Non, je ne crois pas.
Citation :
t as toujours raison et tu fais semblant de lire ...
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Ou alors tu t'exprimes de façon très vague, si j'ai mal compris ton intervention (auquel cas j'en suis désolé).
Citation :
si t es pas d accord dis le mais lis l article avant de dire n importe quoi
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S'il y a un désaccord, c'est sur : 1/ l'importance à donner à ce fameux ADN non codant en regard de ses proportions (les fameux 90%/10%) - ce en quoi tu as répondu à côté, puisque je te parlais (je cite) de ''la proportion relative d'ADN non codant'' - ce à quoi tu rappelles le rôle comme réservoir de diversité génétique (ce sur quoi tout le monde est d'accord !) ;
2/ la signification épistémologique de ''non codant'', d'où mon (je cite) ''à l'heure actuelle''.
Citation :
pour ce qui est des possibilités evolutives c est un reportage vu a la télé comme je l ai dit precedemment
enfin bon entre un chercheur specialisé et un gamin de 18 ans pretentieux je sais qui je prefere croire
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Croire ? Comprendre intimement les divers phénomènes en question serait déjà pas mal, mais encore mieux serait de pouvoir comprendre les implications mais aussi les limites.
C'est ça qui me semble très périlleux : sauter des faits directement aux conclusions générales, du type 'le pourcentage d'ADN non codant présent chez une espèce X correspond à la diversité génétique déjà acquise'. Le problème étant que ce 'junk DNA' recouvre en fait une floppée de processus différents, des pseudovirus/rétrotransposons etc. à l'ADN égotiste transposable à l'infini.
Citation :
et personnellement je trouve que cette theorie tient assez bien la route ca reste a prouver ok. mais c est pas plus fou que de parler de trous noirs il y a 30 ans (ou meme de nos jours)
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Je n'ai pas vu de théorie, plutôt des hypothèses dont certaines amenées à être vérifiées, avant de sauter d'une simple compréhension quantitative (les fameux 97% ou 10% ou 45%...) à une interprétation qualitative (l'histoire de lignées, la diversité potentielle etc.). (Pour faire un parallèle, tu dois avoir entendu parler des phylogénies moléculaires, qui avaient suscité un énorme engouement (youpi, une horloge moléculaire universelle etc.) ... avant que tout le monde déchante, à la fois par confrontation avec d'autres données, mais aussi en comprenant les limites de la méthode. Dommage car ça arrangeait beaucoup de monde, d'ailleurs.
Citation :
n importe quoi ...
ton raisonnement n a aucun sens et tu continues a prendre des raccourcis avec la logique
que ca prenne du temps peut etre je vois pas ou tu veux en venir mais ta conclusion n a aucun rapport
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Et bien si. Car la proportion en question, qui est bien l'objet du débat, peut être interprétée grâce à deux propositions opposées :
- soit on considère que cette proportion varie de façon régulière, unidirectionnelle, dans le temps - auquel cas l'état de cette proportion peut effectivement réfleter une tendance évolutive, moins d'autres facteurs éventuels.
- soit on considère qu'elle peut varier sans régularité, croître et décroître au fil du temps via divers processus à l'échelle moléculaire, rétrotransposition, duplications etc. sans parler des phénomènes de polyploïdie qui peuvent fausser la donne - auquel cas cette proportion à un instant T ne permet aucune conclusion sur une tendance évolutive passée ou future.
Et de plus cette proportion en elle-même, si elle peut effectivement refléter l'histoire d'une lignée, ne doit pas faire oublier que la diversité génétique passe aussi par les processus qui affectent l'ADN codant, tant dans sa qualité que dans sa quantité absolue.
Alors ? les interprétations aussi brillantes et séduisantes soient-elles, ne doivent pas être envisagées sans leurs limites, qu'elles découlent de l'imperfection expérimentale ou de difficultés épistémologiques
Citation :
comme le monsieur-qui-s-y-connnait-c-est-son-boulot-depuis-15-ans l a dit la partie non codante du genome reste un reservoir de diversite donc cette proportion est DE FAIT importante
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Réservoir de diversité moléculaire potentielle oui, et encore, statistiquement... mais pour autant la proportion relative aussi bien que la longueur absolue des séquences, considérées seules, ne sauraient servir de 'boule de cristal'. En ce sens 10% ou 90% ne font pas nécessairement (et non nécessairement pas, note bien stp) de différence, en l'état actuel.
Citation :
apres bien sur on ne peut que projeter des hypotheses quant a la capacité evolutive de toutes ces donnees inertes ou inactives
c est aussi un fait
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D'ailleurs, il me semble qu'on en est actuellement ''seulement'' à la vérification des hypothèses émises sur les processus affectant cet ADN non codant. L'affaire des OGM a d'ailleurs dopé l'activité
Citation :
mas c est bien souvent ce genre d hypotheses qui font avancer la science (ou du moins qui motivent le scientifique)
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Oui, ça peut faire avancer la connaissance scientifique à la condition que les scientifiques restent conscients des limites possibles à ces connaissances. Je pense que le reportage télé que tu as vu n'a abordé qu'une partie du phénomène, partie qui présentée à part peut sembler très enthousiasmante et faire prendre des pistes d'étude pour des conclusions
Bref, cette histoire de pourcentages, présentée telle quelle, n'apporte rien.
PS. STP évite d'être agressif, ça n'apporte rien de plus que les arguments d'autorité. 
Message édité par Ars Magna le 02-04-2004 à 04:15:40