2017 \o/
L’affaire Jane Eyre (Jasper Fforde) : dans une Angleterre fictive des années 80, l’agent spécial Jeudi Prochain enquête sur la disparition d'un manuscrit de Dickens. Bien écrit, drôle, complètement barré mais globalement cohérent, en un mot brillant malgré quelques bémols.
La vague (Todd Strasser) : un livre inspiré d'une expérience psychologique menée dans un lycée américain en 1969 à propos du totalitarisme. L'expérience a l'air très intéressante mais le livre s’apparente plus à un roman pour ados. Pas terrible, enfin pas ce que je cherchais.
Le gang de la clé à molette (Edward Abbey) : quatre état-uniens amoureux de la nature se révoltent contre "la machine" qui défigure la nature de l'ouest américain. Une lecture agréable quoique fastidieuse au début (j’ai bien mis 200 pages à rentrer dedans) et pas particulièrement drôle contrairement à ce que j’avais lu ici et là.
L'ours est un écrivain comme les autres (William Kotzwinkle) : un ours vole le manuscrit d'un auteur et devient une star de l'édition. Le livre se veut humoristique et l’est parfois… mais les gags se répètent très vite et à la longue ça ne fait plus vraiment rire. J’avais adoré Midnight examiner, celui-ci m’a vraiment déçu. Le moins bon de ses trois livres.
Fausse piste (James Crumley) : un privé enquête sur la mort suspecte (aux yeux de sa famille du moins) d'un jeune homo. Super style, bons personnages, enquête qui tient la route, pas trop long, j’ai adoré. Très alcoolisé toutefois.
La pluie de néon (James Lee Burke) : première apparition de Dave Robicheaux. Moyennement emballé (je me représente mal le bayou, le côté Vietnam me fatigue), j’attends de lire les suivants.
Les sortilèges de la cité perdue (Preston & Child) : une aspirante-archéologue part à la recherche d'une cité légendaire après avoir reçu une lettre de son père présumé mort depuis seize ans. Style pas terrible, personnages très banals, bref un livre franchement dispensable.
Le jeu des trente (William Kotzwinkle) : un privé est engagé pour élucider le meurtre d’un antiquaire new-yorkais. Plutôt drôle ; de chouettes personnages mais des facilités et des bizarreries dans l’enquête qui m’ont déçu.
La Concession du téléphone (Andréa Camilleri) : au 19e siècle, en Italie, un type veut faire installer une ligne de téléphone chez lui. Très court, très rigolo.
L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde (Robert Louis Stevenson) : pas aimé du tout. Style désuet, construction bancale (la lettre à la fin qui explique tout, pff), heureusement que c’est un livre très court.
La constellation du chien (Peter Heller) : aux États-Unis, deux hommes survivent ensemble neuf ans après "la fin de toutes choses". J'ai bien aimé le style (direct, haché, très à-propos), j’ai bien aimé l’histoire, j'ai bien aimé le livre.
La danse de l'ours (James Crumley) : deuxième tome de la série Milodragovitch, dans lequel le héros devenu cocaïnomane tente de rendre service à une vieille dame curieuse et se retrouve mêlé à de bien sombres histoires. Super, je recommande au moins autant que le premier.
Fletch (Gregory McDonald) : un homme riche paie un clochard pour le faire assassiner. Un peu too much et daté mais globalement rigolo.
Tout peut arriver (Jonathan Tropper) : un trentenaire new-yorkais à qui tout semble sourire va remettre sa vie en question après deux événements soudains : l'apparition de sang dans son urine et la réapparition de son père. Pas mauvais mais probablement le moins bon Tropper que j’ai lu.
Montana 1948 (Larry Watson) : dans un bled paumé du Montana, l'été de ces douze ans, le fils du shérif local, voit sa famille confrontée à un choix moral peu évident. Petite ville, grands espaces et morale, un pur concentré du roman américain. Très court, vraiment sympa. (J’ai piqué ce résumé à bouing_bouing.)
La magnificence des oiseaux (Barry Hughart) : les aventures d'un gros costaud et de son vieux mentor malin dans une Chine médiévale fictive. Sympa, mais pas tout à fait aussi bien que je l'espérais à cause notamment d’une astuce dans le scénario et d’un mentor savant un peu trop savant.
Personne n'est parfait (Donald Westlake) : coffré, Dortmunder est finalement tiré d'affaire en échange d'un nouveau coup-facile-en-apparence. Toujours plaisant – même si un peu long dans le cas de ce quatrième tome – mais je pense que je vais faire une pause, je suis un peu lassé.
Marche ou crève (Stephen King) : une longue marche, cent concurrents, un seul vainqueur. Mouais, plutôt haletant mais finalement trop vague pour être réussi.
Terremer (Ursula Le Guin) : recueil de trois livres du cycle du même nom. Les trois histoires abordent différentes périodes et hauts faits de la vie d'un sorcier du monde de Terremer (essentiellement des îles, comme le nom le laisse imaginer). De la bonne fantasy ; la deuxième histoire, la meilleure à mon avis, m'a pas mal rappelé À la croisée des mondes (que j'avais moins aimé).
Une journée d'Ivan Denissovitch (Soljenitsyne) : comme son titre l’indique, la journée d’un zek au goulag, dans les années 50. J’avais vraiment envie d’aimer ce livre, parce que le sujet m’intéresse et que le format court me convient, mais qu’est-ce que j’ai lutté… Le « parlé-écrit » du zek m’a empêché de le lire de façon fluide, et l’histoire racontée de façon très lisse m’a gêné.
Comment je suis devenu stupide (Martin Page) : un type qui réfléchit trop se dit que le seul moyen pour lui de vivre mieux est de devenir idiot. Pas drôle, des facilités (le coup de la tasse de café magique, pff), bref non pour moi.
Corps et âme (Franck Conroy) : dans le New York d’après guerre, un enfant plutôt mal parti dans la vie se révèle être un génie du piano. Un livre riche (et copieux), une bonne fin, un grand roman sur la musique et un très bon roman tout court.
Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen (Arto Paasilinna) : un pasteur part en voyage avec son ours après avoir un peu perdu la foi. Gentiment loufoque, comme d'hab ; je pensais que ce serait mon préféré de lui mais il est quand même un peu long.
Kalymereau * La cité perdue de Z (David Grann) : biographie (et plus encore) de Percy Harrison Fawcett, un explorateur anglais du début du 20e siècle qui chercha toute sa vie une cité perdue en Amazonie. L'histoire est passionnante et les choix de narration sont plutôt malins, avec une véritable *fin* au récit, particulièrement intéressante de mon point de vue.
Les naufragés des Auckland (François Edouard Raynal) : l’auteur raconte son naufrage et les vingt mois qui ont suivi sur les îles Auckland, autour de 1860. Tout ce que j’aime ! Assez différent de Robinson Crusoé : 1. ils sont cinq et 2. à côté des Auckland l'île de Cruosé est un paradis. Ne pas lire la préface, comme d’hab.
Les raisins de la colère (John Steinbeck) : je raconte pas, tout le monde sait. Très beau livre.
L'expédition du "Kon-Tiki" (Thor Heyerdahl) : l’auteur raconte sa traversée du pacifique en radeau, accompagné de cinq autres aventuriers. En deux mots : l'histoire est très intéressante mais le récit manque vraiment de force. Pas une mauvais lecture mais une grosse déception.
Phare 23 (Hugh Howey) : un ancien soldat marqué par la guerre s'est reconverti en gardien de phare de l'espace. Héros pas intéressant, univers banal, histoire ennuyeuse, bref grosse déception pour l’amateur de Silo que je suis.
Le Trône de fer intégrale 3 (George R. R. Martin) : le meilleur des quatre premiers pour moi (j’ai pas lu le dernier.)
Petit pays (Gaël Faye) : un type raconte son enfance au Burundi, pays voisin du Rwanda, entre petits bonheurs et massacres ethniques. Court et intéressant.
Soudain, seuls (Isabelle Autissier) : un couple se retrouve bloqué sur une île déserte. Un livre en deux parties ; je n’ai pas du tout aimé la deuxième, et pour le reste le style… Bref pas du tout mon truc.
Le monde de Narnia (C. S. Lewis) : je n’ai lu que les deux premières histoires de l’intégrale. Beaucoup trop orienté jeunesse pour moi, je n’ai pas aimé du tout.
Le seigneur des porcheries (Tristan Egolf) : fausse biographie d'un homme étrange, détesté de tous dans son patelin de la corn belt, qui prendra une revanche assez folle sur l'ensemble de ses habitants. Difficile de rentrer dedans mais le dernier tiers du livre m’a beaucoup plu, avec des passages très drôles.
L’île des perroquets (Robert Margerit) : un jeune homme accusé du meurtre de son amoureuse (qu'il n'a pas commis) rejoint dans sa fuite un peu par hasard l'équipage d'un bateau pirate. Un roman d’aventure français apparemment assez peu connu, moi j’ai vraiment bien aimé.
La fin des temps (Haruki Murakami) : un livre divisé en deux mondes, d’un côté il est question d'un programmeur embauché par un scientifique travaillant sur des projets plutôt costauds, de l’autre d’un être qui entre dans un village très particulier, dont on ne peut pas sortir. Riche mais un peu trop fantastico-poético-flou pour moi. (Ne surtout pas lire la préface.)
Pickpocket (Nakamura Fuminori) : un pickpocket solitaire est entrainé malgré lui dans les mauvais plans de la mafia. Très court, franchement cinématographique mais finalement un peu trop lapidaire pour moi. Une fin assez maligne quand même.
Maximum Bob (Elmore Leonard) : un chouette polar qui se déroule à Palm Beach dans les années 70. Un juge implacable, une responsable des conditionnelles déterminée, une famille de taulards, un inspecteur bogosse, un médecin défoncé, une ex-sirène partie très haut... Direct, bien ficelé, plus malin que ça en a l'air, plutôt dur, assez court, bref du Elmore Leonard. J’ai adoré.
Chien du Heaume (Justine Niogret) : la quête d’identité d’une femme n’ayant même plus de nom, dans un univers médiéval fictif. Court, plaisant, un peu trop « écrit » pour moi tout de même.
Limonov (Emmanuel Carrère) : la biographie du monsieur qui donne son titre au livre. Une vie mouvementée plutôt bien racontée, à quelques détails près (certaines scènes de sexes, le croisement des vies de l’auteur et du héros entre autre). Plein de choses intéressantes sur la Russie.
Millenium T4 – Ce qui ne me tue pas (David Lagercrantz) : une purge. Ne lisez pas ça.
The Expanse T1 – L’éveil du Léviathan (James S. A. Corey) : un space opera qui se déroule dans le système solaire. Un bon blockbuster.
Ils vivent la nuit (Dennis Lehane) : Lehane réécrit "Il était une fois en Amérique" 50 ans plus tard, en moins bien. Je me suis bien ennuyé.
Quinzinzinzili (Régis Messac) : l'histoire d'un homme et d'une poignée de gosses qui ont survécu à l'apocalypse. Très court, d’un pessimisme absolu mais très réussi dans le genre.
Le Trône de fer intégrale 4 (George R. R. Martin) : toujours au top mais un peu moins bon que les autres (le troisième en particulier), la faute à certains choix de narration qui me laissent un peu perplexe.
Vernon Subutex T1 (Virginie Despentes) : un ancien disquaire d'une quarantaine d'année perd son logement et se retrouve à squatter chez ses vieux potes. Sexe-drogue-violence-haine et mini-biographies d’humains monstrueu(sement humains)x. Pas aimé du tout.
La poursuite du bonheur (Douglas Kennedy) : une longue histoire d'amour qui se déroule après-guerre aux États-Unis. Style sans intérêt, histoire pleine d’événements attendus… et surtout d’une longueur !
Le canard siffleur mexicain (James Crumley) : deuxième tome de l’autre série de Crumley. Si je m’attendais ! Trop de comportements bizarres, trop de non-dits, une intrigue incompréhensible. Une catastrophe.
En vieillissant les hommes pleurent (Jean-Luc Seigle) : une journée au sein d'une famille d'ouvrier au début des années 60. Court, émouvant, bien écrit. Bonus : l’essai L'imaginot à la fin du livre est très intéressant.
Malevil (Robert Merle) : un roman de robinsonade post-apocalyptique qui se déroule dans la campagne française des années 70. J’ai adoré. Merle 4ever.
L’assassin qui est en moi (Jim Thompson) : l’histoire texane d'un adjoint au shérif apparemment simple voire simplet qui s'avère être un psychopathe en puissance. Un livre court que j'ai beaucoup aimé, avec un ou deux bémols très mineurs.
L'île du docteur Moreau (H. G. Wells) : le survivant d’un naufrage rejoint une île sur laquelle un scientifique fait des expériences abominables. J’ai détesté, surtout à cause du style beaucoup trop daté pour moi. Et puis cette façon de répéter OH MON DIEU CE QU’IL FAIT EST HORRIBLE et J’ÉTAIS TERRIFIÉ me rend complètement dingue.
Le scarabée d'or (Edgar Allan Poe) : un type un peu foufou trouve un scarabée d’or et se met en tête qu’il s’agit d’un genre de code secret. Une nouvelle plutôt sympa, pas fantastique du tout, qui se termine par un genre d’introduction au chiffrement.
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Tl;dnr
Mes favoris cette année : L'affaire Jane Eyre (merci biezdomny), Fausse piste / La danse de l'ours / Maximum Bob / L'assassin qui est en moi (merci BoraBora), La cité perdue de Z / Les naufragés des Auckland (merci Kalymereau), Corps et âme, L'île des Perroquets et Malevil (merci le topic.
) Et puis le Trône de fer (surtout T3) bien sûr.
Mes gros ratages : L’étrange cas du docteur Jekyll et de M. Hyde, Comment je suis devenu stupide, Soudain, seuls, Narnia, Millenium 4, La poursuite du bonheur, Le canard siffleur mexicain et L'île du docteur Moreau.
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DU LINO DE BATARD IMITATION CARREAUX DE CIMENTS ILLEGITIMES§§§