Déjà postulé, deux fois...
Ah bon... alors, j'en rajoute une louche !
L'obligation du port d'un équipement rétroréfléchissant de 150 cm2 vient d’être suspendue par décision du Conseil national de la Sécurité routière (CNSR) qui tenait réunion dans la matinée de ce 27 novembre. Cette mesure, décidée en mai 2011, et prise par arrêté du 3 janvier 2012 (publié au JO le 4 janvier 2012), devait prendre effet à compter du 1er janvier 2013. Elle sera annulée par arrêté, courant décembre 2012.
"J'ai demandé qu'une concertation soit engagée [...] et j'ai demandé de suspendre les dispositions initialement retenues concernant le brassard", a expliqué le ministre.
Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, en présence d'Armand Jung (président du CNSR) et de Frédéric Péchenard (délégué interministériel à la sécurité routière), a par ailleurs rappelé le report de la sanction pour défaut d’éthylotest. En effet, ces deux mesures vont faire l’objet d’une évaluation d'ici mars 2013 afin de vérifier que leur utilité est avérée.
Etant donné la contestation dont elles ont fait l’objet de la part de nombreuses associations, ainsi que les difficultés techniques auxquelles se heurte leur mise en place ou encore les coûts qu’elles engendrent, il s’agit d’être certains de leur efficacité…
Autre annonce concernant les usagers de deux-roues, la question de la circulation dans les couloirs de bus fera prochainement l’objet d’une concertation entre le CNSR et les préfets de police des grandes agglomérations.
Les plus vulnérables sur la route, jeunes et usagers des deux-roues, seront la priorité du nouveau Conseil national de la sécurité routière (CNSR), installé mardi par Manuel Valls qui a fixé un objectif de moins de 2.000 morts par an d'ici la fin de la décennie.
En 2011, sur près de 4.000 morts par an, plus de 1.000 avaient moins de 24 ans et près de 500 étaient des conducteurs depuis moins de deux ans, d'après la sécurité routière. De leur côté, les usagers de deux-roues ont représenté 23% des tués pour 1,9% du trafic, en hausse de 8% par rapport à 2010.
En sommeil depuis 2008, le CNSR, composé d'associations, d'élus, d'entreprises, d'assureurs, doit commencer ses travaux en décembre, avec pour objectif de réduire la mortalité par deux d'ici à 2020.
Pour atteindre ce seuil "ambitieux" de moins de 2.000 tués par an sur les routes de France, fixé par le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le Conseil se concentrera principalement sur les plus jeunes et les motards avec de premières propositions rapides en vue de la réunion au printemps du Comité interministériel.
"Les jeunes conducteurs sont de loin les premières victimes de la route, c'est inacceptable", a déclaré le ministre, à l'occasion de la première réunion de ce nouveau conseil. Pour le ministre, "la réflexion sur les formations" ne peut donc pas être évitée.
"Quant aux motocyclistes, ils feront l'objet de toutes les attentions car ils utilisent un mode de déplacement qui les rend particulièrement vulnérables", a-t-il ajouté, estimant qu'il fallait trouver des "moyens nouveaux de prévention".
Dans ce contexte, M. Valls, qui souhaite privilégier le "dialogue et l'écoute", a d'ailleurs annoncé que les motards n'auront finalement pas l'obligation de porter un brassard rétro-réfléchissant à partir du 1er janvier 2013.
Annoncée début 2011 par le précédent gouvernement, cette mesure était fortement combattue par les motards qui la jugeaient inutile.
Elle n'est pas abandonnée mais fera partie des thèmes de concertation tout comme l'obligation d'avoir un éthylotest dans la voiture. "Aucune décision n'est encore prise mais je veux être certain que l'utilité des éthylotests soit vraiment avérée", a expliqué le ministre.
Cette question sera abordée par la commission chargée de plancher sur les "principaux facteurs accidentogènes": la vitesse, l'alcool et les stupéfiants.
D'ores et déjà, sur ce sujet, le délégué interministériel à la sécurité routière Frédéric Péchenard a précisé que près de 200 nouveaux radars seraient installés en 2013 et surtout que le parc serait modernisé.
La dernière commission sera consacrée aux nouvelles technologies, notamment les régulateurs automatiques de vitesse mais aussi l'utilisation du téléphone portable.
A l'origine d'un accident sur 10, l'usage du mobile en voiture se développe et surtout chez les jeunes (76% des conducteurs âgés de 18 à 24 ans déclaraient utiliser leur téléphone en conduisant). Une partie des associations en demandent d'ailleurs l'interdiction totale, ce qui signifierait la fin des kits mains libres.
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