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Avec le recul, faut bien avouer que la plupart de mes gros coups de coeurs BD, je les ai eus :


 
9.4 %
 3 votes
1.  Enfant
 
 
31.2 %
 10 votes
2.  Adolescent
 
 
40.6 %
 13 votes
3.  Jeune
 
 
12.5 %
 4 votes
4.  Trentenaire
 
 
3.1 %
     1 vote
5.  40-50 ans
 
 
0.0 %
        0 vote
6.  60 ans et plus
 
 
3.1 %
     1 vote
7.  Je n'ai jamais eu de gros coups de coeur BD
 

Total : 33 votes (1 vote blanc)
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Auteur Sujet :

[Topic Unique BD] Damned, mille putois et toutes ces sortes de choses

n°38624240
Moonzoid
Posté le 26-06-2014 à 13:10:22  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Citation :

une porte d'entrée vers la littérature


 
 [:dolores:5]


---------------
♣ Toujours plus de gens qui arrivent en Mordor. Un jour tous seront dedans. ♣
mood
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Posté le 26-06-2014 à 13:10:22  profilanswer
 

n°38624438
JohnSmith
Executive vice president
Posté le 26-06-2014 à 13:28:03  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Je les ai sous le nez depuis une éternité mais n'arrive pas à me décider à les ramener chez moi pour les lire. :sweat: En même temps, les adaptations d'oeuvres littéraires en BD, je trouve ça assez vain et je n'en ai lu qu'une seule qui ne m'ait pas donné l'impression d'avoir perdu mon temps (Fagin le juif d'Eisner, qui n'est pas une adaptation littérale de Dickens).
 
Le Canon, ça fait un peu coffee-table book pour les complexés qui ne lisent pas de livres sans images et surcompensent en disant "9ème art" au lieu de BD et "roman graphique" au lieu d'album. Et puis il y a quelques très bons auteurs, voire quelques très grands (Eisner, justement), mais le plus gros des 3 tomes est quand même signé de médiocres et de péteux.


 
Dans le genre j'ai le Cent pour cent d'Angoulème. Y a quand même des supers planches avec des tas d'auteurs que je connaissais pas.  
C'est bien sympa à feuilleter. Du coup j'ai envie.
 
Y a un tome mieux réussi que d'autres ? Je crois que l'émission parlait du T3
http://www.stripologie.com/154-467-thickbox/cent-pour-cent-bande-dessinee.jpg

n°38624645
donut78
Stop eating donuts
Posté le 26-06-2014 à 13:43:34  profilanswer
 

Moonzoid a écrit :

Citation :

une porte d'entrée vers la littérature


 
 [:dolores:5]


On est d'accord, la tagline est vraiment toute pourite. Comment faire passer la BD pour de la sous-litératurre et ses lecteurs pour des teubés en quelques mots  :D

n°38624688
toum_toum
Vivons masqués
Posté le 26-06-2014 à 13:46:37  profilanswer
 

+1 :sweat:


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2025 : Stupid is now Norm
n°38625124
Sgt-D
Modérateur
Posté le 26-06-2014 à 14:15:23  profilanswer
 

toum_toum a écrit :

Un petit côté "Blueberry-style" :)
 
Edit :et pour cause, même scénariste et Giraud impliqué dedans..  :D


 
Pour être tout à fait exact, la série a été commencée par Charlier et Giraud. Le tome 2 s'est fait attendre de longues années... et Charlier est décédé alors qu'il n'était pas fini. Giraud a alors décidé de reprendre le scénar et de laisser le dessin à Rossi (qui s'en est plus que bien tiré, le changement en cours d'album est imperceptible). Même sur les quatre albums suivants, Rossi ne se détache que très progressivement du style de Giraud pour affirmer le sien.
 
Quant au scénar... au départ on était dans du Charlier pur, avec des intrigues à tiroir sur fond de reconstruction du Sud et de Ku Klux Klan, mais Giraud lui est parti dans un délire vaudou avec zombies et tout le tremblement  :whistle:  
 

n°38625585
Xzero
Croaaaaaaaaa ?
Posté le 26-06-2014 à 14:39:24  profilanswer
 

Sgt-D a écrit :


 
Pour être tout à fait exact, la série a été commencée par Charlier et Giraud. Le tome 2 s'est fait attendre de longues années... et Charlier est décédé alors qu'il n'était pas fini. Giraud a alors décidé de reprendre le scénar et de laisser le dessin à Rossi (qui s'en est plus que bien tiré, le changement en cours d'album est imperceptible). Même sur les quatre albums suivants, Rossi ne se détache que très progressivement du style de Giraud pour affirmer le sien.

Quant au scénar... au départ on était dans du Charlier pur, avec des intrigues à tiroir sur fond de reconstruction du Sud et de Ku Klux Klan, mais Giraud lui est parti dans un délire vaudou avec zombies et tout le tremblement  :whistle:

 


 
étonnant  :o


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Proverbe du corbac : Vu d'en haut ça donne pas envie.
n°38625724
toum_toum
Vivons masqués
Posté le 26-06-2014 à 14:46:29  profilanswer
 

Sgt-D a écrit :


 
Pour être tout à fait exact, la série a été commencée par Charlier et Giraud. Le tome 2 s'est fait attendre de longues années... et Charlier est décédé alors qu'il n'était pas fini. Giraud a alors décidé de reprendre le scénar et de laisser le dessin à Rossi (qui s'en est plus que bien tiré, le changement en cours d'album est imperceptible). Même sur les quatre albums suivants, Rossi ne se détache que très progressivement du style de Giraud pour affirmer le sien.
 
Quant au scénar... au départ on était dans du Charlier pur, avec des intrigues à tiroir sur fond de reconstruction du Sud et de Ku Klux Klan, mais Giraud lui est parti dans un délire vaudou avec zombies et tout le tremblement  :whistle:  


 :jap:


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2025 : Stupid is now Norm
n°38626989
BoraBora
Dilettante
Posté le 26-06-2014 à 15:49:07  profilanswer
 

parappa a écrit :


 
C'est fou parce que l'histoire n'a pas l'air si grand public. (Moi elle ne m'attire pas particulièrement d'ailleurs.)


Difficile de trouver plus grand public qu'un docu BD de 250 pages au dessin et à la mise en page archi-classiques et qui parle de BD et de vin. [:spamafoote] Le "grand public", ce n'est pas que le lectorat des Blondes. ;)  

Uchinaa a écrit :


 
J'avais entendu parler d'éditeurs (diffuseurs?) qui faisaient des offices "sauvages" en envoyant des livres non commandés ou en surnombre.


Ca arrive mais c'est très rare.  

JohnSmith a écrit :


Y a un tome mieux réussi que d'autres ? Je crois que l'émission parlait du T3
http://www.stripologie.com/154-467 [...] ssinee.jpg


Je viens de réaliser que je n'avais plus le 3. [:joce] Mais je viens aussi de remater les 1 et 2 et me rendre compte que certains auteurs étaient représentés par un extrait d'un album (Salammbô par Druillet, par exemple). Gros foutage de gueule.  :fou:

Message cité 2 fois
Message édité par BoraBora le 26-06-2014 à 15:49:35

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°38627194
JohnSmith
Executive vice president
Posté le 26-06-2014 à 15:58:09  profilanswer
 

Fais signe si le 3 sort du lot  :jap:

n°38627263
donut78
Stop eating donuts
Posté le 26-06-2014 à 16:01:39  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Je viens de réaliser que je n'avais plus le 3. [:joce] Mais je viens aussi de remater les 1 et 2 et me rendre compte que certains auteurs étaient représentés par un extrait d'un album (Salammbô par Druillet, par exemple). Gros foutage de gueule.  :fou:


 [:iryngael:3]


Message édité par donut78 le 26-06-2014 à 16:02:44
mood
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Posté le 26-06-2014 à 16:01:39  profilanswer
 

n°38628551
parappa
taliblanc
Posté le 26-06-2014 à 17:15:19  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Difficile de trouver plus grand public qu'un docu BD de 250 pages au dessin et à la mise en page archi-classiques et qui parle de BD et de vin. [:spamafoote] Le "grand public", ce n'est pas que le lectorat des Blondes. ;)  


 
Bah, dans ma tête la bd grand public c'est plutôt des 48p plus classiques, pas un "roman graphique" (pardon :/) de 250p dans un format moins traditionnel. Enfin c'est ce que je voulais dire. :o


---------------
DU LINO DE BATARD IMITATION CARREAUX DE CIMENTS ILLEGITIMES§§§
n°38644960
toum_toum
Vivons masqués
Posté le 27-06-2014 à 22:13:05  profilanswer
 


Salut à vous.
 

BoraBora a écrit :


Ou mieux : lire son contrat avant de signer et refuser toutes les clauses jugées abusives. Ou encore mieux : prendre un agent, qui négociera à ta place. :D
 
Le problème, c'est que "faire de la BD", c'est le métier de rêve. Objectivement. Bosser chez soi, où que l'on soit, à ses heures, sans même de cahier des charges imposé ... etc etc...


toum_toum a écrit :


ororuK a écrit :
De nouveau dispo !
https://www.youtube.com/watch?v=IilOp2Te_zg
 
Merci beaucoup  :jap:


 
 
Le "métier de rêve".
 
 
Suite aux infos glanées ici et là, dans le documentaire "Sous les Bulles", sur le forum de BDgest, etc etc... j'ai sorti ma calculette :o
Me suis "amusé" à faire le calcul des gains "sur marge" (en faisant volontairement abstraction de l'histoire des avances sur droit)
 
 
1. Imaginons un dessinateur moyennement confirmé, dessinateur non scénariste, qui vend 25.000 ex de ses bédés, 1 par an.  25.000, c'est une très très bonne vente.
Tout le monde en rêverait (sur le papier...).  
Imaginons une BD faite sur 1 an (c'est plus ou moins la norme, qu'on le veuille ou non), sur un modèle franco-belge de 46 ou 54 pages.
 
Calcul de ses gains (alignés sur la marge des auteurs de BD) :  25.000 x 12€/bouquin (prix moyen) x 0.08 (marge auteurs dessin/scénar./colo) x 0.60 (marge dessinateur sur les auteurs) x 0.75 (déduisons 25% de charges - est-ce le bon taux, je le sous-estime)  
= résultat : 10.800 € annuels, soit  900€ / mois
 
 
2. Un dessinateur très-très  bon : 40.000 ventes. Presque le haut du tableau (On reste en-dessous des 60.000 : on zappe donc les "concessions" dont je n'ai même pas envie d'évoquer les noms, qui "alimentent les petits auteurs" mais aussi usent le marché depuis des décennies... On zappe aussi les 9 ou 10 très bonnes BD "tout-terrain" relativement récentes : Blacksad, etc...)
On va imaginer (je suppose que ça marche comme ça...) que sa marge soit passée à 10 (?) au lieu des 8%.
Calcul de ses gains :  40.000 x 12€/bouquin x 0.10 (marge auteurs) x 0.50 (marge dessinateur) x 0.75 (charges)  
= résultat : 18.000 € annuels, soit 1.500€ / mois
 
Evidemment il y a des subtilités en tous genres que je zappe (ventes d'autres albums par effet boomerang, mais aussi se payer enfin une bonne caisse de retraite, une alloc chomage, etc...)
 
 
3. Un(e) auteur(e) 100% débutant(e) qui est très bon, et qui fait... 10.000 ventes (qui l'eut crû :o ). L'éditeur est content ! Il a trouvé son poulain de 25 ans qui va tout déchirer !
Calcul de ses gains "sur marge" (encore une fois je fais volontairement abstraction de l'histoire des avances sur droit) :  10.000 x 12€/bouquin (prix moyen) x 0.08 (marge auteurs dessin/scénar./colo) x 0.50 (marge dessinateur sur les auteurs) x 0.75 (charges)  
= résultat : 3.600 € annuels, soit 300€ / mois
Cet auteur sera évidemment payé "par planche" (comme les autres d'ailleurs). Soit 250€ x 0.50 (part du dessinateur) x 56p (dans notre cas) x0.75 (charges) = 5.275 €, soit :12 mois : 570€ /mois
Par contre par la suite, il sera tenu "par les c..." par son éditeur, avec obligation de résultat. Parce que sur le fond, il doit de l'argent. (Il le sait l'auteur, il est pas con.).
 
 
 
Un chouette métier de rêve...  [:stancw]  
 
 
(Et petite remarque : la motivation n'est pas le fait d'être tout seul chez soi à bosser sans patron derrière son dos, mais d'être apprécié et d'être reconnu "à sa juste valeur" - ce qui semble être une option élitiste)
 


---------------
2025 : Stupid is now Norm
n°38646041
BoraBora
Dilettante
Posté le 28-06-2014 à 00:35:54  profilanswer
 

toum_toum a écrit :


 
 
Le "métier de rêve".
 
 
Suite aux infos glanées ici et là, dans le documentaire "Sous les Bulles", sur le forum de BDgest, etc etc... j'ai sorti ma calculette :o
Me suis "amusé" à faire le calcul des gains "sur marge" (en faisant volontairement abstraction de l'histoire des avances sur droit)
(...)
Un chouette métier de rêve...  [:stancw]  
 
 
(Et petite remarque : la motivation n'est pas le fait d'être tout seul chez soi à bosser sans patron derrière son dos, mais d'être apprécié et d'être reconnu "à sa juste valeur" - ce qui semble être une option élitiste)
 


Et ça change quoi ? En ce qui me concerne j'ai 56 ans, je gagne 1 250 € net par mois, je n'ai pas un centime de côté, j'ai le dos en ruine comme tous les libraires (et la plupart des commerçants), je fais des journées qui peuvent aller à 10h ou 11h non-stop (je mange debout derrière le comptoir ou tout en servant les clients), ma retraite sera à peine supérieure au RSA, mais tu ne me feras pas pour autant dire que mon métier n'est pas un métier de rêve. Du moins dans les conditions où je l'exerce : sans patron. Si j'étais vendeur dans un Cultura, je chanterais une autre chanson, malgré les 35h. Les bonheurs que me procure ce boulot compensent amplement les douleurs physiques et le salaire de merde et je n'en changerai jamais (à quelques années de la retraite, je peux dire "jamais" sans paraître bisounours).
 
J'ai commencé à bosser à 17 ans et j'ai fait plusieurs métiers, certains liés au monde du livre, d'autres pas du tout. En tout, 31 ans de salariat dans une quarantaine d'entreprises (j'ai fait pas mal d'intérim) et les 8 dernières années sans patron (sans être pour autant proprio de la librairie où je bosse). Crois-moi, je sais faire la différence entre ce que je vis tous les jours (ou ce que vit un auteur de BD, car j'en connais plusieurs) et ce que vivent une bonne majorité des salariés en France.
 
Si tu veux parler salaires : 1,9 millions de salariés payés au SMIC horaire en France, qui gagnent donc au maximum 1 120 €/mois, s'ils ont la "chance" de bosser à temps plein. Et c'est hors apprentis, hors intérimaires, et bien sûr hors travail au noir (vive le BTP et la restauration) et stagiaires (qui touchent une "gratification" et non un salaire). Eux ne bossent pas chez eux, se cognent 1h à 3h de transport par jour, pour la plupart font un boulot de merde, fréquemment humiliant, et toujours avec un chef sur le dos. La valorisation ? Ah ah ah ! La reconnaissance ? Seriously ? Et pas question de carrière, au sens "big break", comme un auteur/artiste, qui peut espérer que ses ventes montent soudainement à la faveur d'un album et que sa carrière décolle. Si tu démarres au SMIC, peu de chances que tu deviennes autre chose qu'un larbin remplaçable au pied levé. Et puis salarié, c'est pour la plupart des gens une routine, année après année jusqu'à la retraite, qui n'est supportable qu'en s'anesthésiant l'âme.  
 
Alors oui, écrire ou dessiner chez soi, en calbuth, avec de la musique en bruit de fond et le chat affalé sur l'UC, c'est un métier de rêve. Pouvoir déménager n'importe où, même au fin fond des Cévennes, c'est un rêve. Bosser avec une seule deadline sur le très long terme, c'est le rêve. Et puis l'ego qui est flatté en permanence, et la possibilité de devenir quelqu'un de connu, ça aussi et peut-être surtout , c'est le rêve.
 
Et c'est bien là qu'est le problème, comme avec beaucoup de métiers artistiques : pouvoir dire "je fais de la BD", c'est tellement plus valorisant que dire "je suis aide-comptable 3ème échelon à la CNAF" ou "je suis hôtesse de caisse chez Séphora" que l'auteur signera n'importe quel contrat d'édition merdeux avec le sourire. Prêt à tout pour échapper à la masse anonyme des métro-boulot-dodo, même si le réveil sera douloureux 1 ou 2 ans plus tard. Et ça continuera tant que les auteurs ne se verront pas comme des travailleurs comme les autres, qui font partie d'un système marchand, plus que jamais capitaliste. Qu'ils sont soumis à la concurrence, comme tout le monde. Et que l'éditeur devient un patron à la minute où ils signent leur contrat, et non un partenaire trop cool de leur avoir donné leur chance.
 
En gros, je suis complètement d'accord avec Tanxxx, quoi.  :whistle:


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°38648897
- Mandrill​ -
Posté le 28-06-2014 à 14:56:59  profilanswer
 

Argumentaire convaincant [:julian33:4]
 
(même si moi je me verrais pas bosser à domicile, j'en branlerais pas une :o )


Message édité par - Mandrill - le 28-06-2014 à 14:57:55
n°38648915
Hellzed
Posté le 28-06-2014 à 14:59:02  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Et ça change quoi ? En ce qui me concerne j'ai 56 ans, je gagne 1 250 € net par mois, je n'ai pas un centime de côté, j'ai le dos en ruine comme tous les libraires (et la plupart des commerçants), je fais des journées qui peuvent aller à 10h ou 11h non-stop (je mange debout derrière le comptoir ou tout en servant les clients), ma retraite sera à peine supérieure au RSA, mais tu ne me feras pas pour autant dire que mon métier n'est pas un métier de rêve. Du moins dans les conditions où je l'exerce : sans patron. Si j'étais vendeur dans un Cultura, je chanterais une autre chanson, malgré les 35h. Les bonheurs que me procure ce boulot compensent amplement les douleurs physiques et le salaire de merde et je n'en changerai jamais (à quelques années de la retraite, je peux dire "jamais" sans paraître bisounours).
 
J'ai commencé à bosser à 17 ans et j'ai fait plusieurs métiers, certains liés au monde du livre, d'autres pas du tout. En tout, 31 ans de salariat dans une quarantaine d'entreprises (j'ai fait pas mal d'intérim) et les 8 dernières années sans patron (sans être pour autant proprio de la librairie où je bosse). Crois-moi, je sais faire la différence entre ce que je vis tous les jours (ou ce que vit un auteur de BD, car j'en connais plusieurs) et ce que vivent une bonne majorité des salariés en France.
 
Si tu veux parler salaires : 1,9 millions de salariés payés au SMIC horaire en France, qui gagnent donc au maximum 1 120 €/mois, s'ils ont la "chance" de bosser à temps plein. Et c'est hors apprentis, hors intérimaires, et bien sûr hors travail au noir (vive le BTP et la restauration) et stagiaires (qui touchent une "gratification" et non un salaire). Eux ne bossent pas chez eux, se cognent 1h à 3h de transport par jour, pour la plupart font un boulot de merde, fréquemment humiliant, et toujours avec un chef sur le dos. La valorisation ? Ah ah ah ! La reconnaissance ? Seriously ? Et pas question de carrière, au sens "big break", comme un auteur/artiste, qui peut espérer que ses ventes montent soudainement à la faveur d'un album et que sa carrière décolle. Si tu démarres au SMIC, peu de chances que tu deviennes autre chose qu'un larbin remplaçable au pied levé. Et puis salarié, c'est pour la plupart des gens une routine, année après année jusqu'à la retraite, qui n'est supportable qu'en s'anesthésiant l'âme.  
 
Alors oui, écrire ou dessiner chez soi, en calbuth, avec de la musique en bruit de fond et le chat affalé sur l'UC, c'est un métier de rêve. Pouvoir déménager n'importe où, même au fin fond des Cévennes, c'est un rêve. Bosser avec une seule deadline sur le très long terme, c'est le rêve. Et puis l'ego qui est flatté en permanence, et la possibilité de devenir quelqu'un de connu, ça aussi et peut-être surtout , c'est le rêve.
 
Et c'est bien là qu'est le problème, comme avec beaucoup de métiers artistiques : pouvoir dire "je fais de la BD", c'est tellement plus valorisant que dire "je suis aide-comptable 3ème échelon à la CNAF" ou "je suis hôtesse de caisse chez Séphora" que l'auteur signera n'importe quel contrat d'édition merdeux avec le sourire. Prêt à tout pour échapper à la masse anonyme des métro-boulot-dodo, même si le réveil sera douloureux 1 ou 2 ans plus tard. Et ça continuera tant que les auteurs ne se verront pas comme des travailleurs comme les autres, qui font partie d'un système marchand, plus que jamais capitaliste. Qu'ils sont soumis à la concurrence, comme tout le monde. Et que l'éditeur devient un patron à la minute où ils signent leur contrat, et non un partenaire trop cool de leur avoir donné leur chance.
 
En gros, je suis complètement d'accord avec Tanxxx, quoi.  :whistle:


 
 [:bastinho:4]  [:wwilson]


Message édité par Hellzed le 28-06-2014 à 14:59:40

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Flickrrrr Deviants Scribe ◣  
n°38649457
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 28-06-2014 à 16:24:41  profilanswer
 

BoraBora a écrit :

Et c'est bien là qu'est le problème, comme avec beaucoup de métiers artistiques : pouvoir dire "je fais de la BD", c'est tellement plus valorisant que dire "je suis aide-comptable 3ème échelon à la CNAF" ou "je suis hôtesse de caisse chez Séphora"


 
J'ai discuté une fois avec un auteur de BD y a longtemps. Il m'avait dit que c'était pas toujours évident en soirée parce que dès que tu dis "je fais de la BD" les gens sont trop contents, ils veulent que tu leur racontes comment c'est et que tu leur fasses un dessin, bref c'est un peu trop glam parfois. Et effectivement c'est marrant parce que j'avais le problème exactement inverse à l'époque : dès que je disais ce que je faisais (info crado dans les telecom), les gens se mettaient à avoir l’œil vitreux et l'expression typique du "ohmondieu pourquoi j'ai posé la question"  [:tinostar]


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°38649916
toum_toum
Vivons masqués
Posté le 28-06-2014 à 17:34:50  profilanswer
 

Je suis graphiste, depuis 1999, et croyez-moi ceux de mes interlocuteurs qui considèrent que c'est "un vrai métier" se comptent sur les doigts d'une main. Pourtant c'en est un, et à tous les niveaux (imagination et qualité de conception, propreté de réalisation, adaptations aux normes de l'impression, contact commercial, gestion budgétaire, temps accordé aux avancées technologiques - incessantes - etc etc...). Quand à justifier un coût d'une prestation, et bien justement il faut - à chaque fois (sauf avec des interlocuteurs qui ont déjà utilisé les services d'un graphiste) s'en justifier. Enfin, en "conversation de salon", (certes c'est un peu différent d'un auteur de BD, mais pas tant que ça...) on a la droit à l'éternel "c'est sympa ça c'que tu fais !". Et puis, tu sais plus quoi répondre... Tu dis oui pour pas changer le tableau que se fait ton interlocuteur. Parce que t'as envie qu'il t'aime bien...
Mais ce n'est pas le sujet...

 

Pour en revenir à la BD, je ne veux pas parler de cette histoire des 8% : ça ressemble à de la pinaille et je pense surtout que c'est juste un épiphénomène, une "goutte qui fait déborder le vase".
Mais ça me "fait un coup" de réaliser que tous les auteurs que - personnellement - je porte au pinacle depuis le début des années 2000, semblent "mécontents" de leurs piètres conditions de vie.
Mais quand je dis tous, ils y sont tous : Vehlmann, les frères Jouvray (je croyais que Lincoln faisait un carton...), Cazanave, Peeters, Bourhis, Duchazeau, la petite Marion Montaigne, etc... sont du côté de "la force obscure". De ceux qui sont "pas très contents et qu'ils ont tort de se plaindre parce qu'ils vivent leur passion"... Je ne connais pas leurs ventes. Mais je ne les vois pas dans les 50.000, donc c'est moins (sauf Lincoln ?)...
J'en met à part 3 : Sfar, Trondheim et Blain. (Leurs positions sont souvent un peu différentes, et leur statut est aussi "plus haut". Et puis ils sont impliqués éditorialement - les 2 premiers en tous cas...)

 

J'ai aussi l'impression (de ce que j'ai compris des interventions des divers auteurs sur les divers reportages/liens liés au sujet, et notamment dans le reportage Sous les Bulles), que certains auteurs sont à la recherche d'une plus grande autonomie. Un peu comme les agriculteurs passent par des ventes directes auprès des consommateurs, via des structures coopératives ou des sites (la ruche, etc...). Ca peut se comprendre... :o

 


Edit : et je suis "vieux". Pas autant que BoraBora, (dont je respecte et je comprends les positions). Mais presque :D  - Et je vis plus ou moins la même chose (en moins bien financièrement) depuis 15 ans.
Il se trouve juste que - encore personnel, désolé - je suis à un moment charnière, et je me dis "est-ce que ça vaut le coup de m'acharner dans une voie BD ?". Et je suis en train de calculer que... non.

Message cité 1 fois
Message édité par toum_toum le 28-06-2014 à 17:54:15

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2025 : Stupid is now Norm
n°38650806
parappa
taliblanc
Posté le 28-06-2014 à 18:29:44  profilanswer
 

Ben ça dépend ce que tu recherches, c'est sûr. :D


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DU LINO DE BATARD IMITATION CARREAUX DE CIMENTS ILLEGITIMES§§§
n°38653614
niju
Call me doc'
Posté le 28-06-2014 à 20:41:18  profilanswer
 

parappa a écrit :

Ben ça dépend ce que tu recherches, c'est sûr. :D


Hs. Parappa, c'est toi le parappa du forum out there? :o

 

/hs


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"Ce qui ne te tue pas te rend plus petit" - Mario Bros / "Ce qui ne te tue pas te rend plus pauvre" - Sonic /  "ce qui ne te tue pas te déshabille" - Arthur
n°38654833
parappa
taliblanc
Posté le 28-06-2014 à 21:27:10  profilanswer
 
n°38655326
donut78
Stop eating donuts
Posté le 28-06-2014 à 22:11:39  profilanswer
 

toum_toum a écrit :


Il se trouve juste que - encore personnel, désolé - je suis à un moment charnière, et je me dis "est-ce que ça vaut le coup de m'acharner dans une voie BD ?". Et je suis en train de calculer que... non.


Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Que tu envisagerais de la faire de la BD ? Si c'est le cas, pose toi la question, es-tu un auteur ? Parce que des mecs qui savent dessiner, y en beaucoup, et trop font de la BD. Ce ne sont pas des techniciens au dessin ou au scénario qu'il faut à la BD, mais des auteurs.

 

C'est là où je ne suis pas tout à fait d'accord avec Tanxxx. Non faire de la BD n'est pas un métier tout à fait comme les autres. Faire un travail artistique et se confronter au public, c'est différent. Si on se lance dans un métier artistique pour la sécurité d'un revenu fixe et confortable, on sera souvent déçu..

 

Attention, je ne dis pas que les auteurs de BD n'ont pas le droit de revendiquer, au contraire même. Mais je fais une grande différence entre ceux qui ont du talent, vendent correctement et sont en situation précaires, et une majorité, techniciens de la BD, qui pensent que parce qu'ils sont édités, devraient gagner forcément plus qu'une caissière à Auchan, tout en vendant 3'000 albums.


Message édité par donut78 le 28-06-2014 à 22:13:18
n°38668652
Sgt-D
Modérateur
Posté le 30-06-2014 à 11:05:27  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Et ça change quoi ? En ce qui me concerne j'ai 56 ans, [...]


 
Et puis sans même comparer aux millions de gens en situation précaire, ta situation a quand même des avantages par rapport à d'autres plus confortables.
 
Moi par exemple j'ai un salaire correct, et garanti, avec de bonnes perspectives d'évolutions, je bosse en centre-ville, au max 40h par semaine, avec de bons congés, sans me bousiller la santé. En revanche, d'un point de vue intellectuel, mon boulot est absolument sans intérêt aucun.
 
Une activité créative m'aurait beaucoup mieux convenu, mais je suis une grosse feignasse qui a choisi la sécurité.
 
 
 
Alors que toi tu bosses dans ta boutique, qui est j'imagine située dans une petite rue de centre-ville, tu échanges quotidiennement avec les commerçants du quartier, avec les clients et les fournisseurs, tu vis au quotidien une passion culturelle, bref c'est la vie sociale idéale, je comprends que ça n'ait pas de prix  :love:  
 
Et puis ouais, tu as un vrai métier, dont tu peux être fier, un vrai métier vraiment utile aux gens, tu vends pas des gadgets électroniques, tu construis pas des immeubles dégueulasses, tu fais pas de la retape pour de la malbouffe ou des bagnoles.
 
 
 

n°38668676
Taiche
(╯°□°)╯︵ ┻━┻
Posté le 30-06-2014 à 11:07:07  profilanswer
 

Sgt-D a écrit :

Et puis ouais, tu as un vrai métier, dont tu peux être fier, un vrai métier vraiment utile aux gens, tu vends pas des gadgets électroniques, tu construis pas des immeubles dégueulasses, tu fais pas de la retape pour de la malbouffe ou des bagnoles.


Ouais enfin il vend les Blondes :/


---------------
Everyone thinks of changing the world, but no one thinks of changing himself  |  It is the peculiar quality of a fool to perceive the faults of others and to forget his own  |  Early clumsiness is not a verdict, it’s an essential ingredient.
n°38668696
Sgt-D
Modérateur
Posté le 30-06-2014 à 11:08:42  profilanswer
 

C'est pas parce que c'est son propre patron qu'il est absolument indépendant, qu'il ne doit pas avaler de couleuvres ou subir des petites mesquineries comme tout le monde  :D

n°38668751
donut78
Stop eating donuts
Posté le 30-06-2014 à 11:12:14  profilanswer
 

Sgt-D a écrit :

C'est pas parce que c'est son propre patron qu'il est absolument indépendant, qu'il ne doit pas avaler de couleuvres ou subir des petites mesquineries comme tout le monde  :D


Libraire c'est de la manut' maintenant. Sans stagiaire ou apprenti pour faire le sale boulot, même pas en en rêve  :o

n°38668820
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 30-06-2014 à 11:17:05  profilanswer
 

Sgt-D a écrit :

Une activité créative m'aurait beaucoup mieux convenu, mais je suis une grosse feignasse qui a choisi la sécurité.


 
Pour le moment :o
 
On est quand même (j'ai l'impression) de plus en plus dans une époque qui permet de (voire qui oblige à parfois) vivre plusieurs vies professionnelles. Y a rien qui dit que tu vas pas criser d'ici quelques années et tout envoyer chier. C'est d'autant plus facile quand tu as eu des années de vie salariée "aisée" (on peut économiser pour un projet, prendre un temps partiel pour le préparer, etc). Dans ma reprise d'études, j'ai croisé des quarantenaires et des cinquantenaires en goguette après une première vie bien remplie.
 
Bon, tout envoyer chier pour une activité créative en étant son propre patron, ça paraît compliqué parce que tu pars avec un sacré retard sur les autres quand même (en création de carnet d'adresses, etc). Mais c'est écrit nulle part que c'est interdit d'essayer :D


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°38669226
JohnSmith
Executive vice president
Posté le 30-06-2014 à 11:43:24  profilanswer
 

donut78 a écrit :


Libraire c'est de la manut' maintenant. Sans stagiaire ou apprenti pour faire le sale boulot, même pas en en rêve  :o


Ouaip.
J'ai une amie qui a déchanté et démissionné après un an de librairie.

 

Porter des cartons, ranger des trucs, vendre des magasines ... Elle était dégouttée. Pas de collègues, des discussions avec les clients à 90% au ras des pâquerettes.

 

A la limite autant être dans un club de lecture.

Message cité 2 fois
Message édité par JohnSmith le 30-06-2014 à 11:44:38
n°38669267
mucky bear
Shot with...
Posté le 30-06-2014 à 11:46:58  profilanswer
 

JohnSmith a écrit :


Ouaip.
J'ai une amie qui a déchanté et démissionné après un an de librairie.
 
Porter des cartons, ranger des trucs, vendre des magasines ... Elle était dégouttée. Pas de collègues, des discussions avec les clients à 90% au ras des pâquerettes.  
 
A la limite autant être dans un club de lecture.


 
C'est l'éternel débat: mêler travail et passion et tenter de vivre de sa passion, ou privilégier un boulot permettant de vivre pleinement sa passion en parallèle.


---------------
It never gets easier, you just go faster.
n°38669378
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 30-06-2014 à 11:54:31  profilanswer
 

mucky bear a écrit :

C'est l'éternel débat: mêler travail et passion et tenter de vivre de sa passion, ou privilégier un boulot permettant de vivre pleinement sa passion en parallèle.

 

Euh ça j'ai testé, c'est le début de la fin. Tu commences comme ça, puis tu prends un 4/5, puis tu te rends compte que quatre jours dans la semaine tu ne fais qu'attendre le cinquième, puis tu démissionnes :o


Message édité par biezdomny le 30-06-2014 à 11:54:38

---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°38669515
JohnSmith
Executive vice president
Posté le 30-06-2014 à 12:03:44  profilanswer
 

mucky bear a écrit :


 
C'est l'éternel débat: mêler travail et passion et tenter de vivre de sa passion, ou privilégier un boulot permettant de vivre pleinement sa passion en parallèle.


 
Bah non la c'est plutôt une désillusion. Le métier n'avait rien de passionnant  :D

n°38669591
Xzero
Croaaaaaaaaa ?
Posté le 30-06-2014 à 12:08:49  profilanswer
 

libraire/manutentionnaire c'est valable pour tous les domaines ou seulement pour les spécialisés BD ?


---------------
Proverbe du corbac : Vu d'en haut ça donne pas envie.
n°38669618
Sgt-D
Modérateur
Posté le 30-06-2014 à 12:11:24  profilanswer
 

Ça me fait penser à cette scène de La Page Blanche de Bagieu et Boulet, quand l'héroïne s'imagine bossant dans une vieille petite librairie indé de quartier, et qu'elle découvre qu'elle est en fait dans un rayon style FNAC :D

n°38669694
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 30-06-2014 à 12:18:32  profilanswer
 

Xzero a écrit :

libraire/manutentionnaire c'est valable pour tous les domaines ou seulement pour les spécialisés BD ?

 

Bah tous a priori, pourquoi les non spécialisés BD bougeraient pas des caisses et des caisses de bouquins ?

Message cité 1 fois
Message édité par biezdomny le 30-06-2014 à 12:18:46

---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°38669778
Sgt-D
Modérateur
Posté le 30-06-2014 à 12:25:24  profilanswer
 

Parce qu'ils ont des stagiaires [:indiana jones].

n°38671669
donut78
Stop eating donuts
Posté le 30-06-2014 à 15:00:23  profilanswer
 

biezdomny a écrit :


Bah tous a priori, pourquoi les non spécialisés BD bougeraient pas des caisses et des caisses de bouquins ?


Je peux me tromper mais je pense que le turnover des bouquins doit être bien plus important chez un libraire BD. Pour un libraire classique, une fois la rentrée littéraire passée, ça doit être moins de travail.

Message cité 2 fois
Message édité par donut78 le 30-06-2014 à 15:01:13
n°38679575
ororuK
Posté le 30-06-2014 à 21:31:04  profilanswer
 

donut78 a écrit :

Je peux me tromper mais je pense que le turnover des bouquins doit être bien plus important chez un libraire BD. Pour un libraire classique, une fois la rentrée littéraire passée, ça doit être moins de travail.


Nan, c'est pareil. [:hahanawak]

n°38679619
ororuK
Posté le 30-06-2014 à 21:32:57  profilanswer
 

Sgt-D a écrit :

Et puis ouais, tu as un vrai métier, dont tu peux être fier, un vrai métier vraiment utile aux gens, tu vends pas des gadgets électroniques, tu construis pas des immeubles dégueulasses, tu fais pas de la retape pour de la malbouffe ou des bagnoles.


Construire des logements, c'est quand même un peu utile...
Pour le reste, OK.

n°38680947
Sgt-D
Modérateur
Posté le 30-06-2014 à 22:17:39  profilanswer
 

Je voulais dire qu'il y a des archis qui aiment se tirer sur la nouille et copiner avec les donneurs d'ordre.

n°38687134
Vicporc
Posté le 01-07-2014 à 10:22:02  profilanswer
 

Punk rock travel parks / mobile home
http://www.slgcomic.com/assets/images/coverimages/pmisc/punkrock.jpg
et la playlist :  
https://www.youtube.com/playlist?li [...] zHXLkLqc2U
 
Ça pète, la scène punk des 80's dans une ancienne ville indus de la rust belt, bien décalé, super musique (si on aime :o).
Je recommande chaudement.
 
Par contre il faut pas lire trop vite si on veut que la playlist suive :D

n°38689357
BoraBora
Dilettante
Posté le 01-07-2014 à 13:18:19  profilanswer
 

Sgt-D a écrit :


 
Et puis sans même comparer aux millions de gens en situation précaire, ta situation a quand même des avantages par rapport à d'autres plus confortables.
 
Moi par exemple j'ai un salaire correct, et garanti, avec de bonnes perspectives d'évolutions, je bosse en centre-ville, au max 40h par semaine, avec de bons congés, sans me bousiller la santé. En revanche, d'un point de vue intellectuel, mon boulot est absolument sans intérêt aucun.
 
Une activité créative m'aurait beaucoup mieux convenu, mais je suis une grosse feignasse qui a choisi la sécurité.
 
 
 
Alors que toi tu bosses dans ta boutique, qui est j'imagine située dans une petite rue de centre-ville, tu échanges quotidiennement avec les commerçants du quartier, avec les clients et les fournisseurs, tu vis au quotidien une passion culturelle, bref c'est la vie sociale idéale, je comprends que ça n'ait pas de prix  :love:  
 
Et puis ouais, tu as un vrai métier, dont tu peux être fier, un vrai métier vraiment utile aux gens, tu vends pas des gadgets électroniques, tu construis pas des immeubles dégueulasses, tu fais pas de la retape pour de la malbouffe ou des bagnoles.
 
 
 


Voilà, c'est bien ce que je voulais dire. [:spamafoote]  

Taiche a écrit :


Ouais enfin il vend les Blondes :/


Même pas, non. :sol:  

donut78 a écrit :

Libraire c'est de la manut' maintenant. Sans stagiaire ou apprenti pour faire le sale boulot, même pas en en rêve  :o


Pas le genre chez nous, et ça n'arrivera jamais.

JohnSmith a écrit :


Ouaip.
J'ai une amie qui a déchanté et démissionné après un an de librairie.
 
Porter des cartons, ranger des trucs, vendre des magasines ... Elle était dégouttée. Pas de collègues, des discussions avec les clients à 90% au ras des pâquerettes.  
 
A la limite autant être dans un club de lecture.


On ne vend pas de magazines à part les mooks (la presse, c'est un autre métier), ma collègue/associée/meilleure amie est juste parfaite, j'ai tous les jours des discussions passionnantes avec des clients, dont plusieurs sont devenus des amis. Alors oui, je porte des cartons, je range des trucs etc. Mais c'est justement du point de vue humain et social que mon boulot est fantastique et même carrément unique.
 
Le truc est de monter la librairie dont tu aimerais être le client. Et donc la monter à un endroit où tu auras suffisamment de clients comme toi. Sinon, effectivement, c'est la déconvenue assurée. L'autre problème étant que beaucoup d'impétrants libraires n'ont aucune expérience de ce métier et réalisent seulement après coup que c'est assez éloigné de certains clichés bisounours.

Sgt-D a écrit :

Ça me fait penser à cette scène de La Page Blanche de Bagieu et Boulet, quand l'héroïne s'imagine bossant dans une vieille petite librairie indé de quartier, et qu'elle découvre qu'elle est en fait dans un rayon style FNAC :D


Encore mieux : "Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses ou comment j'ai cru devenir libraire" de Leslie Plée. La vie dans un Cultura de province. :sweat: Tiens, elle vient d'ailleurs de sortir un nouvel album qui m'a fait assez marrer : "Vivre vieux et gros - Les Clés du succès".

donut78 a écrit :


Je peux me tromper mais je pense que le turnover des bouquins doit être bien plus important chez un libraire BD. Pour un libraire classique, une fois la rentrée littéraire passée, ça doit être moins de travail.


Non, il est encore bien plus énorme. Les seules périodes sans presque de nouveautés, c'est du 15 juillet au 15 août et les 3 semaines avant Noël. Chez nous, hors périodes spéciales, on reçoit environ de 100 à 150 nouveautés par semaine (sur 500 à 1 500 sorties) et le double dans les périodes "chaudes" : rentrée littéraire de janvier, qui dure un mois, et du 16 août à mi-novembre où s'enchaînent rentrée littéraire et sorties de noël. En librairie généraliste, tu as non seulement les romans (40% des ventes environ), mais aussi les essais/docs, la littérature jeunesse, les guides de voyages, les beaux livres, la BD etc. La surproduction est dans tous les domaines, du polar aux livres d'Histoire en passant par les romans ados ou la BD "alternative". Rien que sur les livres en rapport avec la guerre de 14, il a dû sortir 400 ou 500 titres en un an (ça avait commencé en septembre l'année dernière).
 


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°38689664
donut78
Stop eating donuts
Posté le 01-07-2014 à 13:46:06  profilanswer
 

ororuK a écrit :


Nan, c'est pareil. [:hahanawak]


 

BoraBora a écrit :


Non, il est encore bien plus énorme. Les seules périodes sans presque de nouveautés, c'est du 15 juillet au 15 août et les 3 semaines avant Noël. Chez nous, hors périodes spéciales, on reçoit environ de 100 à 150 nouveautés par semaine (sur 500 à 1 500 sorties) et le double dans les périodes "chaudes" : rentrée littéraire de janvier, qui dure un mois, et du 16 août à mi-novembre où s'enchaînent rentrée littéraire et sorties de noël. En librairie généraliste, tu as non seulement les romans (40% des ventes environ), mais aussi les essais/docs, la littérature jeunesse, les guides de voyages, les beaux livres, la BD etc. La surproduction est dans tous les domaines, du polar aux livres d'Histoire en passant par les romans ados ou la BD "alternative". Rien que sur les livres en rapport avec la guerre de 14, il a dû sortir 400 ou 500 titres en un an (ça avait commencé en septembre l'année dernière).


My bad, merci pour les précisions  :jap:  
 
Bon sinon elle est où cette librairie ?  :o

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