posté 15 Mai 2003 12:59
Une fois n'est pas coutume, merci au syndicat des impots qui m'a permis de sortir du site de l'insee et d'aller profiter du soleil dehors(institut national des statistiques en Fr)
L'AVENIR DE NOS RETRAITES
Tordons le cou aux idées reçues !
D'autres solutions existent !
SYNDICAT NATIONAL UNIFIÉ DES IMPÔTS
TEL : 01.44.64.64.44
Janvier 2003
A. Les retraites aujourd'hui, c'est quoi, c'est combien ?
Depuis 1993 dans le secteur privé, pour percevoir une retraite pleine et entière, il faut avoir cotisé pendant 40 ans, le calcul se faisant sur les 25 meilleures années de travail.
Combien perçoit un retraité ?
Aujourd'hui. un salarié sur trois perçoit le minimum c'est à dire qu'en 2002, un salarié rémunéré au SMIC pendant toute sa carrière (et ce sans interruption liée au chômage), perçoit à sa retraite 525 euros de régime général et 229 euros de retraite complémentaire.
Soit un total de 754 euros (moins de 5000F)
Plus de 8 millions de salariés sont concernés par ce montant.
Il s'agit bien d'un minimum car en réalité pour percevoir ce montant de retraite il faut au moins gagner 1524 euros par mois au moment du calcul des droits.
Concevez vous aujourd'hui que vivre avec 754 euros soit une réponse décente dans notre société ?
Tout en sachant que pour percevoir cette somme il faut avoir bien sûr cotisé pendant 40 ans !
Ainsi les salariés qui veulent partir à 60 ans et qui souvent ont connu des périodes de chômage se retrouvent à la retraite avec moins que ces 754 euros !!!
Les chiffres qui suivent sont extraits du rapport du Conseil d'Orientation des retraites (COR) présidé par Mme Yannick Moreau
B. Quel poids les retraites ont-elles sur la richesse produite par la France (PIB) ?
en 2000
Les richesses produites par la France (PIB) étaient de 1407 milliards d'euros
Le nombre de retraités de + de 60 ans était de 13 millions
Le coût des retraites (privées et publiques) était de 163,1 milliards d'euros
soit 11,6 % des richesses produites
Si l?on prend l?estimation pessimiste du COR soit : 1,7 % d'augmentation annuelle du PIB par an,
en 2020
Le PIB sera de 1970 milliards d'euros
Le nombre de retraités sera de 17,8 millions
En maintenant le système actuel, le coût des retraites sera de 276 milliards d'euros
soit 14 % des richesses produites
en 2040
Le PIB sera de 2759 milliards d'euros (le PIB aura presque doublé par rapport à 2000)
Le nombre de retraités sera de 22 millions
Le coût des retraites sera de 458 milliards d'euros
soit 16,6 % des richesses produites.
Ainsi on voit bien que la nation peut, sans problèmes majeurs, absorber l'évolution démographique puisque les retraites ne pèseront que 5 % de plus en 2040 soit une augmentation moyenne annuelle des cotisations évaluée à 0,37 % par salarié (soit 1/3 pour la part salariale et 2/3 pour la part patronale).
C. Quelles solutions pour améliorer le régime par répartition ?
1) Réduire le chômage et augmenter les salaires
Pourquoi ?
Avec plus de salariés, mieux rémunérés, c'est la garantie de plus de cotisations et donc une garantie de paiement des retraites
2) Faire participer à l'effort les revenus exonérés
Comment ?
La masse salariale a diminué au profil des revenus distribués aux actionnaires des entreprises. En 20 ans la masse salariale est passée de 68 % à 58 % du PIB alors que les revenus du capital sont passés de 3 % à 11 % et suivent une pente ascendante. Il serait donc normal que ces revenus du capital, issus du fruit du travail des salariés, soient eux aussi taxés comme les salaires, pas plus pas moins.
C'est le principe de la solidarité.
Compte tenu de leur volume, à eux seuls, ils pourraient financer l'augmentation du coût des retraites (voir point précédent)
Ainsi les entreprises, qui privilégient la machine à l'homme, participeraient à l'effort que seules supportent aujourd'hui les cotisations assises sur les salaires
3) Des caisses aujourd'hui sont chroniquement déficitaires (Agriculture, commerçants, artisans).
Doit-on relever le seuil de leur cotisation ? Le système par répartition à pour mission de « gommer » ces disparités. Ainsi le régime général, les pensions des fonctionnaires et d'autres caisses excédentaires participent par reversement à l'équilibre de ces caisses
C'EST LA SOLIDARITÉ
Une chose est sûre : les fonds de pension ne garantissent pas l'avenir des retraites. Les exemples des pays anglo-saxons sont là pour nous le prouver.
D. Pourquoi dire non aux fonds de pensions ?
En 1980, 29 % des richesses créées par les entreprises servaient à rémunérer les actionnaires.
En 2000, la part consacrée à ces rémunérations était de 41 %.
Aujourd'hui,
- Près de 20 % de la population française vit autour du seuil de pauvreté.
- Le surendettement a explosé ces dernières années. On parle des « travailleurs pauvres ».
Combien de salariés aujourd'hui sont à découvert bancaire chaque mois ?
Combien de citoyens peuvent aujourd'hui mettre de l'argent de côté ?
Les fonds de pension ou l'épargne salariale c'est quoi ?
C'est prélever une partie de sa rémunération mensuelle et la confier à un organisme financier (placement) chargé de la faire fructifier, le but étant de récupérer cette mise au bout d'un certain nombre d'années augmentée des intérêts.
Les faillites successives des organismes de fonds de pensions (ENRON, WORLDCOM,?) ont conduit des milliers de retraités ou futurs retraités à la ruine (les retraités américains sont obligés de retravailler suite à l'effondrement boursier).
Le placement boursier n'offre aucune garantie à terme.
Les entreprises qui prospèrent le plus en bourse sont celles qui licencient le plus !
Alors, êtes-vous prêts à confier votre avenir à ce système pervers ?
E. Les Fonctionnaires d'État ne sont pas des retraités mais des pensionnés.
C'est-à-dire
Pour garantir leur neutralité et garantir au citoyen l'assurance d'un service rendu équitable sur l'ensemble du territoire, l'État au travers du statut de la fonction publique et au travers du code des pensions s'est engagé à rémunérer ses serviteurs (les fonctionnaires) tout au long de leur carrière et au-delà puisqu'il peut, s'il le désire, les rappeler en cas de nécessité.
La pension est en réalité un salaire différé.
Ceux concernés
Les fonctionnaires dont les 2/3 sont composés de catégories C et B : leur pension, après 37,5 années de cotisations sur la base brute des 6 derniers mois de traitement hors primes, représente entre 62 % et 55 % de leur rémunération.
Envisager de cotiser pendant 40 annuités et changer la période de référence se traduirait inévitablement par une chute importante du montant de la pension.
Au nom de l'équité en terme de durée (40 ans pour tous), ce serait un recul en terme de pouvoir d'achat (diminution du montant de la retraite perçue).
Rappelons
Un retraité « Balladurien » (réforme 1993) perçoit aujourd'hui 19 % de moins en terme de retraites que s'il était resté avec l'ancienne formule !
C'est pourquoi nous disons
Avec les propositions que nous faisons, en conservant le système par répartition et en faisant participer à l'effort national tous les types de revenus (voir ci-dessus), on peut sans difficulté faire revenir tout le monde à 37,5 années de cotisations.
Il s'agit essentiellement de faire un choix de société et d'avoir le courage politique de faire enfin participer à la solidarité ceux qui possèdent aujourd'hui une majeure partie des richesses produites par le fruit du travail des autres.