Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
5656 connectés 

 


Ségolène, mode passagère ou vraie popularité ?




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  211  212  213  ..  279  280  281  282  283  284
Auteur Sujet :

Ségolène, mode passagère ou véritable égérie de la Gauche

n°9765891
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-10-2006 à 20:53:33  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

steeveaustin a écrit :

Et t'en penses quoi des propos que Sarko avait tenu l'année dernière (Kasher, racaille...) ?


 
Dans l'absolu, racaille me gêne peu : même les jeunes de banlieue traitent les délinquants de racaille. En l'occurrence, Sarko répondait à un mamie de banlieue qui utilisait ce terme : il n'a fait que le reprendre, il ne l'a pas inventé.
 
C'est pas le mot racaille qui est gênant : racaille, sauvageon, barbares, c'est la même chose. Ce qui choque c'est le verbe employé : "je vais vous débarasser" de cette racaille, puis "nettoyer" au Karcher.  On débarasse des déchets, pas des humains.  
 
Bref, il y a de la racaille, on va pas le nier. Et c'est bien que les politiques nomment un chat un chat. Mais utiliser des méthodes musclées ("débarrasser", "nettoyer" ), dont on sait qu'elles ne sont en plus qu'un effet d'annonce, pour "pacifier" les zones de non-droit, c'est dangereux car ça ne marche pas et ça laisse croire que le pays est en guerre contre un ennemi intérieur, alors que ces "racailles" doivent plutôt être réinsérées dans le jeu social (n'oublions pas quil s'agit souvent de mineur, et que ce sont des Français pour la plupart !)
 
Finalement, je crois vraiment que Sarkozy est un grand danger : au lieu de traiter le problème s'il est élu, il mettra la France à feu et à sang. On n'a pas besoin d'une grande gueule pour résoudre les problèmes dans les banlieues : mais plutôt de quelqu'un de ferme sur les principes mais capable de doigté.

mood
Publicité
Posté le 21-10-2006 à 20:53:33  profilanswer
 

n°9765939
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 21-10-2006 à 21:04:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :

J
Il me semble que barbare est le bon terme pour les décrire. Maintenant, il faut bien voir :
- que ça ne concerne pas tous les jeunes de banlieue loin de là : les barbares sont une minorité
- que nous sommes responsables de ce qui arrivent : ces barbares ne sont pas des extra-terrestres, ils sont le produit de notre société avec ses dysfonctionnements (faillite de l'éducation nationale, de l'urbanisme, des politiques de l'emploi, de l'assimilation des immigrés...)
 
Mais la moindre des choses est de ne pas se voiler la face sur l'état de notre société : oui, elle abrite des barbares. Une barbarie telle qu'elle inivie à se demander, non pas quel monde nous allons léguer à nos enfants, mais à quels enfants nous allons léguer le monde. Il devrait y a avoir consensus sur ce point. Le débat doit porter plutôt sur les questions suivantes : qu'en fait-on ? comment en est-on arrivé là ?


 
Je suis assez d'accord. Enfin, à ce compte là, on ne devrait pas s'offusquer non plus du terme racaille, quoique le mot barbare a l'intérêt de cibler la cause du mal, ainsi que de laisser espérer une issue positive.

n°9766013
asmomo
Posté le 21-10-2006 à 21:16:43  profilanswer
 

Je me répète, mais le pb n'est pas d'employer les termes, c'est de les employer en rapport avec sa position. Sarko peut parler de la Corée du Nord comme un état voyou, Chirac ou Douste ne doivent surtout pas le faire. De même, Sarko n'avait pas à employer les termes racailles, ou sauvages, ou barbares.


---------------
New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°9766021
corsicaper​sempre
Posté le 21-10-2006 à 21:17:39  profilanswer
 

Mais le mot racaille, personne ne s'en est offusqué en banlieue, puisque c'est le terme même employé par les intéressés eux-mêmes. Ce sont les officines anti-racistes destructrices du lien social qui sont montées au créneau. Mais je trouve qu'entre racaille et barbare, il y a un palier qu'on franchit.

n°9766067
steeveaust​in
Géopoliticien profond
Posté le 21-10-2006 à 21:23:25  profilanswer
 

C'est vrai que le mot racaille je l'entend suovent par chez moi mais rarement voir pas du tout le mot barbare

n°9766081
asmomo
Posté le 21-10-2006 à 21:25:44  profilanswer
 

Faut dire que sa signification courante désigne les serial tarés. Alors que là le sens est celui des gréco-romains.


---------------
New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°9766113
corsicaper​sempre
Posté le 21-10-2006 à 21:31:24  profilanswer
 

Tu crois que les Français l'entendent au sens gréco-romains :heink:

n°9766141
asmomo
Posté le 21-10-2006 à 21:36:46  profilanswer
 

Ceux qui ont un minimum de culture, oui. Surtout qu'il n'a pas balancé ça comme ça, il a expliqué.


---------------
New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°9766203
Profil sup​primé
Posté le 21-10-2006 à 21:49:38  answer
 

corsicapersempre a écrit :

Citation :

Rebsamen a dit BARBARES...
 
Nous hurlons à chaque fois qu'un politique (généralement) de droite - au hasard Nicolas Sarkozy - utilise des termes que nous jugeons impropres : Kärcher©, racailles...  
 
Eh bien nous allons nous intéresser à l'intéressant cas du n°2 du Parti socialiste, maire de Dijon, soutien de Ségolène Royal, François Rebsamen.
 
Plutôt aux propos qu'il a tenus cette semaine dans "À vous de juger" l'émission d'Arlette Chabot...
 
Sur le service public...  
 
À vous de juger.
 
François Rebsamen : "Il y aujourd'hui des jeunes...alors on a dit "sauvageons"... on peut dire barbares... (Arlette Chabot : "barbares" ! , c'est un mot un peu fort quand... ... ça veut dire qu'ils ont commis des actes graves ! )... c'est à dire que ce sont des jeunes qui n'ont pas de civilisation... qui n'ont pas été éduqués... et auxquels il faut tout apprendre... auxquels il va falloir tout apprendre..."
 
Des barbares qui n'ont pas de civilisation !
 
Mais Jean-Marie Le Pen n'aurait pas pu le dire mieux !
 
J'ai entendu ces propos - je lisais un manuscrit en suivant ce spectacle navrant d'un oeil - et je n'ai pas tiqué sur le moment, parce que je pense que je n'ai pas cru que le n°2 du PS, soutien affiché de Ségolène Royal, avait vraiment pu dire un truc pareil.
 
J'ai dormi dessus. Une ou deux personnes m'en ont reparlé hier (notamment ici) et voilà.
 
Il faut que vous sachiez que François Rebsamen ambitionne de devenir...ministre de l'Intérieur. Il a déjà le bon lexique.  
 
Il faut que vous sachiez aussi, qu'il est franc-maçon, membre du Grand-Orient de France, une loge qui prône l'humanisme, la fraternité, le débat, le dialogue et qui attache beaucoup d'importance à l'éducation ...
 
Il ne me semble absolument pas admissible de laisser passer de tels propos.
 
J'ai reproché à Nicolas Sarkozy d'attiser le feu, de souffler sur les braises, mal éteintes, à un an des émeutes de novembre 2005. Que dois-je écrire là ? Et que dirions-nous si Sarkozy avait utilisé le terme "Barbares" en rajoutant "qui n'ont pas de civilisation" ?...
 
Peut-on impunément stigmatiser, insulter, haïr de la sorte ? Qui plus est, lorsque l'on est un responsable politique, maire d'une grande ville et postulant à de si importantes responsabilités ?
 
Qu'en pense le Premier secrétaire, François Hollande ? Et Ségolène Royal ? Et les deux autres candidats à l'investiture socialiste ?


 
http://birenbaum.blog.20minutes.fr


A mon sens: encore un pas dans la surenchère populiste bon marché.
 

limonaire a écrit :

Je n'aime pas Royal, je lui préfère Fabius, mais sur le coup, je suis d'accord : comment appeler autrement ceux qui n'ont que deux cents mots de vocabulaire, qui ne montreent aucun signe extérieur de politesse, qui crachent par terre et jettent des papiers gras, qui sont machos avec les filles (pour ne pas dire pire) et souvent homophobes, qui brûlent des voitures et [b]qui tabassent des flics et des professeeurs ou aspergent d'essence une femme qui descend du bus ? ou qui torturent un juif au prétexte qu'il est juif (cf Ilan Halimi) ou qu'il a de l'argent ?


Ceux-là sont-ils pour autant une majorité ? NON (tu le dis plus bas, heureusement).
 
Mais ces quelques exemples que tu prends là, ce sont des cas extrêmes. Des jeunes qui ont tabassé des flics, qui aspergent d'essence, ou qui torturent un juif, c'est même une extrême minorité de cas. C'est un processus populiste fréquent, que de prendre un exemple extrême sans avoir l'éthique et la pédagogie pour montrer le problème dans sa globalité, qui, elle n'est pas aussi extrême. C'est, pour moi, démagogue et puant.
 
 
A propos, des ruraux xénophobes et imbibés d'alcool, qui considèrent tout immigré comme inférieur et non-humains, tu les qualifierais de "barbares" ? Après tout, tu sembles vouloir qualifier de "barbares" ceux qui ne connaissent rien à la politesse, sont machos et homophobes, et ont un vocabulaire limité... un type (à peau blanche, Français bon teint) qui s'arrête dans la rue pour insulter des gens d'origine étrangère qui ne faisaient que passer, pourquoi ne le qualifierais-tu pas, lui-aussi, de "barbare" ?
 
 
Et on peut s'attaquer aux problèmes, sans s'amuser à faire dans la surenchère de vocabulaire.
 

Citation :

Il me semble que barbare est le bon terme pour les décrire. Maintenant, il faut bien voir :
- que ça ne concerne pas tous les jeunes de banlieue loin de là : les barbares sont une minorité


Une minorité extrêmement faible, même. Je veux bien qu'on parle de "barbares" dans le cas de ceux qui ont torturé Ilan Halimi, d'ailleurs ils se désignaient eux-mêmes sous ce terme si je ne me trompe pas. Mais hors de ces cas de figure-là, le terme me semble beaucoup trop fort.
 

Citation :

- que nous sommes responsables de ce qui arrivent : ces barbares ne sont pas des extra-terrestres, ils sont le produit de notre société avec ses dysfonctionnements (faillite de l'éducation nationale, de l'urbanisme, des politiques de l'emploi, de l'assimilation des immigrés...)


Rebsamen l'a-t-il dit, ça ?
 

Citation :

Mais la moindre des choses est de ne pas se voiler la face sur l'état de notre société : oui, elle abrite des barbares. Une barbarie telle qu'elle inivie à se demander, non pas quel monde nous allons léguer à nos enfants, mais à quels enfants nous allons léguer le monde. Il devrait y a avoir consensus sur ce point. Le débat doit porter plutôt sur les questions suivantes : qu'en fait-on ? comment en est-on arrivé là ?


Si je veux ne pas me voiler la face, je dirais que des barbares, il y en a partout et pas que dans les cités, hein... Et par exemple, un skinhead (comme on en voit dans certains stades de foot, par exemple), pour toi, ce serait un barbare, ou ça ne l'est pas ? Et si oui, pourquoi ne les aurais-tu pas englobés dans ta diatribe précédente ?

n°9766217
Profil sup​primé
Posté le 21-10-2006 à 21:51:34  answer
 

corsicapersempre a écrit :

Limonaire, le problème, c'est la généralisation. Et le terme. Barbare. C'est un mot que l'on doit exclure de notre vocabulaire. Mon amoureuse vient de banlieue, du 93, Pantin exactement. Elle s'est prise ce mot en pleine figure. Parce qu'il désigne l'entièreté de la communauté nationale des banlieues, alors que les faits que tu relates ne sont le produit que de quelques délinquants ou sauvageons. Chevènement avait trouvé le bon mot. Sauvageon, c'était exactement cela. Barbare, cela va au-delà de l'acceptable.


:jap:
 
Surenchère populiste, quand tu nous tiens... à ce rythme, si Royal se met à tenir des propos semblables à ceux de Rebsamen qui est un de ses soutiens, je ne suis même plus sûr de vouloir aller voter en cas de duel Royal-Sarkozy. :(

mood
Publicité
Posté le 21-10-2006 à 21:51:34  profilanswer
 

n°9766264
Profil sup​primé
Posté le 21-10-2006 à 21:56:39  answer
 

asmomo a écrit :

Ceux qui ont un minimum de culture, oui. Surtout qu'il n'a pas balancé ça comme ça, il a expliqué.


A part le quote plus haut, tu as l'intégralité du texte ? Ca m'intéresserait...
 
A l'origine, le terme "barbare" désignait toute étranger d'une civilisation n'appartenant pas au monde grec (ou, par la suite, au monde romain, quand ceux-ci ont repris le terme). Donc, stricto sensu, un Grec de l'époque antique aurait considéré un Chinois comme "barbare", ou un Egyptien (d'avant les conquêtes d'Alexandre), etc... Un Français est donc, du coup, un barbare (qu'on considère les Français actuels, qui ne parlent ni grec, ni latin, ou le peuple des Francs, qui sont effectivement des "barbares" au sens historique).
 
 
Note aussi que jouer sur les divers sens d'un mot, c'est une façon de faire du populisme (en se couvrant).

n°9766287
corsicaper​sempre
Posté le 21-10-2006 à 21:59:39  profilanswer
 

asmomo a écrit :

Ceux qui ont un minimum de culture, oui. Surtout qu'il n'a pas balancé ça comme ça, il a expliqué.


 
Certes. Faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Rebsamen manie les mots en public depuis plus de trente ans. Il sait très bien que celui qu'on va retenir, c'est celui-là. Essayer de pipeauter ensuite pour expliquer l'origine sémantique d'un mot en guise d'excuse est encore plus pitoyable.

n°9766450
kayro
Tibet Libre!
Posté le 21-10-2006 à 22:21:42  profilanswer
 

Y'a je sais plus qui qui disait :
"On a les hommes politiques qu'on mérite"  
 
En l'occurence, tant que les français seront aussi abrutis qu'ils le sont actuellement, il ne faut pas s'étonner que les politiciens utilisent la démagogie et ses simplifications foireuses pour les charmer.


---------------
"Not thinking is not an option"
n°9766464
hutch54
Posté le 21-10-2006 à 22:23:01  profilanswer
 

asmomo a écrit :

Le pb des propos de Sarko, c'est de les tenir alors qu'il est ministre de l'intérieur.


 
Tu veux le museler c ça ?


---------------
Plus tu sautes haut plus dure est la chute.
n°9766500
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-10-2006 à 22:29:09  profilanswer
 


Pour ce qui est des ruraux imbibés, on est là aussi dans le même cliché que celui des jeunes de banlieues. Caricature contre caricature. On ne peut pas s'offusquer de certaines généralisations si soi même on procède ainsi. Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de racaille en banlieue, de même les paysans que tu décris sont assez peu nombreux.
 
Raisonner ainsi, c'est dresser des Français contre les autres, la "France moisie" (cf Sollers stigmatisant le petit blanc) contre la "France de la racaille". Personne n'y gagnera. C'est une logique communautaire mortifère.
 
Pour répondre à ta question, il y a différents degrés de barbarie, de civilisation, d'humanité. Mais la civilisation est toujours du côté du paraître, de la vie publique, pas de la vie privée ; qu'on soit un barabre chez soi est une chose du moment qu'on agit pas à l'extérieur ; qu'on ait des pensées xénophobes est une chose tant qu'on n'exprime pas ses idées  et que l'on ne passe pas à l'acte. Les ruraux que tu décris sont peut-être des barbares : au moins ne commettent-ils pas d'actes de barbarie. Ils sont peut-être barabares, ils n'agissent pas en barbares.
 
On peut quand même dire que la douceur de vivre, la convivialité des rapports sociaux, le respect d'autrui déclinent en France depuis 5, 10 ou 20 ans. Je ne pense pas que l'on peut mettre cette dégradation sur le dos de ces "Dupont-la-joie" que tu décris. Ils sont quand même en voie d'extinction démographique. Et puis la consommation de vin rouge diminue, non ? Cette atmosphère irrespirable, on ne la trouve pas dans nos campagnes, mais bien dans nos banlieues. Et elle est bien le fait d'une minorité mafieuse qui pourrit la vie des autres. Minorité mafieuse qui est souvent d'origine immigrée. Il ne faudrait pas nier l'ampleur du problème à Ckichy sous bois et ailleurs sous prétexte que 3 dupon,t-la joie vivent encore à St-Rémy-les oies.
 
Quand on est Français, de gauche de surcroît, on est toujours un peu gêné aux entournures sur ce terrain. Je le suis, je t'assure. Car :
 
- on ne veut pas être pris pour raciste, du fait notamment de notre culpabilité d'ancien pays colonisateur. Or, il faudrait reconnaître qu'on a loupé l'assimilation des immgrés d'Afrique du Nord, alors qu'on avait réussi à assimiler les vagues précédentes. Mais on ne le fait pas : d'où un déni de réalité, du type "il n'y a pas de racaille, tout va très bien et si ça va mal, c'est la faute au capitalisme, aux patrons, etc.", sans voir les réalités culturelles
 
-on vit à gauche dans l'idée qu'il faut protéger les dominés face aux dominants. On n'est pas de gauche sinon. Dans notre imaginaire, l'immigré est la victime, qu'on doit défendre. Cependant, quand des immigrés tabassent des petits blancs, qui est le dominant, qui est le dominé ? ca bouscule nos repères traditionnels...
 
- on porte enfin  à gauche, plus qu'à droite, la responsabilité de l'échec de l'intégration des immigrés
 
On sera d'accord sur le fait que les "barbares" sont une minorité et qu'il est délicat pour un homme public d'employer ce termes, tant il peut être mal interprété (alors qu'entre nous, d bonne foi, on le peut).
 
Il faut cependant reconnaître qu'on est face à un problème énorme, appelle le comme tu veux : montée des communautarismes braqués les uns contre les autres, recul de la laîcité, recul de la douceur des moeurs, montée de la violence, ethnicisation de la France au détriment de son pacte républicain... Il est encore temps de réagir : on est entre nous, je ne fais pas de catastrophisme. Mais il faudrait que la gauche sorte de son angélisme et de ses querelles byzantines sur le sexe des anges ou le sens de mots : Chevènmement avait su le faire, lui.

n°9766670
Profil sup​primé
Posté le 21-10-2006 à 22:54:49  answer
 

limonaire a écrit :

Pour ce qui est des ruraux imbibés, on est là aussi dans le même cliché que celui des jeunes de banlieues. Caricature contre caricature. On ne peut pas s'offusquer de certaines généralisations si soi même on procède ainsi. Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de racaille en banlieue, de même les paysans que tu décris sont assez peu nombreux.


J'ai bien écrit l'article indéfini ("des" ), et dans un seul but, celui de te poser une question: les qualifierais-tu de "barbares", terme que tu as justifié et que tu approuves ?
 

Citation :

Raisonner ainsi, c'est dresser des Français contre les autres, la "France moisie" (cf Sollers stigmatisant le petit blanc) contre la "France de la racaille". Personne n'y gagnera. C'est une logique communautaire mortifère.


1°) Pourtant, tu avais justifié et approuvé le terme de "barbares", employé par Rebsamen pour qualifier les jeunes en question. Te rétracterais-tu ?
2°) Merci de me prouver, du coup, que ce genre de terme n'était pas adapté au débat. A moins que tu continues à penser qu'il était adapté?
 

Citation :

Pour répondre à ta question, il y a différents degrés de barbarie, de civilisation, d'humanité. Mais la civilisation est toujours du côté du paraître, de la vie publique, pas de la vie privée; qu'on soit un barabre chez soi est une chose du moment qu'on agit pas à l'extérieur; qu'on ait des pensées xénophobes est une chose tant qu'on n'exprime pas ses idées  et que l'on ne passe pas à l'acte. Les ruraux que tu décris sont peut-être des barbares : au moins ne commettent-ils pas d'actes de barbarie. Ils sont peut-être barabares, ils n'agissent pas en barbares.


Donc, quand ils refusent de servir un Maghrébin à cause de la couleur de sa peau, quand ils insultent quelqu'un en pleine rue, si, ils en commettent.
 

Citation :

On peut quand même dire que la douceur de vivre, la convivialité des rapports sociaux, le respect d'autrui déclinent en France depuis 5, 10 ou 20 ans. Je ne pense pas que l'on peut mettre cette dégradation sur le dos de ces "Dupont-la-joie" que tu décris. Ils sont quand même en voie d'extinction démographique. Et puis la consommation de vin rouge diminue, non ?


Je ne mettais pas sur ces gens la responsabilité d'un quelconque déclin de la "douceur de vivre". Je te demandais juste de répondre à une question, sont-ils ou non des barbares (et tu as répondu). Mais maintenant, tu as changé de sujet.
 

Citation :

Cette atmosphère irrespirable, on ne la trouve pas dans nos campagnes, mais bien dans nos banlieues. Et elle est bien le fait d'une minorité mafieuse qui pourrit la vie des autres. Minorité mafieuse qui est souvent d'origine immigrée. Il ne faudrait pas nier l'ampleur du problème à Ckichy sous bois et ailleurs sous prétexte que 3 dupon,t-la joie vivent encore à St-Rémy-les oies.


Est-ce que j'ai écrit dans le but de le nier ? Non. J'ai seulement écrit que des barbares, il y en a aussi ailleurs, si on prend la définition d'une certaine rustrerie intellectuelle et des actes relevant des préjugés haineux.
 

Citation :

Quand on est Français, de gauche de surcroît, on est toujours un peu gêné aux entournures sur ce terrain. Je le suis, je t'assure. Car :
 
- on ne veut pas être pris pour raciste, du fait notamment de notre culpabilité d'ancien pays colonisateur. Or, il faudrait reconnaître qu'on a loupé l'assimilation des immgrés d'Afrique du Nord, alors qu'on avait réussi à assimiler les vagues précédentes. Mais on ne le fait pas : d'où un déni de réalité, du type "il n'y a pas de racaille, tout va très bien et si ça va mal, c'est la faute au capitalisme, aux patrons, etc.", sans voir les réalités culturelles
 
-on vit à gauche dans l'idée qu'il faut protéger les dominés face aux dominants. On n'est pas de gauche sinon. Dans notre imaginaire, l'immigré est la victime, qu'on doit défendre. Cependant, quand des immigrés tabassent des petits blancs, qui est le dominant, qui est le dominé ? ca bouscule nos repères traditionnels...


Et quand des petits blancs insultent des immigrés, par exemple à l'école ? Quand une bande de skins tabasse un "bicot" ?
 
Le racisme existe dans les deux sens, alors évitons de ne le voir que d'un côté. Ne parler que des immigrés persécutés, c'est ne le voir que dans un sens, mais ne parler que des "barbares" des cités, c'est aussi ne le voir que d'un côté.
 

Citation :

- on porte enfin  à gauche, plus qu'à droite, la responsabilité de l'échec de l'intégration des immigrés
 
On sera d'accord sur le fait que les "barbares" sont une minorité et qu'il est délicat pour un homme public d'employer ce termes, tant il peut être mal interprété (alors qu'entre nous, de bonne foi, on le peut).


Même entre nous, c'est à éviter.
 
Et je te rappelle que tu as écrit: "mais sur le coup, je suis d'accord : comment appeler autrement ceux qui n'ont que deux cents mots de vocabulaire, qui ne montreent aucun signe extérieur de politesse, qui crachent par terre et jettent des papiers gras, qui sont machos avec les filles (pour ne pas dire pire) et souvent homophobes, qui brûlent des voitures et qui tabassent des flics et des professeeurs ou aspergent d'essence une femme qui descend du bus ? ou qui torturent un juif au prétexte qu'il est juif (cf Ilan Halimi) ou qu'il a de l'argent ?".
 

Citation :

Il faut cependant reconnaître qu'on est face à un problème énorme, appelle le comme tu veux : montée des communautarismes braqués les uns contre les autres, recul de la laîcité, recul de la douceur des moeurs, montée de la violence, ethnicisation de la France au détriment de son pacte républicain... Il est encore temps de réagir : on est entre nous, je ne fais pas de catastrophisme. Mais il faudrait que la gauche sorte de son angélisme et de ses querelles byzantines sur le sexe des anges ou le sens de mots : Chevènmement avait su le faire, lui.


Et qu'on se mette aussi à faire de la surenchère verbale, comme le camp d'en face ? Agir et parler sont deux choses différentes, et à force de faire comme Sarkozy, je ne vois plus trop ce que certains pourraient continuer à lui reprocher, au niveau du comportement...


Message édité par Profil supprimé le 21-10-2006 à 23:31:10
n°9766817
corsicaper​sempre
Posté le 21-10-2006 à 23:16:51  profilanswer
 

Finalement, au-delà du mot proféré par François Rebsamen, numéro deux du parti socialiste, rallié en compagnie du numéro un à Ségolène Royal, c'est le manque d'alternative politique qui se trouvera posé. En effet, comment reprocher une certaine approche de la politique à Sarkozy alors que ses soit-disants adversaires ont la même ? Où va-t-on trouver quelqu'un d'autre ? Bayrou, peut-être.

n°9769145
p47alto1
Posté le 22-10-2006 à 13:26:35  profilanswer
 


 
En Irlande, en Espagne, au Moyen-Orient, la presse française et les politiques hexagonaux portent aux nues les hommes de dialogue. Curieusement, ceux qui tentaient de dialoguer avec "ces connards de Corses terroristes" (jolie formule généralisatrice bien puante, bravo, et le smiley n'y change rien) sont décriés…


---------------
"S'imbrutta la memoria in certe bocche techje." Ghjuvan-Paulu Poletti • Basta à u pumataghjisimu !
n°9769151
p47alto1
Posté le 22-10-2006 à 13:27:27  profilanswer
 


C'est nettement mieux, en effet…  :pfff:


---------------
"S'imbrutta la memoria in certe bocche techje." Ghjuvan-Paulu Poletti • Basta à u pumataghjisimu !
n°9769458
corsicaper​sempre
Posté le 22-10-2006 à 14:11:55  profilanswer
 

De toute façon, à quoi ça sert de se défendre, puisqu'on est coupable par nature :sweat:

n°9769552
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 22-10-2006 à 14:24:35  profilanswer
 

Pour revenir au sujet, je n'arrive toujours pas à comprendre la popularité de la Royal, et je ne suis pas le seul je crois. 2 hypothèses que je vous soumets :
 
- la société française vire à droite : Giscard, honni par la gauche dans les 70'S, serait pourtant avec son programme de l'époque un membre acceptable du PS d'aujourd'hui... D'ailleurs à 'époque, le RPR le taxait de social-démocrate. De même, le programme de la LCR d'aujourd'hui est plus à droite que celui du PS en 1981, etc... Dès lors, Fabius est aujourd'hui  trop à gauche dans son positionnement car l'électorat, français mais aussi socialiste, est devenu plus conservateur. D'où le succès de la picto-charentaise
 
- divorce entre les élites et le peuple. De même qu'on vote Besancenot ou Le Pen pour dire merde au PS ou à l'UMP, on vote Ségo pour barrer la route à Fabius et DSK, perçus comme plus classiques, plus caciques, plus "éléphants". Dès lors, peu importe son programme, comme pour Le pen et Besancenot, on vote pour elle pour ce qu'elle incarne, un ras-le-bol, anti-élites, anti-ENA
 
Je ne suis pas sûr que la démocratie y gagne...

n°9769616
jack ryan
Slaughterhouse General
Posté le 22-10-2006 à 14:33:20  profilanswer
 

démocratie, démocratie toujours ce mot à la bouche dès qu'un truc va mal ou plait pas "la démocratie en souffre"  :o  
 
faudrait être concret
 
mais que fait Bush ?  :D


Message édité par jack ryan le 22-10-2006 à 14:38:56
n°9769666
jack ryan
Slaughterhouse General
Posté le 22-10-2006 à 14:40:14  profilanswer
 

corsicapersempre a écrit :

De toute façon, à quoi ça sert de se défendre, puisqu'on est coupable par nature :sweat:


 
ils font pareil au Moyen Orient  :o

n°9769678
p47alto1
Posté le 22-10-2006 à 14:41:20  profilanswer
 

corsicapersempre a écrit :

De toute façon, à quoi ça sert de se défendre, puisqu'on est coupable par nature :sweat:


 
De surcroît tout un chacun est autorisé à nous traiter de tous les noms de manière collective sans risque judiciaire aucun.  :jap:  
Je ne discute pas l'inutilité de la chose, mais je n'aime pas baisser les bras ni mettre les mains en l'air :D


---------------
"S'imbrutta la memoria in certe bocche techje." Ghjuvan-Paulu Poletti • Basta à u pumataghjisimu !
n°9769765
jack ryan
Slaughterhouse General
Posté le 22-10-2006 à 14:55:17  profilanswer
 

p47alto1 a écrit :

De surcroît tout un chacun est autorisé à nous traiter de tous les noms de manière collective sans risque judiciaire aucun.  :jap:  
Je ne discute pas l'inutilité de la chose, mais je n'aime pas baisser les bras ni mettre les mains en l'air :D


 
demande au PS de voter une loi  :o   :D

n°9769908
p47alto1
Posté le 22-10-2006 à 15:18:20  profilanswer
 

jack ryan a écrit :

demande au PS de voter une loi  :o   :D


Sais-tu quoi je fais allusion? [:canaille]  Et sais-tu que je n'attends du PS ni plus ni moins que des autres partis, c'est-à-dire strictement rien?  :D


---------------
"S'imbrutta la memoria in certe bocche techje." Ghjuvan-Paulu Poletti • Basta à u pumataghjisimu !
n°9769923
Profil sup​primé
Posté le 22-10-2006 à 15:20:02  answer
 

p47alto1 a écrit :

De surcroît tout un chacun est autorisé à nous traiter de tous les noms de manière collective sans risque judiciaire aucun.  :jap:


Z'avez qu'à vous organiser, monter des associations, à la façon des "sales arabacci de merde" :whistle: </HS>
'tain la prestation de Rebsamen, quand même... :sweat: y ferait mieux de rester maire, c'est encore là où on le voit le moins  [:zeusy]  

n°9769944
p47alto1
Posté le 22-10-2006 à 15:23:08  profilanswer
 

Ça existe, les associations. Il n'empêche qu'un jugement au moins a été rendu dans le sens que j'indique, suite àç une plainte déposée par une asso.  
Au passage, tu peux aussi garder pour toi tes expressions alakon sur les maghrébins, dont je te laisse l'entière responsabilité.


---------------
"S'imbrutta la memoria in certe bocche techje." Ghjuvan-Paulu Poletti • Basta à u pumataghjisimu !
n°9769947
Profil sup​primé
Posté le 22-10-2006 à 15:23:25  answer
 

C'est quoi ce vieux spam :heink:
edit : ah ouf c bon il a été viré :o
 
p47altafrequenza> oh c'est bon hein, j'ai même pas parlé de vos penchants moutonophiles :o D'ailleurs tiens, en tant qu'indigène, tu en penses quoi du rôle de Rebsamen (au moment de Tralonca ou d'Erignac je sais plus... moi et les dates...)

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 22-10-2006 à 15:25:07
n°9769988
p47alto1
Posté le 22-10-2006 à 15:30:18  profilanswer
 


 
De mon côté je n'ai pas abordé la délicieuse tradition pédophile continentale…  :o  
Je crois que c'était avant les accords Matignon. Il en est tellement passé, des émissaires, des envoyés, sans même parler comme dans son cas des sous-marins en mission "officieuse". Il était sans doute téléguidé par Jospin, et franchement, que des gens tentent de discuter ne me gêne aucunement.


---------------
"S'imbrutta la memoria in certe bocche techje." Ghjuvan-Paulu Poletti • Basta à u pumataghjisimu !
n°9769996
Profil sup​primé
Posté le 22-10-2006 à 15:31:11  answer
 

J'ai rien non plus contre les tentatives d'arrangement amiable, hein. Nan mais bon, envoyer Rebsamen, quoi... Pourquoi pas les Marx Brothers tant qu'on y est [:mlc]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 22-10-2006 à 15:31:27
n°9770027
p47alto1
Posté le 22-10-2006 à 15:34:49  profilanswer
 


 
Boaf. Lui ou un autre… Si on tente un listing de tous les crétins, clampins et autre pitre néfastes missionnés par tous lmes gouvernement pour discuter/pourrir la situation/établir un rapport…
Dans ce cas précis, il était Franc-Mac et pas trop visible et sa loge pouvait recevoir tout le monde discrètement, si je ne m'abuse.


---------------
"S'imbrutta la memoria in certe bocche techje." Ghjuvan-Paulu Poletti • Basta à u pumataghjisimu !
n°9770976
Dantiste
Posté le 22-10-2006 à 18:02:59  profilanswer
 


Devinette.
 
Qui a dit :  
 

Citation :

"La réduction du temps de travail a été conçue davantage comme un outil de création d'emplois (350000) que comme l'aboutissement d'une réflexion sur les conditions de travail. Leur contrepartie fut un spectaculaire assouplissement du temps de travail (…) et une flexibilité accrue."


 
Et comme, c'est bien connu, ce sont les employés qui décident quand ils vont travailler et pour combien de temps....
 

n°9775480
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 23-10-2006 à 06:19:03  profilanswer
 

Tiens, Goret, à propos des barbares, j'ai trouvé sur le net une interview de Jean-Paul Brighelli, l'auteur de "la fabrique du crétin"', où il parle aussi de l'arrivée des barbares à l'école...
 
http://les-4-verites.france2.fr/?d [...] rticle=553

n°9775995
ReturnLibe​rty
Posté le 23-10-2006 à 10:51:22  profilanswer
 


Mise en place de jurys de citoyens
 

Citation :


http://permanent.nouvelobs.com/pol [...] S6515.html
Extraits  
La candidate à la candidature socialiste a annoncé qu'elle souhaitait une évaluation des politiques publiques par des "jurys de citoyens".
(...)
Ces jurys de citoyens tirés au sort permettraient d'instaurer "une surveillance sur la façon dont les élus remplissent leur mandat"(...)Ils fonctionneraient "à partir d'un certain nombre d'indicateurs que l'on pourrait démocratiquement mettre en place", a ajouté Ségolène Royal sans plus de précision.
Pour "associer les citoyens aux décisions qui les concernent", la candidate socialiste a également proposé de mettre en place des référendums d'initiative populaire et des budgets participatifs, sur le modèle de celui qu'elle a instauré depuis 2004 dans sa région Poitou-Charentes.
 
"Révolution démocratique"
 
Ségolène Royal a dit compter sur cette "révolution démocratique" pour répondre à la "crise politique, démocratique, voire même morale", qui touche selon elle la France aujourd'hui.
 
La candidate à l'investiture socialiste a assuré que son projet de démocratie participative n'était pas contraire à la démocratie représentative.
Elle s'est défendue de tout populisme après sa petite phrase controversée selon laquelle son "opinion est celle du peuple français" sur la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. "On ne peut pas dire au peuple français qu'on va le consulter (par référendum) et lui dire en même temps qu'il est trop bête pour réfléchir et qu'il fasse comme on lui dit de faire", a-t-elle dit.
Ségolène Royal a jugé la polémique révélatrice du "fossé qui s'est creusé entre les responsables politiques et le peuple". "Moi, je n'ai pas peur du peuple", a-t-elle lancé.


 
Strauss-Khan est contre

Citation :


http://permanent.nouvelobs.com/pol [...] S6581.html
Extrait
La proposition de Ségolène Royal d'instaurer des "jurys populaires" pour contrôler les élus a reçu lundi 23 octobre la réponse d'un autre candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, Dominique Strauss-Kahn, qui s'est déclaré contre.
"Généralisons les comptes-rendus de mandats, mais pas de jurys populaires. Le suffrage universel, c'est la règle et dans l'intervalle, entre deux élections, des comptes-rendus aussi fréquents que possible", a-t-il déclaré sur Europe 1.
 
Une idée génératrice d'"un énorme désordre"
 
"S'il s'agit de dire que les élus doivent faire des comptes-rendus de mandat, comme le fait Bertrand Delanoë à Paris, il n'y rien de neuf. S'il s'agit de mettre en place, éventuellement en les tirant au sort, des assemblées qui viendraient concurrencer celles qui ont été élues démocratiquement en début de mandat et mettent en place la politique municipale, départementale, régionale, je suis contre", a expliqué Dominique Strauss-Kahn. Selon le député du Val d'Oise, "ce serait créateur d'un énorme désordre que d'avoir des assemblées d'un côté qui critiqueraient une autre assemblée qui elle aurait été élue".


 
Je sais pas, je reste pour l'instant sans avis... Dommage que Ségolène Royal n'ait pas mis en place une telle structure en Poitou-Charentes... On aurait pu avoir un référent....

n°9775996
lvk3
Posté le 23-10-2006 à 10:51:24  profilanswer
 

pour en finir avec le desinteret de la politique de la part des citoyens causé par la conclusion que les politiciens sont incompetents/menteurs etc...l'evolution democratique est en mouvement:
 
 
 
http://permanent.nouvelobs.com/pol [...] .html?1103
 
Ségolène Royal propose des "jurys de citoyens" pour évaluer les politiques publiques  
 
PARIS (AP) -- Ségolène Royal a proposé dimanche dans le cadre de la "démocratie participative" qu'elle entend mettre en place si elle est élue en 2007 de faire évaluer l'ensemble des politiques publiques par des "jurys de citoyens".  
Ces jurys de citoyens tirés au sort permettraient d'instaurer "une surveillance sur la façon dont les élus remplissent leur mandat", a expliqué la candidate à la candidature socialiste lors de la 15e Cité de la réussite à la Sorbonne.  
Ils fonctionneraient "à partir d'un certain nombre d'indicateurs que l'on pourrait démocratiquement mettre en place", a ajouté Mme Royal sans plus de précision.  
Pour "associer les citoyens aux décisions qui les concernent", la candidate socialiste a également proposé de mettre en place des référendums d'initiative populaire et des budgets participatifs, sur le modèle de celui qu'elle a instauré depuis 2004 dans sa région Poitou-Charentes.  
Ségolène Royal a dit compter sur cette "révolution démocratique" pour répondre à la "crise politique, démocratique, voire même morale", qui touche selon elle la France aujourd'hui.  
La candidate à l'investiture socialiste a assuré que son projet de démocratie participative n'était pas contraire à la démocratie représentative.  
Elle s'est défendue de tout populisme après sa petite phrase controversée selon laquelle son "opinion est celle du peuple français" sur la question de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.  
"On ne peut pas dire au peuple français qu'on va le consulter (NDLR: par référendum) et lui dire en même temps qu'il est trop bête pour réfléchir et qu'il fasse comme on lui dit de faire", a-t-elle dit.  
Ségolène Royal a jugé la polémique révélatrice du "fossé qui s'est creusé entre les responsables politiques et le peuple". "Moi, je n'ai pas peur du peuple", a-t-elle lancé. AP


Message édité par lvk3 le 23-10-2006 à 10:57:49
n°9776009
ReturnLibe​rty
Posté le 23-10-2006 à 10:53:23  profilanswer
 


Oups, lvk3 et moi on s'est téléscopés  :D  
C'est moi ki gagne !  :lol:

n°9776017
lvk3
Posté le 23-10-2006 à 10:54:28  profilanswer
 

ReturnLiberty a écrit :

Oups, lvk3 et moi on s'est téléscopés  :D  
C'est moi ki gagne !  :lol:


 
2 secondes d'avance...  :)

Message cité 1 fois
Message édité par lvk3 le 23-10-2006 à 10:54:37
n°9776108
ReturnLibe​rty
Posté le 23-10-2006 à 11:15:38  profilanswer
 

lvk3 a écrit :

2 secondes d'avance...  :)


 
 :bounce:   :bounce:  
 
Bon à part ça les jurys de citoyens... Il y a un texte signé Ségolène Royal sur Désirs d'avenir

Citation :


http://www.desirsdavenir.org/index [...] s&actu=230
Beaucoup de bonnes intentions sont perdues, car les mesures, concoctées dans cercles trop étroits, manquent leur objectif. Faute qu’ait été pris le temps d’un diagnostic partagé et d’une construction plus collective de la décision.
Je crois aux vertus de la démocratie participative. Cela commence à se savoir.
Chacun d’entre nous, chaque citoyen là où il est, dans sa famille, dans son quartier, dans son milieu de travail, dans son association, dans ses loisirs, est un expert légitime de la mutation de la France. Parce qu’il vit un certain nombre de problèmes, parce qu’il a des projets, parce qu’il a des espoirs, parce qu’il s’interroge sur ce que vont devenir ses enfants, parce qu’il s’interroge sur ce que vont devenir ses parents qui vieillissent, parce qu’il s’interroge sur l’environnement, sur le cadre de vie que nous allons laisser aux générations futures.
Bref, je ne pense pas que les citoyens soient trop ignorants des affaires publiques pour s’en mêler, trop égoïstes pour concourir à la définition de l’intérêt général. Ou trop frileux pour regarder l’avenir en face.
Mais les citoyens ne s’impliquent que si le jeu en vaut la chandelle. S’ils ont le sentiment qu’ on ne les consulte pas seulement pour la forme. S’ils sentent qu’ils peuvent orienter directement les choix, y compris financiers.
Je suis de prés, depuis quelques années les diverses formes et mécanismes de democratie participative : les budgets participatifs, les jurys de citoyens, les conférences de consensus à la suédoise. J’organise, à Poitiers, depuis deux ans, un colloque annuel consacré a la démocratie participative. Avec des chercheurs, des praticiens et des chercheurs venus du monde entier.
Tous ces dispositifs de démocratie participative ont en commun de reconnaître la capacité d’expertise légitime des citoyens et de créer les conditions d’une délibération informée.
La démocratie participative ne s’arrête pas à la seule phase “amont” : préparation de la décision, décision, action : “écouter pour agir juste”. Pourquoi ne pas l’utiliser pour évaluer les résultats de l’action publique ?
La responsabilité politique est mise en cause à chaque renouvellement électoral puisque les citoyens peuvent sanctionner les élus qui n'ont pas rempli leurs obligations.
Il n'y a aujourd’hui pas d'évaluation au long cours de l’action publique.
J’ai proposé de créer des jurys de citoyens qui évalueraient les politiques publiques, par rapport à la satisfaction des besoins, ou par rapport au juste diagnostic des difficultés qui se posent, non pas dans un sens de sanction, mais pour améliorer les choses.
Ces jurys de citoyens pourraient être constitués par tirage au sort. Comme dans la Grèce antique.
Pour évaluer les choix technologiques, les scandinaves et les britanniques constituent des jurys de citoyens par tirage au sort. Si on admet que des citoyens sont aptes à formuler des recommandations sur des sujet aussi complexes que les biotechnologies, pourquoi ne le seraient ils pas pour évaluer l’action de leurs élus sur des sujets qui les concernent de prés ?
Souvenons que la démocratie signifie d’abord le droit égal de « ceux qui n’ont pas de titre à gouverner » à s’occuper des affaires de la cité.
Rendons lui, comme dit Jacques Ranciére, sa « puissance de scandale »



 
Ah déjà avec ce texte on sait que cette formule "jurys de citoyens" existe ailleurs, dans d'autres pays, pour des choix technologiques...
Dommage que la phrase que j'ai mis en gras ne soit pas reprise par le NouvlObs... car là avec cette expication je suis plutôt d'accord, à première vue...

Message cité 1 fois
Message édité par ReturnLiberty le 23-10-2006 à 11:16:49
n°9776172
corsicaper​sempre
Posté le 23-10-2006 à 11:25:54  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Tiens, Goret, à propos des barbares, j'ai trouvé sur le net une interview de Jean-Paul Brighelli, l'auteur de "la fabrique du crétin"', où il parle aussi de l'arrivée des barbares à l'école...
 
http://les-4-verites.france2.fr/?d [...] rticle=553


 
Il précise bien qu'il assume d'être un "affreux gauchiste" (à la gauche de la gauche, dit-il) :bounce: Et pourtant :sol: Si mêeme la prise de conscience se fait là, alors la partie peut être gagnée contre le chomâge qui est la seule cause de tous les désordres que nous connaissons en banlieue.  

n°9776439
lvk3
Posté le 23-10-2006 à 12:22:18  profilanswer
 

ReturnLiberty a écrit :

Dommage que la phrase que j'ai mis en gras ne soit pas reprise par le NouvlObs... car là avec cette expication je suis plutôt d'accord, à première vue...


 
il faut choisir:
- soit l'on considere que les citoyens sont idiots et par consequent on ne leur demande pas leur opinion et et l'on supprime le suffrage universel et la democratie.
- soit l'on considere que les citoyens sont aptes a raisonner, et l'on essaie de poursuivre la construction de la democratie.
 
il serait absurde de considerer que la population est apte a choisir un president, mais inaptes a juger si le maire de telle ou telle ville a correctement fait son travail.

Message cité 2 fois
Message édité par lvk3 le 23-10-2006 à 12:25:33
mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  211  212  213  ..  279  280  281  282  283  284

Aller à :
 

Sujets relatifs
Ségolène Royal, la jument sur laquelle il faut miser ?Ce que Ségolène Royal pense de Mai 68.
Faudra-t-il un nouveau parti à gauche, dans une offre refondue? (MAJ)Shoutcast Live [Depeche Mode] > Playing l'intégral : 25 ans de DM !
bruler un radar, mode d'emploi!Ségolène Présidente en 2007
Journal - Herald Tribune - de gauche ou de droite?DHL : Mode d'emploi ??
Aucun topic sur la mode ? 
Plus de sujets relatifs à : Ségolène, mode passagère ou véritable égérie de la Gauche


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)