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Auteur Sujet :

Y a-t-il un grand architecte dans l'univers ?

n°42145897
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 02-06-2015 à 12:29:28  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Krismu a écrit :


C'est pas le topic et ça a déjà été abordé ailleurs, mais qu'est ce qui te dit que c'est pas comme ça ? Qu'on soit persuadés qu'il y ait quelqu'un ça implique pas forcément que ce soit le cas. C'est bizarre mais j'arrive pas à m'en convaincre.
On en revient toujours à la définition à géométrie variable de la conscience, personnellement je suis pas sûr que si on a du mal à la définir c'est pas justement parce qu'on cherche absolument à définir quelque chose qui n'existe pas, de la même manière que les croyants ne sont jamais capables de définir précisément leurs dieux et vont toujours trouver de nouveaux attributs pour que ce soit ce truc magique qu'on ne peut pas comprendre.
Je demande hein, je n'affirme rien.


 
C'est un peu ce que dit Denett.  
 
Pourtant, "Je pense donc je suis", j'imagine que ça marche pour toi. "Il y a quelqu'un" au moins pour toi, non ?


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mood
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Posté le 02-06-2015 à 12:29:28  profilanswer
 

n°42145901
Profil sup​primé
Posté le 02-06-2015 à 12:29:40  answer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :


je constate juste qu'il faut bien reconnaître que sur cette question, on est sans réponse pour l'instant.  
 
Le plus marrant, c'est que du point de vue de l'évolution, l'existence "réelle" d'une conscience réflexive ne semble pas nécessaire : c'est un "bonus" qui semble n'avoir aucune utilité.


 
Une conscience réflexive n'est-elle pas un gros plus pour s'adapter à son environnement ? Ça permet par exemple de se dire, "là j'ai merdé", d'apprendre de ses erreurs, d'avancer, non ?
 
Du reste peut-être que le problème inhérent à la question, c'est l'existence ou non de la conscience. A partir du moment où on peut remettre en cause le libre-arbitre (via la psychologie et la sociologie), une réponse à l'insolubilité de la question de la conscience m'apparaît comme évidente : c'est aussi une illusion. C'est-à-dire que je crois être capable de me remettre en cause, mais est-ce vraiment moi qui me remet en cause en tant que tel, ou une partie de moi, par des mécanismes qui sont dans mes angles morts ? Du coup, "la" conscience n'existerait pas telle quelle, elle ne serait que l'agglomération de différents mécanismes qu'on n'aurait pas encore mis en lumière.

n°42145917
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 02-06-2015 à 12:31:32  profilanswer
 

Après, oui, certes, c'est pas le topic (encore que), mais vu que v-x-v est parti et que le sujet vient d'être abordé, je trouve que ça reste un sujet intéressant, d'autant plus avec des intervenants différents de ceux de l'autre topic.


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n°42145954
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 02-06-2015 à 12:34:53  profilanswer
 

 

Sans conscience reflexive, l'automate se comporterait exactement pareil : ses neurones traiteraient l'information "j'ai merdé", se reconfigureraient ("apprendraient des erreurs" ), et avanceraient. Tout ceci aurait exactement les mêmes conséquences, d'ailleurs, en observant le truc de l'extérieur, tu serais complètement incapable de dire si c'est un automate sans conscience réflexive ou avec : aucune expérience ne te permettrait de le déterminer.

 

Dans le tas d'atomes en question, il se passerait exactement la même chose que dans un tas d'atomes "humain" qui se dirait "là j'ai merdé", sauf qu'il n'y aurait personne pour se le dire (mais tout se passerait comme si il y avait quelqu'un pour "se le dire" ).

 

EDIT : Sympa le numéro de page, dommage que V-x-V ne soit pas là :o

Message cité 2 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 02-06-2015 à 12:37:36

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n°42146027
Profil sup​primé
Posté le 02-06-2015 à 12:42:21  answer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :


 
Sans conscience reflexive, l'automate se comporterait exactement pareil : ses neurones traiteraient l'information "j'ai merdé", se reconfigureraient ("apprendraient des erreurs" ), et avanceraient. Tout ceci aurait exactement les mêmes conséquences, d'ailleurs, en observant le truc de l'extérieur, tu serais complètement incapable de dire si c'est un automate sans conscience réflexive ou avec : aucune expérience ne te permettrait de le déterminer.
 
Dans le tas d'atomes en question, il se passerait exactement la même chose que dans un tas d'atomes "humain" qui se dirait "là j'ai merdé", sauf qu'il n'y aurait personne pour se le dire (mais tout se passerait comme si il y avait quelqu'un pour "se le dire" ).


 
Mais comment l'automate pourrait se dire "j'ai merdé" en premier lieu, sans conscience réflexive ? En fait, ce dont on parle plus fondamentalement c'est d'une faculté cognitive. Chez l'Homme on l'a appelée "conscience réflexive", mais je pense que ça n'a rien d'un truc exclusif à l'Homme. C'est certainement un mécanisme qu'il est possible de reproduire sur un automate, de sorte que de l'extérieur on ne sache pas faire la différence entre l'humain et l'automate. Sans doute qu'on est aussi des automates et que passé un stade de sophistication des automates artificiels, c'est normal qu'on ne sache plus faire la différence...

n°42146112
Baggers
Posté le 02-06-2015 à 12:53:42  profilanswer
 

 

Les bouddhistes ont une expression pour ça: "Le couteau ne peut pas se couper lui-même" :D

 

(Après, il faut aussi noter que tous ne peuvent pas être les plus affutés du tiroir :o)

Message cité 1 fois
Message édité par Baggers le 02-06-2015 à 12:55:47

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Mens laxa in corpore laxo
n°42146144
DREAListe
Trifouillons tes zones humides
Posté le 02-06-2015 à 12:57:21  profilanswer
 

Baggers a écrit :


 
Les bouddhistes ont une expression pour ça: "Le couteau ne peut pas se couper lui-même" :D  


V'là la gueule de la conscience  [:cerveau dead]


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« Citoyens, aux burnes ! Votez Sticule. »
n°42146277
TZDZ
Posté le 02-06-2015 à 13:15:10  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Sans conscience reflexive,


C'est quoi la conscience réflexive en fait ?
Concrètement je veux dire ?
Savoir que j'existe, qu'à chaque instant je peux prendre des décisions ?
 
Sur l'utilité, y'a un argument un peu con qui consiste à constater que l'animal ayant la niveau le plus élevé de conscience est accessoirement l'espèce la plus évoluée technologiquement, ce qui constitue un sacrément bon avantage. Et que les autres espèces conscientes d'elles mêmes (certains singes notamment) sont aussi celles qui utilisent des outils. On a mis en évidence leur capacité d'apprentissage entre individus et leur culture. Ça ne prouve peut-être pas causalité, mais c'est quand même un hasard surprenant.

n°42146409
noureddine​2
Posté le 02-06-2015 à 13:27:07  profilanswer
 

TZDZ a écrit :

Je me demande comment tu testes par l'expérience les règles de l'autre univers :lol:  
Comme d'habitude, on a lu deux phrases déformées sur une théorie scientifique, on a à peine le bagage scientifique nécessaire pour en comprendre la moitié d'un dixième, mais hop, on l'utilise pour justifier ses délires pseudo-scientifiques.


en maths , on peut simuler un espace a 11 dimensions , et l'etudier .
moi aussi je n'aime pas la pseudo-science  , car elle peut contenir des erreurs , on doit denoncer ces erreurs pour filtrer ce qui est vrai et ce qui est faux .

n°42146444
Atropos
Peace Love Death Metal
Posté le 02-06-2015 à 13:29:33  profilanswer
 

TZDZ a écrit :


C'est quoi la conscience réflexive en fait ?
Concrètement je veux dire ?
Savoir que j'existe, qu'à chaque instant je peux prendre des décisions ?
 
Sur l'utilité, y'a un argument un peu con qui consiste à constater que l'animal ayant la niveau le plus élevé de conscience est accessoirement l'espèce la plus évoluée technologiquement, ce qui constitue un sacrément bon avantage. Et que les autres espèces conscientes d'elles mêmes (certains singes notamment) sont aussi celles qui utilisent des outils. On a mis en évidence leur capacité d'apprentissage entre individus et leur culture. Ça ne prouve peut-être pas causalité, mais c'est quand même un hasard surprenant.


Il y a pas mal d'especes conscientes d'elles memes qui n'utilisent pas d'outils, cela dit.
Pour moi la conscience est une consequence de la capacite de nos cerveaux a simuler des scenarios : que ce soit par l'imagination, la reflexion, les reves... la capacite a derouler un scenario en remplacant les inputs "reels" par des inputs "simules" est un avantage evolutif enorme (par exemple, simuler ("imaginer" ) les deroulements possibles d'une rencontre avec un predateur permet de prendre la decision la plus avantageuse). Or pour que cette simulation soit pertinente, le cerveau doit pouvoir "simuler" tous les agents, y compris (et surtout) toi-meme. D'ou la presence d'une conscience qui est en gros la representation de l'agent "moi".
 
Bon c'est completement speculatif evidemment, et ca n'avance pas trop le bouzin [:klemton]

mood
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Posté le 02-06-2015 à 13:29:33  profilanswer
 

n°42146807
TZDZ
Posté le 02-06-2015 à 14:00:10  profilanswer
 

noureddine2 a écrit :

en maths , on peut simuler un espace a 11 dimensions , et l'etudier .
moi aussi je n'aime pas la pseudo-science  , car elle peut contenir des erreurs , on doit denoncer ces erreurs pour filtrer ce qui est vrai et ce qui est faux .


"Je n'aime pas la pseudo science, mais je n'arrête pas d'en remplir mes messages."
Je crois que t'as du mal à saisir la différence entre une simulation et une vérification expérimentale.
En fait ce n'est même pas un problème de connaissances techniques, tu ne comprends même pas ce dont tu parles.

n°42146835
TZDZ
Posté le 02-06-2015 à 14:02:06  profilanswer
 

Atropos a écrit :

Il y a pas mal d'especes conscientes d'elles memes qui n'utilisent pas d'outils, cela dit.


C'est-à-dire ? Lesquelles, et comment a-t-on déterminé qu'elles étaient "conscientes" ?
Tu parles du test du miroir ?

n°42146879
Atropos
Peace Love Death Metal
Posté le 02-06-2015 à 14:04:44  profilanswer
 

TZDZ a écrit :


C'est-à-dire ? Lesquelles, et comment a-t-on déterminé qu'elles étaient "conscientes" ?
Tu parles du test du miroir ?


Oui (et ses variantes) :jap:
Ca me semble un test pertinent pour determiner la conscience du "moi" et certains oiseaux le passent avec succes par exemple.

n°42147137
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 02-06-2015 à 14:18:53  profilanswer
 

Atropos a écrit :


Il y a pas mal d'especes conscientes d'elles memes qui n'utilisent pas d'outils, cela dit.
Pour moi la conscience est une consequence de la capacite de nos cerveaux a simuler des scenarios : que ce soit par l'imagination, la reflexion, les reves... la capacite a derouler un scenario en remplacant les inputs "reels" par des inputs "simules" est un avantage evolutif enorme (par exemple, simuler ("imaginer" ) les deroulements possibles d'une rencontre avec un predateur permet de prendre la decision la plus avantageuse). Or pour que cette simulation soit pertinente, le cerveau doit pouvoir "simuler" tous les agents, y compris (et surtout) toi-meme. D'ou la presence d'une conscience qui est en gros la representation de l'agent "moi".

 

Bon c'est completement speculatif evidemment, et ca n'avance pas trop le bouzin [:klemton]

 

Je ne parle pas de cette conscience là, je parle de la conscience qui fait qu’on est autre chose que de simples automates, alors que ça marcherait aussi bien sans. Ce que tu dis est programmable dans un automate « vide » : imagination, rêve, réflexion, capacité à dérouler un scénario en s’incluant dedans soi-même, on peut imaginer un automate dans lequel des traitements « aveugles » (au sens où ils ne seraient pas portés à une conscience subjective) équivalent soient faits.

 

Par exemple, quand je fais une expérience, que j’apprends de mes erreurs et qu’ensuite, j’imagine un scénario pour éviter cette erreur la prochaine fois, on peut interpréter ça de deux façons :

 

La première, naïve et « haut niveau », est de considérer ça du point de vue de « ma conscience », sans définir ce que c’est et par quoi c’est porté : JE ai fait une expérience, JE ai fait une erreur, JE ai imaginé un scénario pour éviter ça la prochaine fois et JE l’ai mémorisé. Et je m'arrête là en croyant que j'ai expliqué le truc.

 

La seconde est de voir ça « bas niveau », du simple point de vue des lois de la physique : une série d’inputs a provoqué, après une cascade de collisions d’atomes dans UN cerveau, une réaction qui était la seule possible étant donné les lois de la physique et les façons dont ces atomes ont interagit dans ce cerveau. On peut garder le même point de vue pour décrire le fait que le tas d’atomes « cerveau » traite le résultat comme une erreur, effectue une simulation de scénario alternatif et stocke en mémoire le résultat sous la forme d’un nouvel agencement particulier d’atomes. Dans cette cascade de collisions, à aucun moment un atome n’a été dévié de sa course avec pour cause première une « conscience » (quoi que ce soit) qui aurait agit dessus : à chaque fois qu’un atome a été dévié de sa course, c’est parce qu’il a rencontré un autre truc dans ce cerveau, et il a eu la seule trajectoire qui était possible étant données les lois de la physique. Du coup, qu’il y ait effectivement une conscience réflexive ou pas (un JE, qui a l’impression de « vivre » cette expérience), l’atome aurait de toute façon suivi la même trajectoire, et la réaction du tas d’atomes qu’on interprète comme un bonhomme aurait été la même. Evidemment « tout se passe comme si » il y en avait une, mais sa présence semble finalement superflue vu qu’en son absence, les collisions entre atomes n’en seraient pas affectées et que le résultat serait le même.

Message cité 3 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 02-06-2015 à 14:23:12

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n°42147439
TZDZ
Posté le 02-06-2015 à 14:36:44  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Je ne parle pas de cette conscience là, je parle de la conscience qui fait qu’on est autre chose que de simples automates, alors que ça marcherait aussi bien sans.


Elle me semble un peu vague cette conscience quand même.
Est-elle descriptible d'un point de vue scientifique ?

 

@Atropos : à ma connaissance, le test du miroir est plutôt associé à une reconnaissance de son corps, je ne parlais pas de ça, mais plutôt de fonctions psychologiques et sociales plus avancées (culture, empathie, transmission de savoir...). Surtout quand tu regardes la liste des espèces qui réussissent ou non, ça fait sacrément hétérogène.

Message cité 1 fois
Message édité par TZDZ le 02-06-2015 à 14:47:51
n°42147592
Ainex
Posté le 02-06-2015 à 14:47:18  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

 

Je ne parle pas de cette conscience là, je parle de la conscience qui fait qu’on est autre chose que de simples automates, alors que ça marcherait aussi bien sans. Ce que tu dis est programmable dans un automate « vide » : imagination, rêve, réflexion, capacité à dérouler un scénario en s’incluant dedans soi-même, on peut imaginer un automate dans lequel des traitements « aveugles » (au sens où ils ne seraient pas portés à une conscience subjective) équivalent soient faits.

 

C'est possible mais à terme ton automate est moins efficace qu'un homme. Parce que l'émotion a aussi un intérêt et associer des stimulis positifs ou négatifs est un avantage qui permet, sans forcément faire une réflexion, de dire "Je ne vais pas faire cette action" avec économie de traitement de l'information.
Être uniquement un zombie qui traite les informations de manières formelles n'apportent pas forcément d'avantage de facilité. D'ailleurs il y a des gens qui possèdent des maladies où ils sont dénués d'émotion et cela les handicape quand même beaucoup notamment sur la motivation et sur la lenteur de l'apprentissage.

 

Ou alors, je ne comprends toujours pas de quoi tu parles. Je me souviens avoir eu une discussion proche avec toi et finalement on s'était arrêté là car tu n'arrivais pas à t'expliquer.

Message cité 1 fois
Message édité par Ainex le 02-06-2015 à 14:50:04
n°42147783
Krismu
Posté le 02-06-2015 à 15:00:49  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

C'est un peu ce que dit Denett.  
 
Pourtant, "Je pense donc je suis", j'imagine que ça marche pour toi. "Il y a quelqu'un" au moins pour toi, non ?


Oui, mais "je suis" ne dit rien sur "la conscience", je sais que j'existe, je sais que "moi" est un système capable de prendre des décisions, capable aussi d' "écouter" les pensées produites par des sous-systèmes du "tout moi", et d'influencer ces sous-systèmes via des stimuli internes ou externes, mais ça ne me dit rien sur ce qu'est fondamentalement "la conscience". Parce que tout ce que je décris là est en effet digne d'un bel automate mais sans plus.
 
 
Oui c'est assez la façon dont je voit les choses.
 
J'ajouterais que l'automate dont parle HdV, capable de prendre les décisions etc... "tout pareil qu'un conscient mais qui le serait pas", je me demande si en fait c'est possible, si ce n'est pas justement ce qui définit ce qu'on croit être la conscience. A partir du moment où on a ces caractéristiques, alors on est conscient. Avec une gradation entre le mollusque, puis vxv, les sauterelles, puis plus les grand animaux et nous.

n°42148057
Baggers
Posté le 02-06-2015 à 15:20:48  profilanswer
 

Ta définition en vaut bien une autre, mais en se contentant de décrire la conscience via ses effets visibles (ensemble de "mécanismes" aux effets mesurables: un chat qui se reconnais dans un miroir, un système capable de s'auto-analyser, ect), elle "pêche" a mon sens a capter ce qui différencie une chose consciente d'un mécanisme.
 
Je veux dire: même en considèrent que la conscience émerge "progressivement" de la complexité du réseau neuronal, ça ne nous explique pas ce que c'est en tant que tel: qu'est ce qui fait que ces mécanismes, cette complexité engendre "une partie consciente" du cerveau?
 
Le cerveau peut fonctionner même inconscient, de même que la plupart des mécanisme du corps, par exemple, qui s'effectuent de façon inconsciente.
 
Certaines personnes peuvent avoir plusieurs "consciences" à l'intérieur de leur petite tête  :D Elle peut marcher, parler, faire des gestes sans en être conscient.
 
On peut même penser sans être conscient, notre "inconscient" fait des analyses tout seul dans son coin, garde des souvenirs bien au chaud, ce genre de choses.
 
C'est cette "partie allumée" notre "conscient".
 
Ca apparait avec la complexité.
 
Mais qu'est ce que c'est de "plus" qu'un mécanisme, pour que justement on se rende compte que l'on est "conscient"?


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Mens laxa in corpore laxo
n°42148348
Profil sup​primé
Posté le 02-06-2015 à 15:42:38  answer
 

Moi, je trouve que Krismu a bien résumé les choses.
 

Baggers a écrit :

Ta définition en vaut bien une autre, mais en se contentant de décrire la conscience via ses effets visibles (ensemble de "mécanismes" aux effets mesurables: un chat qui se reconnais dans un miroir, un système capable de s'auto-analyser, ect), elle "pêche" a mon sens a capter ce qui différencie une chose consciente d'un mécanisme.
 
Mais qu'est ce que c'est de "plus" qu'un mécanisme, pour que justement on se rende compte que l'on est "conscient"?


 
Et si la conscience est juste un mécanisme ?
 
A partir du moment où je me suis interrogé sur la réalité du libre arbitre et que je me suis penché un peu sur les sciences sociales, je me suis rendu compte que cette conscience n'était peut-être bien qu'une illusion. Le concept lui-même est un héritage religieux, dérivé de l'âme immortelle et de l'esprit immatériel, on a d'ailleurs longtemps pensé que c'était le propre de l'Homme mais il n'en était rien, puisqu'il y a des similarités frappantes entre l'Homme et l'animal.
 
Quid si nous avons l'impression d'être une conscience, mais que nos pensées et nos actions sont guidées par des influences et que la conscience n'est que l'expression de la rencontre des facteurs environnementaux et des facteurs individuels (prédispositions biologiques, expérience...) ? Dans ce cas, la singularité de la conscience, son mystère, tout s'effondre.

n°42148422
Ainex
Posté le 02-06-2015 à 15:47:45  profilanswer
 

Baggers a écrit :

Je veux dire: même en considèrent que la conscience émerge "progressivement" de la complexité du réseau neuronal, ça ne nous explique pas ce que c'est en tant que tel: qu'est ce qui fait que ces mécanismes, cette complexité engendre "une partie consciente" du cerveau?

 

Parce que dans ces mécanismes là, l'analyse de soi (i.e les souvenirs, l'apprentissage, l'expérience, l'émotionnel) est primordial dans certaines prises de position.

 

Par contre pour d'autres mécanismes, quand le mécanisme se simplifie à être un rythme ou un réflexe uniquement, il n'y a pas de "conscience" puisque cela n'utilise que des variables internes sans réels souvenirs. Par exemple le battement du cœur ne nécessite pas, dans la grande majorité des cas, de prendre en compte autre chose que des variables strictement internes.

 

Par contre pour d'autres comme la respiration, la conscience a d'avantage la main dessus car à tout moment l'expérience ou l'apprentissage peut ordonner à l'individu de retenir sa respiration dans une situation donnée car l'air est dangereux.

 

Pour autant, la conscience reste un mécanisme mais un mécanisme particulier..


Message édité par Ainex le 02-06-2015 à 15:50:53
n°42148501
TZDZ
Posté le 02-06-2015 à 15:53:17  profilanswer
 

Assez d'accord.
Je ne sais pas si c'est HS, mais j'ai lu il y a peu de chances que la forme du terriers de souris est déterminé par quelques gènes.
Source http://www.pourlascience.fr/ewb_pa [...] -35273.php

n°42149864
Atropos
Peace Love Death Metal
Posté le 02-06-2015 à 17:07:37  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :


 
Je ne parle pas de cette conscience là, je parle de la conscience qui fait qu’on est autre chose que de simples automates, alors que ça marcherait aussi bien sans. Ce que tu dis est programmable dans un automate « vide » : imagination, rêve, réflexion, capacité à dérouler un scénario en s’incluant dedans soi-même, on peut imaginer un automate dans lequel des traitements « aveugles » (au sens où ils ne seraient pas portés à une conscience subjective) équivalent soient faits.  
 
[..]


J'avoue que je ne te suis pas... je ne vois pas comment tu definis ce que tu appelles "conscience subjective", ni pourquoi notre conscience serait intrinsequement inconciliable avec un automate ?
 

TZDZ a écrit :


@Atropos : à ma connaissance, le test du miroir est plutôt associé à une reconnaissance de son corps, je ne parlais pas de ça, mais plutôt de fonctions psychologiques et sociales plus avancées (culture, empathie, transmission de savoir...). Surtout quand tu regardes la liste des espèces qui réussissent ou non, ça fait sacrément hétérogène.


Ah ok, pour moi a part l'empathie (qui est il me semble un prerequis pour l'ensemble des especes sociales) ca sort du cadre de la conscience.
Pour moi la conscience c'est la representation et l'utilisation du template neuronal representant l'agent "moi" par notre cerveau. L'empathie semble en decouler (la capacite de projeter un autre agent a la place du "moi" ) mais le reste (culture etc.) ne me semble pas lie a ce concept.

n°42149957
Ryan
Foupoudav
Posté le 02-06-2015 à 17:12:24  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Il n'en demeure pas moins que le problème de la conscience est toujours un problème dur, non élucidé, le fameux problème "difficile" de la conscience.
 
On est tout à fait capables de comprendre et d'identifier les corrélats neuronaux de la conscience, des activités conscientes, mais on ne comprend pas, à un niveau fondamental, ce qui fait que cette organisation particulière de la matière fait émerger la conscience réflexive. Autrement dit, qu'est ce qui fait que des charges traversant des membranes de cellules, en très grand nombre, dans le cerveau, engendre cette "vie intérieure", ce "moi", ce "sujet" qui pense et fait l'expérience du monde ?
 
C'est un problème très différent des autres problèmes d'émergence, pour lesquels on est à chaque fois capable de comprendre en détail comment tel agencement fait émerger telle propriété.
 
Je ne suis pas du tout entrain de défendre l'idée d'un grand architecte, d'une âme ou quoi que ce soit, mais je constate juste qu'il faut bien reconnaître que sur cette question, on est sans réponse pour l'instant.  
 
Le plus marrant, c'est que du point de vue de l'évolution, l'existence "réelle" d'une conscience réflexive ne semble pas nécessaire : c'est un "bonus" qui semble n'avoir aucune utilité.


 
C'est une question qui me rappelle un post trouvé sur un autre forum que j'avais trouvé super intéressant tiens:
 
 
 
Voici un texte assez technique de Francisco Varela, biologiste chilien décédé en 2001, qui a fait oeuvre de pionnier avec Humberto Maturana dans le domaine des sciences cognitives. Il a donné en 1992 une série de conférences à l’Université de Bologne dans le cadre des “Lezioni Italiane”
 
«J’aimerais poursuivre à propos de la vision afin d’amener la discussion précédente à un niveau plus général. Depuis quelques années, des chercheurs ont entrepris d’étudier non pas la “reconstruction centralisée” d’une scène visuelle au profit d’un homoncule final, mais une mosaïque de modalités visuelles, parmi lesquelles on comptera au moins la forme (contour, dimension, rigidité), les propriétés superficielles (couleur, texture, réflexion spéculaire, transparence), les relations spatiales tridimensionnelles (position relative, orientation tridimensionnelle dans l’espace, distance) et le mouvement tridimensionnel (trajectoire, rotation). Il apparaît que ces différents éléments de la vision sont des propriétés émergentes de sous-réseaux concurrents, dotés d’une certaine indépendance et même anatomiquement séparés, mais dont la synergie débouche sur un percept visuel cohérent. Cette architecture n’est pas sans rappeler une “société” d’agents, pour reprendre la métaphore de Minsky. Cette multiplicité multidirectionnelle nous paraît absurde mais elle est typique des systèmes complexes. Je dis absurde, parce que nous sommes habitués au mode causal traditionnel du type entrée-traitement-sortie. Rien dans la description précédente ne suggère que le fonctionnement du cerveau soit analogue au traitement séquentiel de l’information; ce type de description informatisante commune ne correspond pas du tout à la nature réelle du cerveau. En effet, à cause de son architecture réticulée et parallèle, le mode opératoire est différent: il y a un temps de relâchement des signaux dans les deux sens jusqu’à ce que chacun se stabilise dans une activité cohérente constitutive d’un micromonde. La coopération met évidemment un certain temps avant de devenir effective, puisque, du point de vue comportemental, chaque animal possède un rythme naturel. Dans le cerveau humain, cette brève coopération dure de 200 à 500 millisecondes, l’“instantanéité” d’une unité percepto-motrice. Contrairement à ce que l’on pourrait croire en partant du point de vue éthologique ou de notre propre introspection, l’activité cognitive n’est pas un processus ininterrompu: elle est ponctuée par des comportements qui se forment et disparaissent dans des espaces de temps. Cette découverte des neurosciences – et, en fait, des sciences de la cognition en général – est fondamentale, car elle nous dispense de postuler une qualité centrale, homonculaire, pour expliquer le comportement normal d’un agent cognitif.» pp. 78-80  
 
«Utilisons une des meilleures illustrations des propriétés émergentes: les colonies d’insectes. (...) Une chose est particulièrement frappante dans le cas de la colonie d’insectes: contrairement à ce qui se passe avec le cerveau, nous n’avons aucun mal à admettre deux choses: a) la colonie est composée d’individus; b) il n’y a pas de centre ou de “moi” localisé. Pourtant, l’ensemble se comporte comme un tout unitaire et, vu de l’extérieur, c’est comme si un agent coordinateur était “virtuellement” présent au centre. C’est ce que j’entends lorsque je parle d’un moi dénudé de moi (nous pourrions aussi parler de moi virtuel): une configuration globale et cohérente qui émerge grâce à de simples constituants locaux, qui semble avoir un centre alors qu’il n’y en a aucun, et qui est pourtant essentielle comme niveau d’interaction pour le comportement de l’ensemble.» pp. 85-87  
 
«On peut dire que ce que nous appelons “je”, nous-mêmes, naît des capacités linguistiques récursives de l’homme et de sa capacité unique d’auto-description et de narration. Comme la neuropsychologie l’a montré depuis longtemps, la fonction langagière est elle aussi une capacité modulaire qui cohabite avec toutes les autres choses que nous sommes sur le plan cognitif. Nous pouvons percevoir notre sentiment d’un “je” personnel comme le récit interprétatif continuel de certains aspects des activités parallèles dans notre vie quotidienne. C’est de là que viennent les continuels changements dans les formes d’attention typiques de nos micro-identités, ainsi que la fragilité relative de sa construction narrative.» p. 99  
 
Le moi ne serait ainsi pas un élément stable, continu, ontologiquement délimité, mais une simple propriété émergente de structures sous-jacentes indépendantes, doté d’une existence non pas réelle, mais purement nominale, un peu comme l’anticyclone des Açores, qui n’est pas un être réel, mais la propriété émergente de certains courants atmosphériques particuliers, et auquel il est justifié de donner un nom uniquement en raison de sa puissance explicative.  
 
On retrouve ainsi dans les découvertes et dans le langage de la science une conception du moi semblable à celle que les sages qui ont échappé à son envoûtement lui ont donné.  
 
Cette parenté n'a pas échappé à Varela lui-même, qui s'est beaucoup intéressé aux philosophies orientales. C'est d'ailleurs assez réconfortant de constater qu'un scientifique comme Varela, qui est un figure reconnue dans les sciences cognitives et un théoricien des approches les plus modernes de la psychothérapie (le constructivisme, aussi nommé cybernétique du 2ème ordre, et qui rassemble dans une perspective plus large les approches systémiques, issues de la cybernétique, et certaines approches psychodynamiques, issues de la psychanalyse), c’est donc, disais-je, assez réconfortant de voir un scientifique de pointe déboucher le plus naturellement du monde, à partir de ses propres découvertes, sur une sagesse séculaire. Cela me touche particulièrement, car je me souviens de mes jeunes années et de mes tourments à tenter de concilier les exigenges de mon esprit rationnel, qui refusait toute compromission avec la facilité, et cette sagesse séculaire qui me fascinait, mais qui m'apparaissait irréelle, comme le réconfort d'un rêve, tant que je n'en eus pas trouvé la clé. Voici donc comment Varela a poursuivi sa pensée dans la même série de conférences:  
 
«En fait, dès la première des dix étapes du la voie du boddhisattva (et c’est un parcours d’apprentissage!), qui est appelé acala, l’immobile, le boddhisattva agit sans faire aucun effort, tout comme le rayon de lune éclaire toute chose avec impartialité. Encore une fois, le paradoxe de la non-action dans l’action, c’est que l’individu devient l’action et qu’il s’agit d’une action non duelle. (...) Quand on est l’action, il ne reste plus aucune conscience de soi pour observer l’action de l’extérieur. Lorsque l’action non duelle se déroule régulièrement, l’acte est ressenti comme fondé dans ce qui est calme et ne se meut pas. Oublier son moi et devenir complètement quelque chose, c’est aussi prendre conscience de sa propre vacuité, c’est-à-dire de l’absence de point de référence solide.» pp. 58-59  
 
C’est cette absence de point de référence solide qui doit devenir, paradoxalement, le seul point de référence, ce qui équivaut à plonger dans le vide


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"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°42150150
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 02-06-2015 à 17:25:48  profilanswer
 

Ainex a écrit :

 

C'est possible mais à terme ton automate est moins efficace qu'un homme. Parce que l'émotion a aussi un intérêt et associer des stimulis positifs ou négatifs est un avantage qui permet, sans forcément faire une réflexion, de dire "Je ne vais pas faire cette action" avec économie de traitement de l'information.
Être uniquement un zombie qui traite les informations de manières formelles n'apportent pas forcément d'avantage de facilité. D'ailleurs il y a des gens qui possèdent des maladies où ils sont dénués d'émotion et cela les handicape quand même beaucoup notamment sur la motivation et sur la lenteur de l'apprentissage.

 

Ou alors, je ne comprends toujours pas de quoi tu parles. Je me souviens avoir eu une discussion proche avec toi et finalement on s'était arrêté là car tu n'arrivais pas à t'expliquer.


Ou tu n'arrivais pas à comprendre, question de point de vue :o

 

Il s'agit de ce qui est appelé "problème difficile de la conscience" et qui est décrit en long en large et en travers dans la littérature. J'imagine que Wikipedia est bien développé là dessus, et il y a pas mal de sites sur le cerveau qui abordent aussi cette question.

 

Je répète qu'un être qui n'aurait pas de conscience réflexive se comporterait exactement comme un être éprouvant émotions et tout ce que tu lui retires. En fait, aucune expérience ne te permettrait de savoir s'il a une conscience réflexive ou pas.


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n°42150160
Atropos
Peace Love Death Metal
Posté le 02-06-2015 à 17:26:28  profilanswer
 

Ryan a écrit :


«On peut dire que ce que nous appelons “je”, nous-mêmes, naît des capacités linguistiques récursives de l’homme et de sa capacité unique d’auto-description et de narration. Comme la neuropsychologie l’a montré depuis longtemps, la fonction langagière est elle aussi une capacité modulaire qui cohabite avec toutes les autres choses que nous sommes sur le plan cognitif. Nous pouvons percevoir notre sentiment d’un “je” personnel comme le récit interprétatif continuel de certains aspects des activités parallèles dans notre vie quotidienne. C’est de là que viennent les continuels changements dans les formes d’attention typiques de nos micro-identités, ainsi que la fragilité relative de sa construction narrative.» p. 99  


Tu as la reference exacte de ce passage (au moins le nom du bouquin) ?
Sinon perso j'ai un peu de mal avec le phrasé lourd de Varela, je prefere nettement l'approche de Hofstadter par exemple...

n°42150219
Ryan
Foupoudav
Posté le 02-06-2015 à 17:30:25  profilanswer
 

Atropos a écrit :


Tu as la reference exacte de ce passage (au moins le nom du bouquin) ?
Sinon perso j'ai un peu de mal avec le phrasé lourd de Varela, je prefere nettement l'approche de Hofstadter par exemple...


 
Varela, F. Quel savoir pour l'éthique ?
Paris : La Découverte, 1996
 
http://questionsvives.revues.org/482


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"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°42150251
Atropos
Peace Love Death Metal
Posté le 02-06-2015 à 17:32:54  profilanswer
 

Ryan a écrit :


 
Varela, F. Quel savoir pour l'éthique ?
Paris : La Découverte, 1996
 
http://questionsvives.revues.org/482


Merci :jap:  
Bon il est hors de prix sur Amazon [:tinostar]

n°42150304
Ainex
Posté le 02-06-2015 à 17:36:42  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :


Ou tu n'arrivais pas à comprendre, question de point de vue :o

 

J'étais prêt à continuer mais tu disais être incapable de mieux expliquer, hein ?

 

Et j'avais répondu à tes "questions difficiles de la conscience". Pour moi, il y a des réponses. Il y a d'ailleurs des réponses sur ce sujet...  Notamment sur la non-pertinence du zombie philosophique pour répondre de manière optimale et économe (par rapport à "nous" ) à une situation.
Que pour "voir rouge", il faut aussi "sentir rouge" (i.e : faire des liens émotifs à la situation et dans la mémoire) afin d'avoir des réactions vives lors d'une autre situation devant, parfois, être pris dans l'urgence ou la rapidité.
Il est souvent "pertinent" que notre cerveau lie des choses qui n'ont pas forcément de rapport a priori et qui créent donc cette sensation de vivre des choses de manières émotives des situations plates.

 



Message édité par Ainex le 02-06-2015 à 17:43:47
n°42150525
Krismu
Posté le 02-06-2015 à 17:53:59  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

Je répète qu'un être qui n'aurait pas de conscience réflexive se comporterait exactement comme un être éprouvant émotions et tout ce que tu lui retires. En fait, aucune expérience ne te permettrait de savoir s'il a une conscience réflexive ou pas.


Mais le fait de se comporter exactement comme un être conscient en étant un automate non conscient, t'es sûr que c'est possible ?  
Je trouve l'affirmation un peu du même registre (le prends pas mal) que "puisque dieu existe donc blabla".  
Moi il ne me semble pas impossible que si "quelque chose" a tous les attributs "externes" d'un être conscient, alors peut-être qu'il l'est forcément ?
 
Je trouve que c'est une situation complexe qui mérite un peu plus de développement.

n°42150545
h3bus
Troll Inside
Posté le 02-06-2015 à 17:56:42  profilanswer
 

Krismu a écrit :

Moi il ne me semble pas impossible que si "quelque chose" a tous les attributs "externes" d'un être conscient, alors peut-être qu'il l'est forcément ?


J'ai beau tourner cette phrase dans tous les sens, je n'y trouve aucune signification.
 
Ou alors une belle tautologie


---------------
sheep++
n°42150826
Ainex
Posté le 02-06-2015 à 18:21:43  profilanswer
 

h3bus a écrit :


J'ai beau tourner cette phrase dans tous les sens, je n'y trouve aucune signification.

 

Ou alors une belle tautologie

 


La phrase me parait pourtant simple à comprendre, la formulation est juste maladroite. Si une "chose" possède toutes les propriétés extérieures à un être "conscient", alors cela signifie peut-être que cette "chose" est réellement consciente.

 

Tandis que Herbert défend l'idée que c'est possible qu'un "objet" se comporte de la même manière qu'un type conscient mais sans l'être réellement.

Message cité 3 fois
Message édité par Ainex le 02-06-2015 à 18:24:37
n°42150982
Profil sup​primé
Posté le 02-06-2015 à 18:33:41  answer
 

Ainex a écrit :


 
 
La phrase me parait pourtant simple à comprendre, la formulation est juste maladroite. Si une "chose" possède toutes les propriétés extérieures à un être "conscient", alors cela signifie peut-être que cette "chose" est réellement consciente.
 
Tandis que Herbert défend l'idée que c'est possible qu'un "objet" se comporte de la même manière qu'un type conscient mais sans l'être réellement.


 
Voilà. A partir du moment où une chose présente toutes les propriétés extérieures d'un être conscient, c'est une être conscient.
Enfin c'est ce que je pense...

n°42151233
Krismu
Posté le 02-06-2015 à 18:49:00  profilanswer
 

Ainex a écrit :

La phrase me parait pourtant simple à comprendre, la formulation est juste maladroite. Si une "chose" possède toutes les propriétés extérieures à un être "conscient", alors cela signifie peut-être que cette "chose" est réellement consciente.
 
Tandis que Herbert défend l'idée que c'est possible qu'un "objet" se comporte de la même manière qu'un type conscient mais sans l'être réellement.


 :jap:  
 
J'avais commencé à vouloir le dire différemment et j'ai changé en route sans reprendre le début de ma phrase  :whistle:

n°42151311
TZDZ
Posté le 02-06-2015 à 18:54:04  profilanswer
 

Vous allez me dire que je radote, mais c'est quoi un être conscient ? Je n'arrive toujours pas à savoir de quoi vous parlez...
Avoir conscience de son environnement ?
Ressentir la douleur ?
Avoir conscience de son corps et de ses besoins ?
Reconnaître son corps dans la glace ?
Ressentir des émotions ?
Être capable d'empathie ?
Être capable de mentir ?

Message cité 1 fois
Message édité par TZDZ le 02-06-2015 à 18:54:32
n°42151860
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 02-06-2015 à 19:30:12  profilanswer
 

Ainex a écrit :

 


La phrase me parait pourtant simple à comprendre, la formulation est juste maladroite. Si une "chose" possède toutes les propriétés extérieures à un être "conscient", alors cela signifie peut-être que cette "chose" est réellement consciente.

 

Tandis que Herbert défend l'idée que c'est possible qu'un "objet" se comporte de la même manière qu'un type conscient mais sans l'être réellement.

 

Oui, c'est ça. Mais c'était juste pour illustrer l'idée que l'on ne sait pas grand chose de ce qui "créée" réellement la conscience réflexive, et qu'il y a là une difficulté conceptuelle majeure. Ce qu'on ignore, c'est par quel moyen, des atomes qui s'échangent des charges réussissent à créer des "sensations ressenties par un sujet". Des atomes qui s'échangent des charges et qui se choquent, bah ça engendre d'autres atomes qui se choquent et des mouvement d'atomes (enfin disons des particules). Si on en reste à ce niveau d'analyse, étant donné la structure d'un cerveau, on comprend tout à fait que tel input va produire telle réponse dans un tas d'atomes "humain". Tout dans l'Univers peut être résumé à ça (des interactions entre particules et champs qui affectent les trajectoires d'autres particules) et expliqué sans aucune difficulté par ça, TOUT y compris le comportement d'un humain. Tout SAUF la conscience réflexive, qui crée "quelque chose de plus" (mais de toutes façons, c'est pas grave, puisque ça n'a aucun rôle explicatif supplémentaire :o). Expliquer par la physique des particules les autres propriétés émergentes des humains : les pensées, l'intelligence, l'imagination, les émotions, l'amour, la réflexion, la projection dans l'avenir... -> absolument aucun problème, en gros c'est que de la chimie et un peu de physique. Expliquer le "JE" -> là, ça bute.

 

Si on analyse le comportement d'un tas d'atomes "humain" du point de vue du seul choc entre particules (et qu'on connaissait évidemment parfaitement sa configuration atomique), et bien on pourrait tout prédire de son comportement, même les comportements les plus complexes, les plus emplis d'émotions, sans qu'à aucun moment on n'ait besoin de postuler l'existence d'une "conscience". On peut tout décrire sous la forme de simple chocs entre particules, régis uniquement par les lois de la physique. J'imagine que jusque là, vous serez d'accord avec moi, puisqu'on dit sans sourciller que "la conscience est un phénomène qui émerge naturellement des échanges d'information entre particules dans notre cerveau, du fait de sa complexité", ce avec quoi je suis parfaitement d'accord, sauf que la plupart des gens s'arrêtent là, et pensent avoir répondu à la question (parce qu'effectivement, on a en gros répondu à la question quand on répond ça pour les autres propriétés émergentes du cerveau citées plus haut comme l'intelligence, les émotions et tout le bordel), alors qu'en fait ce n'est que le début :o

 

Analyser avec succès le comportement d'un humain sous le seul angle des lois de la physique des particules élémentaires, cela implique qu'à aucun moment, on ne va avoir un atome qui va suivre une trajectoire différente de celle qu'il aurait eue d'après les lois de la physique, grâce à l'action de la "conscience". Le mouvement et la trajectoire précise d'une particule n'a qu'une seule cause : les particules et les champs qui l'entourent, il n'en a pas deux, du coup, on peut voir la conscience réflexive comme une émanation "passive" de tout ce bordel interne, mais qui n'agit pas "en tant qu'entité" : elle n'a aucun effet, si elle n'existait pas, si tout ce bordel ne créait pas un "moi", qui se voit comme sujet de tout cela (par un moyen qu'on ignore), et bien, le tas d'atomes en question se comporterait exactement de la même façon.

 

Et c'est tout de même particulièrement marrant de constater que si ce bordel de collisions atomiques ne créait pas une conscience, tout se passerait de la même façon (et donc qu'en gros, en quelque sorte, la conscience réflexive c'est superflu), alors justement que la conscience réflexive est le truc le plus réel qui soit, au sens où c'est le seul truc au monde dont on soit sûr qu'il existe (au sens de "la seule certitude" sur le monde, de Descartes). D'ailleurs justement, j'aurais dû commencer par là : pour lever l’ambiguïté sur ce dont on parle quand on parle de conscience réflexive, je parle du seul truc dont on est sûr de l'existence réelle (le JE de "JE pense donc JE suis" ).


Message édité par Herbert de Vaucanson le 02-06-2015 à 20:38:08

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Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°42151883
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 02-06-2015 à 19:31:43  profilanswer
 

TZDZ a écrit :

Vous allez me dire que je radote, mais c'est quoi un être conscient ? Je n'arrive toujours pas à savoir de quoi vous parlez...
Avoir conscience de son environnement ?
Ressentir la douleur ?
Avoir conscience de son corps et de ses besoins ?
Reconnaître son corps dans la glace ?
Ressentir des émotions ?
Être capable d'empathie ?
Être capable de mentir ?

 

Je viens de le dire, mais je le répète en plus court :o

 

On parle de la conscience réflexive. Le seul truc dont tu es sûr de l'existence. Le "JE" de "JE pense donc JE suis", dont tu es le seul à faire l'expérience et dont tu ne peux attester par quelque expérience que ce soit de l'existence pour autrui. Donc rien de tout ce que tu cites (ni de près, ni de loin).

Message cité 2 fois
Message édité par Herbert de Vaucanson le 02-06-2015 à 19:34:53

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Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°42155783
Baggers
Posté le 02-06-2015 à 23:17:28  profilanswer
 

Herbert de Vaucanson a écrit :

On parle de la conscience réflexive. Le seul truc dont tu es sûr de l'existence. Le "JE" de "JE pense donc JE suis", dont tu es le seul à faire l'expérience et dont tu ne peux attester par quelque expérience que ce soit de l'existence pour autrui. Donc rien de tout ce que tu cites (ni de près, ni de loin).


 
Le "JE" reflexif est a mon sens un mécanisme comme un autre. Si tu le décortique, tu n'y vois pas plus de complexité que pour un robot-chat, à analyser une image dans un miroir pour en déduire qu'il s'agit de lui-même: il s'agit simplement pour des neurones de se reconstruire une image mentale de soi a partir de souvenirs par exemple. Image qui peut très bien être partielle et faussée d'ailleurs, ça ne remets pas en cause le mécanisme dès lors que les neurones fabriquent une image mentale de tout ou partie du corps.
 
A l'inverse, un mécanisme aussi "basique" que la respiration ou saisir une tasse quand on a soif peut être un mécanisme inconscient la plupart du temps, et conscient quand j'en ai envie: tu ne peux donc pas non plus réduire la conscience à un mécanisme reflexif, car on peut "rendre conscient" de nombreux mécanismes et actions du corps qui ne nécessitent a priori pas ce mécanisme reflexif.
 

Krismu a écrit :


Moi il ne me semble pas impossible que si "quelque chose" a tous les attributs "externes" d'un être conscient, alors peut-être qu'il l'est forcément ?


 
C'est très probable que la conscience émerge "spontanément" d'un réseau de complexité de type neuronal: Donc, dans notre univers, un "robot à neurones numériques" deviendrait conscient: il pourrait d'ailleurs nous l'affirmer sans qu'on puisse lui prouver le contraire, et inversement, nous serions incapables de lui prouver que nous le sommes.


Message édité par Baggers le 02-06-2015 à 23:31:54

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Mens laxa in corpore laxo
n°42155924
Foxus666
Posté le 02-06-2015 à 23:25:29  profilanswer
 

Oui vous ÊTES (AUSSI) DIEU ! et cela EST ! :jap:

n°42157456
TZDZ
Posté le 03-06-2015 à 09:07:33  profilanswer
 

Sur la forme, c'est bizarre, on dirait vraiment que tu considères le cogito comme une vérité absolue et démontrée, alors que ce n'est pas le cas, et qu'il a été critiqué par bien des gens plus malins que moi (Kant, Nietzsche, Husserl...).
 
Sur le fond, tu dis que les émotions sont explicables par la physique "sans aucun problème", j'en doute fort.
1) Qu'est ce qu'une émotion sans subjectivité ?
2) Si je te donnais un microscope ultime et tous les moyens d'analyse futuristes que tu veux, je ne pense pas que tu saurais aller dans mon cerveau et "lire" le doux souvenir d'une glace que j'ai mangée il y a 6 ans. J'en déduis que ça n'est pas si bien expliqué que ça.
 
Tu dis que ton robot serait programmable pour interagir parfaitement avec l'environnement, mais sans conscience. Ta programmation est l'équivalent de la sélection de gènes par sélection naturelle, ce qui prend des générations. Alors que la conscience, qui est donc la capacité de dire "JE", c-à-d face au monde extérieur, me permet d'apprendre de mes erreurs bien plus vite. Ton robot ne peut pas mettre son système d'exploitation à jour s'il n'a pas les fonctions "réflexives" pour le faire.
 
Ton vertige face à ton "JE" provient, je pense, d'une part de la capacité à te différencier du monde extérieur et d'autre de tes capacités intellectuelles développées, qui sont toutes deux sacrément utiles séparément.

n°42157543
h3bus
Troll Inside
Posté le 03-06-2015 à 09:16:57  profilanswer
 

TZDZ a écrit :

2) Si je te donnais un microscope ultime et tous les moyens d'analyse futuristes que tu veux, je ne pense pas que tu saurais aller dans mon cerveau et "lire" le doux souvenir d'une glace que j'ai mangée il y a 6 ans. J'en déduis que ça n'est pas si bien expliqué que ça.


Et pourquoi donc serai-ce impossible?
 


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sheep++
n°42157565
TZDZ
Posté le 03-06-2015 à 09:18:51  profilanswer
 

Je n'ai pas dit que ça l'était ?
J'ai dit qu'on ne saurait pas le faire à l'heure actuelle. Ou alors as-tu une source ?

Message cité 1 fois
Message édité par TZDZ le 03-06-2015 à 09:19:44
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