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| Auteur | Sujet : Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ? |
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Baggers | Reprise du message précédent : Ca débouche évidemment sur tout un tas d'autres concepts (Gaïa, toute la matière est vivante, ect), mais ca parait finalement très logique et matérialiste: pas de considération métaphysiques en vue: contente-toi d'empécher le "hard" de fonctionner et la conscience s'arrete ^^ Remarquez qu'a partir du moment ou on considère les propriétés de la conscience comme intrinsèques à la matière, alors un zombie philosophique EST conscient, car composé des ces même éléments matériels ayant la propriété de conscience. Conséquence également, un zombie philosophique simulé numériquement dans un super-ordinateur EST (indirectement) conscient, car le "hard" le simulant (les réseaux de neurones synthétiques) est encore une fois composé de cette "matière consciente". (le "Zombie philosophique" n'est dans ce cas que de l'information numérisée: mais l'ordinateur lui, prends conscience et se prends pour un zombie philosophique au travers de cette simulation) Bon, ça nous explique toujours pas cette fameuse "propriété de vie et de conscience" de la matière que l'on a du mal a mettre le doigt dessus: on en reviens à la question: qu'est ce qui rends la matière "vivante" et "consciente" de façon si intrinsèque que la vie puis la conscience émerge d'un assemblage de matière suffisement complexe? Message cité 1 fois Message édité par Baggers le 05-06-2015 à 05:39:17 --------------- Mens laxa in corpore laxo |
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markesz Destination danger |
--------------- Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout. |
clarius Terribilis est locus iste |
--------------- .Si Vis Pacem.Para Bellum. |
gabug |
Message cité 2 fois Message édité par gabug le 06-06-2015 à 15:09:29 |
Larry_Golade |
--------------- Si on attend la dernière minute pour faire quelque chose, au moins ça ne prendra qu'une minute à faire. |
Ryan Foupoudav |
Similairement qu'un être simulé aura beau reproduire à la perfection les interactions moléculaires d'un être réel, je n'ai pas du tout le sentiment que ça lui procurerait une conscience réflexive, le sentiment d'exister en propre. Gilga, aide moi Message édité par Ryan le 06-06-2015 à 20:47:53 --------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
markesz Destination danger |
--------------- Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout. |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Pour le 1) je pense qu'effectivement il n'est nullement besoin de descendre au niveau sub atomique pour simuler les phénomènes clé qui donnent naissance à la conscience, qui est essentiellement un phénomène cellulaire (je pense que simuler le milieu intérieur, les membranes, le cytoplasme et le fonctionnement d'une certains nombre d'organites-clés suffirait). Le problème pour moi est bien en amont, c'est ce dont il est question dans le point 2). Le fait que le simulé et le réel soient ontologiquement distincts. La différence entre simulé et réel est la même qu'entre dire : "tout se passe comme si A" et "il existe A" dans l'explication scientifique. Par exemple : je peux expliquer les tremblement de terre en faisant un "tout se passe comme si un dragon remuait sous terre". Je peux modéliser le dragon de façon ad hoc pour qu'il produise les effets observés. Moins délirant, je peux simuler un nouvelle planète (Vulcain) pour reproduire exactement l'avance du périhélie de Mercure. Plus proche encore de nous, on s'est demandé si les quarks étaient un "tout se passe comme si" permettant de synthétiser en un concept unificateur la diversités des hadrons, ou s'ils existaient vraiment. La différence entre "tout se passe comme si" (il existait des particules de charge électrique fractionnaire avec un nouveau type de charge, la couleur) et "il existe" (ce qui précède cad des quarks) c'est que précisément, tout ne se passe pas comme si dans la première occurrence. C'est à dire que toutes les conséquences ne sont pas au rendez-vous. Par exemple, pour le dragon à l'origine des tremblement de terre, une conséquence obligée de son existence c'est qu'il serait observable (sur un relevé sismique par exemple), ce qu'il n'est pas. On en revient à mon propos initial : ce n'est qu'une causalité arbitraire. On utilise le dragon pour tout ce qu'il peut expliquer, et on s'en débarrasse dès qu'il est incompatible avec les faits. Il n'existe pas. C'est un pur effet de langage. Par contre dans un modèle physique comme celui du dragon, et contrairement à une simulation, il y a des vrais morceaus de réel dedans. Le dragon n'existe pas mais la terre qui l'entoure existe. Une fois que j'ai initié l'ébranlement, les propriétés de ce milieu réel s'imposent pour, par exemple, provoquer le décalage entre les onde P et les ondes S (quelle que soit la cause de l'ébranlement initial : glissement d'une faille ou dragon). Pour la suite, vais appeler le réel : "source causale". Imagine un objet réel : il existe, peinard, et il sort de lui un "flux de causes" qui s'étend sur sont environnement. Ce flux de cause ne peut être interrompu par rien, il se confond avec le fait même d'exister. Quand je fais une simulation, rien n'est réel et pas un cm3 de flux causal n'est crée, chaque objet manipulé n'est qu'un effet de langages. Si fabrique en langage Java une classe "Planete" avec une propriété "Masse" et une méthode "gravity" auquel je passe en argument l'ensemble des positions des planètes voisines avec leur masse et qui sort un résultat de type "Force". Dans chaque prémisses rien n'est contraint par rien, rien n'est cause de rien, sauf dans la conscience du développeur qui sait à quoi il veut aboutir. Existe il une "Masse" qui impose sa matérialité sur l'entité gravity dans la simulation ? Non, aucun flux de cause de parcours la simulation. Seule la conscience du développeur l'est. Bon à l'issue de ce qui précède et qui relève je pense de l'évidence, le point est le suivant : pour la plupart des objets physiques, le flux de cause a une contrepartie numérique qui peut être calculée et, par là, simulée ; assez pour donner l'illusion qu'on a simulé la chose même. On pense qu'on a simulé "la masse" parce qu'une variable prend une valeur numérique qui, multipliée par d'autres variables, donne un résultat qui peut représenter légalement, en lui accolant l'unité idoine (kg, newton, m/s2...), une réalité physique. Or dans le cas de la conscience, l'aspect essentiel de cette réalité, le vécu intérieur, n'a pas de contrepartie numérique valable. Et pour moi ce n'est pas si différent du cas des autres réalités physiques, qui peuvent se représenter par des nombres mais qui ne s'y confondent pas. On s'en sort pour les variables quantitatives que parce qu'il existe une grammaire des dimensions : je sais que si je multiplie une variable dimensionnée en kg par le carré d'une autre variable dimensionnée en m/s j'obtiens une quantité qui à la dimension d'une énergie. Mais aucun physicien ne prétend qu'il a capté l'essence de ce que sont la masse, le temps ou l'énergie parce que le résultat est numériquement exact. L'impossibilité à simuler la conscience n'est que la butte témoin de cette impossibilité plus générale à traduire le réel en nombres.
De mon point de vue, le niveau de réflexion qui se trouve entre les Math et le Réel, c'est la Physique. C'est juste que le mariage entre la Physique et les Math est tellement harmonieux, qu'on en oublie qu'il s'agit réellement de deux versants différents de l'Être. Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 08-06-2015 à 06:25:38 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 | On en revient à la discussion que l'on avait eue il y a un an. Sans trop de différences finalement. Je ne suis toujours pas d'accord, parce que je que la "causalité" soit contrainte par les lois de la physique, ou que la causalité soit contrainte par des lois simulées, elle est tout autant inévitable. Par contre, ce qui m'intéresse plus, c'est l'idée que tu avais développée, comme quoi, d'une façon ou d'une autre la notion "élémentaire" de "sensation" devait exister, au niveau infinitésimal. Parce que dans ce cas, oui je suis d'accord pour dire que ce ne serait pas simulable, mais dans ce cas seulement. L'argument de la causalité de nature différente ne me parle pas. Mais je répète que j'aurais surtout aimé que tu essaies d'expliquer à ta façon, ce qu'est le problème "difficile" de la conscience, et en quoi c'est un problème "difficile", en quoi l'existence d'un "monde intérieur" pose problème étant donné ce qu'on sait des lois de la physique, et en quoi on ne peut pas se contenter de dire "c'est un phénomène émergent qui dérive juste des lois de la physique" en croyant qu'on a résolu le gros du problème. Parce que je n'y arrive pas, et que personne ici ne semble voir la difficulté (cf. le début de la discussion page 665), ni comprendre de quelle "conscience" on parle quand on dit qu'un "zombie philosophique" se comporterait exactement comme s'il faisait l'expérience subjective du monde, comme s'il était "conscient", alors qu'il ne le serait pas Je suis sûr que tu peux rendre ça clair Message cité 1 fois Message édité par Herbert de Vaucanson le 07-06-2015 à 15:44:50 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
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Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
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Ainex |
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Krismu |
A quel moment la conscience elle disparaît ? Message cité 1 fois Message édité par Krismu le 07-06-2015 à 21:02:07 |
Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
SirAnneau | Je ne comprends vraiment pas où Gilgamesh d'Uruk coince |
Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Si, mais pas de manière logicielle. Pas comme les persos d'un jeux vidéo, qui ne sont que des entités codées à l'aide d'un système de symboles. Un robot avec ces neurones en silicium et des connections en aluminium, pas de soucis en revanche. Il y a quand même un autre prérequis qui me semble importante : c'est la notion de temps, à deux niveau essentiels. 1) Dans un plan diachronique, celle du développement. Toute conscience émerge d'une sommes d’interactions avec sélection des connections entre les éléments en lien étroit avec le succès des relations avec l'environnement. Toute conscience résulte fondamentalement d'un développement réussis en rapport avec un phénomène vital au niveau des constituants fondamentaux (les neurones) 2) Dans un plan synchronique : au temps T, la conscience est générée en chaque instant par un flux de relations entre plusieurs entités emboîtée (des neurones, des assemblées de neurones, des noyaux, des aires corticales...) et là aussi il y a un truc du genre essai erreur avec sélection des circuits en rapport avec un signal d'entrée. La conscience, en chaque instant, c'est un signal de succès permanent. En ce sens, la conscience est forcément un genre de jugement de valeur.
Non, parce que la simulation n'est pas la réalité. Et que la conscience est quelque chose de réel en soi.
Non.
Et non.
farpaitement.
J'irais même plus loin. Je pense que la conscience est enracinée dans la Physique (et pas dans le calcul) mais que c'est un truc purement relationnel, cad qu'elle ne ne dépend pas de la qualité des particules qui interagissent, et notamment pas de leur espèce chimique. C'est bien en toutes hypothèses pour moi une "émergence avec dégénérescence des niveaux inférieurs" au sens où plusieurs réalité sous-jacentes sont susceptibles de donner le même résultat. Par exemple, si on rajoutait un quark dans chaque nucléon, ou si on rajoutait un niveau d'énergie à tous les atomes qui interagissent : si ça laissait inchangée la probabilité d'échange de l'électron de valence, le résultat serait le même. On pourrait également partir àmha d'une organisation cellulaire tout à fait différente, ça pourrait fonctionner également. Message cité 1 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 08-06-2015 à 06:52:40 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Bonne question. Vu qu'il est possible de simuler électriquement des neurones avec un effet global sur la conscience de l'individu, il est certain qu'on peut remplacer des neurones par une prothèse qui elle même peut être sous la dominance d'un logiciel. Par ailleurs, il est certain que l'essentiel de l'activité cérébrale est inconsciente. Et il est possible d'avoir des états d'éveil où seul subsiste un proto Soi mais sans conscience réflexive : l'individu peut même conduire une voiture et traiter correctement les signaux de l'environnement. Peut on dire que tout ce qui est inconscient peut se traiter par voie logicielle (symbolique) et seules les interactions clé doivent rester enracinées dans la physique ? Possible... je reconnais que ça peut sembler fragile comme position, mais j'ai l'intuition qu'on attrapera le chat dans cette partie de la maison. Une bonne lecture sur tout le sujet : Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 08-06-2015 à 09:52:35 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
Message cité 1 fois Message édité par Herbert de Vaucanson le 08-06-2015 à 09:34:26 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
Bah là tu parles en quelque sorte des "axiomes", puisque tu parles des lois élémentaires, là il n'y a rien à expliquer, juste à dire : ça suit cette loi là. Par contre, une fois qu'on a dit ça, le but du jeu maintenant, c'est de pouvoir expliquer tout ce qu'on observe dans l'univers, à partir de ces lois élémentaires. Ça marche effectivement sans difficulté fondamentale pour tout ce qu'on observe. Tout sauf la conscience. Tout sauf le fait qu'on ne soit pas des zombies philosophiques.
A quasiment chaque post sur le sujet, j'ai précisé que c'était un phénomène "émergent", mais que contrairement aux autres, dont on explique l'émergence sans difficulté fondamentale, on ne peut pas le faire avec la conscience. Et toi, tu rajoutes que "mais si on regarde bien" il y a d'autres phénomènes émergents, comme si c'était une idée nouvelle, alors que ça fait 5 pages que j'en parle, des autres phénomènes émergents --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
Ryan Foupoudav |
--------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
Ryan Foupoudav | "Avant, j'étais skizo, maintenant nous allons mieux" Message édité par Ryan le 08-06-2015 à 10:52:10 --------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
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Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
Donc tu es partisan de la deuxième école : si tu penses qu'il faut de "nouveaux axiomes", de nouvelles lois élémentaires de la matière pour expliquer la conscience, c'est donc que tu penses qu'il existe des propriétés de la matière pas encore découvertes qui permettent d'expliquer la conscience. Pour ma part, non, je pense que ça émerge juste d'un certain "type" de calculs : ceux effectués par les neurones dans une configuration de type "cerveau", et qu'il n'est pas nécessaire de postuler de nouvelles propriétés élémentaires de la matière pour l'expliquer.
Merci de ne pas t'énerver Je te signale juste que c'est à moi que tu répondais. Tu quotes mon message et tu postes en réponse à ce message, je pensais donc bêtement que c'est à moi que tu t'adressais. Quant à la conversation, je l'ai bien suivie, puisque c'est exactement la même, et avec les mêmes arguments que celle qu'on a eue il y a un an à ce sujet. Message édité par Herbert de Vaucanson le 08-06-2015 à 11:20:49 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
TZDZ | Ton zombie doit simuler le fait de ressentir des émotions pour sembler humain : j'en déduis qu'il ne ressent pas d'émotions. Or, il y a quelques pages, tu disais que le fait de ressentir des émotions ne posait aucun problème, et n'avait rien à voir avec la question.
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Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
Non, je disais que "les émotions", au sens "tout ce qui les cause du point de vue de la matière" ne posait pas de difficulté majeure : -> un événement est traité par les yeux, on a des collisions d'atomes dans la rétine, puis dans le nerf optique, puis ça finit par provoquer aussi de l'agitation dans une zone du cerveau qui a encodé un souvenir négatif en rapport avec l'image perçue, puis ça provoque une décharge hormonale par exemple et un comportement de fuite. Il est raisonnable d'appeler l'ensemble de ce phénomène "l'émotion". Ce phénomène existera chez un zombie philosophique : il voit un ours, il se met à transpirer, a les yeux exhorbités, et prends la fuite en hurlant de terreur, son coeur battant à 160 bpm. Appelle ça comme tu veux, mais moi j'appelle ça "de la peur", bref "une émotion". Le problème n'est pas l'explication d'un point de vue physique des particules de "l'émotion", mais d'expliquer que cette émotion soit "ressentie par quelqu'un". Quand tu dis que je disais que le fait de "ressentir des émotions" ne posait aucun problème, c'est encore une fois qu'on ne s'est pas compris. Car, sans t'en rendre visiblement compte, quand tu dis "ressentir des émotions", tu dis deux choses. Une facile à expliquer, et une difficile. "L'émotion" en tant qu'ensemble des phénomènes décrits plus haut à la vue de l'ours, c'est facile à expliquer, c'est de la physique des particules. Le fait que ceci soit "ressenti par quelqu'un", ça c'est difficile.
Mais c'est exactement le même problème. Quand je dis que le ressenti pose problème, ce que je dis c'est que le ressenti "subjectif" pose problème. Enfin c'est pareil.
Non, encore un problème de définition. Je ne parle pas de "subjectivité relative", au sens chacun la sienne, mais de subjectivité au sens "il existe un sujet". Le fait qu'il existe un sujet, si tu préfères.
Moi non plus. Mais chez un zombie philosophique, où il n'y a pas de "je", l'émotion au sens de toutes ses manifestations physiques et signes extérieurs existera tout de même. C'est juste qu'elle ne sera pas "ressentie par quelqu'un", mais les trajets des atomes et les causes de la sudation, du cri de terreur et de la fuite, seront exactement les mêmes chez un être conscient et chez un zombie philosophique. Message cité 1 fois Message édité par Herbert de Vaucanson le 08-06-2015 à 11:56:00 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
TZDZ | Je sais pas, je te demandais si l'a conscience était le fait d'être capable de ressentir une émotion, tu m'as dit "non, rien à voir, ni ne près, ni de loin". Message cité 1 fois Message édité par TZDZ le 08-06-2015 à 12:05:16 |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
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Ainex |
Mais je ne vois pas du tout en quoi à nouveau. J'ai vraiment l'impression que tu dis "il n'y pas d'explication" alors qu'il me semble avoir donné des explicaitons plausibles à chaque fois. Le "ressenti" n'est qu'un processus biologique entre l'activation des neurones par la perception ("je vois rouge" ) et l'activation parallèle de la "mémoire" et tout ce qui en découle émotivement (mauvais souvenirs, raisonnement inconscient) ce qui crée le sentiment de "ressenti" et que l'on vit pleinement la situation. Et je t'avais expliqué en quoi un zombie philosophique est un faux problème puisqu'il ne pourrait pas exister de manière semblable à nous s'il ne possède pas ces processus. Message cité 1 fois Message édité par Ainex le 08-06-2015 à 12:21:03 |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
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Cardelitre ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ |
Edit: Pour préciser ma pensée, il est avancé qu'il peut exister un zombien philosophique n'étant pas pourvu de conscience mais dont toutes les autres caractéristiques sont indiscernable d'un individu pourvu de conscience, et sur cette prémisse on pose un raisonnement. J'avance moi qu'un zombie philosophique ainsi décrit ne peut pas exister, et rend donc tout raisonnement basé là dessus caduc. Et il va falloir me démontrer qu'un tel truc peut exister pour me convaincre du contraire, pas juste affirmer en l'air que ça serait exactement pareil. Message cité 1 fois Message édité par Cardelitre le 08-06-2015 à 12:35:39 --------------- Intra-Science - To thine own self be true |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
Un bel exemple de l'idée de zombie philosophique est l'humain simulé, dans la vision de Gilga (même si je ne suis pas d'accord puisque dans ma vision, l'humain simulé sera pleinement conscient, même s'il est simulé par un boulier et un mec qui écrit des 0 et des 1 sur un tableau noir). Message cité 2 fois Message édité par Herbert de Vaucanson le 08-06-2015 à 12:31:05 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
Ainex |
Pourquoi ? Ressentir une émotion (pouvoir la reconnaître, pouvoir l'analyser) et ne pas uniquement en être dépendant, c'est quand même une différence importante dans l'évolution ! Pour moi ton zombie ne peut pas exister. C'est juste un faux problème. Message cité 1 fois Message édité par Ainex le 08-06-2015 à 12:31:28 |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
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Cardelitre ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ |
Ben non justement. D'après ce qu'on observe du monde physique réel, un tas d'atome de type humain est pourvu d'une conscience. Je ne vois donc aucune raison d'affirmer qu'il ne devrait pas en avoir. Je peut entendre qu'on ne sache pas exactement comment, et que d'expliquer ça représente une difficulté de taille, mais le fait est que cet assemblage d'atomes est bien doté d'une conscience. Et je ne vois pas de raison pour faire intervenir là dedans quoi que ce soit d'autre.
Message cité 2 fois Message édité par Cardelitre le 08-06-2015 à 12:36:24 --------------- Intra-Science - To thine own self be true |
Ainex |
De la définition que tu me donnes du zombie philosophique par rapport à l'homme normal, je suis dans le regret que te dire que pour le moment, pour moi, cela entraîne une différence de comportement même extérieure. Il faut que tu me poses des postulats, Herbert. Mais si ton raisonnement consiste à définir le zombie comme "quelque chose qui se comporte exactement de la même manière que nous", alors je te dirai qu'il a probablement de la conscience. Si tu définies le zombie comme tu as tenté de le faire plus haut, alors pour moi, ton zombie ne peut pas se comporter identiquement car le "ressenti" est un mécanisme pas uniquement passif, il est aussi actif dans la prise de décision. Message édité par Ainex le 08-06-2015 à 12:37:44 |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
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Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
Pour moi aussi, on est d'accord sur ce point. C'est Gilga qui est en désaccord, là dessus. Message édité par Herbert de Vaucanson le 08-06-2015 à 12:41:43 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
Ainex |
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