Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
4158 connectés 

 


 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  1426  1427  1428  ..  1435  1436  1437  1438  1439  1440
Auteur Sujet :

Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ?

n°75274766
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 10-09-2026 à 16:39:32  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/542889

mood
Publicité
Posté le 10-09-2026 à 16:39:32  profilanswer
 

n°75275854
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 10-09-2026 à 20:20:43  profilanswer
 

pegasi a écrit :

Et alors Uruk, d’après toi, tout n’est que hasard, ou il y a un "contrôle système" ?
Ou bien tout n’était qu’hasard seulement au tout début ? Un peu comme dans les particules avec l’état de superposition. C’est un élément perturbateur qui détermine.
Puis petit à petit se serait installé une orientation, un formalisme complexe qui évolue ?


Le mot "hasard" est toujours très hasardeux :o dans ce genre de débat.

 

Comme dit, ce n'est pas hasardeux au sens où, pour modéliser l'évolution de l'univers (formation des amas et des galaxies, typiquement, avec un petit bout de physique stellaire), on implémente les régularités connues de la Nature (ses "lois", que je mets entre guillemets parce que le terme implique un choix en vue d'une fin dans le monde des humains). Il ne se passe pas "n'importe quoi, n'importe comment". En rejouant mille fois la simulation à partir d'états initiaux très proches (l'univers à la recombinaison), on observera que l'issue de la simulation a toujours la même allure, parce que les lois de la gravitation, la thermodynamique, la physique nucléaire, etc., sont ce qu'elles sont.

 

En revanche, si on prend un petit coin donné de l'univers (par exemple, notre Galaxie et ses voisines proches), il n'y a aucune chance que la simulation retrouve exactement la même chose, vu la part prise par le chaos déterministe dans l'évolution des systèmes complexes : là, on peut parler de hasard.

 

Donc, en gros, on peut dire que le déterminisme décide du type de paysage, et le hasard décide pour chaque élément du tableau.

 

Mais ceci dit, il n'est pas interdit de remonter d'un cran et de se poser la question qui tue : comment ont été fixées les "lois" de l'univers, responsables des régularités de la Nature dans le temps et l'espace ?

 

Jusqu'aux années 70, on cherchait "the One Best Way" : l'équation nécessaire qui résumerait à la fois la mécanique quantique et la gravitation, dans une équation "qui tiendrait sur un T-shirt", pour le dire comme Hawking. Dans cette idée : la Nature — ou Dieu — n'auraient pas eu le choix. Il n'y aurait qu'une seule façon de faire tourner le bouzin, et la logique invincible des maths nous livrerait le chemin unique pour y arriver.

 

Et puis, eh bien... non, c'est pas ça qu'on a trouvé. Mais vraiment pas. Il semble en fait possible d'implémenter une multitude indénombrable de mondes possibles, sans incohérence ni divergences à l'infini des grandeurs physiques.

 

Par contre, il ne faut pas demander à un de ces univers lambda de générer ne serait-ce qu'un atome de carbone, encore moins une étoile ou une planète. Dans l'écrasante majorité des cas, on va produire des mondes aussi excitants qu'une page blanche : des mondes sans structure, qui se diluent dans toujours plus de vide.

 

En revanche, la capacité du Multivers (l'univers dans lequel cohabitent tous ces univers) à en produire à la chaîne est absolument vertigineuse, et en croissance exponentielle vertigineuse avec le temps. Donc, il se produit beaucoup d'univers.

 

Par rapport à la moyenne pressentie, notre monde paraît extraordinairement riche, avec des évolutions en cascade qui produisent une profusion de structures à toutes les échelles.

 

Clairement, nous ne vivons pas dans un univers lambda. Et on retrouve intacte la question existentielle initiale : il faut bien expliquer cette richesse extraordinaire par autre chose que du hasard.

 

Eh bien, la réponse est toute simple : c'est nous qui avons sélectionné cet univers. Nous vivons dans un des très, très rares univers capables, après quelques milliards d'années d'évolution gravitationnelle, nucléaire, chimique, géologique puis biologique, de produire un observateur conscient.

 

Et ça, c'est beau, putain.


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 10-09-2026 à 22:00:55

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75275898
justelebla​nc
Posté le 10-09-2026 à 20:27:15  profilanswer
 

Comment ça NOUS avons sélectionné ?

 

Et très très rare à cette échelle ça peut être énorme ?

n°75275940
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 10-09-2026 à 20:34:17  profilanswer
 

justeleblanc a écrit :

Comment ça NOUS avons sélectionné ?

 

Et très très rare à cette échelle ça peut être énorme ?

 

Nous vivons forcément dans un univers assez intéressant pour produire un observateur. Donc a posteriori c'est aussi surprenant que pour un poisson de s'apercevoir qu'il vit dans l'eau (alors que partout ailleurs, les astrophysiciens-poissons disent que c'est vide).

 

Par contre oui je te rejoins sur le fait que même si les univers intéressants sont rares, sas doute très rares, la production d'univers semble si monstrueuse qu'ils doivent êtres  extrêmement nombreux (et de plus en plus) en valeur absolue. Par contre je ne me risquerais pas à produire une évaluation. Mais plus nombreux que les atomes dans notre univers observable, je dirais : easy.

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 10-09-2026 à 22:04:41

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75276184
justelebla​nc
Posté le 10-09-2026 à 21:29:38  profilanswer
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


 
Nous vivons forcément dans un univers assez intéressant pour produire un observateur. Donc a posteriori c'est aussi surprenant que pour un poisson de s'apercevoir qu'il vit dans l'eau (alors que partout ailleurs, les physicien-poissons disent que c'est vide).
 


Ah oui ok, mais le poisson peut apercevoir facilement un autre univers que le sien, pour l'instant nous non.

n°75276229
pegasi
Posté le 10-09-2026 à 21:40:37  profilanswer
 

Intéressant ton avis Ulruk, mais sauf évolution dont je n’ai pas les infos, tu dérives sur une théorie du multivers non prouvé scientifiquement.  
 

n°75276302
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 10-09-2026 à 21:57:29  profilanswer
 

pegasi a écrit :

Intéressant ton avis Ulruk, mais sauf évolution dont je n’ai pas les infos, tu dérives sur une théorie du multivers non prouvé scientifiquement.

 


 


Le mécanisme de l'inflation cosmique fait aujourd'hui partie du modèle standard de la cosmologie, c'est devenu le cadre consensuel pour envisager l'origine de l'Univers.

 

Or, si c'est bien de cette façon qu'on a abouti à un Big bang, le mécanisme est intrinsèquement inarrêtable. Au sein du paradigme de l'inflation, le Big bang correspond à un changement de phase du vide, depuis une état de haute énergie vers un état de basse énergie. Ce changement est forcément local : le reste du vide en inflation conserve un état de haute énergie, il ne peut pas s'effondrer partout en même temps, et on obtient un multivers.

 

Le Multivers n'est pas une spéculation gratuite, mais une conséquence robuste de l'inflation.

 

Un papier là dessus : Eternal inflation and its implications
Alan H. Guth

 

Je résume les arguments suggérant fortement que notre univers est le produit de l'inflation. Les mécanismes conduisant à une inflation éternelle, tant dans les modèles dits « nouveaux » que dans les modèles chaotiques, sont décrits. Bien que l'infinité d'univers-bulles (« pocket universes ») engendrés par l'inflation éternelle soit inobservable, il est soutenu que ce phénomène a des conséquences concrètes sur la manière dont les prédictions sont extraites des modèles théoriques. Les ambiguïtés liées à la définition des probabilités dans des espaces-temps en inflation éternelle sont passées en revue, en mettant l'accent sur le « paradoxe de la jeunesse » (youngness paradox) découlant d'une technique de régularisation par jauge synchrone. Si l'inflation est génériquement éternelle vers le futur, elle ne l'est pas vers le passé : on peut démontrer, sous des hypothèses raisonnables, que la région en inflation est nécessairement incomplète dans le passé ; par conséquent, une physique autre que l'inflation est requise pour décrire la frontière passée de cette région.


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 10-09-2026 à 23:09:01

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75276328
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 10-09-2026 à 22:07:16  profilanswer
 

justeleblanc a écrit :


Ah oui ok, mais le poisson peut apercevoir facilement un autre univers que le sien, pour l'instant nous non.

 

C'est vrai. Mais exactement le même raisonnement s'applique à la Terre. Plus on l'étudie, et plus on découvre de nouvelles exoplanètes, plus on s'apperçoit que la Terre et le système qui l'abrite sont rares.

 

[:shimay:1] C'est bien la preuve que c'est un miracle !

 

Ou simplement un conséquence de l'extraordinaire multiplicité des systèmes planétaires.


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 10-09-2026 à 22:07:45

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75276725
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 10-09-2026 à 23:30:53  profilanswer
 

Le plus dérangeant, je trouves, est que tout ce fantastique bordel évolue de façon inéluctable vers sa fin, mais c'est un sentiment de vieux, j'avoue.

n°75276946
Zorglub201​6
Posté le 11-09-2026 à 04:41:30  profilanswer
 

Paradoxe du poisson dans bocal et biais de l'observateur.
 
Je partage ces sentiments Gilgamesh, ils m'envahissent aussi... mais des gars très compétents ont abondamment critiqué ces machins invoqués. C'est bien de les confronter. Je transcrits une parcelle avec mes mots, j'en ai pas d'autres.
 
1. Si notre univers n'avait produit aucun observateur, nul ne trouverait l'univers intéressant ni inintéressant. C'est le biais de sélection de l'observateur : pour s'interroger sur sa solitude, il faut d'abord être vivant.  
Encore plus étonnant serait que dans un bocal vide, quelqu'un se pose des questions ou s'interroge sur son improbable inexistence dans le cosmos. Non ?  
Questions et sentiments similaires proviennent de 1 ou de milliards d'existences qui ne se connaissent pas et s'étonnent d'être, ou ne se pensent par conséquent pas, être les seuls "élus" dans l'immensité <=> Le poisson unique dans un bocal unique aura le même étonnement et sensation de solitude qu'entouré de milliers de bocaux qu'il ne peut pas connaître.  
2. Cet étonnement/questionnement est existence-dépendant : il ne disparaît que si d'autres poissons deviennent connus.  
S'interroger sur le hasard inouï que nous aurions eu ne donne aucune plus-value à l'existence ou l'inexistence d'autres poissons dans d'autres bocaux ou univers... dont nous aurions eu la chance d'être dans un des adéquats.  
 
L'argument anthropique (faible ?) restreint ici à la vie ou élargi à l'univers ne sert à rien, c'est un sentiment a-scientifique. Un biais fluorescent de sélection/du survivant. Il faudrait le rayer d'un tribunal scientifique.  :pt1cable: (je ne parle pas des calculs de l'inventeur des univers pop corn,  only de l'argument anthropik-ci).
L'autre argument anthropik fort, je ne me souviens plus ce que c'est.  
 
3. Je me méfie du vertige qui s'ajoute, en invoquant les chiffres astronomiques d'objets ou de planètes, alimentant l'illusion que l'unique est une exception invraisemblable... Peut-être vrai pour les niveaux fondamentaux ( j'en sais rien si un électron est identique à un autre) mais sans doute pas pour la matière organisée à échelle macro.
 
La comparaison entre quantifs de matière et de probas de X, montre que la structure physique peut être dérisoire face à la complexité. Les 10^80 atomes de l'univers observable (ou 10^chais pas combien de planètes) semblent ridicules face à certaines im-probabilités. Rien que sur Terre, dans notre famille d'un même père et mère, les probabilités de deux enfants dizygotes aléatoirement identiques au nucléotide près — crossing-over inclus — sont sur 10^60 combinaisons par parent. Soit un contenu biologique de 10^120 minimum pour un frère identique non monozygote.
Cette proba sature l'univers : elle représenterait même la limite de Seth Lloyd : le nombre total d'opérations physiques réalisables par le cosmos depuis le Big Bang. (Je l'évoque en passant car pour moi c'est du chinois).  
Pourtant, on n'en déduit pas l'invraisemblabilité de la naissance de Jean Duchamp, unique dans l'univers. Si ?  
 
4. Bref. Ce n'est pas un argument contre la Lyfe ailleurs, du tout (comparaison avec des organismes modernes, pas  le passage du prébiotique au vivant... Mais on n'a aucune proba sur ceux-ci.) C'est un rappel que si la combinatoire du vivant peut surpasser largement le contenant physique, l'im-probabilité des cascades d'événements de la formation de vie terrestre a pu, très rapidement, dépasser et épuiser la quantification de toutes les planètes estimées "accueillantes", et résulter en un truc unique... Ou pas. Car on peut aussi l'envisager comme une suite de processus auto-formateurs très spontanés, facilitant la formation de matière vivante.  
Qui sait. Moi je ne sais pas.
 
J'ai tendance le matin à voir le vivant, la Lyfe organique E.T. comme une zispèce d'oxydation complexe, rare mais plausiblement abondante*immensité du cosmos. Mais je me méfie après le café des biais cérébraux qui m'invitent à ça et dans lesquels une flopée de scientifs sombrent les pieds devant.  
 
5) Oui. Les multivers soulagent ces im-probas si on veut, mais j'ignore dans quelle mesure et ce n'est en fait qu'une extension invérifiable des mêmes raisonnements et sentiments a-scientifs... C'est utilisé très circulairement. Pas terrible : le multivers/inflation perpétuelle c'est ça ?  pourrait mieux expliquer notre existence si improbable dans notre  univers si "bien désigné"... et l'existence de la vie terrestre, dans ce design si approprié, argumenterait en faveur du multivers ?  
Ho. J'en sais rien si 1 ou des multivers, mais comme circularité je ne trouve pas mieux.  
 
On peut utiliser tout ce qu'on veut pour raisonner et se forger une opinion, c'est un droit... Or l'argument , non, le.s biais ou argument par l'orgueil, assez proches, sont  critiqués à chacune de leurs utilisations depuis des décades.
 
C'est pour en discuter et apprendre que je m'exprime. Pas pour clore quoi que ce soit ni même pas des objections à qui que ce soit.

Message cité 1 fois
Message édité par Zorglub2016 le 11-09-2026 à 13:10:29

---------------
"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
mood
Publicité
Posté le 11-09-2026 à 04:41:30  profilanswer
 

n°75276994
pegasi
Posté le 11-09-2026 à 06:55:25  profilanswer
 

[:prems]  
Bah Uruk donne une définition scientif en employant le mot paradigme. Tout est dit.
Perso plus j’étudie un domaine, plus je découvre mes lacunes.
Rien ne me convient dans les certitudes sur l’évolution de notre univers. Pour la fin, on en sais rien. Pour le début, juste de la lumière qu’on appelle fond diffus, ou la sortie de l’ombre à la lumière. Le big bang une certitude ou une sombre farce ?
Perso je me pince un peu quand on essaye de me faire croire que tout tenait dans un dé à coudre. Oui je sais, en fait, même la matière, c’est du vide. Les particules sont éloignées, très éloignées les unes des autres un peu comme les planètes autour du soleil, ou les galaxies entre elles. Mais même en réduisant les distances on arrivera jamais à mettre l’univers dans un dé  [:popol]  
Tout comme Zorg, le matin je me lève, je suis un peu comme le poisson dans le bocal.  
Une espèce de truc qui comprend rien à ce qui l’entoure, et qui se contente du principal. À savoir manger, boire, dormir…

Message cité 1 fois
Message édité par pegasi le 11-09-2026 à 06:59:45
n°75278350
Zorglub201​6
Posté le 11-09-2026 à 12:13:36  profilanswer
 

Ouh là. Bon. Moi j'ai seulement rebondi sur quelques points ci-dessus - cela aurait pu être n'importe quel post qui tourne autour de ces sujets. Je ne vise ni ne réfute personne de ce topic : ni le courage ni l'envie ni les ressources pour remettre en question ces théories extraordinaires sur l'univers. M'en fous. D'autant plus sur HFR, si saturé d'ingénieurs surgonflés à bloc de certitudes et consensus, de culture youtube et corporatisme, que sans renforcement leurs cervicales sont en danger. Mais ce topic est cool.
 
C'est vrai que l'inflation est un machin si brutalissime et si disproportionné, si phénoménal en kkes fractions de seconde, que ça file le tournis. Pourtant, face aux faisceaux d'indices convergents et faute de meilleure explication pour justifier l'immensité de notre Univers et patata, je choisis la voie de la facilité : j'accepte et j'avale tout rond cette incroyable inflation en essayant de l'intégrer du mieux que je peux. Cette partie-ci est une des moins compliquées à piger avec des comparaisons enfantines ; comme le fond diffus cosmologique <=> tissu élastique rouge vif qui, si on l'étire dans tous les sens en continu, expliquera tout ce qu'on observe, sa platitude et sa couleur résultante plus rose pâle et homogénéisée, comme du lait à la framboise bien touillé...
Faut pas trop se formaliser face à l'extraordinaire véhiculant une imagerie simple - un pigeon est extraordinaire rien qu'en battant ses ailes - il vaut mieux se formaliser sur des trucs du genre "invocations de  bulles de pop corn théoriques et inaccessibles mais qui justifieraient la cohérence de notre monde". Ca, j'avale pas... même si ça découle de calculs sur le modèle le plus consensuel ou accepté, répété 10^79 fois en guise d'argument.  
 
En revanche et par conséquent, j'y tiens : qu'on ne se moque plus jamais de Harry Potter ni d'Aladin et sa lampe magique. Ce sont de petits illusionnistes à côté de la cosmologie théorique. Et les miracles de dieu ? De l'amateurisme de préstagiaire apprenti magicien.  
@+

Message cité 1 fois
Message édité par Zorglub2016 le 11-09-2026 à 13:19:34

---------------
"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75278660
pegasi
Posté le 11-09-2026 à 13:23:51  profilanswer
 

Ben tout pareil hein. Que ce soit l’oeuvre d’un dieu ou le fruit du hasard, finalement, je m’en bat le# couille#.
Par contre une fois mort, j’aurai bien aimé me taper les 72 vierges. Une par jour [:gidoin]  
pas plus.  

n°75278756
donut78
Stop eating donuts
Posté le 11-09-2026 à 13:40:53  profilanswer
 

Zorglub2016 a écrit :

Ouh là. Bon. Moi j'ai seulement rebondi sur quelques points ci-dessus - cela aurait pu être n'importe quel post qui tourne autour de ces sujets. Je ne vise ni ne réfute personne de ce topic : ni le courage ni l'envie ni les ressources pour remettre en question ces théories extraordinaires sur l'univers. M'en fous. D'autant plus sur HFR, si saturé d'ingénieurs surgonflés à bloc de certitudes et consensus, de culture youtube et corporatisme, que sans renforcement leurs cervicales sont en danger. Mais ce topic est cool.

 

C'est vrai que l'inflation est un machin si brutalissime et si disproportionné, si phénoménal en kkes fractions de seconde, que ça file le tournis. Pourtant, face aux faisceaux d'indices convergents et faute de meilleure explication pour justifier l'immensité de notre Univers et patata, je choisis la voie de la facilité : j'accepte et j'avale tout rond cette incroyable inflation en essayant de l'intégrer du mieux que je peux. Cette partie-ci est une des moins compliquées à piger avec des comparaisons enfantines ; comme le fond diffus cosmologique <=> tissu élastique rouge vif qui, si on l'étire dans tous les sens en continu, expliquera tout ce qu'on observe, sa platitude et sa couleur résultante plus rose pâle et homogénéisée, comme du lait à la framboise bien touillé...
Faut pas trop se formaliser face à l'extraordinaire véhiculant une imagerie simple - un pigeon est extraordinaire rien qu'en battant ses ailes - il vaut mieux se formaliser sur des trucs du genre "invocations de  bulles de pop corn théoriques et inaccessibles mais qui justifieraient la cohérence de notre monde". Ca, j'avale pas... même si ça découle de calculs sur le modèle le plus consensuel ou accepté, répété 10^79 fois en guise d'argument.

 

En revanche et par conséquent, j'y tiens : qu'on ne se moque plus jamais de Harry Potter ni d'Aladin et sa lampe magique. Ce sont de petits illusionnistes à côté de la cosmologie théorique. Et les miracles de dieu ? De l'amateurisme de préstagiaire apprenti magicien.
@+


C'est ce qu'on a de mieux pour l'instant.

 

Par contre c'est dangereux de mettre l'hypothèse de l'inflation au même niveau qu'Harry Potter. J'espère que tu trolles. Toutes les hypothèses ne se valent pas.
On aurait pu dire la même chose des trous noirs il y a 100 ans, et pourtant on a aujourd'hui la preuve de leur existence. Harry Potter on cherche toujours  :o


Message édité par donut78 le 11-09-2026 à 13:44:35

---------------
Du calme, pose ce poireau et tout se passera bien. Ne m'oblige pas à faire une roulade arrière ...
n°75278891
Zorglub201​6
Posté le 11-09-2026 à 14:00:13  profilanswer
 

Pourquoi, tu es le seul à avoir ce privilège de troller?  
Coquin d'aristo luttant pour conserver ses privilèges.
 
La baguette magique de Harry Potter, au meilleur de sa puissance, c'est "reparatio" de lunettes ou apparition d'un dôme peu durable protégeant son université. Et encore, ils s'y sont mis à plusieurs et cela leur a pris quelques secondes...
Je ne l'ai jamais vu inflationner un machin à ratio 10^32 en 10^-36 secondes. D'ailleurs je n'ai jamais rien vu inflationner hormis des bites de mulet ou de campagnard comme moi. Je ne suis pas une riche héritière de noble extraction.
@+


Message édité par Zorglub2016 le 11-09-2026 à 15:05:56

---------------
"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75280824
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 11-09-2026 à 20:49:44  profilanswer
 

Zorglub2016 a écrit :

Paradoxe du poisson dans bocal et biais de l'observateur.

 

Je partage ces sentiments Gilgamesh, ils m'envahissent aussi... mais des gars très compétents ont abondamment critiqué ces machins invoqués. C'est bien de les confronter. Je transcrits une parcelle avec mes mots, j'en ai pas d'autres.

 

1. Si notre univers n'avait produit aucun observateur, nul ne trouverait l'univers intéressant ni inintéressant. C'est le biais de sélection de l'observateur : pour s'interroger sur sa solitude, il faut d'abord être vivant.
Encore plus étonnant serait que dans un bocal vide, quelqu'un se pose des questions ou s'interroge sur son improbable inexistence dans le cosmos. Non ?
Questions et sentiments similaires proviennent de 1 ou de milliards d'existences qui ne se connaissent pas et s'étonnent d'être, ou ne se pensent par conséquent pas, être les seuls "élus" dans l'immensité <=> Le poisson unique dans un bocal unique aura le même étonnement et sensation de solitude qu'entouré de milliers de bocaux qu'il ne peut pas connaître.

 

Oui, c’est le fond de l’argument anthropique faible. C’est un simple constat qui s’énonce comme une truisme, une fois qu’on l’a compris. Mais pour le comprendre, il faut relier sa propre existence aux processus longs qui se déroulent dans l’univers (« nous sommes des poussières d’étoiles » et toutes ces sortes de choses). C’est un acquis assez récent dans l’histoire des sciences (on peut dater cela de la théorie de la nucléosynthèse stellaire, qui est mature au début des années 1970).

 
Citation :


2. Cet étonnement/questionnement est existence-dépendant : il ne disparaît que si d'autres poissons deviennent connus.
S'interroger sur le hasard inouï que nous aurions eu ne donne aucune plus-value à l'existence ou l'inexistence d'autres poissons dans d'autres bocaux ou univers... dont nous aurions eu la chance d'être dans un des adéquats.

 

L'argument anthropique (faible ?) restreint ici à la vie ou élargi à l'univers ne sert à rien, c'est un sentiment a-scientifique. Un biais fluorescent de sélection/du survivant. Il faudrait le rayer d'un tribunal scientifique.  :pt1cable: (je ne parle pas des calculs de l'inventeur des univers pop corn,  only de l'argument anthropik-ci).
L'autre argument anthropik fort, je ne me souviens plus ce que c'est.

 

L’argument anthropique fort (ou SAP, pour Strong Anthropic Principle) ajoute une finalité à ce qui n'est au départ qu'un simple constat. Il a une interprétation théologique immédiate : l’univers aurait été conçu pour la vie.
 

Citation :


3. Je me méfie du vertige qui s'ajoute, en invoquant les chiffres astronomiques d'objets ou de planètes, alimentant l'illusion que l'unique est une exception invraisemblable... Peut-être vrai pour les niveaux fondamentaux ( j'en sais rien si un électron est identique à un autre) mais sans doute pas pour la matière organisée à échelle macro.

 

La comparaison entre quantifs de matière et de probas de X, montre que la structure physique peut être dérisoire face à la complexité. Les 10^80 atomes de l'univers observable (ou 10^chais pas combien de planètes) semblent ridicules face à certaines im-probabilités. Rien que sur Terre, dans notre famille d'un même père et mère, les probabilités de deux enfants dizygotes aléatoirement identiques au nucléotide près — crossing-over inclus — sont sur 10^60 combinaisons par parent. Soit un contenu biologique de 10^120 minimum pour un frère identique non monozygote.
Cette proba sature l'univers : elle représenterait même la limite de Seth Lloyd : le nombre total d'opérations physiques réalisables par le cosmos depuis le Big Bang. (Je l'évoque en passant car pour moi c'est du chinois).
Pourtant, on n'en déduit pas l'invraisemblabilité de la naissance de Jean Duchamp, unique dans l'univers. Si ?

 

4. Bref. Ce n'est pas un argument contre la Lyfe ailleurs, du tout (comparaison avec des organismes modernes, pas  le passage du prébiotique au vivant... Mais on n'a aucune proba sur ceux-ci.) C'est un rappel que si la combinatoire du vivant peut surpasser largement le contenant physique, l'im-probabilité des cascades d'événements de la formation de vie terrestre a pu, très rapidement, dépasser et épuiser la quantification de toutes les planètes estimées "accueillantes", et résulter en un truc unique... Ou pas. Car on peut aussi l'envisager comme une suite de processus auto-formateurs très spontanés, facilitant la formation de matière vivante.
Qui sait. Moi je ne sais pas.

 

Je suis d’accord : si on raisonnait a priori — étant donné un univers avec son ensemble de lois physiques, quelle est la probabilité qu’il donne naissance à la vie ? — on serait bien embêté pour conclure, dans l’état actuel des connaissances. En effet, on ignore la possibilité que, dans la chaîne causale menant à « un truc qui a les propriétés du vivant » (aka Lyfe), ne se cache pas un ou plusieurs événements avec une probabilité s’exprimant par une puissance négative à trois chiffres ou plus. Dans ce cas, jamais, nulle part, cet univers ne produirait quoi que ce soit qui ressemble à la vie.

 

Mais on raisonne a posteriori : notre univers a produit quelque chose, c’est donc que cette probabilité n’est pas si faible, ou que l’univers (étendu au-delà de l’horizon cosmologique, la « poche d’univers » née de l’inflation, qui est en toute hypothèse bien plus étendue que l’univers observable) est vraiment très grand.

 

Les deux peuvent être vrais en même temps, et c’est le cas, à mon avis. La vie est certainement un phénomène rare, mais avec des probabilités qui restent raisonnablement faibles, et l’univers étendu au-delà de l’horizon cosmologique est considérablement plus grand — d’un nombre très probablement considérable (une puissance à deux chiffres, a minima) d’ordres de grandeur, du fait de l’inflation.

  


Citation :

 

5) Oui. Les multivers soulagent ces im-probas si on veut, mais j'ignore dans quelle mesure et ce n'est en fait qu'une extension invérifiable des mêmes raisonnements et sentiments a-scientifs... C'est utilisé très circulairement. Pas terrible : le multivers/inflation perpétuelle c'est ça ?  pourrait mieux expliquer notre existence si improbable dans notre  univers si "bien désigné"... et l'existence de la vie terrestre, dans ce design si approprié, argumenterait en faveur du multivers ?
Ho. J'en sais rien si 1 ou des multivers, mais comme circularité je ne trouve pas mieux.

 

On peut utiliser tout ce qu'on veut pour raisonner et se forger une opinion, c'est un droit... Or l'argument , non, le.s biais ou argument par l'orgueil, assez proches, sont  critiqués à chacune de leurs utilisations depuis des décades.

 

C'est pour en discuter et apprendre que je m'exprime. Pas pour clore quoi que ce soit ni même pas des objections à qui que ce soit.

 


Je soutiens fermement que ce n’est pas un raisonnement circulaire. L’hypothèse du multivers n’a pas été produite initialement pour expliquer l’univers tel qu’il est.

 

Les étapes scientifiques :

 

On a une théorie : la relativité générale.

 

On calcule sa métrique et on trouve qu’il n’existe pas de solution statique
→ l’univers est dynamique.

 

Toutes les galaxies sont décalées vers le rouge (redshift)
→ l’univers est en expansion.

 

On trouve des preuves qu’il a connu un passé chaud et dense, et qu’il était différent quand il était jeune
→ début « singulier » (élimination de la théorie de l’univers stationnaire de Hoyle).

 

Mais quand on étudie un univers avec t=0, on trouve divers problèmes : homogénéité, platitude, absence de monopôle, etc.
On propose un mécanisme qui résout tous ces problèmes d’un coup : l’inflation.L’inflation, en plus de corriger le modèle, fait des prédictions non triviales, comme la valeur de l’indice spectral des perturbations scalaires, mesurable sur les inhomogénéités du CMB. Et on trouve pile la bonne valeur.
→ L’inflation devient un mécanisme du modèle standard.

 

Quand on modélise le phénomène, on trouve qu’il produit presque immanquablement un multivers.
→ Le multivers devient une conséquence probable de l’inflation.

 

Et quand on raisonne dans le cadre d’un multivers, tous les problèmes de fine-tuning (qui font le délice des théologiens) s’évanouissent.

 

Donc oui, il se trouve que cela prend place dans un débat religion vs athéisme, on ne va pas le cacher, mais le multivers n’est pas une hypothèse ad hoc.

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 11-09-2026 à 20:59:50

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75280903
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 11-09-2026 à 21:09:21  profilanswer
 

pegasi a écrit :

[:prems]
Bah Uruk donne une définition scientif en employant le mot paradigme. Tout est dit.
Perso plus j’étudie un domaine, plus je découvre mes lacunes.
Rien ne me convient dans les certitudes sur l’évolution de notre univers. Pour la fin, on en sais rien. Pour le début, juste de la lumière qu’on appelle fond diffus, ou la sortie de l’ombre à la lumière. Le big bang une certitude ou une sombre farce ?
Perso je me pince un peu quand on essaye de me faire croire que tout tenait dans un dé à coudre. Oui je sais, en fait, même la matière, c’est du vide. Les particules sont éloignées, très éloignées les unes des autres un peu comme les planètes autour du soleil, ou les galaxies entre elles. Mais même en réduisant les distances on arrivera jamais à mettre l’univers dans un dé  [:popol]
Tout comme Zorg, le matin je me lève, je suis un peu comme le poisson dans le bocal.
Une espèce de truc qui comprend rien à ce qui l’entoure, et qui se contente du principal. À savoir manger, boire, dormir…

 


C’est dommage de passer à côté.  [:spamafote]

 

Tu fais partie de la première génération humaine qui dispose d’une explication rationnelle presque complète à toutes les époques et à toutes les échelle de l’apparition de l’univers, de la création de la matière, de l’évolution chimique de l’univers, de la formation des étoiles et des planètes, de l’apparition et de l’évolution de la vie…

 

La table est servie, il n’y a plus qu’à prendre place au banquet.

 

Tu opposes à tout cela un argument d’incrédulité personnelle, et je vois bien que ça te désole… mais on ne peut pas avoir de l’appétit à ta place.


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 11-09-2026 à 21:12:25

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75281644
pegasi
Posté le 12-09-2026 à 08:37:55  profilanswer
 

Et tu penses qu’il pourrait y avoir des univers avec des lois physiques différentes des nôtres, de la matière qu’on a pas sur terre ?
Question con: Si ce n’est pas le cas, il pourrait y avoir dans ses multivers une autre terre semblable à la nôtre ?

n°75281677
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 12-09-2026 à 08:59:07  profilanswer
 

Il y a bien ici plusieurs modèles du même type de pigeon.

n°75282861
pegasi
Posté le 12-09-2026 à 16:07:21  profilanswer
 

Ouais il paraît que des pigeons sur internet, il y en a autant qu’un curé peut en bénir.

n°75283939
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 12-09-2026 à 22:01:55  profilanswer
 

pegasi a écrit :

Et tu penses qu’il pourrait y avoir des univers avec des lois physiques différentes des nôtres, de la matière qu’on a pas sur terre ?

  

Il y a pas mal d’indices qui vont dans ce sens, oui.

 

Un peu en vrac :

 

Le tableau des particules élémentaires
Ce que je signalais plus haut : l’allure du tableau des particules élémentaires qui se met en place dans les années 70 suggère qu’il contient une part d'arbitraire. Typiquement, on trouve des symétries, comme par exemple la composition des trois familles (un quark +2/3, un quark -1/3, un lepton massif, un neutrino), mais le spectre des masses des différentes particules semble complètement fantaisiste (il croît d’une famille à l’autre, mais pas de façon régulière).

 


La métastabilité du vide
L’idée un peu dérangeante que le vide puisse changer d’état. Cela dépend de la façon dont la valeur du potentiel du champ de Higgs V(ϕ) varie en fonction de sa valeur ϕ. Si ce potentiel a plusieurs minima locaux, l’Univers pourrait être piégé dans un minimum local (un peu comme un lac de montagne, qui forme une cuvette en altitude) au lieu du minimum global (équivalent au niveau de la mer dans cette image). Dans un minimum global, on est stable, mais dans un minimum local, un saut quantique est possible vers un état de moindre énergie, qui se propage de proche en proche (et alors adieu veaux, vaches, cochons, couvées : la matière vole en éclats instantanément).
Dans le cadre du modèle standard, ce sont les masses respectives du boson de Higgs (mH) et du quark top (mt) qui déterminent la stabilité du vide. Si mH est trop faible par rapport à mt, le vide pourrait être instable (transition spontanée vers le vrai vide). Si mH est dans une certaine plage, le vide est métastable (transition possible mais extrêmement improbable). Et les mesures actuelles (mH ≈ 125 GeV, mt ≈ 173 GeV) suggèrent que nous sommes proches de la frontière entre stabilité et métastabilité.

 

https://i.postimg.cc/52FtCNMX/image.png

 

Cela suggère très clairement qu’un "autre monde est possible".

 

Le paysage de la théorie des cordes
Si la théorie des cordes est la bonne candidate pour représenter la réalité fondamentale, elle vit dans un espace à 6 (ou 7) dimensions enroulées. La théorie a réussi à circonscrire la solution à un type donné, les fameuses variétés de Calabi-Yau (CY), mais on recherche l’arrangement particulier qui redonne notre réalité physique parmi une variété colossale d’arrangements topologiquement distincts, chacun donnant une physique différente. C’est ce qu’on appelle la théorie du paysage (landscape theory).  On parle de 10⁵⁰⁰ solutions du vide (et donc univers) possibles. Cela pourrait être le terrain de jeu du Multivers.

 

Le problème hiérarchique
La combinaison des constantes fondamentales dimensionnées c, G, h donne naissance à l'ensemble des grandeurs de Planck, qui représentent l’échelle naturelle de la physique. À cette échelle, notre environnement physique semble de très basse énergie, notamment la densité d’énergie du vide (aka constante cosmologique Λ) : un calcul naïf à partir de la théorie quantique des champs nous dit que cette densité d’énergie du vide devrait être typiquement planckienne, dans un rapport de 10¹²⁰ par rapport à la valeur mesurée.
Et le point important, c’est qu’avant de mesurer une valeur non nulle à Λ (avant 1998), Weinberg avait montré que si Λ était plus élevée que la valeur ajourd'hui mesurée, l’univers ne pourrait pas former de galaxies, et donc non plus d'étoiles, ou de planètes. C’est à nouveau l’argument anthropique qui reprend du service. Seuls les univers de très, très basse énergie (Λ collé à zéro mais positif) semblent féconds. Ce qui suggère fortement que le zoo des univers doit être peuplé essentiellement d’univers de plus haute énergie et stériles.

 

L’inflation
Le mécanisme capable de produire un Big Bang chaud est fondé sur un changement d’état du vide, depuis un état de très haute énergie vers notre vide de très basse énergie. Ce qui implique donc encore que le vide peut changer d’état.

 
Citation :


Question con: Si ce n’est pas le cas, il pourrait y avoir dans ses multivers une autre terre semblable à la nôtre ?

 

Il n'y a même pas besoin d'invoquer un autre univers. La Terre a sans doute des jumelles dans l'univers observable.


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 12-09-2026 à 22:23:23

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75285028
pegasi
Posté le 13-09-2026 à 13:11:01  profilanswer
 

Merci Uruk  :jap:  
Même si je n’ai pas plus le niveau en physique pour tout capter.
 [:sanozuke]


Message édité par pegasi le 13-09-2026 à 13:14:44
n°75285034
reset.smit​h
Posté le 13-09-2026 à 13:14:09  profilanswer
 

Mais ces autres univers n'ayant pas les mêmes lois physiques que le notre, quelle forme peuvent-ils présenter, quelle apparence ont ils ? Moi j'imagine pour certains quelque chose ressemblant plus ou moins au nôtre, je veux dire avec un volume, un espace mais certainement que c'est faux bien entendu.

n°75285048
TZDZ
Posté le 13-09-2026 à 13:20:54  profilanswer
 

De toute façon on est dans le domaine hautement spéculatif là  :D

n°75285084
pegasi
Posté le 13-09-2026 à 13:33:02  profilanswer
 

Tu imagines un Alien qui arrive d’un de ces mondes totalement différent ?
Ben non tu peux pas  [:cosmoschtroumpf]  
Même Spielberg, il est totalement dépassé  
 [:finkielcrotte]

n°75285099
WATT1000
Gringatcho Demento
Posté le 13-09-2026 à 13:40:09  profilanswer
 

TZDZ a écrit :

De toute façon on est dans le domaine hautement spéculatif là  :D

 

plus que d'avancer, vu le nombre de galaxies, d'étoiles, de planetes dans l'Univers, il y a statistiquement de la vie ailleurs que sur Terre ?

 

ça me depasse, mais ça m'a l'air bien etayé, donc je suis convaincu  :O

n°75285167
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 13-09-2026 à 13:58:49  profilanswer
 

Louons grâce au seigneur que notre pénis ne soit pas sur notre front, néanmoins, ce qui nous ferait un nez en plus.

n°75285343
TZDZ
Posté le 13-09-2026 à 14:23:25  profilanswer
 

WATT1000 a écrit :

 

plus que d'avancer, vu le nombre de galaxies, d'étoiles, de planetes dans l'Univers, il y a statistiquement de la vie ailleurs que sur Terre ?

 

ça me depasse, mais ça m'a l'air bien etayé, donc je suis convaincu  :O


Disons que la vérification de l'existence de vie extra terrestre est imaginable avec des moyens scientifiques conventionnels.


Message édité par TZDZ le 13-09-2026 à 14:23:53
n°75285452
big e
Posté le 13-09-2026 à 14:45:29  profilanswer
 

[:chatoo:7]

n°75285500
TZDZ
Posté le 13-09-2026 à 14:54:35  profilanswer
 

Non ? Tu ne conçois pas de possibilité où tu pourrais observer une vie extra-terrestre avec les technologies actuelles ou envisageables ?

n°75285537
big e
Posté le 13-09-2026 à 15:00:32  profilanswer
 

Je pense qu'on est trop isolés dans l'espace-temps.
Et ça doit être pareil pour ceux d'en face.

 

Edit, de là à dire que c'est fait exprès, pensé et voulu, il n'y a qu'un pas :o

 

Mais on a des instruments pour capter, oui.

Message cité 1 fois
Message édité par big e le 13-09-2026 à 15:02:25
n°75285695
Zorglub201​6
Posté le 13-09-2026 à 15:15:04  profilanswer
 

WATT1000 a écrit :


plus que d'avancer, vu le nombre de galaxies, d'étoiles, de planetes dans l'Univers, il y a statistiquement de la vie ailleurs que sur Terre ?
ça me depasse, mais ça m'a l'air bien etayé, donc je suis convaincu  :O


Il y a 2 écoles parmi les théoriciens : les optimistes et les pessimistes. Qu'on peut subdiviser.  
 
 
1. Pas besoin de Carbone.  
Les très optimistes, eux envisagent de la lyfe, pas nécessairement carbone-like ni sur une Terre-like.... et là on peut même envisager de la lyfe partout, mais pour chercher des marqueurs de lyfe sans savoir ce qui est cherché, c'est mal barré.  
Ceux-là ne proposent aucun calcul de probas...
_________
 
Base Carbone
2. Les optimistes estiment la multiplication de quelques fractions entre 0 et 1 assez simples à une life qui apparaîtrait spontanément sur les planètes susceptibles... ce qui donne 1:1 de probas que la vie existe ailleurs dans Notre univers observable.  
 
3. Les pessimistes ajoutent des fractions (critères) intermédiaires au calcul de probas, ce qui rend la Terre-like très très rare...
4. Les très pessimistes distinguent "planètes susceptibles" de "planètes ayant généré de la life" en ajoutant encore plus de critères, dont biochimiques, rendant la Terre-like quasiment improbable virtuellement inexistante (pas assez de candidates parmi la myriade de galaxies) et la vie bactérienne like idem, la vie eucaryote-like encore plus inexistente = proba de life Terre-like bien inférieure au nbre de planètes susceptibles (très très Terre-like)  
 
2, 3 et 4 envisagent une vie carbone-like sur une Terre-like... les pessimistes sont très collés aux événements survenus sur Terre. Ils ne considèrent pas la vie comme une sorte de processus très automatique mais comme une suite d'événements - spontanés - mais très improbables, biochimiq comme prérequis Terrestres ultta précis.  
 Leur démultiplication accuse l'im-probabilité <=> plus il y de critères [0 ~ 1]  multipliés aux planètes susceptibles, plus il faut ajouter de "très" avant pessimistes...  
 
=======
 
Univers zarbi et inaccessibles :  
5. Ceux qui envisagent la lyfe sur les autres pop-corns univers du multivers inaccessible, ça nous fait une belle jambe. Envisager des mondes inaccessibles (à jamais au delà de notre horizon... ) avec des Roys Neptune dans des mers de platine ou des anges ailés dans le cul de vaches à 6000 pattes = 0 life détectable. Cette "école 5" ne nous sert à rien pour le moment. Hors catégorie, a-scientifique.  
 
En simplifiant, c'est à peu près ça.  
L'école majoritaire est la n° 2, les optimistes, vu leurs critères pour de la life très réduits (les fractions intermédiaires) et leur prérequis de formation spontanée quasi automatique de la life dans les lieux "susceptibles".  
Ce pré-requis de spontanéité de formation de vie sur les endroits susceptibles a pris du plomb depuis quelques années, vu qu'il a pris du plomb sur notre Terre où elle est avérée et pas hypothétique, étudiée.


Message édité par Zorglub2016 le 13-09-2026 à 20:40:46

---------------
"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75286018
TZDZ
Posté le 13-09-2026 à 15:57:30  profilanswer
 

big e a écrit :

Je pense qu'on est trop isolés dans l'espace-temps.
Et ça doit être pareil pour ceux d'en face.

 

Edit, de là à dire que c'est fait exprès, pensé et voulu, il n'y a qu'un pas :o

 

Mais on a des instruments pour capter, oui.


Je voulais dire qu'on peut imaginer techniquement capter de la vie extraterrestre. À ma connaissance on n'a pas de possibilité aujourd'hui de prouver l'existence d'autres univers.

n°75286345
big e
Posté le 13-09-2026 à 16:47:17  profilanswer
 

TZDZ a écrit :


Je voulais dire qu'on peut imaginer techniquement capter de la vie extraterrestre. À ma connaissance on n'a pas de possibilité aujourd'hui de prouver l'existence d'autres univers.


Tout-à-fait, d'où mon oui et non :o

n°75286841
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 13-09-2026 à 18:51:15  profilanswer
 

reset.smith a écrit :

Mais ces autres univers n'ayant pas les mêmes lois physiques que le notre, quelle forme peuvent-ils présenter, quelle apparence ont ils ? Moi j'imagine pour certains quelque chose ressemblant plus ou moins au nôtre, je veux dire avec un volume, un espace mais certainement que c'est faux bien entendu.


 
Quand on parle de changement dans les lois de la Physique, il y a pas mal de manettes actionnables et si on met les doigts dans la machine, il y a des changements plus radicaux que d'autres.
 
Le premier curseur dont j'ai parlé plus haut concerne le champs de Higgs. A priori ce curseur semble hyper sensible dans la mesure où la masse des particules élémentaires est indexées par leur couplage avec le champ de Higgs.
 
Pour les fermions (les "particules de la matière" : quarks et leptons, de spin 1/2) les constantes de couplage au champ de Higgs, sont les couplages de Yukawa notées yf (y indice f mais l'indice f n'existe pas en UTF-8  :fou:).  
 
La masse d'un fermion f est donnée par :  
 
mf = yf v/√2
 
avec v la valeur d'expectation dans le vide (souvent appelée VEV, pour Vacuum Expectation Value) du champ de Higgs.  
Sa valeur (mesurée expérimentalement) est d'environ 246 GeV
 
Modification des couplages des quarks up et down (yu, yd) : ces masses déterminent la stabilité du proton et du neutron. Dans notre Univers, yd > yu  => md > mu, ce qui rend le neutron légèrement plus lourd que le proton, de 1,3 MeV.  
 
Si yu > yd : le proton devient plus lourd que le neutron. Les protons se désintègrent alors spontanément en neutrons par capture électronique ou désintégration β⁺. L'univers ne contient plus d'hydrogène ni aucun noyau atomique stable ; il n'y a que des neutrons et des sous-produits de désintégration.  
Aucune chimie n'est possible.  [:obsydiankenobi:3]  
 
Si yd >> yu (augmentation modérée du couplage du quark d) : la différence de masse entre le neutron et le proton dépasse la masse de liaison du deutérium (~2,2 MeV). Conséquence : même au sein des noyaux, les neutrons se désintègrent. Aucun noyau atomique plus lourd que le proton ne peut subsister.  
L'Univers ne contient que de l'hydrogène pur. Aucun carbone, oxygène, ni planète rocheuse ne peut se former.  [:l3r4f]  
 
Modification du couplage de l'électron (ye). La masse de l'électron détermine la taille des atomes (le rayon de Bohr a ~ 1/me) et les énergies de liaison chimique (qui varient comme me).  
 
Si ye augmente (électron trop lourd) : le rayon de Bohr rétrécit drastiquement et la masse de l'électron se rapproche de la différence de masse neutron-proton. Si me > mn - mp (~ 1,3 MeV), les électrons sont capturés par les protons pour former des neutrons (capture électronique généralisée). L'atome d'hydrogène devient instable.  
De plus, la taille des molécules rétrécit et la réactivité chimique est profondément altérée, empêchant la formation de macromolécules biologiques. [:midnaite:3]  
 
Si ye diminue (électron trop léger) : les atomes grossissent ce qui affaiblit les liaisons chimiques et diminue la résistance des molécules aux agitations thermiques à des températures modérées.  
La matière condensée (solides et liquides) s'évapore  :hello:  
 
Modification du couplage du quark top (yt) : on a vu plus haut son effet sur la stabilité du vide.
Le quark top possède le couplage de Yukawa le plus élevé (yt ~ 1). En raison des corrections quantiques à haute énergie, il tire la valeur du couplage quartique du Higgs (λ) vers des valeurs négatives à grande échelle.  
 
Si yt augmente légèrement : la masse du quark top augmente, ce qui déstabilise le potentiel du champ de Higgs à haute énergie. Le vide électrofaible dans lequel nous vivons devient un vide instable à courte durée de vie. Une bulle de « vrai vide » de constante cosmologique négative se nucléerait quasi-instantanément après le Big Bang, provoquant un effondrement catastrophique de l'Univers (un Big Crunch ultra-précoce).   [:daplopbot]  
 
Si yt diminue : c'est mieux  [:panzani gino]  Le vide devient totalement stable. Cependant, la baisse du couplage modifie la nucléosynthèse stellaire et les taux de production des éléments lourds lors des supernovas  :pfff: .  
 
Bon on va pas tous les faire, mais voilà l'idée : une variation de plus de quelques pourcents des couplages de Yukawa suffit à supprimer toute possibilité de chimie complexe, de matière solide ou de structures stellaires durables.
 
 
Ensuite j'ai parlé plus haut de la valeur de la constante cosmologique Λ (aka énergie du vide) : là les conséquences sont assez simple à prédire. L'expansion de l'univers est drivée par Λ.  
 
Si Λ augmente : l'univers se dilue trop vite pour pouvoir former des galaxies (cas envisagé par Weinberg) . Il y a de la matière, mais elle ne peut pas se condenser pour former des étoiles et des planètes. On a juste un gaz d'hydrogène qui se dilue dans l'immensité [:pompom]  
 
Si Λ diminue : ça peut aller tant qu'il reste positif. S'il devient négatif, alors l'univers se recontracte et tout disparait  [:arn0]  
 
 
Bon, pour finir on peut aller plus ans le dur, et changer les dimensionnalité du temps et de l'espace  [:gorn nova]  
 
C'est l'hypothèse envisagé dans cet article : On the dimensionality of spacetime de Max Tegmark.  
Tegmark a pas mal exploré le concept de "multivers" et a classifié les divers aspects que ce concept peut recouvrir.  
 
https://i.postimg.cc/d3MDYWNF/image.png
 
 
Abstract :
Certaines théories des supercordes possèdent plus d'une limite effective à basse énergie, correspondant à des espaces-temps classiques de dimensions différentes. Nous soutenons que toutes ces limites, à l'exception de celle à 3+1 dimensions, pourraient correspondre à des « mondes morts » dépourvus d'observateurs ; dès lors, de telles théories d'ensemble prédisent effectivement que nous devrions nous trouver dans un espace-temps à 3+1 dimensions. Avec plus ou moins d'une dimension temporelle, les équations aux dérivées partielles régissant la nature perdraient la propriété d'hyperbolicité qui permet aux observateurs d'établir des prédictions. Dans un espace comptant plus de trois dimensions, l'existence d'atomes conventionnels — et peut-être même de structures stables — serait impossible. Un espace à moins de trois dimensions exclut toute force gravitationnelle et pourrait s'avérer trop simple et trop pauvre pour abriter des observateurs.
 
Si, on détaille un peu. Dans ce diagramme, l'axe horizontal représente le nombre de dimensions d'espace (N) et l'axe vertical le nombre de dimensions de temps (T).
 
L'Univers dans lequel nous vivons est du type N = 3, T = 1
C'est la seule combinaison connue qui permet des équations de champ de type hyperbolique stables (propagation causale des ondes) tout en autorisant des orbites gravitationnelles et atomiques stables.  
 
Tout le reste semble inhabitable. Là encore, l'argument anthropique reprend du service.
 
Monde à temps multiples (T > 1) : les équations aux dérivées partielles régissant la physique deviennent ultra-hyperboliques. Les tachyons deviennent omniprésents, la causalité s’effondre et les événements futurs ne peuvent pas être prédits à partir de conditions initiales.  
 
Monde avec trop de dimensions d'espace (N > 3, T = 1) : la loi de la gravité en 1/r² devient une loi en 1/r ᴺ ⁻ ¹. Pour N > 3, il n'existe plus d'orbites stables (les planètes s'effondrent sur leur étoile ou s'en échappent, et les électrons ne peuvent plus orbiter autour des noyaux atomiques).  
A noter que l'instabilité des orbites pour tout autre exposant que 1/r² avait déjà été noté en son temps par Kant  [:fleur_hahaguy] .  
 
Monde avec peu de dimensions d'espace (N < 3, T = 1) : la gravité relativiste (Relativité Générale) n'a pas de degrés de liberté locaux en 1+1 ou 2+1 dimensions. Il n'y a pas de forces gravitationnelles à distance et la complexité biologique minimale (ex. des réseaux de neurones ou des canaux digestifs qui ne coupent pas l'organisme en deux) y est difficilement réalisable.  
 
Monde sans temps (T = 0) : les équations sont de type elliptique (comme l'équation de Laplace). Rien ne change, le temps n'existe pas et toute la structure est figée.

Message cité 1 fois
Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 14-09-2026 à 21:17:57

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75286907
pegasi
Posté le 13-09-2026 à 19:06:44  profilanswer
 

[:prems]  
En clair, la terre, la vie… toussa, c’est grâce à nos lois de la physique. Quelle soit macro ou quantique, notre présence ne tient qu’à un fil pas plus gros qu’un cheveux.
Autre question existentielle: toute notre matière et nos lois sont issues du big bang. Pas de possibilité de particules différentes que celles que l’on connait déjà ? Puisque toutes issues d’un même événement.
Quand on parle de particule# différentes et d’autres lois physiques, il s’agit d’autres big bang ?

n°75287040
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 13-09-2026 à 19:37:11  profilanswer
 

pegasi a écrit :

[:prems]
En clair, la terre, la vie… toussa, c’est grâce à nos lois de la physique. Quelle soit macro ou quantique, notre présence ne tient qu’à un fil pas plus gros qu’un cheveux.
Autre question existentielle: toute notre matière et nos lois sont issues du big bang. Pas de possibilité de particules différentes que celles que l’on connait déjà ? Puisque toutes issues d’un même événement.
Quand on parle de particule# différentes et d’autres lois physiques, il s’agit d’autres big bang ?

 


C'est compliqué de répondre précisément tant qu'on ne connait pas les fondements du modèle standard. Pour l'instant c'est un modèle effectif : on constate une réalité : il y a des quarks, des leptons, des bosons de jauge, on mesure leur propriétés sous forme de nombres quantiques (masse, spin, charge électrique, isospin et hypercharge faibles, couleur, saveur...) mais on ne sait pas ce qui produit cette réalité.

 

Le meilleurs candidat pour expliquer le modèle standard c'est la théorie des cordes. Dans l'idée, on a des cordes qui vibrent dans un espace topologiquement complexe, et les particules et leur propriété sont comme les "notes" formées par la vibration de ces cordes qui "résonnent" dans un espace multidimensionnel. On aurait ainsi géométrisé la Physique, ce qui représenterait une forme d'achèvement.

 

Si c'est bien comme ça que ça fonctionne, alors sans aucun doute il existe une multitude de "modèles standards" possibles, mais personne n'est capable d'en dresser le portrait à ma connaissance (vu qu'on est encore incapable de le faire pour le nôtre, c'est à dire de décrire la topologie de l'espace de Calabi-Yau produisant notre modèle standard).

  



Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 13-09-2026 à 20:17:27

---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75287148
Zorglub201​6
Posté le 13-09-2026 à 19:58:21  profilanswer
 

Ceux qui n'aiment ni lire ni comparer des éléments, ils tracent. Pas de souci.  
 

Gilgamesh d'Uruk a écrit :


Je suis d’accord : si on raisonnait a priori — étant donné un univers avec son ensemble de lois physiques, quelle est la probabilité qu’il donne naissance à la vie ? — on serait bien embêté pour conclure, dans l’état actuel des connaissances. En effet, on ignore la possibilité que, dans la chaîne causale menant à « un truc qui a les propriétés du vivant » (aka Lyfe), ne se cache pas un ou plusieurs événements avec une probabilité s’exprimant par une puissance négative à trois chiffres ou plus. Dans ce cas, jamais, nulle part, cet univers ne produirait quoi que ce soit qui ressemble à la vie.
 
Mais on raisonne a posteriori : notre univers a produit quelque chose, c’est donc que cette probabilité n’est pas si faible, ou que l’univers (étendu au-delà de l’horizon cosmologique, la « poche d’univers » née de l’inflation, qui est en toute hypothèse bien plus étendue que l’univers observable) est vraiment très grand.
 
Les deux peuvent être vrais en même temps, et c’est le cas, à mon avis. La vie est certainement un phénomène rare, mais avec des probabilités qui restent raisonnablement faibles, et l’univers étendu au-delà de l’horizon cosmologique est considérablement plus grand — d’un nombre très probablement considérable (une puissance à deux chiffres, a minima) d’ordres de grandeur, du fait de l’inflation.


Je ne te comprends pas très bien ici.  
Après avoir validé avec moi que le vivant sur Terre a pu (ou pas du tout, car on l'ignore) être d'une probabilité infinitésimale — même inférieure à la quantité de planètes "habitables" — et que les principes anthropiques sont des constructions a-scientifiques, tu remets les pieds dedans ?
Peut-être est-ce sous le coup de coquilles rédactionnelles ou d'idées qui trottent, mais ce ne sont pas seulement des principes inutiles : ce sont des biais. Les biais anthropiques se composent de plusieurs autres biais étroitement corrélés. Nous (qui ne croyons pas à la nécessité d'un intelligent designer ou d'un architecte cosmique) n'en avons nul besoin, et il est erroné d'extrapoler l'existence de la vie extraterrestre via notre propre existence.
 
De mon point de vue probabiliste et épistémologique, ton argumentation présente trois points très discutables.  
 
1. L'illusion du raisonnement a posteriori et la confusion de probabilités  
Soutenir l'argument selon lequel l’existence de la vie a posteriori implique une probabilité intrinsèque non négligeable est un biais classique en théorie des probabilités. Il ne faut pas confondre P(E) : La probabilité intrinsèque de l'abiogenèse sur une coordonnée spatiale aléatoire dans l'univers.
p(E | O) : La probabilité conditionnelle d'auto-localisation anthropique, où E: l'événement d'apparition de la vie sur une planète et O représente l'existence d'un observateur conscient. L'expression P(E | O) = 1, la probabilité que la vie existe à notre emplacement sachant que nous sommes là pour le constater, est une certitude mathématique.  
 
Utiliser cette certitude locale N=1 pour évaluer la distribution globale de la vie est un contresens bayésien.  
Un événement dont la probabilité initiale tend vers l'infinitésimal peut parfaitement se réaliser lors d'un tirage unique. Notre existence prouve uniquement que P(E) > 0, soit une valeur comprise entre un pouillème infinitésimal et 1.  
La marge est colossale mais des données fondamentales nous manque totalement.  
Notre localisation sur Terre n'est pas un échantillon neutre tiré au sort, c'est une conséquence nécessaire de notre propre existence.  
 
2. L'argument de l'inflation et la taille de l'univers: Invoquer l'extension de l'univers au-delà de l'horizon cosmologique pour postuler une récurrence mécanique de la vie est un ajustement d'hypothèse ad hoc. Transposé à l'erreur du casino (Inverse Gambler's Fallacy), cela revient à observer un tirage hautement improbable à une table (5 fois triple 6 consécutifs, j'en sais trop rien sur les jeux) et en déduire que l'établissement doit nécessairement abriter des milliers d'autres tables invisibles à l'étage pour que la loi des grands nombres s'applique.  
Augmenter mathématiquement le nombre d'essais théoriques invisibles ne change rien au fait que notre échantillon observé reste strictement limité à N = 1.
 
3. L'effet de sélection anthropique: Nous subissons un biais de sélection oppressant car nous sommes condamnés à nous situer dans une zone d'univers où la vie a émergé pour pouvoir le constater. Si l'abiogenèse n'avait réussi qu'une seule et unique fois dans l'histoire de l'univers global (inflation incluse), les êtres issus de cette genèse unique tiendraient exactement le même raisonnement que le tien sur Terre. Notre présence démontre une condition nécessaire à notre existence, elle ne démontre en rien la banalité de notre cas.  
En somme, tant que nous n'avons pas une mesure de la vie en dehors de nos propres coordonnées (une donnée non conditionnée par notre présence), la Terre reste une singularité statistique inexploitable.  
Sans la découverte d'une seconde (a)biogenèse indépendante, notre grande solitude dans l'univers reste un scénario mathématiquement cohérent et prévisible. Nous sommes incapables d'estimer des probabilités sérieuses de vie extraterrestre tant que nous n'avons aucune donnée sur son apparition ailleurs.  
Inventer des variables manquantes, ce n'est pas de la science. Nous ne connaissons ni les conditions pré requises absolues, ni les probabilités d'apparition effective lorsque ces conditions sont réunies. Nous sommes donc condamnés à trouver de la vie pour affirmer qu'elle existe, ou à admettre scientifiquement qu'on ne peut pas savoir pour l'instant.  
 
Ceux qui fournissent des probabilités chiffrées - ravi pour eux - mais ils racontent des cracs. Et ceux qui se limitent à des c'est "très probable", "très peu probable" en racontent aussi. Ces propositions ne reposent sur aucune base mathématique réelle.  
 
 :) (Je ne te le reproche pas à toi, Gilga, je rebondis simplement sur ton message car cela revient fréquemment, c'est très intuitif).
 
4. Pour ceux aspirés par le vertige de la quantité astronomique de planètes (je comprends très bien ce vertige) et qui peinent à envisager que la probabilité infinitésimale de la vie puisse surpasser le nombre de mondes disponibles, un exemple biologique concret montre comment tout peut s'effondrer (mais ici, la vie est déjà en route depuis longtemps): l'endosymbiose, donnant la future mitochondrie.  
Cet événement a radicalement transformé le vivant en permettant l'avènement des organismes complexes (eucaryotes, puis multicellulaires). Bien que nous en ayons des preuves physiques incontestables (double membrane ou ADN propre des mitochondries), cette fusion reste le plus grand puzzle de la biologie avec, ou après l'abiogenèse.  
Evénement d'une rareté extraordinaire: il ne s'est produit qu'une seule fois en 4 milliards d'années. Toutes les mitochondries de la Terre ont une origine commune unique issus de cette intégration accidentelle d'une complexité biologique folle.  
Si la vie existe ailleurs, la loterie de l'endosymbiose suggère qu'elle a toutes les chances d'être restée bloquée au stade bactérien-like (mais ça c'est en calquant l'histoire de la vie Terrestre, la seule disponible... un autre biais, difficile d'y échapper).

Message cité 1 fois
Message édité par Zorglub2016 le 13-09-2026 à 20:08:41

---------------
"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75287371
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 13-09-2026 à 20:33:57  profilanswer
 

Zorglub2016 a écrit :


De mon point de vue probabiliste et épistémologique, ton argumentation présente trois points très discutables.  
 
...


 
 
 
Je suis grosso modo d’accord mais bon...
 
Je reprends mon propos.
 
A posteriori, on constate que notre univers a produit quelque chose, c’est donc :
 
SOIT que la probabilité d’apparition n’est pas si faible (c’est mon intuition, mais c’est perso, et non contraignant en l’état actuel de nos connaissances) ;
SOIT que cette probabilité est vraiment très faible (mais forcément supérieure à 0, vu qu’on existe) MAIS que l’univers (étendu au-delà de l’horizon cosmologique, la « poche d’univers » née de l’inflation, qui est en toute hypothèse bien plus étendue que l’univers observable) est vraiment très grand. Si p est la probabilité et N le nombre d’occurrences (par exemple le nombre de planètes dans l’univers étendu), alors pN proche de 1.
 
Ton propos, si je ne m’abuse, c’est de rajouter une alternative :
 
SOIT que cette probabilité est vraiment très faible, même mise en rapport avec N, de sorte que pN << 1 MAIS que, par un énorme coup de bol, cet événement singulier s’est quand même produit.
 
Je veux bien rajouter cette alternative, mais par construction, elle bénéficie d’un faible degré de confiance.


---------------
Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°75287622
Zorglub201​6
Posté le 13-09-2026 à 21:08:54  profilanswer
 

Merci pour ta clarification, et peut-être même que je partage tes intuitions ou espérances...
 
Cependant, en inférence bayésienne, si on n'a aucune donnée chiffrée sur une probabilité (on ignore si p est égal à 10^-2 ou 10^-500 par ex), toutes les hypothèses ont a priori le même poids.  
Dire qu'une hypothèse a un "faible degré de confiance" simplement parce qu'elle décrit un événement rare, c'est pas terrible une erreur technique...  
Si le ticket gagnant de l'Euromillions est devant tes yeux, tu ne peux pas dire: "L'hypothèse que ce ticket soit le seul gagnant parmi 140 millions a un faible degré de confiance".  
Bah non, le ticket est là, le fait est avéré, peu importe la rareté de la combinaison...
 
"Si p est la probabilité et N le nombre d’occurrences [...], alors pN proche de 1".  
 
Ca c'est un ajustement d'hypothèse ad hoc. La taille de l'univers N pour qu'elle compense exactement l'inconnue p afin d'obtenir un résultat proche de 1 ?  
<=> C'est le Inverse Gambler's Fallacy !  
Voir un événement N=1 et postuler que l'Univers global doit être pile-poil assez grand pour que l'événement soit statistiquement probable <=> une pétition de principe: présupposer ce qu'on cherche à prouver ou ce à quoi on préfère adhérer.
 
De plus, je ne vois vraiment pas l'utilité d'ajouter ce qui pourrait être au-delà de l'Univers observable, dont on a ni idée (+/- homogène, probablement) ni possibilité de le vérifier, qui nous échappe jour après jour même si le rayon du nôtre grandit. Ca ne DOIT pas influer sur notre probabilisation (quand il y en aura une...) de la formation de vie ET dans notre Univers observable.  
Ca ne sert strictement à RIEN pour évaluer les probas ou existence de life dans notre Univers. Savoir si nous sommes seuls ou pas dans l'Univers, est savoir-dépendant... pas illusion ni intuition-dépendant. Si ?
 
Pas grave du tout. N'en parlons plus. Ces machins sont plus chiants que la chiasse.


Message édité par Zorglub2016 le 14-09-2026 à 11:38:01

---------------
"Qui lèche trop le cul du Prince ne peut plus sucer une glace, et Il ne pourra plus quitter son trône" https://www.editionstextuel.com/livre/neuro_arnaque
n°75287757
pegasi
Posté le 13-09-2026 à 21:22:12  profilanswer
 

Perso, j’ai deux sons de cloches. Il y a tellement de paramètres nécessaires et improbables pour que la vie apparaisse, de la bonne distance de la planète à son étoile, l’eau, l’atmosphère, la bonne gravité, même la lune serait indispensable…
Puis un autre qui dit qu’il y a autant de galaxies que de verre d’eau qu’on pourrait puiser dans la mer. Chaque galaxie comprenant des milliers d'étoiles et d’exoplanètes. Le chiffre est tellement vertigineux que certains arrivent même à nous dire qu’il y aurait une infinité de vies extraterrestres.  
De nada à une infinité on pourrait faire pile ou face. Ou se fier à son intuition.  

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  1426  1427  1428  ..  1435  1436  1437  1438  1439  1440

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
Y'a une Rave Party près de chez moi. Bandes d'enc*lésLe topic de la destruction de l'Univers.
cherche 1 place pour Belle & Sebastian le 11/04 au Grand Rex!!!Y'a des amateurs de circuit Carrera Go ?
Augmentation des prix selon les visites du site :échec du testFaut'il un architecte
Le très grand projetY a t-il des ingénieurs ici?
Info Architecte 
Plus de sujets relatifs à : Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)