hé, les gars et les garces (ben oui, comme par hasard le féminin est dépréciatif, comme c'est étonnant...),
un forum vous savez c'est un panneau ousseque les gens écrivent ce que eux, elles, pensent dans leur tête à eux.
pour vous donner une approximation, ça ressemble un peu à ici ;-)
je n'ai pas cherché sur le forum des charles de gaulle (ni celui des chiennes de garde, d'ailleurs notre vrai nom c'est les cacaouettes du groenland) si telle ou telle personne avait parlé des pictogrammes des toilettes, parce que de toute façon ce sont des discussions d'individu à individu, pas la parole de l'association (d'ailleurs on peut même critiquer l'asso sur le forum, tant qu'on le fait sans insulte et sans sexisme, si je jugeais votre forum à certains messages, le bilan serait pas super brillant, si je poste c'est que je m'arrêt pas à ça). Maintenant c'est vous qui voyez, j'ai croisé l'autre soir un type qui vote UMP qui disait qu'il fallait obliger les gens à travailler, quitte à les mettre dans des camps s'ils veulent pas. Vous croyez que c'est la position de l'UMP?
La misandrie, dans les textes du bureau et nos actions, j'aimerais bien savoir où elle est.
j'avais pas prévu de causer tant que ça chez vous, mais vu le nombre de commentaires je vasi pas faire la sourde oreille : nous serions "contre" avant d'être "pour". Ca, c'est une question d'interprétation, je peux pas dire "c'est faux" même si j'ai pas cette impression, je peux dire en revanche comment, en tant qu'un des responsables de l'assoc, je vois les choses :
au départ on est "pour" l'égalité. Ce qui fait qu'on rejoint une assoc ou qu'on devient militant-e au sens large du terme, c'est parce qu'on constate que l'égalité reste très partielle. Ces inégalités, ces discriminations, on est "contre" et c'est cette volonté de faire reculer les inégalités pour se rapproche de l'égalité, qui fait que d'une simple valeur (préférer l'égalité) on passe au militantisme.
Je suis pour que les femmes ne soient plus tabassées ni violées (vu que ce sont elles qui sont en très grande majorité vicitmes de ces violences), je suis pour que les femmes gagnent autant que les hommes à travail équivalent, et qu'elles aient les mêmes chances d'emploi que les hommes. Ok, je suis "pour", c'est positif. Mais si on était dans cette situation, je vois pas trop pourquoi je militerais.
Je vais faire une pétition pour dire "la semaine du tant au tant il n'y a pas eu de violences conjugales dans mon entourage, soutenez nous"?
Excusez, mais si on nous accuse de tomber dans la futilité je crois qu'on atteint des sommets....
Les orgas féministes, commes les antiracistes, les écolos, etc., rêvent du jour où elles n'auront plus de raison d'exister en tant qu'organisations militantes. En attendant, on a du boulot.
Les Chiennes de Garde participent au Collectif National pour les Droits des Femmes (cndf) avec des dizaines d'autres orgas. Toute l'année 2005 a été émaillée d'actions, d'étapes d'une campagne contre les violences. Nous avons sollicité des médias comme radio france, libé, le monde, etc., sans succès (la press est libre, nous sollicitons, elle dispose).
En mars 2006, on nous propose de marrainer une pétition qui va dans le sens de ce que nous disons sur le langage. Nous acceptons volontiers. Un article parait illico dans Libé, france info nous sollicite, ainsi que rmc, la bbc, la presse suisse en parle, etc.
Sur ce coup là, qui des deux préfère mettre l'accent sur la partie la moindre grave du combat, nous ou les médias?
En l'occurrence il n'y a pas eu de stratégie médias de notre part (vous me croyez ou non, après, c'est vous que ça regarde).
Pour les violences, la presse préfère sans doute mettre en avant le travail d'Amnesty (cf le rapport sorti en novembre dernier) ou de Ni Putes Ni Soumises. Si c'est le raisonnement, il se tient, ça me choque pas même si c'est pas forcément à otre avantage.
En revanche, il n'y a quasiment que nous qui parlions AUSSI du langage comme une des parties du système sexiste. En même temps, on préfère susciter le débat plutôt que rien.
Au passage, je ne vois où nous aurions récupéré ou revendiqué les combats de nos prédécesseures en en revendiquant la maternité.
Sur "mademoiselle", il ne s'agit pas de PREFERER l'appellation "madame" ou l'appellation "mademoiselle", le fond du problème c'est qu'on a 2 mots, là où d'ordinaire 1 seul est utilisé pour les hommes. Du coup, à partir du moment où 2 mots différents peuvent désigner la même femme, il va nécessairement y avoir des connotations différentes attachées à l'un et l'autre de ces termes. Il se trouve que ces connotations sont pas univoques, on le voit bien sur ce forum puisque certaines femmes préfèrent "mademoiselle" alors que d'autres s'en passeraient volontiers. A partir du moment où il y a 2 mots ça veut dire que la QUESTION se pose, chaque fois que je rencontre une femme, comment l'appeler? Et comment répondre à celui qui vous pose la question? certaines personnes vont régler la question une fois pour toute en disant "madame" systématiquement en milieu professionnel, par exemple. N'empêche qu'au départ la question se posait.
En fait la nature "insultante" est un point très intéressant, en fait il ne s'agit pas d'une insulte mais d'un comportement qui, dans le fond (pas forcément consciemment, ça dépend des cas) est sexiste. D'ailleurs on ne dit jamais "madame salope" ou "mademoiselle la pute", et c'est d'autant plus ologique que quand on insulte un mec on l'insulte toujours au féminin quand on veut en rajouter (alors que traiter une femme d' "enculée"... ça n'existe pas). C'est comme si on vous demandait si on doit vous appeler "alex ou 'sir' alex?" histoire de bien souligner que votre noblesse éventuelle est importante donc votre roture serait un brin dévalorisante, ou comme si un agent immobilier de votre connaissance demandait systématiquement si vous êtes locataire ou propriétaire, histoire de savoir si vous pouvez être une bonne affaire pour lui.
Demander à l'administration de mettre fin à une pratique qui n'a pas de justification, ce n'est pas mettre en accusation les individus en leur martelant "j'ai raison et toi tu es une merde". Je trouve ça assez pédagogique au contraire comme manière de faire évoluer les choses. C'est un point de vue.
Dans les années 1990, le débat pour ou contre la "parité" faisait rage. Parmi les personnes hostiles, beaucoup disaient que c'était un combat "futile" et qu'il suffisait de "laisser faire le temps, les mentalités évolueront spontanément". La loi a été adoptée en 1999, les femmes sont passées de 12.% à 15% à l'assemblée nationale, et les partis préfèrent perdre des millions d'euros de financement pour pouvoir continuer à mettre des mecs dont il n'est pas systématiquement prouvés qu'ls doivet leur place à leur compétence. Futile? Comment ne pas voir un parallèle pourtant avec les entreprises qui ne respectent aucune des lois sur l'égalité salariale votées depuis 1982?
Les réactions aux changements du langage sont, on dirait bien, fonction des enjeux qu'on y met. "Portable" et "téléphone portable" ont remplacé "GSM" sans souci et sans opposition. "Mis en examen" a remplacé "inculpé", et là non seulement tout le monde s'y est mis mais on trouve ça très bien parce qu'on voit clairement qu'il s'agit de souligner ouvertement la présomption d'innocence.
Le langage est un instrument de la pensée. La psychologie, la psychanalyse, la littérature, la politique, accréditent ce point de vue.
En 1999 l'Association des Femmes Journalistes a publié une étude, "dîtes le avec des femmes", dont les résulatst sont saisissants : dans les journaux d'information, non seulement les femmes sont moins nombreuses, mais les femmes interviewées sont citées principalement avec leur seul prénom et avec leur situation familiale, alors que les hommes sont cités presque toujours avec leur nom de famille et qu'on mentionne plutot leur situation professionnelle que familiale.
Question : est-ce génétiquement féminin de perdre son nom de famille lorqu'on apparaît sur l'écran de tf1?
Est-ce génétiquement masculin de perdre ses enfants quand on est interviewé dans le Parisien, et féminin de perdre son boulot quand on est interviewée dans le Monde? Evidement vous pouvez me rétorquer que les utilisateurs de "mac" et de "pc" ont des génomes incompatibles et qu'on ne les a jamais vus se reproduire entre eux. On va considérer que c'est une exception ;op
"c'est pas parce qu'il y a du racisme qu'on doit peindre la noirs en blanc" intéressante comparaison mais qui ne marche pas. D'abord parce que la comparaison consisterait à dire ce n'est pas parce qu'il y a du sexisme qu'on doit greffer une paire de couilles aux femmes. Ensuite parce qu'il ne s'agit pas de l'identité des personnes (couleur de peau, sexe) mais de comportements verbaux.
spécial neko ga :
http://chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=265
special ezan
http://chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=416 :
et notre audition à l'assemblée nationale http://www.assemblee-nationale.fr/ [...] 405001.asp
Une dernière chose, pas sur le langage mais sur les caractéristiques "féminines" et "masculines". D'abord, les études sérieuses sur le cerveau (cf. catherine vidal http://chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=356) montrent qu'il n'y a pas de cerveau masculin ou féminin, et que les différences individuelles l'emportent sur les différences sexuées.
Ensuite : il y a encore 50ans on pensait majoritairement qu'une femme n'était "pas faite" pour être flic, commando, pilote de chasse. Aujourd'hui on trouve des femmes à tous ces postes, et je doute qu'on confie un avion qui coute des dizaines de millions d'euro à une pilote simplement parce qu'elle est une femme et que ça fait bien sur les brochures du ministère. On pensait aussi que si la médecine ou la magistrature étaient presque exclusivement masculines, c'était normal, que c'était dû à des aptitudes et des caractères masculins qui se prêtaient mieux à ces fonctions. Il se trouve qu'aujourd'hui en médecine et à l'école nationale de la magistrature, les femmes sont majoritaires (et les condamnés ne les trouve pas spécialement plus laxistes ou plus douces que les juges hommes). Précision : ce sont deux professions à concours. Et rien ne dit que la proportion sexuée ne va pas continuer à évoluer, dnas un sens ou dans l'autre. Je prends exprès 2 professions dans leur ensemble pour éviter l'effet grossissant de l'xemple bien choisi, la perle rare exception qui confirme la règle.
A une époque, le chic du chic était de se maquiller, aussi bien hommes que femmes. Aujourd'hui c'est purement féminin (quoique le maquilage masculin réapparaisse, timidement).
Pour la proportion de femmes en informatique, une membres de chiennes de garde qui est informaticienne bosse justement là dessus http://chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=55 . Plus largement on s'aperçoit, études nombreuses à l'appui, que plusierus facteurs expliquent la répartition inégale des orientations scolaires-professionnelles. On incite parfois sans s'en rendre compte, ce sont les observatiosn sociologiques qui ont fait apparaître ça : modèles sociaux auxquels s'identifier positivement (on peut penser que le nombr de femmes dans la poice va continue d'augmenter, de ce point de vue), modèles immédiats auxquels sidentifier positivement (connaître directement une femme informaticienne, qu'elle soit ou non de la famille), soutien et pression des parents (l'absence de soutien est perçue confusément mais a un impact fortement décourageant), soutien et pression du système scolaire (les études révèlentq ue les profs qui s croient égalitaires s'adressent différemment aux garçons et aux filles, interprètent différemment selon le sexe des attitudes identiques, voir notent différemment une copie selon le sexe supposé de l'élève, comme l'ont montré des tests sur des groupes de profs corrigeant des mêmes copies aevc le vrai prénom ou un prénom de l'autre sexe). lorelei a déjà abordé la question. Au fait lorelei, la pub dont tu parles
a été assez critiquée sur le forum, et en l'occcurrence les CDG sont d'accord (réduction au rôle de mère, comme le dit enzan)
p47alto1, je vois pas trop où et quand tu entendrais des féministes, je dois bien dire, mais si tu vas sur notre site et notre forum, tu verras qu'il y a eu des engueulades sévères sur la maternité, certaines sont anti-maternité super remontées, d'autres se trouvent très bien comme mères, et pour ce qui est de l'asso, nous sommes simplement pour qu'on n'érige pas la maternité en modèle (c'est la liberté qui doit être le modèle, en revanche après si tu fais des enfnats tu assume, mais c'est un autre sujet). Nous sommes cohérent-e-s alto, idem neko ga, tu nous entends pas chaque matin à la radio, ça ne veut pas dire que nous cautionnons l'idéologie familiaiste. Nous sommes pour une approche qui considère les femmes comme individues, avant tout, c'est incompatible avec le fait de rtouver supérerieures les femmes qui sont mères.
Bref, je suis "pour" :-)
pour parler de liens qui ne sautant pas forcément aux yeux, pour considérer le sexisme comme un système qui s'immisce jusque dans des actes anodins (remplir un document administratif avec 2 cases pour les femmes et une pour les hommes),
pour ne pas avoir peur de passer pour des rabat-joie et persévérer à epliquer nos analyses et nos positions,
pour promouvoir l'égalité à tous les niveaux sans en négliger aucun (assemblée nationale comprise ;-)
pour le dialogue et l'ouverture (sauf à vous présenter ouvrtement comme antiféministe rien ne vous empêche de participer à notre forum pour voir si une discussion est possible, même si évidement la provoc' ne vous apportera pas beaucoup de sympathie)
pour ne pas ernoncer à l'utopie sous prétexte qu'on ne l'ateindra jamais (ça merci on est au courant)
ce coup ci je crois que je vais vraiment vous laisser entre hardeux, j'en ai assez écrit pour 10ans. Le mélange de vannes et d'arguments est un cocktail assez intéressant chez vous, ça me change.
mathieu des chiennes de garde (pardon, des Carottes du Gers)