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| Auteur | Sujet : Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ? |
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TZDZ | Reprise du message précédent : Message cité 1 fois Message édité par TZDZ le 03-06-2015 à 09:19:44 |
Publicité | Posté le 03-06-2015 à 09:18:51 ![]() ![]() |
Atropos Peace Love Death Metal |
Message cité 1 fois Message édité par Atropos le 03-06-2015 à 09:24:50 |
Ainex |
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Atropos Peace Love Death Metal |
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TZDZ | Oui, "commencer" est le bon mot. "Aucun problème" me semble un peu osé à ce stade scientifique. Par contre, les rapports entre mémoire et émotions sont très nombreux, j'avoue être un peu déstabilisé si tu n'en vois pas. La plupart des émotions sont conditionnées par notre vécu donc notre mémoire... @h3bus : je ne sous entend pas qu'on ne saura jamais le faire. Du coup, je ne peux pas répondre à ta question. Message cité 1 fois Message édité par TZDZ le 03-06-2015 à 09:37:09 |
noureddine2 |
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Atropos Peace Love Death Metal |
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Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
Quand je dis que c'est explicable "sans aucune problème" par une approche "bas niveau" style physique des particules, je veux dire qu'on peut réduire ça à un ensemble de mouvements d'atomes qui auraient été différents en l'absence de l'émotion. Tu as un input, une image par exemple d'un ours qui t'attaque, cet input va provoquer une cascades de collisions d'atomes dans le cerveau, stimuler certains centres du cerveau, éventuellement en rapport avec une zone où des souvenirs sont stockés, provoquer une décharge hormonale, décharge hormonale qui va modifier le comportement du tas d'atomes "humain", dans le sens où sans cette décharge hormonale, les collisions entre atomes auraient été différentes, et le comportement, ici "la fuite" ou "le hurlement de terreur" auraient également été différents.
Mais ce n'est pas "MON" vertige, c'est un problème assez connu, et beaucoup débattu, le problème de la conscience réflexive, ou "problème difficile de la conscience". Je ne comprends pas pourquoi vous ne voyez pas à quel point il y a une difficulté fondamentale ici. Peut-être que c'est moi qui explique mal Auquel cas, cherchez sur internet avec ces mots clés "problème difficile de la conscience" ou "conscience reflexive", c'est probablement bien mieux expliqué que ce que je fais ici. Message édité par Herbert de Vaucanson le 03-06-2015 à 10:49:25 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
Publicité | Posté le 03-06-2015 à 10:43:27 ![]() ![]() |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 | Oui, j'en parlais justement à la dernière page de Denett à ce propos, mais même les philosophes que tu cites, ils admettent qu'il y a une difficulté qui semble fondamentale a priori et surtout de nature très différente des autres problèmes : Denett a écrit tout un bouquin, là dessus, plutôt abordable "la conscience expliquée". Ensuite seulement, ils disent "qu'une fois qu'on aura compris ce qu'est réellement la conscience reflexive", alors on verra que ce n'était pas un problème (mais bon, forcément, une fois qu'on a compris ce que c'est, c'est plus un problème, juste pour l'instant, on l'a pas compris Là, on dirait que vous ne voyez même pas le problème dont on parle. Que vous ne voyez pas que conceptuellement, il y a, a priori, un problème fondamental, de nature particulière (même si certains philosophes, après avoir analysé et admis le problème, pensent qu'il disparaîtra de lui même dés qu'on aura compris les autres facettes de la conscience). Par exemple, TZDZ, quand tu dis qu'un être avec une conscience reflexive a un avantage sur un mec qui n'en aurait pas, ça veut dire que tu t'attends à ce qu'ils aient un comportement différent, c'est donc que tu n'as pas saisi de quoi on parle (et c'est en cela que je dis que c'est peut-être moi qui m'exprime mal) :
Si les mouvements d'atomes dans le cerveau ne produisaient pas une conscience reflexive, un "JE", les trajectoires des atomes ne seraient pas modifiées, et l'effet serait le même : le cerveau concerné apprendrait des erreurs commises exactement aussi vite, que les mouvements d'atomes produisent ou non une conscience reflexive (vu que de toutes façons, qu'elle existe ou pas, ça ne modifierait pas leur trajectoire). Message édité par Herbert de Vaucanson le 03-06-2015 à 12:07:20 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
Ainex | Mais c'est parce qu'on te dit que, pour nous, il est sans doute impossible de ne pas avoir de conscience réflexive tout en se comportant exactement de la même manière. A partir de ce moment-là, la question ne peut même plus se poser puisqu'elle aboutit à une contradiction avec elle-même carrément de suite. Tu t'appuies beaucoup sur des philosophes, mais quand je regarde les propos des scientifiques sur la question, le problème semble moins présent sur l'origine du "je" que tu ne sembles le faire croire. Message cité 2 fois Message édité par Ainex le 03-06-2015 à 12:17:46 |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
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Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
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Ainex |
A partir du moment où tu considères que la "conscience" est un mécanisme. Sa présence ou non a des conséquences. C'est comme un estomac est un mécanisme et s'il n'est pas présent, il y a des changements "évidents". Pour moi, si tu enlèves la conscience, alors tu modifies à l'intérieur même le fonctionnement biologique. Notamment tout ce qui a trait à "moi" qui est une information traitée et retraitée avant la prise d'une décision que l'on va appeler "une décision consciente". Message édité par Ainex le 03-06-2015 à 12:35:00 |
TZDZ |
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Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 | Tu peux lire ce texte, plusieurs articles et scientifiques y sont cités : http://www.uqam.ca/entrevues/entrevue.php?id=1251 Ou aller voir sur l'excellent site "le cerveau à tous les niveaux", ce qui s'en dit (ainsi que les références qui y sont citées) : http://lecerveau.mcgill.ca/flash/a [...] p_con.html N'hésite pas à browser un peu ce dernier site sur ce sujet. La ref que j'ai postée pointe sur l'explication "avancée", mais les explications "débutant" et "intermédiaire" (en haut à gauche), sont également éclairantes. Message cité 1 fois Message édité par Herbert de Vaucanson le 03-06-2015 à 13:53:40 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
h3bus Troll Inside |
Message édité par h3bus le 03-06-2015 à 13:57:08 --------------- sheep++ |
TZDZ |
Le second site c'est un peu pareil... Moi, j'aimerais un article scientifique qui me dit : Message cité 2 fois Message édité par TZDZ le 03-06-2015 à 15:02:08 |
Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
C'est toujours le problème de la notion "fourre-tout" qu'il y a derrière le mot "conscience". Et si, ils font la différence, c'est même le coeur de l'article, la conscience en tant que "subjectivité". Disons que le sentiment amoureux pourrait exister pour un "zombie sans conscience reflexive", c'est juste que ce sentiment ne serait pas porté à la connaissance d'une conscience. Mais il existerait dans la mesure où le zombie en question agirait par amour, ferait des déclarations, aurait son coeur qui bat à toute vitesse, balbutierait... etc, exactement pour les mêmes raisons "physiques" que nous.
"Le second site c'est un peu pareil", tu absuses un peu, tu as un peu exploré la richesse du truc, tu as suivi les différents liens ?
Non, mon propos ce n'est pas qu'on explique le "je" de "j'ai mal" mais pas le "je" de "je pense". On explique le "mal" (on voit très bien comment une cascade de collision d'atomes partant de récepteurs nerveux et arrivant au cerveau finissent par provoquer le retrait de la main à cause de cascades de collisions qui finissent dans les muscles du bras), on explique le "pense" (de la même façon), mais on n'explique pas le "je" (le fait qu'il y ait une conscience qui se rende compte de tout ça, spectatrice de tout ça, même, oserais-je dire), ni dans le premier, ni dans le second cas. Message cité 1 fois Message édité par Herbert de Vaucanson le 03-06-2015 à 15:20:09 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
TZDZ |
Par contre, je dois être aveugle, je ne vois pas de référence à un article scientifique type publi. Le second site, non je n'ai pas eu le temps de l'explorer, mais c'est quand même sacrément orienté philo. Ce que je vois, c'est surtout des thèses de philo qui interprètent des expériences scientifiques (c'est intéressant aussi, mais j'aime bien savoir où l'on se place). Message cité 1 fois Message édité par TZDZ le 03-06-2015 à 15:49:31 |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
Alors du coup, ça m'intéresse de comprendre comment tu comprends ce passage, par exemple. Car le problème du "zombie philosophique", qui n'aurait pas de conscience subjective, et agirait exactement comme si, c'est exactement celui que je pose ici :
Tu dis toi même que tu es "assez d'accord avec ça". Et quand je dis la même chose quasiment au mot près, avec l'exemple de l'être physiologiquement identique à nous, dénué de conscience subjective, de "JE", de ressenti, qui agirait tout de même de la même façon, tu ne dis ne plus rien comprendre. Du coup, c'est moi qui aimerais comprendre Message cité 1 fois Message édité par Herbert de Vaucanson le 03-06-2015 à 15:51:55 |
h3bus Troll Inside | Je comprend qu'il parle de perception, et d'interprétation de la perception par le cerveau. Et il nome ça «problèmes faciles» de la conscience.
--------------- sheep++ |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 | Pour le coup de la douleur par exemple, c'est ce que je disais précédemment, on n'a aucun problème à conceptualiser ce qu'est la douleur : un influx nerveux, qui engendre des effets dans un cerveau par pures collisions entre particules, collisions qui se terminent dans les muscles du bras pour retirer la main. Voilà, on a bien défini ce qu'était la douleur, au sens où ça permet par exemple de bâtir un modèle prédictif. Par contre, le problème difficile, c'est celui du "ressenti" de la douleur, par "quelqu'un". Ce que c'est que la douleur, pourquoi et comment elle fait retirer la main, c'est facile : ce n'est jamais que de la physique des particules sur un très gros tas d'atomes -> problème facile. Comment ça se fait que ce soit porté à la conscience de "quelqu'un", qu'il y ait un ressenti (plutôt que rien, enfin plutôt qu'un simple tas d'atomes) : là ça bloque -> problème difficile. Message cité 1 fois Message édité par Herbert de Vaucanson le 03-06-2015 à 16:02:09 --------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
TZDZ |
Autrement dit, dans le texte que tu cites, la douleur n'existe pas. Ce n'est pas qu'elle existe mais n'est pas captée car il manque une conscience réflexive, elle n'existe pas. La douleur c'est le ressenti de la perception. edit : d'accord avec la remarque de h3bus (message suivant). Message édité par TZDZ le 03-06-2015 à 18:11:16 |
h3bus Troll Inside | La perception ne bloque pas vraiment, ni le fait que l'activation neuronale entraine une réaction en chaine pouvant entre autre activer des souvenir ou déclencher une action du cortex moteur.
--------------- sheep++ |
Krismu |
Message cité 1 fois Message édité par Krismu le 03-06-2015 à 16:58:48 |
Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
Profil supprimé | Posté le 03-06-2015 à 23:34:40 ![]()
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Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
Profil supprimé | Posté le 03-06-2015 à 23:50:03 ![]() Le problème de l'illusion de conscience et de l'illusion de libre-arbitre est en fait plus fondamentalement le problème de la subjectivité. En gros, nous percevons les choses suivant comment notre cerveau les perçoit, et partant de là on a l'impression comme lui de décider librement alors que les schémas psychologiques décisionnels sont prévisibles. Pour la conscience, je dirais qu'on s'en fait une image singulière pour construire notre identité ; c'est une cloison entre la pensée et l'environnement, on doit se démarquer du reste pour penser par soi-même et ne pas supposer que les autres ont accès aux mêmes souvenirs que nous, aux mêmes perceptions, et que les autres n'obéissent pas à nos propres décisions comme nos bras nous obéissent, tout ça. |
Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
Profil supprimé | Posté le 04-06-2015 à 00:52:53 ![]()
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Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
Terminapor I'll see you rise. |
--------------- Perhaps you don't deserve to breathe |
Baggers |
--------------- Mens laxa in corpore laxo |
Profil supprimé | Posté le 04-06-2015 à 13:28:16 ![]() L'appareil perceptif psychologique ne sert pas à percevoir la conscience, par contre il peut se prendre pour objet. A partir de là, on recommence à sauter entre je c'est moi, moi c'est je... |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Par rapport à notre débat sur la possibilité de synthétiser une conscience, le point crucial pour moi, qui interdit complètement la possibilité de simuler une conscience par la voie logicielle, c'est le fait que dans la chaine de traitement il y ait intervention de ce que je nommerais un causalité arbitraire, cad une relation de cause à effet qui dépend complètement d'une convention, médiée par un système de symboles quelconque. Ce qui empêche à tout jamais un personnage décrit dans un roman d'accéder à la conscience, quel que soit le niveau de détail dont on nourrisse sa description, c'est le fait que son existence n'existe que dans le système de codage de la langue, qui fait que les lettres "R O U G E" désignent par une pure convention une certaine couleur. Quand on écrit le personnage à l'aide de ligne de code, le moyen est différent mais le niveau arbitraire demeure. Le fait que d'une ligne de code à l'autre on puisse transformer toute chose dans le monde simulé en banane violette, en montre molle à la gelée de groseille ou en girafe à roulette implique que chaque milliseconde du monde simulé est séparé de la milliseconde qui suit par un abîme infranchissable et que la causalité à l'oeuvre dans la simulation n'est qu'apparente et conventionnelle. A la causalité arbitraire du système de symbole, j'oppose la causalité nécessaire de la physique. Une façon de comprendre la différence fondamentale entre les deux, par rapport au débat de la possibilité d'une conscience synthétique, c'est que la causalité arbitraire étant basé sur des symboles, elle suppose la préexistence d'une conscience pleinement développée qui donne un signifié au signifiant. C'est aussi pour cette raison que les personnages de nos rêves, aussi réalistes qu'il puissent apparaître à notre conscience, ne sont pas eux même conscients. C'est aussi ce qui fait que la proposition philosophique iconoclaste et prétendument irrésistible comme quoi nous serions en bonne logique probablement les objets d'une simulation achoppe au premier argument. Message cité 2 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 06-06-2015 à 09:02:51 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
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