Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
2171 connectés 

 


 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  489  490  491  ..  1374  1375  1376  1377  1378  1379
Auteur Sujet :

[LIVRES] Vos lectures du moment

n°33070131
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 23-01-2013 à 17:28:50  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
 
Ah mais je plussoie  [:cosmoschtroumpf]  
Bon, pas pour Giono, mais quand tu lis un truc qui te plaît ou en tout cas qui te "parle", ne serait-ce qu'une bonne description de paysage, y a des tas de trucs chimiques qui doivent faire pschii dans le cerveau parce que ça fait des trucs  [:alexmagnus:1]


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
mood
Publicité
Posté le 23-01-2013 à 17:28:50  profilanswer
 

n°33070268
baclette
Posté le 23-01-2013 à 17:42:02  profilanswer
 

Avec l'âge, j'en viens à préférer les livres aux billets d'avion !  
New-P et Biezd ont raison et sans jugement de valeur nous ne sommes peut-être pas tous égaux devant la "décharge émotionnelle" ressentie à la lecture d'un auteur qui nous touche au bon endroit !  :love:
 
Un autre aspect est l'admiration ainsi que le plaisir qui découle de la lecture d'un texte travaillé, rendu quasiment parfait par un auteur dont la maîtrise est telle qu'elle laisse croire à une certaine facilité.  :jap:


Message édité par baclette le 23-01-2013 à 17:44:27
n°33070339
john clees​e
Posté le 23-01-2013 à 17:48:35  profilanswer
 


 
Il ne vient pas de tomber dans le domaine public le 1er janvier ?
 
Sinon, lecture en cours, "La case de l'oncle Tom". Sympa, ça se lit très bien malgrè quelques passages par ci par là un peu ardus.  
On peut reprocher à l'auteur un certain parti-pris anti-esclavagiste, mais on le lui pardonne volontiers tant le livre est agréable à lire.
 

Spoiler :

[:arantheus]



---------------
Mi aim a zot tout'.  
n°33071497
Pantadarel​l
Posté le 23-01-2013 à 19:52:45  profilanswer
 


J'ai lu colines récemment : ça vaut vachement le coup ! Je recommande.

 


Sinon, fini La musique du hasard de Paul Auster (en VO)
http://imgur.com/hBq5ka9.jpg

 

Le genre de bouquin qui me rappelle pourquoi je persévère souvent dans mes lectures, même si je suis moyennement emballé : ça démarre assez lentement pour s'accélérer vers la moitié, et finir sur les chapeaux de roue !

 

Jim Nashe a tout laissé derrière lui : son métier de pompier a Boston, son appart pourri, sa femme qui l'avait quitté pas longtemps avant et même sa fille de 3 ans, qu'il laisse chez sa soeur. Avec l'argent hérité de son père, il achète une voiture et trace la route sans avoir de but pendant plus d'un an, et avec comme seul point de repère une visite tous les deux mois pour voir sa fille.

 

Nashe fuit sa vie passée, mais surtout se fuit lui-même.

 

Il rencontre un jour Pozzi, un gamin joueur de poker avec des rêves et une personnalité bien trempés. Ensemble, ils se lancent dans une aventure qui va leur donner l'occasion d'aller au bout d'eux même.

 

En fait, l'histoire n'est que prétexte a une introspection du personnage principal, Nashe, du sens de sa vie et de ses actes. J'ai lu quelque part le mot "parabole" employé pour décrit ce livre, et je suis assez d'accord : c'est le sens derrière l'histoire qui est important.

 

Niveau rythme, comme je le disais, un peu de mal au début, car j'ai eu du mal à voir dans quel cheminement veut nous emmener l'auteur, mais a la moitié, j'ai eu un déclic et ai fini le bouquin d'une traite (certes le livre est court, 200 pages).

 

Style (en anglais) très précis, agréable dans l'ensemble. Phrases courtes, vocabulaire toujours bien choisi. Je ne me suis pas ennuyé.

 

Enfin, plus qu'une thématique de la musique, j'ai lu dans ce texte une réflexion sur le rythme de nos vies, de ce que l'on en fait a diverses époques, de ce que l'on peut considérer comme une réussite ou un échec... Bien aimé cet aspect.

 


Voilà, j'attaque La métamorphose, de Kafka. Ça devrait être vite lu.


Message édité par Pantadarell le 23-01-2013 à 19:54:50
n°33075658
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 24-01-2013 à 09:19:21  profilanswer
 


 
C'est en effet un livre excellent par la qualité de ses personnages. Malheureusement, je trouve que la fin (et globalement la seconde moitié) n'est pas à la hauteur d'un début aussi prometteur.


---------------
Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°33081703
Bbelgarion
:o
Posté le 24-01-2013 à 16:42:08  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :


 
C'est en effet un livre excellent par la qualité de ses personnages. Malheureusement, je trouve que la fin (et globalement la seconde moitié) n'est pas à la hauteur d'un début aussi prometteur.


On ne le répetera jamais assez, S. King n'a quasiment jamais fais une fin qui soit à la hauteur du reste du roman (du moins pour ceux que j'ai lus :o)

n°33084467
ollie_le_c​lodo
Yeah, but that TruCoat--
Posté le 24-01-2013 à 20:25:27  profilanswer
 

J'ai bien apprécié La Musique du Hasard aussi et la façon dont Auster nous mène tout du long. :jap:
Par contre j'ai pas eu de problème au début, j'ai adoré la façon dont Nashe roule sans but et sans raison tout au travers du pays. :love:


---------------
"Grampa killed Indians, Pa killed snakes for the land. Maybe we can kill banks—they’re worse than Indians and snakes."
n°33085711
Macnigore
Posté le 24-01-2013 à 22:40:58  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :


 
C'est en effet un livre excellent par la qualité de ses personnages. Malheureusement, je trouve que la fin (et globalement la seconde moitié) n'est pas à la hauteur d'un début aussi prometteur.


Comme dit au dessus S.King et les fins...  
 
La tour sombre  [:neernitt:1]  [:neernitt:1]  [:neernitt:1]  [:neernitt:1]  [:neernitt:1]  [:neernitt:1]
 
Il a dû se faire violer par une fin quand il était petit, je ne vois pas d'autre solution [:cosmoschtroumpf]

Message cité 1 fois
Message édité par Macnigore le 24-01-2013 à 22:41:34
n°33085723
pdbzombifi​ay
Posté le 24-01-2013 à 22:42:25  profilanswer
 

Macnigore a écrit :


 
Il a dû se faire violer par une fin quand il était petit, je ne vois pas d'autre solution [:cosmoschtroumpf]


 
il en aurait déjà parlé dans six ou sept livres.  [:flying-chewbacca:3]

n°33086517
Pantadarel​l
Posté le 25-01-2013 à 00:29:11  profilanswer
 

ollie_le_clodo a écrit :

J'ai bien apprécié La Musique du Hasard aussi et la façon dont Auster nous mène tout du long. :jap:
Par contre j'ai pas eu de problème au début, j'ai adoré la façon dont Nashe roule sans but et sans raison tout au travers du pays. :love:


Spoiler :

Oui, je suis d'accord, le tout début est cool, mais toute la partie "rencontre entre les deux personnages, arrivée a new York, arrivée au manoir, partie de poker..." : soit j'ai raté quelque chose, soit je trouve ça moins bon que la suite, plus lent, avec beaucoup moins de portée. Mais l'ensemble reste bon :)

mood
Publicité
Posté le 25-01-2013 à 00:29:11  profilanswer
 

n°33094715
Moonzoid
Posté le 25-01-2013 à 16:51:54  profilanswer
 

J'ai fini La Route, vraiment pas mal, très prenant même si j'avais encore trop le film en tête je pense, du coup j'ai pas eu le plaisir de la découverte ... j'aurais aimé que ça soit un peu plus étoffé quand même ...

Message cité 2 fois
Message édité par Moonzoid le 25-01-2013 à 16:58:26

---------------
♣ Toujours plus de gens qui arrivent en Mordor. Un jour tous seront dedans. ♣
n°33095676
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 25-01-2013 à 18:35:20  profilanswer
 

Moonzoid a écrit :

J'ai fini La Route, vraiment pas mal, très prenant même si j'avais encore trop le film en tête je pense, du coup j'ai pas eu le plaisir de la découverte ... j'aurais aimé que ça soit un peu plus étoffé quand même ...


 
McCarthy étoffé -> Suttree  :)


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°33096677
Macnigore
Posté le 25-01-2013 à 20:30:06  profilanswer
 

Moonzoid a écrit :

J'ai fini La Route, vraiment pas mal, très prenant même si j'avais encore trop le film en tête je pense, du coup j'ai pas eu le plaisir de la découverte ... j'aurais aimé que ça soit un peu plus étoffé quand même ...


Je trouve que ça fait vraiment le charme du bouquin au contraire ce survol rapide.

n°33097226
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 25-01-2013 à 21:11:03  profilanswer
 

Aujourd'hui j'ai lu à la biblio le premier bouquin du Dessous des Cartes (un petit atlas géopolitique), ben c'était vachement bien, exactement ce dont j'avais besoin  [:implosion du tibia]


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°33097321
In Ze Navy​ II
Obsédée textuelle
Posté le 25-01-2013 à 21:15:40  profilanswer
 

[:chatte de garde]
 
Et je confirme que "Tout ce que j'aimais" de Mme Auster à la ville (je le dis parce qu'un de ces jours on va écrire, en parlant de Paul, "le mari de Siri Hustvedt :o) est une vraie merveille.


---------------
n° 11 * RED * Tiens, voilà ton thé, c'est du café.
n°33097595
Larry_Gola​de
Posté le 25-01-2013 à 21:26:16  profilanswer
 

Je viens de relire "La femme en vert" de l'auteur Islandais Arnaldur Indridason.

 

http://p6.storage.canalblog.com/62/69/186162/78814623_o.gif

 

Cette violence  :sweat:
C'est une enquête policière sur un squelette retrouvé pendant des travaux, squelette relié à un drame familial très simple arrivé pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les scènes sont intercalées entre les étapes de l'enquête, on suit donc en même temps le drame des années 40 et l'enquête des années 2000.

 

On vit aussi la vie assez médiocre de l'inspecteur Erlendur Sveinsson, divorcé, sa fille droguée et prostituée dans le coma, joie et bonheur tout le long du livre  :bounce:

 

Une bonne lecture pour qui aime les romans policiers bien sombres et bien tristes.
Une note spéciale pour la traduction, bien faite, avec des annotations du traducteur sur les jeux de mots ou spécificités de la langue Islandaise (comme le fait que le prénom Erlendur veut dire "étranger" ).

Message cité 1 fois
Message édité par Larry_Golade le 25-01-2013 à 21:27:50

---------------
Si on attend la dernière minute pour faire quelque chose, au moins ça ne prendra qu'une minute à faire.
n°33097820
In Ze Navy​ II
Obsédée textuelle
Posté le 25-01-2013 à 21:33:26  profilanswer
 

Oui, il est très très bien, ce roman :)


---------------
n° 11 * RED * Tiens, voilà ton thé, c'est du café.
n°33097843
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 25-01-2013 à 21:34:24  profilanswer
 

Larry_Golade a écrit :

Je viens de relire "La femme en vert" de l'auteur Islandais Arnaldur Indridason.


 
Oui, c'est, euh, comment dire  :sweat: assez terrible quoi.  
 
J'ai trouvé que celui-ci et La Cité des Jarres sont vraiment les meilleurs de la série.


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°33102287
ashjibe
Dingir
Posté le 26-01-2013 à 15:01:47  profilanswer
 

Je viens de terminer Prométhée ou la vie de Balzac d'André Maurois. La lecture de cette biographie confirme une chose : chez Balzac, j'aime autant l’œuvre que l'homme. Il faut dire que les deux sont intimement imbriqués. Balzac aurait pu être un des personnages de ses romans tant sans vie fut mouvementée, extravagante, grandiose. André Maurois utilise beaucoup la correspondance de l'auteur, principalement avec ses maîtresses, sa sœur et sa mère pour retracer sa vie. Ca rend le récit très vivant et ça permet du coup également de se démarquer de l'excellente biographie de Stefan Sweig qui était plus écrite à la façon d'un roman.
C'est un livre que j'ai dévoré avec un immense plaisir et qui m'a donné envie de plonger dans les romans de Balzac que je n'ai pas encore lus (fort heureusement ils sont assez nombreux).
Ca m'a également redonné un rythme de lecture plus normal. Ces derniers temps j'avais tendance à avoir un rapport quasi boulimique avec les livres. Je les enchainais à toute vitesse. Là, j'ai pris le temps de savourer lentement le récit, d'en épuiser chaque recoin, chaque tournure de phrase. Ca fait du bien !


---------------
"Reste vrai" (Aziz, Loft story) // Je t'aime en secret
n°33107561
ashjibe
Dingir
Posté le 27-01-2013 à 09:41:32  profilanswer
 

Je viens de terminer les Chroniques du ciel et de la vie d'Hubert Reeves. Il fait le point sur les différentes menaces écologiques engendrées par l'homme, que ce soit les pluies acides, l'effet de serre, la menace nucléaire, etc... Bon, c'est tout public du coup j'en ressors sans avoir eu l'impression d'apprendre quoi que ce soit. Mais une piqure de rappel de temps en temps ne fait pas de mal.


---------------
"Reste vrai" (Aziz, Loft story) // Je t'aime en secret
n°33108109
ollie_le_c​lodo
Yeah, but that TruCoat--
Posté le 27-01-2013 à 11:36:59  profilanswer
 

Encore un bouquin d'alcoolo timbré comme j'aime  [:vono09]  
 
http://ecx.images-amazon.com/images/I/41AL3YHlIaL._SL500_AA300_.jpg


---------------
"Grampa killed Indians, Pa killed snakes for the land. Maybe we can kill banks—they’re worse than Indians and snakes."
n°33111731
Pantadarel​l
Posté le 27-01-2013 à 19:57:21  profilanswer
 

Lu La métamorphose ce matin (de kafka).
 
http://i.imgur.com/BeuhPzJ.jpg
 
Un matin au réveil, un jeune homme se rend compte qu'il a été mystérieusement métamorphosé en cafard. Partant de ce constat, il découvre comment cette transformation affecte ses rapports avec sa famille, son travail, etc...
 
C'est court, c'est précis, le propos est très fluide. Kafka utilise un artifice scénaristique pour décrire la lente descente aux enfers d'une personne qui sortirait radicalement des normes établies, et qui ainsi ne pourrait plus vivre normalement en société. Ici, c'est le fait d'avoir l'apparence d'un cafard, mais lors de la lecture, je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison avec une personne devenant subitement handicapée et incapable de poursuivre ses activités classiques, par exemple. Je ne sais pas si c'était le but de Kafka.  
 
En tout cas, cette description de la déshumanisation du personnage central est terrible. Elle fait grincer des dents, elle dérange même un peu à certains moments. Mais sans jamais tomber dans la tragédie grecque, ce que j'ai trouvé appréciable, sachant que là aurait été la facilité. Les figures du père et de la mère (chez qui le personnage habite) sont ciselés avec un réalisme aiguisé.  
 
A noter que j'ai retrouvé des thèmes aussi abordés dans Le procès, que j'ai aussi lu récemment : les critiques sur le travail de bureau notamment. Marrant de voir que ce thème semble être constant chez Kafka.  
 
Bonne lecture, je recommande.

n°33117779
simouu
equipe serpentard
Posté le 28-01-2013 à 13:28:07  profilanswer
 

Lu récemment:
 
- "La Jalousie" de Robbe Grillet, aucune histoire, des phrases et des situations qui reviennent tous les 20 pages, c'est un peu chiant mais j'aime bien le style, faudra essayer avec un autre livre de lui...
 
- "Peste et Choléra", de Patrick Deville, on me l'a offert à Noël, c'est l'histoire d'un des disciples de Pasteur, qui a plus bourlingué en Asie que découvert des trucs... C'est sympa sans plus, beaucoup de parallèle avec des personnages historiques qui lui étaient contemporains mais rien de bien intéressant en somme...
 
- "Débutants" de Carver, [:cerveau lent]... Une vingtaine de nouvelles plus merveilleuses les unes que les autres, c'est admirablement écrit... Y a toujours l'alcool en fond même si le thème n'est jamais vraiment abordé, c'est subtile, émouvant, bref génial...
 
Et la je commence: "les cordelettes de Browser", Tristan Garcia qui se met à de la pseudo Science Fiction, ça pourrait être intéressant...


---------------
"Je préfère jouer à la play qu'en D2 à Sochaux"
n°33122659
darmody
Posté le 28-01-2013 à 19:14:43  profilanswer
 

Pantadarell a écrit :

Lu La métamorphose ce matin (de kafka).
 
http://i.imgur.com/BeuhPzJ.jpg
 
Un matin au réveil, un jeune homme se rend compte qu'il a été mystérieusement métamorphosé en cafard. Partant de ce constat, il découvre comment cette transformation affecte ses rapports avec sa famille, son travail, etc...
 
C'est court, c'est précis, le propos est très fluide. Kafka utilise un artifice scénaristique pour décrire la lente descente aux enfers d'une personne qui sortirait radicalement des normes établies, et qui ainsi ne pourrait plus vivre normalement en société. Ici, c'est le fait d'avoir l'apparence d'un cafard, mais lors de la lecture, je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison avec une personne devenant subitement handicapée et incapable de poursuivre ses activités classiques, par exemple. Je ne sais pas si c'était le but de Kafka.  
 
En tout cas, cette description de la déshumanisation du personnage central est terrible. Elle fait grincer des dents, elle dérange même un peu à certains moments. Mais sans jamais tomber dans la tragédie grecque, ce que j'ai trouvé appréciable, sachant que là aurait été la facilité. Les figures du père et de la mère (chez qui le personnage habite) sont ciselés avec un réalisme aiguisé.  
 
A noter que j'ai retrouvé des thèmes aussi abordés dans Le procès, que j'ai aussi lu récemment : les critiques sur le travail de bureau notamment. Marrant de voir que ce thème semble être constant chez Kafka.  
 
Bonne lecture, je recommande.


 
Je me tâtais beaucoup sur celui là, tu viens de finir de me donner envie de le lire  :)  
 
Vu ce que tu as apprécié de Kafka, je ne peux que te recommander de lire Le château. Niveau déshumanisation et travail de bureau, ya de quoi faire avec Kafka :D Il a été lui même employé de bureau, dans les assurances, si je ne m'abuse [:klemton]

n°33131244
Sanglier
Cochon qui s'en dédit !
Posté le 29-01-2013 à 14:50:47  profilanswer
 

Pantadarell a écrit :

Lu La métamorphose ce matin (de kafka).
 
http://i.imgur.com/BeuhPzJ.jpg
 
Un matin au réveil, un jeune homme se rend compte qu'il a été mystérieusement métamorphosé en cafard. Partant de ce constat, il découvre comment cette transformation affecte ses rapports avec sa famille, son travail, etc...
 
C'est court, c'est précis, le propos est très fluide. Kafka utilise un artifice scénaristique pour décrire la lente descente aux enfers d'une personne qui sortirait radicalement des normes établies, et qui ainsi ne pourrait plus vivre normalement en société. Ici, c'est le fait d'avoir l'apparence d'un cafard, mais lors de la lecture, je n'ai pu m'empêcher de faire la comparaison avec une personne devenant subitement handicapée et incapable de poursuivre ses activités classiques, par exemple. Je ne sais pas si c'était le but de Kafka.  
 
En tout cas, cette description de la déshumanisation du personnage central est terrible. Elle fait grincer des dents, elle dérange même un peu à certains moments. Mais sans jamais tomber dans la tragédie grecque, ce que j'ai trouvé appréciable, sachant que là aurait été la facilité. Les figures du père et de la mère (chez qui le personnage habite) sont ciselés avec un réalisme aiguisé.  
 
A noter que j'ai retrouvé des thèmes aussi abordés dans Le procès, que j'ai aussi lu récemment : les critiques sur le travail de bureau notamment. Marrant de voir que ce thème semble être constant chez Kafka.  
 
Bonne lecture, je recommande.

Dire que Kafka lisait ses écrits à ses potes en se bidonnant...
Pour bien apprécier la Métamorphose, il faut imaginer en parallèle l'aventure inverse : un cafard se transformant en un petit employé de bureau enfermé dans sa triste vie, son travail de bureaucrate étouffant et écrasé par la figure dominante du père.
Qui est le plus à plaindre ?


---------------
"La première qualité indispensable à un grand général, c'est de savoir se branler le vit." Marquis de Santa Cruz de Marcenado, 1684-1732, Réflexions militaires.
n°33131999
Cheroke
Chef de tribu
Posté le 29-01-2013 à 15:34:34  profilanswer
 

Sanglier a écrit :

Dire que Kafka lisait ses écrits à ses potes en se bidonnant...
Pour bien apprécier la Métamorphose, il faut imaginer en parallèle l'aventure inverse : un cafard se transformant en un petit employé de bureau enfermé dans sa triste vie, son travail de bureaucrate étouffant et écrasé par la figure dominante du père.
Qui est le plus à plaindre ?


 
Le père [:s@ms:2]


---------------
"- Je vais lire Bataille devant Sept à la maison ! - C'est quoi ? - C'est le bouquin où ils se branlent dans des oeufs. - Quoi ?? - Bah y cassent des oeufs, y mettent leur cul dedans et ils se branlent. - C'est dégeu... Mais avec les coquilles ou sans ?"
n°33132946
castormali​n
上手くなりたい
Posté le 29-01-2013 à 16:31:07  profilanswer
 

Sanglier a écrit :

Dire que Kafka lisait ses écrits à ses potes en se bidonnant...
Pour bien apprécier la Métamorphose, il faut imaginer en parallèle l'aventure inverse : un cafard se transformant en un petit employé de bureau enfermé dans sa triste vie, son travail de bureaucrate étouffant et écrasé par la figure dominante du père.
Qui est le plus à plaindre ?


Pas con de le voir comme ça :jap:


---------------
on est pas des vaches à lait, boycottez les dlc  [:mcberd], fan club Cyril Lignac, les films inspirés de livres, profil sens critique
n°33140989
Gwareldan
Posté le 30-01-2013 à 10:15:10  profilanswer
 

Je ne suis pas forcement public des livres policiers/terreur cependant je recherche un livre sur ce thème.,je suis quelqu'un qui a besoin d'être happé directement sinon je lâche l'affaire.
 
Une idée ?  
 
Je n'aime pas les livres qui se passent aux Etats Unis me demandez pas pourquoi mais j'aime pas !

n°33141363
Genezis
Posté le 30-01-2013 à 10:39:47  profilanswer
 

Tu cherches policier ou terreur ? ou un mélange des deux genres ?
 
Dites à cause de vous, j'ai commencé Gogol et ses nouvelles, j'ai noté un mot qui m'est inconnu et je ne trouve pas sa définition : adventicement.
 
Quelqu'un parmi vous la connait-il ?

n°33141405
Gwareldan
Posté le 30-01-2013 à 10:42:47  profilanswer
 

Genezis a écrit :

Tu cherches policier ou terreur ? ou un mélange des deux genres ?
 
Dites à cause de vous, j'ai commencé Gogol et ses nouvelles, j'ai noté un mot qui m'est inconnu et je ne trouve pas sa définition : adventicement.
 
Quelqu'un parmi vous la connait-il ?


 
 
Un peu des deux ou les deux :D
 
Je suis fan du silence des agneaux ...

n°33141602
Genezis
Posté le 30-01-2013 à 10:57:05  profilanswer
 

Du coup c'est dommage que tu ais une aversion pour les histoires ayant lieu aux États-Unis parce que James Ellroy pourrait t’intéresser.

n°33141654
Aricoh
gentil mais fo po pousser
Posté le 30-01-2013 à 11:00:43  profilanswer
 

Après avoir terminé Chien du Heaume de Justine Niogret, j'embraye sur la suite, Mordre le Bouclier.
 
:)


---------------
Samsung Galaxy S1 -> Samsung Galaxy S2 -> Samsung Note 2 -> Huawei Ascend Mate 7 -> ZTE Axon 7 -> OnePlus 6T -> Oppo Find X2 PRO -> Google Pixel 9 PRO XL
n°33141786
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 30-01-2013 à 11:07:34  profilanswer
 

Genezis a écrit :

Tu cherches policier ou terreur ? ou un mélange des deux genres ?
 
Dites à cause de vous, j'ai commencé Gogol et ses nouvelles, j'ai noté un mot qui m'est inconnu et je ne trouve pas sa définition : adventicement.
 
Quelqu'un parmi vous la connait-il ?


 
Je propose une déduction étymologique. C'est de la même famille qu'advenir, donc on peut déduire à la louchette que ça signifie à l'origine "quand/parce que ça se produit" donc je vais proposer comme synonyme "accidentellement" au sens de "par hasard, en passant".


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°33142012
gilou
Modosaurus Rex
Posté le 30-01-2013 à 11:20:20  profilanswer
 

Genezis a écrit :

Tu cherches policier ou terreur ? ou un mélange des deux genres ?
 
Dites à cause de vous, j'ai commencé Gogol et ses nouvelles, j'ai noté un mot qui m'est inconnu et je ne trouve pas sa définition : adventicement.
 
Quelqu'un parmi vous la connait-il ?

Le terme n'est pas connu du TLFi qui connait par contre adventice (terme que je connaissais, sans trop en savoir le sens).  
Mais au vu de google, il semble néanmoins employé.
A+,


Message édité par gilou le 30-01-2013 à 11:22:09

---------------
There's more than what can be linked! --  Le capitaine qui ne veut pas obéir à la carte finira par obéir aux récifs. -- Il ne faut plus dire Sarkozy, mais Sarkozon -- (╯°□°)╯︵ ┻━┻
n°33142151
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 30-01-2013 à 11:27:49  profilanswer
 

Ah, "incidemment" était le mot que je cherchais. Voilà, je synonymerais (oui) adventicement par incidemment.


Message édité par biezdomny le 30-01-2013 à 11:28:15

---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°33142278
Genezis
Posté le 30-01-2013 à 11:36:28  profilanswer
 

Ok merci à vous deux, vous pourrez trouver directement le contexte dans lequel il est utilisé en cherchant "adventicement gogol" sur google.
 
Mais je cite ici, l'extrait de la préface :
"Il était plein du rêve de "servir" et l’État, et la Russie, et la Science. Tout n'a été qu'échec, et le succès est venu accidentellement, adventicement en quelque sorte, avec ses pochades ukrainiennes."
 
Je pense donc que biezdomny définit assez bien ce mot  :jap:

n°33142281
gilou
Modosaurus Rex
Posté le 30-01-2013 à 11:36:38  profilanswer
 

Eux, pas vraiment, puisque adventice signifie plutôt "venant de l'extérieur" et c'est ce sens que j'ai vu employé dans un des liens retournés par google.
 

Citation :

ADVENTICE, adj. et subst.
ADVENTICE, adj. et subst.
I. PHILOS. et SCIENCES
A. PHILOS. (adventice ou très rarement adventif)
1. [Dans la métaphys. cartésienne, en parlant des idées] Qui viennent à l'esprit de façon passive sous l'influence des impressions externes. Anton. idées factices, idées innées :
1. I. La vérité est la connoissance des êtres, et de leurs rapports; la raison est la connoissance de la vérité; elle est l'esprit éclairé par la vérité. II. La raison est donc acquise ou adventive, adventitia. L'homme naît esprit, et il apprend à raisonner; il est intelligence, il a de la raison.
L.-G.-A. DE BONALD, Législation primitive, t. 1, 1802, p. 266.
2. M. de Bonald semble vouloir concilier ces deux opinions opposées. Il accorde exclusivement au langage plus qu'aucun nominaliste, il donne la priorité aux signes et cependant il admet les idées innées : ces idées ne sont rien elles-mêmes sans les signes du langage articulé qui les fécondent ou les manifestent. Il suit de ce point de vue que tout vient du dehors à l'esprit ou lui est adventice...
MAINE DE BIRAN, Journal, 1819, p. 237.
3. ... il [Kant] aura toujours la gloire d'avoir, dans la description du phénomène de la connaissance, marqué avec une rigueur inconnue avant lui la distinction de la forme et du fond, du moule et de la matière, de ce qui est adventice et tient au mode d'influence des choses du dehors, et de ce qui tient à la constitution même de l'intelligence douée de la capacité de connaître.
A. COURNOT, Essai sur les fondements de nos connaissances, 1851, p. 587.
Rem. Chez Descartes (1641, L. du 23 juin, III, 382 ds FOULQ.-ST-JEAN 1962; cf. DESCARTES, Les Méditations métaphysiques, 2e éd., 1642, III, p. 57 ds P.U.F., Les Grands textes, 1961. ,,Ex his autem ideis aliæ innatæ, aliæ adventitiæ, aliæ a me ipso factæ mihi videntur``), désigne les idées qui viennent à l'esprit de façon passive sous l'influence des impressions externes  contrairement aux idées factices élaborées par l'esprit lui-même (fictions, inventions) et aux idées innées, nées avec l'esprit même et n'appartenant pas à l'expérience de la réalité environnante (parce que universelles et nécessaires) ni au travail de l'esprit (parce que simples, essentielles, immuables).
2. [En parlant des composantes de l'être hum.] Qui est à l'origine extérieur et de soi étranger à la personnalité :
4. Je regarde mon corps lui-même avec surprise et mon nom me paraît celui d'un autre, tant il m'est aisé et presque naturel de me distinguer de mes annexes et de me séparer de mes formes. Tout me paraît fortuit, adventice, conventionnel, dans ce qui ne sont pas des profondeurs de ma spontanéité. Tout le tourbillon des états temporaires de mon individu me fait l'effet d'être hors de moi, comme la voie lactée est hors de notre globe.
H.-F. AMIEL, Journal intime, 22 oct. 1866, p. 487.
5. Elles [les intelligences lentes] fonctionnent à leur rythme naturel, et ne voient leurs moyens diminués par cette lenteur que si de l'extérieur on les bouscule, provoquant des inhibitions adventices. La vitesse propre de l'intelligence doit être distinguée des perturbations rythmiques qui proviennent de causes organiques accidentelles (état de santé, sous-alimentation).
E. MOUNIER, Traité du caractère, 1946, pp. 626-627.
6. Or, la philosophie de la vie semble être naturellement destinée à saisir dans notre devenir organique lui-même la loi intérieure de notre développement, la maturation de notre mort. Autorisée dès lors à distinguer une mort authentique et intérieure d'une mort simplement adventice et extérieure à l'homme, elle commentera conceptuellement les symboles par lesquels les poètes cherchent dans la nature une évocation immédiate de la mort.
J. VUILLEMIN, Essai sur la signification de la mort, 1949, p. 281.
7. Par le corps, par les douleurs adventices que la chair nous apporte, les complications et associations fortuites qu'elle nous vaut, les messages discontinus que l'émotion nous transmet, les saillies continuelles de la vie affective et sensible, c'est l'extériorité sous toutes ses formes  matérielle, sociale, viscérale  qui inscrit en nous son précieux graphique.
V. JANKÉLÉVITCH, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957, p. 109.
 Emploi substantivé. Ce qui est adventice :
8. D'autre part, la mort n'est pas seulement l'intervention, le pur adventice, ni seulement la tragédie totale : elle est encore l'isolement de l'ipséité dont elle dénoue tous les liens avec le monde, c'est-à-dire avec la fiction;...
V. JANKÉLÉVITCH, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957 p. 181.
B. SCIENCES
1. BOT. [En parlant d'une plante]
a) Qui croît sur les terres de culture indépendamment de tout ensemencement par l'homme :
9. La pince couvre-joints a pour but d'enlever dans les terres meubles (...) les plantes adventices qui poussent dans la vigne...
R. BRUNET, Le Matériel viticole, 1909, p. 150.
10. Les plantes adventices, que l'on nomme communément plantes nuisibles ou mauvaises herbes, sont des plantes annuelles ou bisannuelles, des plantes vivaces ou des plantes parasites. Parmi les premières, les plus nuisibles sont la moutarde des champs et la ravenelle, le coquelicot (...), l'ivraie, la folle avoine. Parmi les plantes vivaces, il faut citer le chiendent (...); parmi les plantes parasites, la cuscute, l'orobanche, le mélampyre sont les plus communs.
Lar. 20e.
b) Qui croît (avec ou sans intervention de l'homme) en dehors de son habitat originel :
11. ... mon père tenta donc d'acclimater, sur la vaste table, des cultures adventices.
COLETTE, Le Képi, 1943, p. 151.
12. ... le détournement d'un cours d'eau, le comblement d'un estuaire, créent des places vides, qu'une végétation nouvelle peut envahir. On appelle adventices des plantes étrangères (du latin adventicius étranger) qui s'introduisent dans une nouvelle contrée.
Encyclopédie de la Pléiade, Botanique, 1960, p. 1252.
2. MÉDECINE
a) MÉD. GÉN. [En parlant d'une maladie] Qui n'a pas son origine dans la constitution héréditaire.
b) HISTOL. Adventice ou très rarement adventif. [En parlant d'un élément du tissu conjonctif qui forme la tunique externe d'un organe gén. tubulé (artère, bronche, etc.)] Surajouté et non fonctionnel :
13. Les premiers [espaces lymphatiques] se constituent principalement dans l'épaisseur des parois du cœur, dans celle du péricarde et dans la tunique adventive des vaisseaux, ...
E. PERRIER, Traité de zoologie, t. 3, 1893, p. 2501.
14. Les parois des artères sont formées de trois tuniques superposées : (...) 3o Une tunique externe ou adventice...
G. GÉRARD, Manuel d'anatomie humaine, 1912, p. 15.
15. Il existe, en outre, des formations tubulées (...), entourées par une adventice délicate de longues cellules fusiformes...
THIBAUT ds (F. Widal, P.-J. Teissier, G.-H. Roger, Nouveau traité de médecine, fasc. 5, 1920-1924, p. 111).
 P. ext. Kyste adventice. ,,Celui dont la paroi propre, en continuité vasculaire avec les tissus de l'animal affecté par les hydatides, n'appartient pas à ces dernières.`` (LITTRÉ-ROBIN, 1865).
3. PHYS. [En parlant de la matière] ,,Qui est jointe accidentellement à un corps, qui ne lui appartient pas en propre.`` (BESCH. 1845).
4. ZOOL. [En parlant d'une espèce animale] Ne subsistant que temporairement dans une région après un vain essai d'acclimatation par l'homme.
II. Lang. cour. [En parlant des éléments qui entrent dans la constitution d'une chose] Qui, de l'extérieur et fortuitement, s'ajoute comme un accessoire :
16. M. de Fleury, procureur général, disait devant quelques gens de lettres : « Il n'y a que depuis ces derniers temps que j'entends parler du peuple dans les conversations où il s'agit du gouvernement. C'est un fruit de la philosophie nouvelle. Est-ce que l'on ignore que le Tiers n'est qu'adventice dans la Constitution? » (Cela veut dire, en d'autres termes, que vingt-trois millions neuf cent mille hommes ne sont qu'un hasard et un accessoire dans la totalité de vingt-quatre millions d'hommes).
CHAMFORT, Caractères et anecdotes, 1794, p. 124.
17. ... mais, outre qu'il serait chimérique de prétendre à une connaissance universelle, on serait encore fondé à considérer le système planétaire comme formant dans l'univers un système à part, qui a sa propre théorie; et l'on ne devrait pas confondre les événements dont la série est déterminée par les lois et par la constitution propre du système, avec les perturbations accidentelles, adventices, dont la cause est en dehors de ce système. Ce sont ces influences externes, irrégulières et fortuites, qu'il faut considérer comme entrant dans la connaissance à titre de données historiques, par opposition avec ce qui est pour nous le résultat régulier des lois permanentes et de la constitution du système.
A. COURNOT, Essai sur les fondements de nos connaissances, 1851, pp. 449-450.
18. Dans l'ordre du langage, les figures, qui jouent communément un rôle accessoire, semblent n'intervenir que pour illustrer ou renforcer une intention, et paraissent donc adventices, pareilles à des ornements dont la substance du discours peut se passer,  deviennent dans les réflexions de Mallarmé, des éléments essentiels : la métaphore, de joyau qu'elle était ou de moyen momentané, semble ici recevoir la valeur d'une relation symétrique fondamentale.
P. VALÉRY, Variété 3, 1936, p. 28.
19. Ainsi l'existence plastique de l'œuvre d'art est-elle essentielle. Son apparence n'est pas seulement traductrice d'une réalité spirituelle (...), cette apparence acquiert sa vie et sa valeur propres. Elle peut être dorénavant jugée pour elle seule; elle répond à certaines exigences et elle provoque certains effets sur la sensibilité qui lui sont inhérents et peuvent se passer de toute justification adventice.
R. HUYGHE, Dialogue avec le visible, 1955, pp. 389-390.
20. Le langage n'est pas seulement la cause des brouilles factices et adventices : il favorise bien plutôt un accord spécieux qui nous voilera, jusqu'au jour du drame, notre mésentente profonde.
V. JANKÉLÉVITCH, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957, p. 186.
21. Pour l'énoncé des faits, on ne retient que ce qui est nécessaire, écartant toutes les circonstances adventices ou secondaires qui sont inutiles à la solution, en droit, du litige.
R. LINDON, Le Style et l'éloquence judiciaires, Paris, Albin Michel, 1968, p. 77.
Rem. 1. Terme de fréq. très moyenne, nettement plus attesté au XXe s. qu'au XIXe s., adventice semble prendre une importance croissante, au détriment de son doublet adventif.
 L'emploi IA, le plus fréq., figure dans les dict. et les textes (spécialisés ou non) du XIXe s. comme du XXe s. Il appartient initialement au vocab. des philosophes innéistes, et progressivement au vocab. philos. commun. Il n'est affecté d'aucune valeur impressive, sauf lorsqu'il tend à élargir sa portée, perd sa technicité et se rapproche de l'emploi gén. : il peut prendre alors également une légère nuance péj. (ex. 4, 6).
 L'emploi IB1 relève du vocab. spécialisé (bot., agric.) : dans son accept. a, il est assez anciennement et couramment attesté par les dict. gén. (XIXe s. et XXe s.) quoique très rarement attesté par les textes spécialisés; dans son accept. b, il semble d'usage plus récent (figurant dans les textes du XXe s., mais non encore dans les dict., sauf Pt ROB.).
 L'emploi IB2, relevant de la techn. méd., paraît hors d'usage dans son accept. a [figurant dans les dict. du XIXe s. essentiellement : BESCH. 1845, LITTRÉ, LITTRÉ-ROB. 1865, DG, QUILLET 1934, mais ne se trouvant pas attesté dans le discours, sinon de façon douteuse, cf. E.-M. DE VOGÜÉ, Les Morts qui parlent, 1899, p. 425 ,,rejet des corps adventices par nos tissus``, et TEISSIER, TANON (F. Widal, P.-J. Teissier, G.-H. Roger, Nouveau traité de médecine, fasc. 2, 1920-1924, p. 35) ,,agents bactériens adventices``]; dans son accept. b, il est attesté par les dict. (LITTRÉ-ROB. 1865, QUILLET 1934, Lar. encyclop., Lar. 3) et les textes spécialisés du XXe s. surtout; il paraît donc toujours en usage, principalement à la forme substantive.
 L'emploi IB3 (techn.) paraît complètement tombé en désuétude (1 seule attest. au XIXe s., cf. art.).
 L'emploi IB4 (techn.) sans doute néologique, est attesté ds Lar. encyclop. et Lar. 3 (cf. art.) mais paraît encore absent des textes (spécialisés ou non).
 L'emploi II, assez fréq., attesté par les dict. du XXe s. surtout, quoique attesté dans les textes du XIXe s. aussi bien que du XXe s., semble d'usage relativement récent. À l'orig. il doit dériver de l'emploi philos. IA, mais de nos jours il paraît prédominer dans le concept du mot. Il dénote des énoncés au style soutenu, à valeur éthique, didactique (ex. 16, 17, 20, 21) ou à intérêt artistique (ex. 18, 19). Il prend parfois une légère nuance péj. (ex. 16, 18, 19, 20, 21).
Rem. 2. Adventice se trouve associé avec les synon. suiv. : accessoire, accidentel, acquis, annexe, artificiel, circonstanciel, complémentaire, contingent, épenthétique, étranger, extérieur, externe, factice, fortuit, inédit, inopportun, inutile, irrégulier, mauvais, momentané, nouveau, nuisible, occasionnel, parasitaire, parasite, quelconque, récent, secondaire, spécieux, superficiel, superflu, supplémentaire, surajouté, temporaire; et avec les anton. suiv. : authentique, constituant, constitutif, cultivé, essentiel, fondamental, héréditaire, immanent, inhérent, inné, intégré, intérieur, interne, intime, intrinsèque, majeur, naturel, nécessaire, permanent, principal, profond, propre, régulier, semé, utile, véritable.
Rem. 3. Pour l'emploi jur., où adventice est en concurrence avec adventif, cf. adventif A ex. 1, 2.
Rem. 4. Adventice est considéré gén. comme un adj., sauf dans qq. emplois où il se trouve parfois substantivé :
 En IA, il est présenté  exceptionnellement et par un certain souci de l'effet littér.  avec le genre neutre d'un subst. classificateur, ce qui accentue sa valeur abstr. (ex. 8).
 En IB1b et IB4, il est donné comme adj. et subst. fém. par Lar. encyclop., mais dans les textes il s'emploie uniquement à la forme adj.
 En IB2b, il est signalé comme adj. ds LITTRÉ-ROBIN 1865, comme subst. fém. ds QUILLET 1934, comme adj. et subst. fém. ds Lar. encyclop. et Lar. 3. Dans les textes, il prend, le plus souvent, la forme adj. À noter pourtant que cette dernière forme tend à vieillir et se trouve évincée (dans les textes récents, ex. 15) par la forme subst. fém. (résultat de l'ellipse, procédé fréq. dans le lang. techn. : l'adventice se dit abréviativement pour tunique adventice, etc.).
Prononc. : []. D'apr. KAMM. 1964, pp. 164-165 : ,,en position atone, les groupes [en] et [em] se prononcent généralement par [] lorsqu'ils sont suivis d'une consonne (...). [ainsi] dans les mots techniques ou savants déjà anciens : centurie, centurion, centumvir, centaure, adventice, appentis, perpendiculaire, calendrier, compendieux, dysenterie``. Cf. advenir.  Rem. MART. Comment prononce 1913, p. 142 observe un flottement dans la prononc. de la nasale de ce mot entre [] et []. Enq. : //.
Étymol. ET HIST.  1776 log. et bot. (Encyclop. suppl. : Adventice... ce qui n'est pas naturellement dans une chose, ce qui y survient du dehors. Adventice, terme de jardinier. Les plantes adventices sont celles qui croissent sans avoir été semées). Emploi philos., supra A, rem.
Empr. au lat. adventicius au sens de « ce qui vient du dehors, qui est acquis », p. oppos. à « ce qui est inné » dep. CIC., Top., 69 ds TLL s.v., 834, 55 : specie... comparantur, ut anteponantur... innata atque insita adsumptis atque adventiciis.
STAT.  Fréq. abs. litt. : 41.
BBG.  BÉL. 1957.  BÉNAC 1956.  DUPIN-LAB. 1846.  FOULQ.-ST.-JEAN 1962.  GOBLOT 1920.  LAL. 1968.  LAV. Diffic. 1846.  LITTRÉ-ROBIN 1865.  NYSTEN 1814-20.  PIGUET 1960.  SÉGUY 1967. THOMAS 1956.

(pas réeussi à faire un lien sur la page du TLFi)
A+,

Message cité 1 fois
Message édité par gilou le 30-01-2013 à 11:40:46

---------------
There's more than what can be linked! --  Le capitaine qui ne veut pas obéir à la carte finira par obéir aux récifs. -- Il ne faut plus dire Sarkozy, mais Sarkozon -- (╯°□°)╯︵ ┻━┻
n°33142348
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 30-01-2013 à 11:41:13  profilanswer
 

Y a écrit Kant dedans, je lis pas. Je fais un blocage sur ce type  [:cosmoschtroumpf]


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°33142394
gilou
Modosaurus Rex
Posté le 30-01-2013 à 11:43:40  profilanswer
 

Wiktionnaire alors: http://fr.wiktionary.org/wiki/adventice

Citation :

(Didactique) Qui n’est pas naturellement dans une chose, qui y survient de dehors.
(Botanique) Qui se développe en dehors de son habitat normal.
(Spécialement) (Agriculture) Qualifie les plantes indésirables qui croissent dans les cultures.


A+,


---------------
There's more than what can be linked! --  Le capitaine qui ne veut pas obéir à la carte finira par obéir aux récifs. -- Il ne faut plus dire Sarkozy, mais Sarkozon -- (╯°□°)╯︵ ┻━┻
n°33142507
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 30-01-2013 à 11:52:11  profilanswer
 

Merci !


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°33143008
Genezis
Posté le 30-01-2013 à 12:25:36  profilanswer
 

Ok merci alors pour cette rectification.
 
Pardonnez-moi d'abuser mais comment, dans ce cas, expliqueriez-vous son sens dans la phrase citée ?
 
Est-ce que cela veut simplement dire que le succès s'est présenté à lui sans qu'il ne cherche à se faire connaitre ?

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  489  490  491  ..  1374  1375  1376  1377  1378  1379

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
Quel mag informatique "papier" lisez vous ?spam => lisez ça, vous serez pas déçu !
Le Jeu du Dico : en attente de renaissance[topic magazine] Quels sont les magazines que vous lisez ?
Quel genre de roman lisez-vous le plus ?Les forumeurs : campagnards ou citadins ? Lisez le 1er post !
Vous lisez quel quotidien ?Combien de livres lisez vous en moyenne par an ?
Quel magazine spécialisé dans le cinéma lisez-vous en priorité ??[ internet ] - Lisez vous les blogs ??
Plus de sujets relatifs à : [LIVRES] Vos lectures du moment


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)