C'est justement qu'à partir du moment où tu as assez mauvais goût pour rouler en GS, tu te rends compte qu'il existe une version "über", l'Adventure : plus haute, plus grosse, plus large, plus lourde...
Tout ce qu'il faut pour compenser les complexes d'infériorité.
Illustrations
Voilà la GS "standard" :
Et la GS Adventure :
AbdrX a écrit :
elle avait le choix, et elle savait que si elle voulait stopper, il suffisait d'utiliser le signal (important, ca, flatFab, un flatpavé sur les passagers ? ).
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Lire :
http://moto-securite.fr/duo/
Le bon déroulement du trajet dépend aussi du comportement du passager, mais c’est bien le conducteur qui le détermine.
Pour vous motards, la moto est quelque chose d’évident, de facile. On oublie souvent qu’il a fallu des heures d’apprentissage (si si, souvenez-vous !), et des mois voire des années d’expérience pour en arriver là. Votre SDS (« sac de sable », expression à la fois péjorative et affectueuse pour désigner le passager, en général de sexe féminin) n’a pas vécu tout cela, elle n’y connait rien ou peu. C’est à vous de lui expliquer.
Avant de monter en selle, moteur coupé, casque à la main, expliquez bien comment vous voudriez qu’il (elle) se comporte.
Si votre compagnon/compagne de route n’est pas habitué(e) à la moto, prenez le temps – encore une fois : avant de démarrer, moteur coupé et sans le casque – d’un rappel de vos règles de sécurité: quand monter et descendre, où et comment se tenir, quel comportement adopter à l’accélération, au freinage, en virage, à l’arrêt…
Soyez pédagogue, répétez, assurez-vous qu’elle a bien compris chaque consigne, veillez à ce que rien ne vienne distraire son attention. Vous passerez peut-être pour chiant, elle vous dira peut-être « allez, on y va, on verra ça en route ! ».
Non, on ne verra pas. Sur la route, avec le vent, le bruit du moteur, le casque qui masque la bouche et bouche les oreilles, on ne s’entend pas.
Il faut se parler AVANT !
Une fois prêt, pendant que le moteur chauffe, vérifiez son équipement.
Casque bien mis, jugulaire attachée mais qui n’étrangle pas, col fermé, emmanchures fermées, gants qui ne boudinent pas aux poignets, pantalon qui tombe bien… Il ne faut pas sentir engoncé, car alors on respire mal et cela coupe la circulation sanguine. S’assurer que l’air n’entrera pas par les extrémités, on se refroidit vite à moto.
Pense-bête à l’usage des passagers et passagères débutant(e)s :
Ne pas faire des mouvements brusques, ne pas modifier son équilibre à l’arrêt, ne pas tourner la tête à vitesse élevée (la tête dépasse en général du pilote), même si c’est tentant en balade pour regarder le paysage ou se retourner sur un détail.
Il est essentiel de conserver une position à la fois stable, confortable et dynamique.
Pour cela, vous devez utiliser les mêmes points d’appui que le conducteur: les mains, les genoux, les pieds. Ne restez pas avachi(e) à l’arrière !
Vos pieds sont bien en appui sur les repose-pieds, pas appuyés sur les talons mais plutôt sur la pointe, le plus en arrière possible.
Vos genoux doivent bien serrer les jambes du conducteur, les cuisses légèrement en tension, la ceinture abdominale bien gainée. C’est grâce à vos genoux et vos abdos que vous éviterez de partir sans arrêt en avant (à chaque freinage) et en arrière (à chaque accélération). Un test simple: vous devez pouvoir vous lever un peu, décoller vos fesses, sans vous servir de vos mains.
Vos mains ne vous serviront qu’à retenir le haut de votre corps, cela limitera les efforts sur les bras et vous fatiguerez moins. En général, vous aurez le choix entre vous tenir au pilote, vous tenir aux poignées de maintien sur les côtés ou à l’arrière (quand il y en a) ou un mélange des deux.
N’oubliez pas que vous avez le droit de changer de position en fonction du contexte: on ne se tient pas pareil quand on roule en ville, sur petite route ou sur autoroute.
Si vous êtes penché(e) en avant (sur une moto sportive), vous aurez plutôt tendance à vous tenir au conducteur.
Pour éviter de lui donner des coups de casque, une solution est de poser une main sur le réservoir d’essence qui vous permettra de vous appuyer et d’éviter de partir en avant.
De même, si vous craignez de tomber en arrière lors de fortes accélérations, mettez une main à l’arrière (sur une poignée ou sur la selle), le bras bien tendu et verrouillé, vous appuierez dessus quand vous sentez la moto accélérer.
Sur une moto de grand tourisme, vous serez plutôt droit(e), sans être collé(e) au conducteur, une position très confortable en ville ou sur route, mais qui génère des turbulences à haute vitesse.
Dans ce cas, rapprochez-vous du conducteur, essayez de vous cacher derrière lui pour vous protéger du vent.
Mais basiquement, c’est au conducteur d’adapter sa conduite pour des changements de rapports plus souples.
Un bon conducteur sait s’adapter, mettre son passager en confiance en ne conduisant pas comme quand il est seul. Il est responsable de vous, il n’a pas à faire l’imbécile ou à ne penser qu’à son seul plaisir. Un motard qui conduit avec passagère de la même façon qu’en solo pour préserver son plaisir égoïste la met en danger et se met également en danger: si sa passagère est effrayée, elle va se crisper et peut avoir une réaction intempestive qui les enverra tous deux dans le décor.
Gardez à l’esprit que le plus gros risque de chute est à l’arrêt !
Une chute à l’arrêt ne fait pas de gros bobos (en général), mais elle abîme la moto et elle engendre toujours un impact sur la relation pilote-passager. Chacun se sent mal, a l’impression d’avoir fauté ou peut en vouloir à l’autre. A éviter absolument !
Une fois que la moto roule à plus de dix à l’heure, et plus encore une fois passée la barrière des 40 km/h, la moto ne peut plus verser d’elle-même.
A l’arrêt donc, soyez prudents. Signalez au conducteur que vous allez monter ou descendre de selle. Et ne tentez pas de mettre les pieds à terre au stop ou à un feu rouge. C’est au pilote (parce qu’il est au plus près du centre de gravité) de maîtriser l’équilibre de la machine, pas au passager.
Mettez-vous d’accord sur la méthode employée par le passager pour monter en selle et en descendre !
La plupart du temps, la passagère se contente de passer la jambe par-dessus l’arrière de la moto, puis vient poser les deux pieds sur les repose-pieds.
Facile sur les motos basses, plus dur sur certaines routière, trails, GT… surtout s’il y a un top-case !
Depuis toujours, mes passagers montent sur ma moto comme à cheval :
- seulement quand le conducteur donne l’autorisation de monter
- pied gauche sur le repose-pied gauche, main gauche qui tient le pilote, main droite sur le top-case
- on pousse sur la jambe gauche pour monter et se retrouver presque debout
- passage de la jambe droite par dessus la selle ou le top-case (selon la taille du passager), sa main droite passe sur mon épaule droite
- pied droit sur le repose-pied droit, position debout
- on s’assied, on s’installe, je démarre seulement quand le passager me le dit.
Pour descendre, procédure exactement inverse.
Il faut bien se poser sur la selle, les deux mains sur le guidon, et frein avant serré pour que la moto ne bouge pas du tout.
Pencher la moto légèrement à droite pour anticiper le déséquilibre vers la gauche quand le passager met tout son poids sur sa jambe gauche.
A ce moment, la moto s’enfonce de l’arrière, ce qui facilite son contrôle.
Autre solution, pour les enfants ou les filles très petites : moto sur la béquille centrale (ou latérale), aider le gamin à monter et s’installer, puis se mettre en selle après lui en montant bien debout droit sur les repose-pieds pour passer la jambe devant lui.
Avec la béquille latérale, ça marche aussi, mais la moto penche alors beaucoup et la plupart des passagers ne se sentent pas en sécurité.
Règle fondamentale : le passager monte et descend quand le conducteur lui dit de le faire, et pas avant, jamais, JAMAIS !
Et en virage ?
Pour le passager, il s’agit de ne faire qu’un avec la moto en suivant ses mouvements. Le risque survient lorsque le passager ne se penche pas ou pas assez dans un virage, faisant sous-virer dangereusement la moto.
Le pilote doit avoir conscience qu’il n’est pas naturel pour un(e) débutant(e) de se pencher ainsi au-dessus du vide, qu’il est normal d’avoir peur de tomber. Il faut donc aborder les premiers virages en douceur, amener le passager à prendre lui-même la mesure de la force gyroscopique, de l’adhérence, de l’équilibre…
Pour le confort du pilote, le passager doit faire en sorte de ne pas s’appuyer sur son dos à chaque freinage et d’éviter les coups de casques. A force, ça use (les nerfs, pas le casque) !
Dans l’autre sens, le conducteur devra penser à s’arrêter régulièrement pour que le passager se dégourdisse les jambes et l’avertir des trous et autres obstacles sur la chaussée qu’il pourrait ressentir. Ne pas oublier que le passager se refroidit et se fatigue plus vite que le pilote: sa position s’avère souvent moins confortable et il bouge moins.
Certains pilotes préfèrent sentir leur passager contre eux et qu’il épouse chacun de leurs mouvements. D’autres préfèrent se sentir libres de bouger à leur aise. Cela dépend aussi de la configuration du deux-roues, de la place laissée au passager, de la position droite ou penchée en avant, de la selle qui glisse parfois…
Seul conseil, profitez au maximum de la place prévue, utilisez les repose-pieds et les poignées de maintien.
Pour toutes ces raisons et d’autres, rouler à deux est parfois plus une contrainte qu’un plaisir.
La contrainte physique dépend à la fois du poids du passager et du poids du ou de la pilote: un passager plus lourd, un pilote plus léger aggrave la contrainte, alors que l’inverse la diminue.
Dernier point, la communication.
Pour indiquer quelque chose à voir, autant rouler tranquillement et se le dire à haute voix – en relevant la visière, ça marche mieux. On peut convenir d’un code pour demander à diminuer la vitesse et pouvoir se parler, avec des tapes dans le dos ou sur l’épaule, jamais sur le casque !
Pour partager ses impressions sans se casser la voix ni gesticuler, des systèmes de communication s’installent dans les casques. En plus de la convivialité qu’ils procurent, ils offrent plus de sécurité au duo.
Rappelons tout de même que toute source sonore distrait une partie de votre vigilance au détriment de votre sécurité, surtout si vous vous consacrez à une conversation suivie.
FLATFABPAVE
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