Profil supprimé | je viens de lire "Jusqu'où va-t-on descendre ?", une sorte d'abécédaire publié par Soral en 2002 (avant son virage frontiste, quoi)
C'est très bon De ce petit abécédaire, où alternent articles courts et assez humoristiques et articles long et développés, j'ai tenté de faire un petit best of couvrant un maximum de sujets, ce qui lance plein de pistes de débats éventuels :
Citation :
Antifascisme
“Fasciste !” est sans doute le qualificatif le plus galvaudé du vocabulaire politique. Pour le pavlovien de gauche, il est à peu près l’équivalent de “pédé !” pour l’automobiliste : une injure généraliste interchangeable vidée de tout sens à force d’avoir été servie à toutes les sauces depuis les années 70 (De Gaulle, orthographe, Michel Sardou, vivisection, pénis,…). Un abus du mot fasciste qui a, au mieux, valeur de test pour mesurer le degré de pauvreté et de malhonnêté intellectuelles : Bernard-Henri Lévy n’a-t-il pas récemment accusé de sympathie fasciste tout ceux qui refuseraient de suivre inconditionnellement la politique US en Afghanistan ?
Rappelons d'abord que si le fascisme a existé en Italie, puis en Allemagne et en Espagne dans les années 20-30, hormis la parenthèse pétainiste due à l'occupation allemande, le fascisme n'a jamais existé en France, et ce grâce à cette sensibilité de gauche profondément ancrée dans l'âme de son peuple, et qui remonte à la Révolution française.
Pour un progressiste, lutter contre le fascisme dans les années 30-40 (Guerre d,Espagne, Résistance,…) était un engagement une réalité. Lutter contre le fascisme depuis est plutôt de l’ordre de la pose et du fantasme (Mitterrand contre le retour de De Gaulle en 58, Sartre et tous ses suiveurs sorbonnards : gauchistes, mao, trotskistes…); une forme d’exaltation adolescente, un moyen de rencontre à la manif qui dépasse rarement le temps béni des études universitaires. L’avènement d’un régime autoritaire de type militaire n’est plus depuis des lustres une menace sérieuse dans aucun pays développé, ni en France ni ailleurs, puisque, comme l’avait compris Pier Paulo Pasolini dès 1973 a été mis en place, dans les années 60, un système infiniment plus efficace pour enlever au peuple toute volonté séditieuse… Et ce système s’appelle société de consommation. (…)
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Citation :
Arendt, Hannah
La psychologue Hannah Arendt (ancienne maitresse du philosophe nazi Heideggerà, à qui l'on doit le concept de totaltarislme mis au point après Nuremberg pour identifier socialisme et nazisme, et aussi à l'origgine de cette idée - gonglée en théorie- selon laquelle le peuple (dit aussi "populace" ) serait naturellement attiré par le totalitarisme
(..) Cette idéologie révisioniste (reprise à son compte dans les années 80 par BHL dans l'Idéologie français) prétend donc qu'il faut, pour préserver la démocratie, qu'une bourgeoisie éclairée, et de préférence non-nationale (pourquoi pas l'intelligentsia cosmopolite ?) empêche le peuple de se laisser aller à ses penchants fascistes congénitaux, en l'éloignant le plus possible de la représentation politique et du pouvoir
Habile montage qui permet aujourd'hui aux ennemis du peuple de donner le mot démocratie le sens exactement inverse de son sens originel; de se déclarer, sans la moindre gêne, ennemis de la démocratie, au nom de la démocratie !
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Citation :
Arte
(..) Malgré tout le mal qu'on pouvait dire de la télévision des De Gaulle et Peyrefitte (sans aller jusqu'à la sortie ridicule d'un Bernard Clavel), cette télé, réputée aux ordres du pouvoir, était capable de programmer en prime time une émission de deux heures sur Pablo Neruda, et d'offrir au peuple le lendemain soir une nouvelle de Maupassant (..). En s'efforçant d'élever le niveau, ce service public remplissait sa mission authentiquement démocratique, soit la conception exactement inverse de la télévision populaire d'aujourd'hui, synonyme d'éloge du hasard, de l'arrivisme, et d'abrutissement général
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Citation :
Autain, Clémentine :
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post-adolescente inculte (..) elle peut travailler à la mise en place du programme qui l'obnubile : la parité dees tâches domestiques, qu'elle ne pratique pas elle-même, mais dont elle sait les femmes écrasées par la faut des hommes.
Un flic derrière chac évier, telle est sa vision du progrès social et démocratique; Joseph Staline lui-même n'aurait pas osé en rêver.
Pour Clémentine Autain, les tours de vaisselle, l'aspirateur, savoir si on se met dessus ou dessous au lit... tout est politique -donc soumis au contrôle politique- sauf bien sur ce qui fonde la politique elle-même : les rapports socio-économiques dont l'essence est de se situer au delà de la domesticité, et du niveau de conscience de Clémentine Autain. (..)
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Citation :
Banlieue (1)
(..) Alors qu'avec le "premier choc pétrolier", l'emploi devenait rare et l'immigration beaucoup moins nécessaire à l'économie nationale; alors que la continuation de la politique gaullienne eût été de renvoyer chez eux ces travailleurs exploités, avec pécule et savoir-faire, le gouvernement de droite de l'époque, contre toute logique, décréta l'abbérant "regroupement familial". (..)
Une fois de plus la bourgeoisie française, qui vit depuis toujours dans la terreur de son peuple de gauche (1793, 1848, 1871, Pétain..), choisit la politique du pire pour ne pas avoir à rogner sa rente et partager les richesses..
. Le regroupement familial ne fut pas une naïveté humaniste de grand bourgeois qui plane, mais un projet pervers, dégueulasse : transformer les banlieues rouges à tr_s forte conscience de classe (avec un PCF à 30%) en banlieues beurs.
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Citation :
Cohn-Bendit, Daniel
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Mais libéral-libertaire ne désigne pas qu'une sensibilité politique, c'est aussi, sur le plan collectif, un modèle de société particulièrement brutale. Une société à la fois :
- cool avec le consommateur (l'interdit moral ne venant pas entraver ses désirs de consommer tout ce que lui propose la société de consommation)
- mais hard avec le producteur (dont l'emploi est précarisé, le salaire rogné par le néo-libéralisme mondialisé)
Or, mécanisme facile à comprendre :
- plus l'individu est déchargé du poids de la production parce qu'il en est le bénéficiaire -rentier, animateur sponsorisé de la société du désir- plus il peut à la fois trouver du charme à la société libérale et se laisser aller à sa mentalité libertaire.
A l'inverse :
- plus l'individu est soumis à la dure réalité de la production, plus son désir libertaire de jouir sans entrave (branchitude, jet-set, drogue, sexe...) est empêché par sa condition -ô combien répandue- de petit salarié précaire au pouvoir d'achat limité (métro boulot dodo)
(...)
Peut-être les naifs lecteurs de Libération, sortis un moment de leur torpeur par cette aride analyse, comprendront-ils mieux pourquoi ce rentier de la subversion [Cohn Bendit], ce libertaire au service du libéralisme, n'a en réalité jamais dérange personne (si ce n'est les enseignants qu'il a discrédité et les salariés sur le dus desquels il prospère sans jamais travailler) Pourquoi, en fait, il plaît tant au pouvoir, et pourquoi il lui sera toujours tout pardonné : chienlit rouge, confusionnisme vert et éloge de la pédophilie...
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Citation :
Communisme (3)
La seule continuation laïque du christianisme, la seule vision politique qui perpétue l'esprit des Evangiles fut, et reste, le communisme.
(...)
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Citation :
Dalai-Lama
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- parceque pour les 1 300 000 Tibétains qui vivent au Tibet, la modernisation imposée par les Chinois contre l'obscrurantisme théocratique lamaïque n'est pas forcément un mal
(..)
- parceque si l'obscurantisme religieux du lamaisme tibétain fait rêver les cons avides d'exotisme ici, ces mêmes cons ne verraient pas du tout du même oeil une France soudain replongée dans le Moyen-Âge et le pouvoir des moines
- parceque les Tibétains qu'on entend ici sont toujours les 80 000 nantis de la diaspora sponsorisés par les pires droites occidentales pour leur anticommunisme viscéral, et rarement les Tibétains qui vivent et travaillent au Tibet;
- parcequ'un Prix Nobel de la paix ne prouve rien, puisqu'on a pu en décerner un à Henry Kissinger;
- parceque les nazis fantasmaient déjà beaucoup sur le Tibet traditionnel, au point de lui emprunter son symbole, la svatiska;
- pour toutes ces raisons et bien d'autres, que j'invite le leecteur à aller chercher lui même en lisant simplement les différents articles consacrés au Tibet, au lamaisme et au bouddhisme dans les diverses encyclopédies où la complexité du problème n'est pas occulté par sa médiatisation grossière;
(...)
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Citation :
Délinquance (3)
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Les bonnes âmes de gauche, toujours prêtes à nous fournir des explications qu'elles s'empressent ensuite de nous faire avaler comme des excuses, nous on bien expliqués l'évidence : les enfants issus de l'immigration nord-africaine, et plus précisément algérienne, ont des "problèmes" avec la France à cause du contentieux colonial et de la guerre d'Algérie (devoir de mémoire, repentance...) OK pour l'argument, mais alors il entraine une autre question que ni les médias ni les sociologues d'Etat ne semblent vouloir poser malgré les siimilitudes : pourquoi n'a-t-on à déplorer en France aucune délinquance particulière venue de la communauté asiatique, et plus particulièrment des Vietnamiens ?
Eux aussi sont :
- des immigrés miséreux arrivés en France dans des conditions difficiles (boat people),
- originaires d'un pays colonisé par la France
- qui accéda à l'indépendance à la suite d'une sale guerre (Indochine),
- au faciès facilement identifiable (pas blanc),
- parqués dans des getthos urbains
Pourtant en 25 ans, sans renoncer à leur culture, les Vietnamiens de France ont fait leur chemins, se sont installés, enrichis, sans qu'on ait à déplorer de leur part une délinquance telle qu'on puisse penser que leurs enfants sont juste nés ici pour remplir les prisons.
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jamais le Franco-Vietnamien ne s'est plaint de ce que la France lui a fait subir, là-bas dans les rizières, ni à Paris dans les tours du XIIIe. Jamais il n'a eu recours à cette dialectique de l'excuse
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Citation :
Féministe
Bourgeoise de gauche, sous plus névrosée que malhonnête qui est parvenue, grâce à la complaisance du pouvoir économique toujours avide de stratégie des leurres, à substituer une fantasmatique lutte des sexes à la très réelle lutte des classes, spoliant au passage le travailleur de son unique prestige, le prestige moral de l'opprimé
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Citation :
Gay (2)
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D'ailleurs gay n'est pas synonyme d'homosexuel. Un nouveau terme n'apparait jamais par hasard, il correspond toujours à une nouveauté ; en l'occurrence pour le gay, cette frange homosexuelle de la nouvelle bourgeoisie du commerce et des services qui finit, entre autres, de virer du Nord-Est de Paris les quelques pauvres que Chirac y avait laissés.
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Citation :
Gay (3)
Ah! lle regard vide et satisfait du gay qui a trouvé le sens de la vie dans l'outing : fier qu'on sache qu'il est fier de se faire enculer ! Admirable tour de force : avoir suhisser son exigence de conscience et d'universel au niveau de son trou du cul, et nous obliger à nous extasier !
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Citation :
Jones, Bridget
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Ainsi, plus se multiplient les femmes libérées, plus deviennent rares les femmes épanouies
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Citation :
Libéralisme
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Il est la négation individualiste, jouisseuse, cynique, de toute transcendance. C'est pourquoi le libéralisme, malgré son indéniable efficacité, n'a jamais inspiré aucun homme de génie ni aucun poète.
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Le libéralisme est l'acide de l'égoïsme qui ronge peu à peu la communauté chrétienne qui lui a permis d'exister ; qui duissout la morale du respect de la loi, sans laquelle le libéralisme lui-même n'aurait pu nitre, ni prospérer.
Le libéralisme est la désacralisation absolue du monde, la négation de l'histoire, du projet et de l'âme. Or, aucune société humaine ne peut perdurer longtemps sans une idée transcendante d'elle-même, et sans l'idée du bien.
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Citation :
Libération
(..) Libé s'est ainsi spécialisé dans la gauche du "tape autour" : antifascisme, féminisme, gays, écolos, sans papiers, rap... pour cacher son ralliement idéologique à la droite réelle (Europe de Maastricht et néolibéralisme mondialisé) et son appartenance économique à la droite d'affaire (groupe Chargeurs)
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Citation :
Mort (peine de)
Qu'à changé l'abolition de la peine de mort en France dans la vie des gens ?
A part celle de deux criminels endurçis et de trois psychopathes passés de morts pour bon à emmurés vivants, rien.
Pour les quelques 59 millions restants, elle a eu moins d'incidences concrètes que la suppression de la vignette.
Le mondain et le con de gauche s'offusqueront bien sûr qu'on ose prendre un si puissant symbole pour un détail, tout en se gardant bien de pousser l'indignation jusqu'à voir derrière ce symbole de gauche, la gauche réduite au symbole...
(..) Une peine de mort qui menaçait en fait si peu de gens qu'elle aurait dû être la dernière des mesures d'urgence (après le partage du travail et des richesses, la santé, l'éducation, le logement, les places de crèche..) d'un gouvernement de gauche authentique. Elle fut la première sous Mitterrand. (..) simulacre de gauche (quincaillerie "droit de l'hommiste", bonnes oeuvres.. ) pour cacher, sous l'emphase lyrico-symbolique, l'abandon du progressisme concret, celui qui ne devait pas sauver la tête d'une poignée d'ordures, mais améliorer la vie des petites gens
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