma grand-mère, qui, elle était vierge (ascendant sagittaire).
 
Et là où je commence même à ressentir les premiers symptômes d'un agacement certain, c'est quand on répète en boucle que les époux étaient musulmans. Argh, l'Islam nous impose sa loi (la virginité de l'épouse n'ayant jamais préoccupé les chrétiens, c'est connu), les juges plient, la République est en danger, la laïcité agonise, que fait la police ? Ah, oui, elle est occupée.
 
Alors de quoi s'agit-il ?
 
Tout d'abord, l'époux est Français. L'épouse, je l'ignore, le jugement est muet là-dessus. Pour des raisons philosophies et religieuses, que précisément la laïcité républicaine nous interdit de juger, il voulait absolument épouser une jeune femme de la même confession, et vierge.
 
Il rencontre une jeune femme qui répond au premier critère et qui, leur relation devenant sentimentale, lui affirme qu'elle répond aussi au second, alors qu'il n'en est rien. Pourquoi ? Je l'ignore. Toujours est-il que son fiancé ne lui a jamais caché l'importance que ce critère représentait pour lui et qu'elle a prétendu mensongèrement le remplir.
 
Vient la nuit de noce, et le mari découvre que son épouse lui a menti, et sur un point dont il n'a jamais caché l'importance qu'il lui attachait. L'épouse lui révèle alors qu'elle a déjà eu une relation sentimentale qui, si elle n'a pas eu de fruit, lui a coûté une fleur.
 
L'époux ne veut plus de cette union qui s'est construite sur un mensonge. Dès le soir des noces, il se sépare de son épouse et veut faire dissoudre ce mariage.
 
Il saisit donc la justice, mais par une procédure fort rare, la nullité du mariage. Quasiment tombée en désuétude depuis la libéralisation du divorce en 1975, elle n'est plus enseignée à la faculté que comme une curiosité, ses effets divergeant de la nullité contractuelle de droit commun.
 
Cette nullité repose sur l'article 180 du Code civil :
 
    Le mariage qui a été contracté sans le consentement libre des deux époux, ou de l'un d'eux, ne peut être attaqué que par les époux, ou par celui des deux dont le consentement n'a pas été libre, ou par le ministère public. L'exercice d'une contrainte sur les époux ou l'un d'eux, y compris par crainte révérencielle envers un ascendant, constitue un cas de nullité du mariage.
 
    S'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage.
 
Cet article protège le consentement des époux, qui doit être libre et sincère. C'est là un point essentiel du mariage. Le mariage tient en effet à la fois du contrat (un accord de volonté qui fait naître des obligations) et de l'institution (certains de ces effets et sa dissolution sont fixés par la loi et ne sont pas laissés à la liberté de choix des époux). Sa nature contractuelle exige un consentement pur : monsieur veut vraiment épouser madame.
 
Cela exclut que monsieur soit menacé de mort s'il ne dit pas oui (je n'invente pas : c'est une jurisprudence de la cour d'appel de, je vous le donne en mille : Bastia, 27 juin 1949), ou subisse quelque pression que ce soit. C'est le sens de la question posée par le maire : voulez-vous prendre pour époux … ?
 
Outre la violence faite aux époux, l'alinéa 2 prévoit que le consentement d'épouser la personne porte non seulement sur son identité mais sur qui elle est vraiment. Tout couple, a fortiori un couple qui se lie par le statut contraignant du mariage, repose sur la confiance en l'autre. Si cette confiance a été trahie avant même le mariage, la loi considère que le consentement au mariage peut en être atteint.
 
Mais la loi se garde de définir ces qualités essentielles, et la jurisprudence de la cour de cassation laisse le juge décider si, selon lui, les qualités invoqués sont ou non essentielles. On appelle cela le pouvoir souverain du juge du fond, la cour de cassation n'étant pas juge du fond mais du droit. Seules exigences de la jurisprudence : l'erreur doit être objective et déterminante, c'est-à-dire reposer sur un fait et être telle que, sans cette erreur, l'époux ne se serait pas marié.
 
On a donc une collection de décisions qui donnent des exemples ponctuels. Ont ainsi été considérés comme qualités essentielles :l'existence d'une relation extraconjugale que l'époux n'avait nullement l'intention de rompre ; la qualité de divorcé (qui fait obstacle à la tenue d'un mariage religieux chrétien) ; la qualité d'ancien condamné ; la qualité de prostituée ; la nationalité ; l'aptitude à avoir des relations sexuelles normales (le jugement ne définit pas la relation sexuelle normale, pour la plus grande tristesse des étudiants en droit) ; la stérilité ; la maladie mentale ou le placement sous curatelle.
 
Venons-en à notre jugement. Sa lecture est fort instructive. Dommage que les spécialistes de l'indignation sur commande s'en soient manifestement passés.
 
Premier point intéressant. Contrairement à ce que Libé laisse entendre en écrivant «Dès le lendemain, l’époux cherche à faire annuler son mariage », les époux n'ont pas fait preuve d'un empressement frénétique. L'époux a délivré son assignation fin juillet 2006, soit trois semaines après le mariage, et il ne va plus rien se passer pendant plus d'un an. Ce qui va faire que le tribunal, lassé d'attendre va radier l'affaire le 4 septembre 2007, qui sera rétablie pour être jugée en octobre 2007. Mais bon, le mari musulman qui répudie sur le champ sa femme pas assez chaste, c'est plus vendeur, n'est-ce pas ?
 
Une procédure en nullité de mariage, c'est un procès presque comme un autre. Il y a un demandeur. Ici, c'est le mari. Il expose au juge ses prétentions, que voici :
 
il demande l' annulation du mariage sur le fondement de l'article 180 du code civil, que chacune des parties supporte ses propres dépens. Il indique qu'alors qu'il avait contracté mariage avec [son épouse] après que cette dernière lui a été présentée comme célibataire et chaste, il a découvert qu'il n'en était rien la nuit même des noces. [son épouse] lui aurait alors avoué une liaison antérieure et aurait quitté le domicile conjugal. Estimant dans ces conditions que la vie matrimoniale a commencé par un mensonge, lequel est contraire à la confiance réciproque entre époux pourtant essentielle dans le cadre de l'union conjugale, il demande l' annulation du mariage.
 
Il y a un défendeur. Ici, c'est l'épouse. Et que dit-elle pour sa défense ? Voilà ce que tous les indignés oublient de dire ou ignorent :
 
Elle demande au tribunal de lui donner acte de son acquiescement à la demande de nullité formée par [son époux], dire que chacune des parties supportera la charge de ses propres dépens, ordonner l'exécution provisoire du jugement.
 
Bref, l'épouse consent à la procédure de nullité.
 
Le mariage, en France, comme tout ce qui touche à l'état des personnes, est d'ordre public : la procédure doit être communiquée au parquet pour qu'il indique sa position. Il faudra qu'un jour je fasse un billet sur le rôle civil du parquet, qui est très important et méconnu, on ne lui connaît que son rôle pénal de poursuite des infractions.
 
Dans ce dossier, le parquet dit : « Je m'en rapporte à la sagesse du tribunal », ce qui signifie que ça ne lui pose aucun problème.
 
Mettons nous un instant à la place du juge : il a un demandeur qui lui demande d'annuler son mariage car son épouse l'a trompé. Il a un défendeur qui lui demande d'annuler son mariage car il a trompé son époux. Il a un procureur qui dit de ne pas l'ennuyer avec ce dossier, car il y a un nouveau billet sur le blog d'Eolas. Et il a un article 408 du Code de procédure civile qui lui dit :
 
    L'acquiescement à la demande emporte reconnaissance du bien-fondé des prétentions de l'adversaire et renonciation à l'action.
 
Pourquoi diable le juge rejetterait-il cette demande qui ne pose de problème à personne ?
 
Certes, le même article 408 précise que :
 
    [L'acquiescement] n'est admis que pour les droits dont la partie a la libre disposition.
 
Ce qui n'est pas le cas de la nullité du mariage qui est d'ordre public. Il a le pouvoir légal de rejeter cette demande et l'obligation légale de la justifier s'il y fait droit.
 
Il va décider d'y faire droit, en motivant sa décision ainsi :
 
D'abord, il rappelle le droit tel qu'il va l'appliquer.
 
    - Attendu qu'aux termes de l'alinéa 2 de l'article 180 du code civil, s'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage ; que, par ailleurs, l'article 181 - dans sa rédaction issue de la loi du 4 avril 2006 applicable à la cause - précise qu'une telle demande n'est plus recevable à l'issue d'un délai de cinq ans à compter du mariage ou depuis que l'époux a acquis sa pleine liberté ou que l'erreur a été par lui reconnue ;
 
Simple rappel des textes en vigueur.
 
    - Attendu qu'il convient en premier lieu de constater qu'en l'occurrence, l'assignation a été délivrée avant l'expiration d'un délai de cinq années suivant la célébration du mariage et la découverte de l'erreur ; que l'action en annulation du mariage s'avère dès lors recevable ;
 
Premier point qu'il doit vérifier : la demande est-elle recevable, doit-il l'examiner ? La réponse est oui. Deuxième question, la demande est-elle fondée ? Ce qui induit la question : quelles sont les règles applicables ?
 
    - Attendu qu'en second lieu il importe de rappeler que l'erreur sur les qualités essentielles du conjoint suppose non seulement de démontrer que le demandeur a conclu le mariage sous l'empire d'une erreur objective, mais également qu'une telle erreur était déterminante de son consentement ;
 
C'est-à-dire que l'erreur ne vient pas de celui qui l'invoque mais était connu de l'autre époux, et que sans cette erreur, il n'aurait pas consenti au mariage.
 
Ces règles posées, le juge va constater qu'elles s'appliquent, et ce par un raisonnement fort habile qui fait que ce juge mérite plus des applaudissements que les injustes lazzis dont il fait l'objet :
 
    Attendu qu'en l'occurrence, [l'épouse] acquiesçant à la demande de nullité fondée sur un mensonge relatif à sa virginité, il s'en déduit que cette qualité avait bien été perçue par elle comme une qualité essentielle déterminante du consentement de [l'époux] au mariage projeté ; que dans ces conditions, il convient de faire droit à la demande de nullité du mariage pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint.
 
L'habileté échappera à qui n'est pas juriste, mais je m'y attarde car c'est un superbe cas pratique pour des étudiants de première année (tiens ? Les partiels approchent…)
 
L'acquiescement de l'épouse à la demande en nullité n'était pas possible, car la matière est d'ordre public : art. 408 alinéa 2 du code de procédure civile. Alors que fait le juge pour faire droit à cette demande ? Étudiants en première année, prenez le temps de réfléchir, c'est un beau cas pratique du droit de la preuve.
 
Il déduit de cet acquiescement inefficace un aveu judiciaire : article 1356 du Code civil. L'épouse dit acquiescer à la demande de son mari. Elle ne le peut pas, mais ce faisant, elle avoue devant le juge qu'elle savait que son hymen importait à son époux et qu'elle savait qu'elle ne l'avait plus (son hymen, pas son mari ; quoique maintenant elle n'a plus ni l'un ni l'autre).
 
Le juge y trouve donc une preuve irréfutable (l'aveu judiciaire ne peut être rétracté) du caractère objectif et déterminant de l'erreur. Ite missa est, comme ne dit pas le Coran.
 
Et hop, mariage annulé.
 
Ce qui est une action d'une banalité affligeante, faite sur un fondement anecdotique, est devenu en quelques jours un scandale national car chacun y projette ses fantasmes, la religion musulmane des intéressés n'y étant pas pour rien, la palme revenant à ce communiqué de l'association Ni Putes Ni Soumises, que j'ai connue plus inspirée, et qui aboutit à faire dire à ce jugement que les femmes non vierges n'ont plus le droit de se marier.
 
Ce jugement ne dit absolument pas que le mariage d'une femme non vierge est nul, ni que la virginité est une qualité essentielle de la femme. Il dit ceci et rien d'autre. Madame Y… a menti à Monsieur X… sur un point qu'elle savait très important pour lui. Elle savait que si Monsieur X… avait su la vérité, il ne l'aurait probablement pas épousé. Et d'en tirer les conséquences légales que lui demandent les deux époux dans ce qui après tout est leur vie.
 
Là où les indignés des micros se muent tous en Tartuffe, c'est quand on se demande ce qu'il serait advenu en cas de rejet de la demande. Ces époux seraient-ils restés mariés et auraient-ils vécu heureux avec beaucoup d'enfants ? Non, ils auraient divorcé. Par consentement mutuel, puisqu'ils étaient d'accord pour se séparer. Consentement mutuel qui exclut que soient abordés les raisons du divorce. Donc dissolution du mariage, mais l'honneur est sauf : on ne saurait pas pourquoi.
 
Bref, prenez ce mouchoir et cachez-moi cette virginité que je ne saurais voir. Tartuffe est toujours face à Dorine.


---------------
La vie est une tartine de merde dont on croque un bout tous les jours.
n°15032603
Aranthys
Gâche sa vie avec son Pwôk
Posté le 30-05-2008 à 18:37:01  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 
et le Médiateur de la République est un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle


Quand on voit les conneries que dit notre président parfois, pourquoi pas le médiateur de la république, hein [:cosmoschtroumpf]


Message édité par Aranthys le 30-05-2008 à 18:39:48

---------------
♪ Living is easy with eyes closed, misunderstanding all you see... It's getting hard to be someone but it all works out, It doesn't matter much to me. ♪
n°15032608
asmomo
Posté le 30-05-2008 à 18:37:32  profilanswer
 

helpeuse a écrit :

un petit bout de peau entre les cuisses est-ce "une qualité essentielle" de la personne???


 
La virginité c'est un peu plus qu'un bout de peau, normalement...


---------------
New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°15032616
Kalymereau
This is not a method
Posté le 30-05-2008 à 18:37:57  profilanswer
 

asmomo a écrit :


 
Dans le cas d'un contrat tu peux mettre des choses très farfelues sans pb.  


 
ben non [:spamafote]. Pas si les clauses s'opposent à des disposition d'ordre public. Cas classique des contrats dans le commerce et dans l'immobilier.


---------------
rm -rf internet/
n°15032618
angellus2
Posté le 30-05-2008 à 18:38:11  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 
et le Médiateur de la République est un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle


sur ce cas, oui, le jugement n'a rien avoir avec la religion des personnes


---------------
La vie est une tartine de merde dont on croque un bout tous les jours.
n°15032625
Kalymereau
This is not a method
Posté le 30-05-2008 à 18:39:04  profilanswer
 


 

Comet a écrit :


Ce qui revient à dire à la majorité des gens que la Justice a appliqué un jugement religieux, super :/


 
Non, parce que c'est la laïcité au sens large. Ça me paraît vraiment évident [:spamafote]
 


---------------
rm -rf internet/
n°15032632
la questio​n
Posté le 30-05-2008 à 18:39:40  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 
et le Médiateur de la République est un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle


 
visiblement oui.
Voici le texte du procès: http://www.maitre-eolas.fr/tgi-lille-1er-avril-2008
Trouve-moi la moindre mention de la religion dedans :jap:


---------------
Le rôle d'un ministre [...] est-il de jouer avec les mots, les notions et les chiffres [...] pour sauver la mise de son patron qui lance une idée idiote par jour ?
n°15032639
Moondance0​6
Posté le 30-05-2008 à 18:40:00  profilanswer
 

asmomo a écrit :


 
La virginité c'est un peu plus qu'un bout de peau, normalement...


 
Je pense aussi que c'est une notion  et un symbole très important dans la vie d'une jeune femme, même occidentale.
Pas comme la couleur de cheveux ou le coton dans le soutif :p

n°15032642
Kalymereau
This is not a method
Posté le 30-05-2008 à 18:40:05  profilanswer
 

helpeuse a écrit :


 
donc un point de beauté (tache visible sur la fesse) et une qualité non-essentiel mais un bout de peau invisble à l'oeil nu et qui de toute manière se déchireras "à l'usage" est une qualité essentielle.
 


 
Ben c'est ce que je comprends de la décision de justice, oui [:spamafote]


---------------
rm -rf internet/
n°15032645
helpeuse
I send an SOS to the world...
Posté le 30-05-2008 à 18:40:30  profilanswer
 

asmomo a écrit :


 
La virginité c'est un peu plus qu'un bout de peau, normalement...


 
ha ? c'est quoi de plus?

n°15032649
angellus2
Posté le 30-05-2008 à 18:40:45  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 
Non, parce que c'est la laïcité au sens large. Ça me paraît vraiment évident [:spamafote]
 


Citation :

La laïcité désigne la séparation du civil et du religieux. Le principe de séparation des pouvoirs politique et administratif de l’État du pouvoir religieux en est une application.


au sens large ou pas, la laicité n'a rien a voir avec la vie privée des gens


---------------
La vie est une tartine de merde dont on croque un bout tous les jours.
n°15032650
asmomo
Posté le 30-05-2008 à 18:40:55  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :

ben non [:spamafote]. Pas si les clauses s'opposent à des disposition d'ordre public. Cas classique des contrats dans le commerce et dans l'immobilier.


 
Non mais alors autant on peut argumenter que la virginité n'est pas une qualité essentielle, autant c'est clairement écrit nulle part. C'est de ça que je parlais.
 
Tu peux faire un contrat du genre un paie pour que l'autre vienne chier dans son jardin tous les jours, c'est pas interdit donc ça passe, pourtant c'est farfelu non ?


---------------
New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°15032664
Cardelitre
ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ
Posté le 30-05-2008 à 18:41:48  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


Oui, mais comme ce n'est pas au plaignant de déteminer ce qui est essentiel (même dans le sens restrictif que tu proposes), mais à la justice, ça veut dire que la justice reconnaît bien comme essentiel (au mariage, ou plus largement) le fait que la femme soit vierge.

Pas "au mariage" non, essentiel à "leur mariage".
 

Kalymereau a écrit :

Si tu mets dans un contrat avec un fournisseur qu'une condition essentielle est que ton interlocuteur ne soit pas noir, c'est une clause discriminatoire qui sera jugée abusive (a priori) par la justice.

Mais le mariage est discriminatoire, par essence. Encore heureux d'ailleurs. C'est toi qui fixe les condition à l'établissement du mariage, que ces conditions soient discriminatoire c'est obligé, tu te maries avec une personne sur la base des qualités que tu estimes qu'elle a. Ces qualités peuvent parfaitement être discriminatoires, ce n'est pas à la justice ou à l'Etat de te dicter qui tu peux considérer comme éligible à se marier avec toi, c'est à toi et à toi seul sur des critères dont toi seul peut décider. Comme dit maintenant plusieurs fois sur ce fil, il existe de nombreuses formes de contrat, le mariage en est un acceptant par définition des discriminations.

Kalymereau a écrit :


Non. Tout comme quand tu vends un appartement, tu n'as pas le droit de mettre n'importe quoi comme conditions dans l'acte de vente (du genre "l'acheteur ne modifiera pas la disposition intérieure" ). Même si l'acheteur accepte ces conditions en signant, il pourra ensuite faire valoir qu'elles sont abusives et donc réputées non écrites.


Un contrat de mariage n'est pas un contrat de location, ça t'a pourtant été expliqué plusieurs fois ici. Tous les contrats ne répondent pas aux mêmes conditions.


---------------
Intra-Science  -  To thine own self be true
n°15032669
Comet
Posté le 30-05-2008 à 18:42:24  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :


 
Non, parce que c'est la laïcité au sens large. Ça me paraît vraiment évident [:spamafote]
 


Peu importe: pour la plupart des gens: le mot "laïcité" est lié à celui de "religion". Parler donc d'une atteinte à celle-ci concernant ce jugement est donc faire une belle erreur de comm. Et ne va surement pas apaiser le débat sur la religion musulmane.

Message cité 1 fois
Message édité par Comet le 30-05-2008 à 18:43:11

---------------
*** ***
n°15032675
Moondance0​6
Posté le 30-05-2008 à 18:42:48  profilanswer
 

helpeuse a écrit :


 
ha ? c'est quoi de plus?


 
 :sweat:  
 
Physiquement c'est un bout de peau ok... mais sa représente bien plus pour la majorité des filles.

n°15032677
yopyopyop
หมดตูด
Posté le 30-05-2008 à 18:42:58  profilanswer
 

keall a écrit :


 
Mais on a evolué, chacun peut vivre librement avec ses convictions, et cette descision ne remet pas en cause la liberté des femmes.  :jap:


on? toi aussi tu reclames la virginité de ta future femme?
et t'as vraiment l'impression d'avoir evolué?

n°15032687
Cardelitre
ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ
Posté le 30-05-2008 à 18:44:00  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :

Le jugement rendu va donc dans le sens que la virginité est une qualité essentielle, c'est tout.


Une qualité essentielle pour l'établissement de ce mariage particulier, pas du mariage en général.


---------------
Intra-Science  -  To thine own self be true
n°15032696
helpeuse
I send an SOS to the world...
Posté le 30-05-2008 à 18:44:41  profilanswer
 

Moondance06 a écrit :


 
Je pense aussi que c'est une notion  et un symbole très important dans la vie d'une jeune femme, même occidentale.
Pas comme la couleur de cheveux ou le coton dans le soutif :p


 
Un symbole de quoi exactement? du fait que la fille n'a jamais eu de relation sexuelle avant le mariage? et si la jeune épousée avait "avoué" avoir pratiqué des fellations??? aurait elle été encore "vierge"????
 
l'hymen est un bout de peau il peut être endommagé par certaines sport ou la masturbation.

n°15032698
asmomo
Posté le 30-05-2008 à 18:44:52  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :

Non mais le point est que la loi ne précise pas "qualité essentielle pour les mariés". Et encore une fois c'est à la justice de préciser ça, sinon ce serait "trop facile".


 
Et c'est exactement ce que le juge a fait. Tu as lu l'article d'Eolas en entier ? Il a justement utilisé le consentement de l'épouse comme preuve de la qualité essentielle.


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New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°15032703
Aranthys
Gâche sa vie avec son Pwôk
Posté le 30-05-2008 à 18:45:24  profilanswer
 

Cardelitre a écrit :

décider. Comme dit maintenant plusieurs fois sur ce fil, il existe de nombreuses formes de contrat, le mariage en est un acceptant par définition des discriminations.


C'est triste d'ailleurs, j'obligerais bien Angelina Jolie a se marier avec moi pour discrimination physique [:thalis]


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n°15032714
asmomo
Posté le 30-05-2008 à 18:46:15  profilanswer
 

Kalymereau a écrit :

et le Médiateur de la République est un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle


 
Bah il semblerait que oui. Déjà il n'a fait aucune études, ça aide pas pour parler de droit...


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