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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°16412586
samuelp
Posté le 11-10-2008 à 10:03:21  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Mon boss a perdu 50% de la valeur de sonh porte-feuille d'actions :/

mood
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Posté le 11-10-2008 à 10:03:21  profilanswer
 

n°16412591
moonboots
Posté le 11-10-2008 à 10:04:32  profilanswer
 

le_noob a écrit :

En faite je rentre de soirée tout seul  :fou:   :/   :cry:  


 
Celui qui n'a jamais été seul
Au moins une fois dans sa vie
Seul au fond de son lit
Seul au bout de la nuit
                     /
http://www.clipzik.com/images/posts/1177932289.jpg

n°16412600
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 11-10-2008 à 10:06:39  profilanswer
 

samuelp a écrit :

Mon boss a perdu 50% de la valeur de sonh porte-feuille d'actions :/


 
en meme temps quand ils gagnent 50% les salaires augmentent pas, quand ils perdent 50% les salaires baissent


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°16412602
moonboots
Posté le 11-10-2008 à 10:06:59  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

Ben, non. D'autant que ce sont les états qui ont les meilleurs condition de prêt, ils empruntent sur cinquante ans à des taux imbattables. Autoriser les états à créer de la monnaie ce n'est clairement pas la solution, on sacrifierait la stabilité financière


Je ne saisis pas : Quel est l'avantage pour un état d'emprunter à une banque privée ? Tu menaces tout aussi bien la stabilité financière, et en plus tu payes des intérêts...

Message cité 2 fois
Message édité par moonboots le 11-10-2008 à 10:10:44
n°16412688
Ciler
Posté le 11-10-2008 à 10:28:20  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Je ne saisis pas : Quel est l'avantage pour un état d'emprunter à une banque privée ? Tu menaces tout aussi bien la stabilité financière, et en plus tu payes des intérêts...


Il ne peut pas faire ce qu'on fait les USA, c'est a dire financer son deficit par l'emission de monnaie.


---------------
And I looked, and behold a pale horse: and his name that sat on him was Death, and Hell followed with him. Revelations 6:8
n°16412700
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 11-10-2008 à 10:31:32  profilanswer
 

grozibouille a écrit :

Oué c'est bien triste toutes ces histoires de suicides économiques...
 
Pourtant l'ami Bush, Greenspan, Paulson, Soros ou Buffett continuent de dormier sur leurs 2 oreilles...


Tu peux retirer Soros et Buffett de ta liste. Cela fait des années qu'ils ont dénoncé l'utilisation des produits dérivés.  
DAVOS: Soros Calls For Regulation Of World Financial Institutions
Soros est un philanthrope reconnu. L'argent qu'il gagne, il en fait qq chose, il ne fait pas que le garder pour soi.


Message édité par el muchacho le 11-10-2008 à 10:48:53

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°16412702
Rasthor
Posté le 11-10-2008 à 10:31:41  profilanswer
 

CAMPEDEL a écrit :

 


http://www.letemps.ch/template/opi [...] cle=241468

 


Plus le temps passe, et plus je pense que la faillite de l'Islande est le premier domino.  :(

 

J'espère que mon sentiment est faux.  :(

 

Edit : Mais en octobre 2008, la situation est autrement plus sérieuse car une partie de notre substance économique est en péril: UBS est un noyau de l'économie. Sa reprise par une banque étrangère mettrait en question le modèle helvétique des trois décennies passées: lentement mais sûrement, notre pays ultra-mondialisé perdrait le contrôle de sa mondialisation. La Suisse, qui n'a aucun poids en politique internationale, n'en aurait plus dans l'économie mondiale.

 

Ca m'inspire : à terme, la Suisse va rentrer dans la CEE.

 



 :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:  :lol:

 

Ca n'arriva pas avant longtemps. Pas tant que je serais vivant du moins.

Message cité 1 fois
Message édité par Rasthor le 11-10-2008 à 10:44:38
n°16412709
Rasthor
Posté le 11-10-2008 à 10:33:05  profilanswer
 

Jorg Haider is dead. [:godwinhaha]

Message cité 1 fois
Message édité par Rasthor le 11-10-2008 à 10:33:33
n°16412716
Profil sup​primé
Posté le 11-10-2008 à 10:34:41  answer
 

Rasthor a écrit :

Jorg Haider is dead. [:godwinhaha]


-> topic Le Pen  :o  
 
Il est mort jeune quand même  :sweat:

n°16412733
chinoisurf​er
the liberty
Posté le 11-10-2008 à 10:37:29  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
en meme temps quand ils gagnent 50% les salaires augmentent pas, quand ils perdent 50% les salaires baissent


 
sa résume parfaitement ma pensé :)


Message édité par chinoisurfer le 11-10-2008 à 10:37:45
mood
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Posté le 11-10-2008 à 10:37:29  profilanswer
 

n°16412740
moonboots
Posté le 11-10-2008 à 10:38:59  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Il ne peut pas faire ce qu'on fait les USA, c'est a dire financer son deficit par l'emission de monnaie.


les USA non plus ne peuvent pas émettre de la monnaie, ils empruntent tout autant aux banques privées par la FED

n°16412763
Ciler
Posté le 11-10-2008 à 10:44:00  profilanswer
 

moonboots a écrit :


les USA non plus ne peuvent pas émettre de la monnaie, ils empruntent tout autant aux banques privées par la FED


Non, justement, ils empruntent a la FED, mais aussi et surtout a la Chine et au Japon en emmettant des bons du tresor, ce qui revient grosso-modo au meme.


---------------
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n°16412784
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 11-10-2008 à 10:49:16  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Je ne saisis pas : Quel est l'avantage pour un état d'emprunter à une banque privée ? Tu menaces tout aussi bien la stabilité financière, et en plus tu payes des intérêts...


 
Tu ne menaces rien du tout, les banques quand elles prêtent de l'argent :
 
1/ Elles ne les prêtent qu'à condition d'avoir les fonds propres en quantité suffisante selon la réglementation en vigueur.
2/ Elles s'engagent à détruire l'argent dans l'avenir quand le prêt sera remboursé.
 
L'état pourrait faire quelque chose de similaire, mais ça reviendrait à peu près au même que lorsqu'il émet des bons au trésor à l'heure actuelle. En revanche, émettre de la monnaie ce serait complètement différent et aurait un impact bien plus néfaste sur l'économie nationale.

n°16412785
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 11-10-2008 à 10:49:37  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
en meme temps quand ils gagnent 50% les salaires augmentent pas, quand ils perdent 50% les salaires baissent


"Quand les riches maigrissent, les pauvres crèvent." Proverbe chinois :o


---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°16412789
Dr1nkOrDi3
Apatride
Posté le 11-10-2008 à 10:49:51  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
en meme temps quand ils gagnent 50% les salaires augmentent pas, quand ils perdent 50% les salaires baissent


 
C'est le principe du capitalisme, seuls les pertes sont mutualisées, grâce au chantage à l'emploi.
 
Le pouvoir de l'argent est bien plus grand que celui des états maintenant, cette crise ne fait que le confirmer, mais la population en majorité s'en fout et préfère accepter de se coucher devant ce pouvoir ; tant pis pour sa gueule.

n°16412792
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 11-10-2008 à 10:50:34  profilanswer
 

Ciler a écrit :


Non, justement, ils empruntent a la FED, mais aussi et surtout a la Chine et au Japon en emmettant des bons du tresor, ce qui revient grosso-modo au meme.


 
Ah non, émettre des bons au trésor c'est précisément payer des intérêts aux banques, c'est radicalement différent d'émettre de la monnaie.

n°16412820
moonboots
Posté le 11-10-2008 à 10:56:40  profilanswer
 

hephaestos a écrit :


 
Tu ne menaces rien du tout, les banques quand elles prêtent de l'argent :
 
1/ Elles ne les prêtent qu'à condition d'avoir les fonds propres en quantité suffisante selon la réglementation en vigueur.
2/ Elles s'engagent à détruire l'argent dans l'avenir quand le prêt sera remboursé.
 
L'état pourrait faire quelque chose de similaire, mais ça reviendrait à peu près au même que lorsqu'il émet des bons au trésor à l'heure actuelle. En revanche, émettre de la monnaie ce serait complètement différent et aurait un impact bien plus néfaste sur l'économie nationale.


Avoir des fonds propres ok mais c'est comme pour le prêt aux entreprises ou particuliers : il y a création de monnaie. En quoi est-ce plus vertueux quand ce sont des banques qui créent de la monnaie ? Explique-moi la différence dont tu parles. Et les bons du trésor ne reviennent pas du tout au même puisqu'il y a l'intérêt à payer en surplus par rapport à une simple création de monnaie.

n°16412825
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 11-10-2008 à 10:58:58  profilanswer
 

Donc quand ils renflouent les banques, les états effacent en même temps leurs dettes envers ces dernières, je suppose ?


---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°16412828
Profil sup​primé
Posté le 11-10-2008 à 11:00:02  answer
 

moonboots a écrit :


Avoir des fonds propres ok mais c'est comme pour le prêt aux entreprises ou particuliers : il y a création de monnaie. En quoi est-ce plus vertueux quand ce sont des banques qui créent de la monnaie ? Explique-moi la différence dont tu parles. Et les bons du trésor ne reviennent pas du tout au même puisqu'il y a l'intérêt à payer en surplus par rapport à une simple création de monnaie.


C'est ce qu'il a dit, faut lire et comprendre avant de poster  :o

n°16412829
Profil sup​primé
Posté le 11-10-2008 à 11:00:02  answer
 

Dr1nkOrDi3 a écrit :


 
C'est le principe du capitalisme, seuls les pertes sont mutualisées, grâce au chantage à l'emploi.
 
Le pouvoir de l'argent est bien plus grand que celui des états maintenant, cette crise ne fait que le confirmer, mais la population en majorité s'en fout et préfère accepter de se coucher devant ce pouvoir ; tant pis pour sa gueule.


jusqu'au jour ou les ceux en bas de l'échelle se révolteront...
 
 
au jour d'aujourd'hui, une masse de déposant qui retire leur dépôt de chez les banquiers escrocs et c'est la fin de ce système qui engraisse une partie infime de la population...

n°16412830
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 11-10-2008 à 11:00:18  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Avoir des fonds propres ok mais c'est comme pour le prêt aux entreprises ou particuliers : il y a création de monnaie. En quoi est-ce plus vertueux quand ce sont des banques qui créent de la monnaie ? Explique-moi la différence dont tu parles. Et les bons du trésor ne reviennent pas du tout au même puisqu'il y a l'intérêt à payer en surplus par rapport à une simple création de monnaie.


Ce n'est pas une création de monnaie puisque la banque garantit sa destruction future, que ce soit lorsque l'empruntant rembourse ou, en cas de défaut de la part de l'empruntant, en détruisant son argent à elle.

 

Et effectivement dans les bons au trésor il y a des intérêts, qui sont les plus bas imaginables, d'où mon doute sur la possibilité de créer un mécanisme aussi robuste qui soit moins couteux pour l'état.

Message cité 1 fois
Message édité par hephaestos le 11-10-2008 à 11:00:29
n°16412834
Profil sup​primé
Posté le 11-10-2008 à 11:01:36  answer
 

hephaestos a écrit :


Ce n'est pas une création de monnaie puisque la banque garantit sa destruction future, que ce soit lorsque l'empruntant rembourse ou, en cas de défaut de la part de l'empruntant, en détruisant son argent à elle.
 
Et effectivement dans les bons au trésor il y a des intérêts, qui sont les plus bas imaginables, d'où mon doute sur la possibilité de créer un mécanisme aussi robuste qui soit moins couteux pour l'état.


en théorie, mais vu qu'on vis dans un monde a crédit, un se termine et 2 autre reprenne, ça ne fait qu'augmenter la masse monétaire...

n°16412867
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 11-10-2008 à 11:10:42  profilanswer
 

Non, les fonds propres n'augmentent pas aussi facilement, du coup la quantité de crédits possibles n'augmente pas de façon systématique.

n°16412871
moonboots
Posté le 11-10-2008 à 11:11:20  profilanswer
 


mais non tais-toi toi

n°16412878
moonboots
Posté le 11-10-2008 à 11:12:58  profilanswer
 


voilà, +1, c'est exactement ce qui se passe


Message édité par moonboots le 11-10-2008 à 11:13:38
n°16412900
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 11-10-2008 à 11:21:07  profilanswer
 

La preuve que ce système marche très bien pour prévenir l'inflation, c'est que depuis sa mise en place avec l'indépendance de la BCF puis l'instauration de l'Euro avec la BCE elle aussi indépendante, l'inflation est historiquement basse.

Message cité 2 fois
Message édité par hephaestos le 11-10-2008 à 11:21:20
n°16412939
addtc
AuDessusDeToutCa
Posté le 11-10-2008 à 11:31:57  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

La preuve que ce système marche très bien pour prévenir l'inflation, c'est que depuis sa mise en place avec l'indépendance de la BCF puis l'instauration de l'Euro avec la BCE elle aussi indépendante, l'inflation est historiquement basse.


Comment peux-tu utiliser l'adjectif "historiquement" pour une institution créee en 1999 ?


---------------
"Oh, ils ne mentent jamais. Ils dissimulent, ils esquivent, ils tergiversent, ils confondent, ils troublent, ils distraient, ils occultent, ils déforment subtilement et font exprès de comprendre de travers(...) mais ils ne mentent pas"
n°16412957
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 11-10-2008 à 11:36:28  profilanswer
 

samuelp a écrit :

Mon boss a perdu 50% de la valeur de sonh porte-feuille d'actions :/


 
Mon boss aussi tirait bien la gueule hier [:cerveau afrojojo]  
 
J'aime beaucoup faire la tournée des bureaux sous un prétexte quelconque et essayer de deviner qui a perdu ses économies juste en regardant l'usure de leur touche F5.


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°16412965
Tamahome
⭐⭐⭐⭐⭐
Posté le 11-10-2008 à 11:38:11  profilanswer
 

addtc a écrit :


Comment peux-tu utiliser l'adjectif "historiquement" pour une institution créee en 1999 ?


 
1999<2008  [:kazenotakuto]


---------------
Hobby eien /人◕ ‿‿ ◕人\
n°16412973
Profil sup​primé
Posté le 11-10-2008 à 11:39:20  answer
 

roscocoltran a écrit :


 
Mon boss aussi tirait bien la gueule hier [:cerveau afrojojo]  
 
J'aime beaucoup faire la tournée des bureaux sous un prétexte quelconque et essayer de deviner qui a perdu ses économies juste en regardant l'usure de leur touche F5.


et d'en jouir ensuite  [:forummp3]

n°16412978
lokilefour​be
Posté le 11-10-2008 à 11:40:23  profilanswer
 

Citation :

Pendant la crise, le président de la Société générale engrange des plus values


 

Citation :

Le président de la Société Générale, Daniel Bouton, a réalisé une plus-value de 1,3 million d’euros en moins de quatre mois, malgré la chute du titre en Bourse, en revendant des actions de son groupe acquises au titre des stock-options, a affirmé vendredi le site d’informations Mediapart.


 
C'est quand même lamentable. Le cours de l'action s'effondre, la crise s'installe et monsieur Bouton ne pense qu'a acheter en vitesse des stocks options Socgen à prix préférentiel pour les revendre illico en réalisant une plus value immédiate, participant ainsi à la baisse du cours de l'action Socgen en vendant massivement des actions.
C'est vraiment gerbant.
Et en plus légal. :o  
Un exemple des comportements dignes d'un parasite qui doivent disparaitre.
Ce genre de personnages sont vraiment des pourris qui ne pensent qu'a se goinfrer même quand tout s'écroule autour d'eux.


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°16412987
Vaulti
Démocratie participative?
Posté le 11-10-2008 à 11:41:43  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

Citation :

Pendant la crise, le président de la Société générale engrange des plus values


 

Citation :

Le président de la Société Générale, Daniel Bouton, a réalisé une plus-value de 1,3 million d’euros en moins de quatre mois, malgré la chute du titre en Bourse, en revendant des actions de son groupe acquises au titre des stock-options, a affirmé vendredi le site d’informations Mediapart.


 
C'est quand même lamentable. Le cours de l'action s'effondre, la crise s'installe et monsieur Bouton ne pense qu'a acheter en vitesse des stocks options Socgen à prix préférentiel pour les revendre illico en réalisant une plus value immédiate, participant ainsi à la baisse du cours de l'action Socgen en vendant massivement des actions.
C'est vraiment gerbant.
Et en plus légal. :o  
Un exemple des comportements dignes d'un parasite qui doivent disparaitre.
Ce genre de personnages sont vraiment des pourris qui ne pensent qu'a se goinfrer même quand tout s'écroule autour d'eux.


C'est bien ca le problème...que ce genre de magouilles soit légal.


---------------
Tu l'as voulu, tu l'as eu...
n°16413013
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 11-10-2008 à 11:45:19  profilanswer
 

hephaestos a écrit :

La preuve que ce système marche très bien pour prévenir l'inflation, c'est que depuis sa mise en place avec l'indépendance de la BCF puis l'instauration de l'Euro avec la BCE elle aussi indépendante, l'inflation est historiquement basse.


 
Avec un taux d'endettement historiquement haut. L'état a quasi privatisé la maîtrise de l'inflation, c'est un aveu d'impuissance et quitte à vouloir réguler, autant s'auto-gérer et réguler l'inflation soi-même.


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°16413126
Profil sup​primé
Posté le 11-10-2008 à 12:11:34  answer
 

hephaestos a écrit :


 
Tu ne menaces rien du tout, les banques quand elles prêtent de l'argent :
 
1/ Elles ne les prêtent qu'à condition d'avoir les fonds propres en quantité suffisante selon la réglementation en vigueur.
2/ Elles s'engagent à détruire l'argent dans l'avenir quand le prêt sera remboursé.
 
L'état pourrait faire quelque chose de similaire, mais ça reviendrait à peu près au même que lorsqu'il émet des bons au trésor à l'heure actuelle. En revanche, émettre de la monnaie ce serait complètement différent et aurait un impact bien plus néfaste sur l'économie nationale.


 
Tu oublies une choses essentielle l'interet, ce qui change tout.  Pour l'etat c'est 40 milliards qu'elle doit verser chaque années aux banques privées, alors qu'elle pourrait s'en défaire.  
 
Apparemment certain essai de faire croire que les banques ont un rôle tout a fait normal dans la société, alors que c'est très loin d'etre aussi simple, on va encore vulgarisé pour que cela soit bien compris. Vous etes têtu, moi aussi  :)  
 

Citation :

Première recette – Le crédit à l'économie ou « la pêche miraculeuse »

 
Voilà le moyen le plus courant pour créer de la monnaie scripturale . Bien sûr, tout doit commencer par une demande de crédit. Mais qui n'en n'a pas un aujourd'hui ? Le système se charge bien de nous y inciter, en faisant chanter les sirènes de la publicité, histoire de faire craquer les quelques indécis qui ne souhaitaient pas spécialement vivre à crédit . Vous voilà donc en besoin de 1000 euros, prêt que votre banquier vous consent. A quoi cela se résume-t-il ? A une simple écriture comptable dans les livres de la banque : à l'actif de son bilan une créance de 1.000, et au passif la contrepartie, les 1000, portés au crédit de votre compte de dépôt à vue (DAV) . Et voici 1000 euros créés ! Vous allez les utiliser pour vos achats, voire en épargner une partie ; bref ils vont circuler dans la communauté jusqu'à échéance, quand vous aurez remboursé la totalité du crédit. Alors ? Tout disparaîtra ; la monnaie sera totalement détruite, sauf les intérêts, mais nous y reviendrons. Ainsi l'augmentation de l'actif bancaire - créances sur l'économie - entraîne un accroissement de la masse monétaire - en dépôt à vue -, tandis qu'une diminution de l'actif bancaire – le remboursement des créances - entraîne au contraire une réduction de la masse monétaire. On peut donc dire qu'une demande de crédit des agents non bancaires conduit à une augmentation de la masse monétaire lorsqu'elle est satisfaite.  
 
Pour ma part je proposerais: ” La monnaie est créée par les banques commerciales, seules autorisées à ce faire, lors d’une demande satisfaite de crédit dépassant les épargnes antérieures disponibles; le demandeur de crédit est donc cocréateur de monnaie”  
 
Il y a 3 sources de création monétaire, contreparties de la masse monétaire créée: 1) Contrepartie extérieure (marché des changes); 2) Créances nettes sur l’Etat; 3) Créances sur l’économie (ménages et entreprises)”
 

Deuxième recette - la monétisation d'actifs non monétaires ou « l'eau changée en vin »

 
 
Dans l'exemple précédent, vous aurez compris que les 1000 euros que vous auriez pu demander sous forme de monnaie sonnante et trébuchante si vous l'aviez souhaité et qui, dans tous les cas, sont du « vrai et bon argent » pour vous, n'existaient pas préalablement dans votre banque ni dans l'ensemble du système bancaire. D'où viennent-ils ? Pour obtenir ce prêt vous avez dû signer un acte de prêt, outre les garanties que votre banquier vous aura peut-être demandé de donner. C'est le bout de papier que vous avez signé – l'acte de prêt - qui, entre les mains de votre banquier, se transforme en monnaie.  

 Les spécialistes disent que « les banques créent de la monnaie en “monétisant” - en transformant en argent - des actifs non monétaires ».

 
Mais à ce titre, nous direz-vous, une banque peut acheter la terre entière sans dépenser un sou ! Non ; c'est là qu'interviennent les règles prudentielles, celle du « coefficient de fonds propres et de ressources permanentes », entre autres, qui prévoit que les fonds propres d'une banque doivent représenter au moins 60 % de ses participations et de ses investissements. Cela réduit donc considérablement les possibilités. Il n'en reste pas moins qu'elles ont l'extraordinaire privilège de pouvoir financer leurs pertes et dépenses, pratiquement sans trésorerie. A l'occasion, c'est ce qui permet de masquer des situations catastrophiques, lorsque l'actif des banques repose sur un trop grand nombre de créances irrécouvrables, ce qui a été à l'origine du crack japonais ou du Crédit Lyonnais. Ainsi que le souligne André Chaineau « les banques jouissent de l’exorbitant privilège de créer à partir de rien un titre de créance pour régler leurs obligations (aux fuites près ) », et Maurice Allais de surenchérir : « Dans son essence la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique… à la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents ».
 
Néanmoins,  dans la mesure où les banques commerciales ont le monopole de la création monétaire, elles ne peuvent créer de la monnaie pour elles-mêmes. Acheter un titre c'est financer une entreprise, créer de la monnaie pour acheter un immeuble dont la banque sera propriétaire, c'est pour la banque se financer elle-même. De même, la banque n'a pas le droit de créer de la monnaie pour financer ses propres titres. Elle doit émettre ses propres titres pour trouver des ressources.
 
En effet, les banques ne peuvent créer de la monnaie scripturale pour elles-mêmes mais pour des agents non bancaires. Elles le font non seulement en faisant des crédits ou en achetant des devises, mais également aujourd'hui en monétisant des titres (elles financent l'Etat ou les entreprises en achetant leurs obligations ou actions).
 
 
Troisième recette – les effets multiplicateurs ou « la multiplication des pains »
 
 
Vous aurez sans doute remarqué que lorsque vous déposez un chèque sur votre compte en banque, vous n'êtes pas immédiatement crédité. Votre banque se réserve en effet un délai pour compenser les sommes qu'elle doit aux autres banques avec ce que les autres lui doivent. En moyenne elle prend entre un et trois jours pour les chèques « sur place » et entre cinq et sept jours s'il s'agit de chèques "hors place". Pendant ce délai la banque s'approprie, d'une certaine manière, les sommes portées en compte, qu'elle va pouvoir prêter.
 
Imaginons maintenant que les règles prudentielles en vigueur prévoient que les banques ne peuvent prêter qu'à hauteur de 90 % des dépôts qu'elles détiennent, ce qui est actuellement le cas.
 
L'exemple qui va suivre se joue dans un système de 4 banques privées (B1, B2, B3, B4, mais vous pouvez remplacer ces sigles par les noms de quatre banques que vous connaissez).

 
Vous venez de vendre à un ami une voiture d'occasion pour la somme de 1000 euros qu'il vous remet en chèque. Ces 1000 euros proviennent-ils d'une épargne ou d'un crédit ? Allez savoir, mais peu importe ; pour vous, c'est du bon et bel argent que vous déposez sur votre compte à la banque « B1 ». Voilà donc un dépôt de 1000 euros qui ouvre à votre banque la possiblité de prêter 1000 x 90 % = 900 euros.
Or, Monsieur B a justement besoin de 900 euros pour effectuer quelques travaux chez lui. Il s'adresse à la banque B1 qui lui accorde ce prêt. Monsieur B établit un chèque de 900 euros à son maçon, Monsieur C, qu'il dépose sur son compte à la banque B2. Les 900 euros prêtés à Monsieur C par la banque B1 deviennent ainsi dépôt à la banque B2. B2 peut dès lors prêter 900 x 90 % soit 810 €.
Monsieur D entre dans sa banque, la banque B2. Vous savez pourquoi ? Il a besoin d'un prêt de 810 euros… Il lui est octroyé et Monsieur D peut ainsi régler son fournisseur, Monsieur E, de cette même somme qu'il dépose à sa banque, la banque B3, qui peut maintenant prêter 810 x 90 % = 729 euros
Est-ce nécessaire d'aller plus loin ? Allez, encore une fois pour le « fun ». Monsieur F obtient un crédit de 729 euros à la banque B3, qui trônent en belle place sur un chèque que Monsieur G, à qui il devait cette somme, porte sur son compte à la banque B4, que cette dernière prête à Monsieur H à hauteur de 90 % soit 656 euros, et ainsi de suite.
Que s'est-il passé en réalité ? Votre dépôt initial, dont on ne sait d'ailleurs s'il provenait d'un prêt, a créé et mis en circulation, "en plus"des 1000 euros de départ et dans le cadre de cet exemple limité à 4 échanges : 900+810+729+656 = 3095 euros.
Le dépôt s'est transformé en crédit, qui redevint dépôt, puis crédit, puis dépôt… au point que l'on s'y perd et que l'on peut se demander « qui de l'oeuf ou de la poule est venu en premier ? » Une chose est certaine, c'est qu'en 1960, la monnaie en circulation en France - ou masse monétaire - convertie en euros, était équivalente à 14 milliards et qu'en 2000 elle était passée à 378 milliards d’euros sous l'effet de l'inflation et de l'augmentation de la production. Ce sont 364 milliards supplémentaires, donc 27 fois la masse monétaire initiale qui ont été créés en 40 ans grâce aux mécanismes que nous décrivons !
 
 
Quatrième recette – l'intérêt ou « la cerise sur le gâteau »
 
 
Il y a une chose que nous n'avons pas précisée dans notre exemple précédent ; les prêts consentis à messieurs B, D, F et H ont été assortis dun intérêt à 10 % l'an. Imaginons qu'ils aient tous remboursé leur prêt en une fois au bout d'un an. Ils auront remboursé : 990 + 891 + 802 + 721 = 3404 contre, rappelez-vous, 3095 euros créés, soit une différence de 309 euros versée au système bancaire sur de la monnaie qui ne lui appartient pas. Mais pourquoi dire que l'intérêt est de la création monétaire ? N'est-il pas tout simplement une charge que le banquier prélève sur notre richesse ?
Nous n'insisterons jamais assez sur ce fait ! Depuis que la monnaie n’est plus gagée sur l’or, elle n’existe plus que sous forme de crédit. L'argent qui circule dans la communauté mondiale n'est que la différence qui existe entre la masse de l'argent prêté et celle de l'argent remboursé ;
chaque jour de nouveaux prêts consentis viennent grossir la masse monétaire, chaque jour des crédits sont remboursés, partiellement ou totalement et font diminuer d'autant la masse monétaire. Alors imaginez… Imaginez que tout le monde, particuliers, entreprises, collectivités locales et Etats décident pour en finir une bonne foi, de rembourser l'intégralité de leurs dettes. Et bien, selon le principe que nous venons d' énoncer, il n'y aurait plus un sou vaillant sur cette terre. Plus encore ! Nous serions dans l'impossibilité de le faire car, par le biais de l'intérêt, il nous est demandé de rembourser plus que ce qui a été mis en circulation !
 
Bien sûr, cela ne saute pas aux yeux, à moins de faire un « arrêt sur image » comme nous venons de le faire, car l'existence de la monnaie est la conséquence d'un cycle permanent. Mais la question reste posée : comment payer un intérêt dont le montant n'a pas été créé au préalable, sans assécher complètement la masse monétaire au fil du temps ? Est-il possible de récupérer plus d'eau que celle versée dans le bassin ? Il y a là une impossibilité arithmétique que le système résout en entraînant tout simplement la communauté dans du « toujours plus » de crédits, pour pouvoir créer la monnaie nécessaire au remboursement des intérêts .

Comprenez-vous maintenant les « vraies raisons » de l'invitation à la « croissance » déclinée sur tous les tons et répétée tel un mantra ? Comprenez-vous aussi pourquoi, au lendemain (ou surlendemain ?) du 11 septembre 2001, dans l'un de ses premiers discours, G.W Bush a déclaré : « il faut soutenir la consommation… ayez confiance ! » Eh oui, si la confiance disparaît, on est beaucoup moins enclin à s'endetter, donc moins de crédits… moins de masse monétaire… On ne peut plus rembourser les échéances à moins de s'appauvrir… et c'est tout le système bancaire et économique qui s'écroule ! Pour enfoncer le clou, il a aussi fait diminuer les taux d'intérêts histoire de « pousser à la consommation ».
 
Voilà en quoi l'intérêt est créateur de monnaie. Mais c'est bien là « son moindre défaut ». Les « dommages collatéraux » qu'il provoque, pour plagier l'élégance verbale que l'on se plait à utiliser pour édulcorer l'horreur, sont bien pire :
•     Il est la cause principale de l'inflation, puisque avec un crédit à 5 % par an par exemple, c'est le double de la somme empruntée qui doit être remboursée sur 15 ans, par le jeu des intérêts composés . Etrange qu'un système qui dénonce l'inflation comme « ennemi public numéro un » et en assigne la chasse à son autorité centrale - puisque telle est la mission première et quasi unique de la BCE - en soit le principal responsable !
•     Il est la cause profonde de la course à la croissance qui, si elle se conçoit lorsque l'on considère les choses sous l'angle exclusif de l'économie, devient mortifère lorsqu'on élargit le panorama à l'homme et à la nature.
•     Il est le premier responsable de la pauvreté dans le monde et de l'élargissement de la fracture sociale. Puisque les prix que vous payez sont constitués à 40-45 % du seul poids des intérêts, comme l'ont mis en évidence dans leurs études Magrit Kennedy et Ralph Becker cités en notes, vous imaginez la somme colossale qui est transférée du monde économique au monde financier ! Il contribue à l’asphyxie du premier et à la congestion du second ; il provoque surtout le transfert de la richesse des plus démunis vers les plus nantis. Magrit Kennedy, dans l'étude qu'elle présente dans son livre « Libérer l'argent de l'inflation et des taux d'intérêts » aux éditions Vivez Soleil, met en évidence que pour la population allemande, classée en 10 tranches de revenus, lorsque l'on fait la balance entre les intérêts créditeurs, versés à l'épargne, et les intérêts débiteurs prélevés au crédit, le solde n'est positif que pour la 10e tranche, celle des plus riches, équilibré pour la 9e et négatif pour les 8 autres. Elle souligne aussi que le solde est d'autant plus négatif que l'on est pauvre et d'autant plus positif que l'on est riche !
 
Notes:
 
1 - Rappelons que tous les pays constituant à ce jour l'Union Européenne n'ont pas encore adopté l'euro. L'Euroland ou zone euro sont des termes qui désignent l'ensemble des pays qui ont adopté l'euro, regroupés dans « l 'Eurosystème » qui comprend la Banque Centrale Européenne et les banques centrales des Etats membres.
 
2 - M1 est l'appellation technique utilisée pour désigner « l'agrégat » à l'intérieur duquel est contenu l'ensemble de la monnaie en circulation, fiduciaire et scripturale, et qui sert aux transactions. Ces agrégats sont au nombre de 5 et répertorient les actifs selon leur liquidité. On appelle actif tout objet matériel ou immatériel qui a pour son propriétaire une valeur monétaire actuelle et/ou future. Une voiture ou un kilo de tomates est en ce sens un actif, mais un litre d'eau de mer ou une invention non brevetée n'en est pas. Quant à la « liquidité », on désigne par là la rapidité avec laquelle on peut réaliser un actif. L'argent que l'on a sur un compte courant en banque est immédiatement réalisable, donc très liquide, mais la maison que l'on possède est un actif peu liquide dans la mesure où sa vente peut prendre de longs mois. Les agrégats, classés de M0 à M4 s’emboîtent comme des poupées russes, chacun contenant tous les précédents.
M0 est la base monétaire constituée par la monnaie centrale possédée par les banques sur les livres de la banque centrale.
M2 à M4 contiennent en plus de M1, précédemment cité, les comptes d’épargne de plus en plus longue, c’est-à-dire de moins en moins liquide. Par exemple, M2 contient l’épargne à vue (livrets d’épargne), tandis que les SICAV monétaires et les plans d’épargne logement sont dans M3.
 
Pour la zone euro, en novembre 2005, l'agrégat M1 était de 3385,6 G€ alors que le montant des pièces est billets était de 519,6 G$­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­. Cette masse M1 augmente, dans la zone euro, de 10 à 11 % par an. Mal distribuée elle alimente l'inflation. Pour plus de précisions nous vous recommandons les « fiches » rédigées par Gabriel Galand et Alain Grandjean, auteurs de La monnaie dévoilée (L'Harmattan, 1996) que vous trouverez sur www.chomage-et-monnaie.org
 
3 - Denis Clerc est fondateur et conseiller de rédaction de « Alternatives Economiques », agrégé d'économie et de gestion, agrégé de sciences sociales, auteur de Déchiffrer l'économie (éditions Syros).
 
4 - De la même manière que nous avons un compte dans une banque secondaire, et pouvons faire circuler la monnaie qui y est inscrite vers le compte d’une autre personne, les banques secondaires ont un compte courant à la Banque Centrale, sur lequel est inscrit leur avoir. Cet avoir est libellé en euros, comme la monnaie ordinaire, mais il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas de la même monnaie que celle qui circule entre les agents économiques. La monnaie dans les comptes courants de la Banque Centrale est appelée « monnaie centrale » ou « base monétaire ». Elle ne peut circuler qu’entre banques secondaires, par débit ou crédit de leur compte courant en Banque Centrale (www.chomage-et-monnaie.org – fiche 4).
 
5 - C'est ce que vous entendez appeler le « taux directeur ». Plus la Banque Centrale l'augmente, plus elle rend la création monétaire coûteuse et donc la freine, plus elle le baisse plus elle la favorise.
 
6 - Il faut comprendre que la Banque centrale exerce un contrôle « indirect » par pression financière. Le principe est de rendre la création monétaire de plus en plus coûteuse, pour éviter que les banques créent de l'argent à l'infini. Comme on sait statistiquement que 15 % environ de la masse monétaire sont demandés en billets, plus une banque crée de la monnaie par le crédit, plus elle a besoin de billets, plus elle a besoin de monnaie centrale pour les acheter. La Banque Centrale estimant insuffisant ce seul moyen de pression, elle oblige aussi les banques à détenir, sur leur compte en monnaie centrale, une proportion de la monnaie créée. A notre connaissance, elle est de 2 % à l'heure de l'écriture de ces pages, mais elle peut varier à tout moment. C'est ce qu'on appelle les « règles prudentielles. »
 
7 - Il s'agit de l'ensemble des règles auxquelles les banques doivent se soumettre, dans le but d'éviter les excès. De façon générale : - surveillance par la Banque de France et la Commission de contrôle des banques, qui veillent à la bonne organisation administrative et comptable, - justification par l'établissement bancaire de sa "bonne santé" financière (montant minimal de fonds propres, limitation des participations non financières, ratio de solvabilité), - secret professionnel, sous réserve des dispositions en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux (obligation de surveillance à l'égard des clients, notamment lors de l'ouverture d'un compte et en cas de transaction d'un montant supérieur à 15 000 €, et obligation d'information auprès des autorités lorsqu'une opération paraît suspecte).
 
8 - Rappelons que l'on distingue trois sortes de monnaie : - Les pièces, ou monnaie divisionnaire (environ 1 % de l'ensemble de la monnaie en circulation) ; - les billets, ou monnaie fiduciaire (environ 15 % de la toute la monnaie en circulation en France, 18 % pour l'Euroland) ; - et la monnaie circulant par jeu d'écritures ou monnaie scripturale. Elle représente 85 % environ de la masse monétaire.
 
9 - On suppose que les conditions de solvabilité sont toujours remplies. 10 - L'Actif d'une société regroupe les créances qu'elle détient, quant le passif représente l'ensemble de ses dettes, donc les sommes qu'elle doit. En comptabilité on ne peut constater une dette sans mettre en face, en contrepartie, une créance ou un actif matériel, ou sans diminuer une autre dette. Tout s'équilibre toujours à zéro.
 
11  - Pourquoi au passif de la banque ? Il faut bien comprendre que les comptes des clients d'une banque représentent pour elle des dettes car elle détient quelque chose qui ne lui appartient pas. Ses clients peuvent en effet lui demander à tout moment de leur restituer les sommes qui y figurent.
 
12 - André Chaineau, Mécanisme et politique monétaire, aux Presses Universitaires de France.
 
13 - On appelle « fuites » la monnaie fiduciaire que les banques doivent « acheter » à la Banque Centrale ou à d'autres banques, pour répondre à ce que les titulaires de comptes en banque transforment en espèces, soit en moyenne 15 %.
 
14 - Maurice Allais : Prix Nobel de Sciences Economiques en 1988 (Biographie Allais : http://allais.maurice.free.fr/Biographie.htm) La crise mondiale aujourd'hui, Ed. Clément Juglar 1999. Bernard Maris dans son livre Lettre ouverte aux gourous de l’économie qui nous prennent pour des imbéciles (Albin Michel 1999), ne fait guère de cadeaux aux économistes en général. Mais il écrit (pages 136/137) : " On va chercher Allais en 1987, après le krach, on le coiffe d’un chapeau pointu de devin, et on le ressort en 1998. Il dit la même chose, de bon sens, "que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel". Il ne prévoit rien : il fait de remarquables comparaisons historiques, point. Il donne la même analyse limpide de la crise de 1929, mais peu importe ; ce n’est pas sa capacité d’analyse historique que l’on met en scène, mais son coté vieux sage, vaguement sorcier et un peu loufoque : museler le système bancaire, interdire aux banques de créer de la monnaie, dire que la monnaie bancaire est de la "fausse monnaie", empêcher les banques de prêter à plus long terme que leurs fonds… si les gens lisaient vraiment ce qu’à écrit Allais, ils seraient stupéfaits ! Allais n’est pas un expert, mais un grand économiste… ".
 
15 - Certains économistes excluent les 15 % de monnaie fiduciaire (billets et pièces), considérée comme « monnaie permanente », au regard de la "monnaie temporaire" (monnaie de crédit, qui "s'efface" quand le crédit est remboursé). Nous, nous les incluons dans la mesure où la monnaie fiduciaire n'est qu'une partie convertie en numéraire de la monnaie scripturale créée par le crédit.
 
16 - Cela ne vaut qu'aussi longtemps que vous êtes éligible au crédit. Sinon, vous êtes acculé à la faillite personnelle ou d’entreprise, car dans ce cas on perd bien un patrimoine qui avait une valeur, au profit d’une tierce personne, mais toujours en final pour le paiement d’intérêts.
 
17 - Trois informations pour imager l'effet de l'intérêt :
A : Dans une étude des années 1985 l'économiste allemande Margrit Kennedy démontre qu'il y a en moyenne 40 % d'intérêts cumulés dans les prix hors taxes de TOUTES les consommations, en analysant des comptabilités en cascade (donc y compris celles des fournisseurs). Elle arrivait par exemple à : - 12 % d'intérêts financiers cumulés dans le ramassage public des ordures - 38 % dans le prix de vente de l'eau - 77 % dans le prix des loyers des habitations sociales. Dans une autre étude plus récente (2001), Ralf Becker, par une méthode totalement différente, celle de l'analyse des postes des comptes nationaux allemands, arrive à une moyenne de 46 % !
B : Si vous empruntez maintenant, en 2006, 100 euros à 5 %, vos descendants devront rembourser 13150 euros en 2106. S'ils attendent 2506, ce sera 4 000 milliards d'euros, et dans 2000 ans, un montant s'écrivant 240 suivi de 42 zéros !


 
http://www.fauxmonnayeurs.org/arti [...] g=fr&pg=24

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-10-2008 à 12:13:10
n°16413158
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 11-10-2008 à 12:20:02  profilanswer
 

addtc a écrit :


Comment peux-tu utiliser l'adjectif "historiquement" pour une institution créee en 1999 ?


 
L'indépendance de la banque de france, c'est 1994.

n°16413160
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 11-10-2008 à 12:20:20  profilanswer
 

@si va parler de la vidéo "money as debt" la semaine prochaine, le débat est déjà ouvert sur le forum si ça vous intéresse.


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°16413165
Profil sup​primé
Posté le 11-10-2008 à 12:22:30  answer
 

roscocoltran a écrit :

@si va parler de la vidéo "money as debt" la semaine prochaine, le débat est déjà ouvert sur le forum si ça vous intéresse.


 
Oui, j'ai vu, la vidéo commence a faire du bruit sur le net.  :)

n°16413190
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 11-10-2008 à 12:26:17  profilanswer
 

roscocoltran a écrit :

@si va parler de la vidéo "money as debt" la semaine prochaine, le débat est déjà ouvert sur le forum si ça vous intéresse.


Qui ça ???


---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°16413210
Babouchka
You're no fun anymore
Posté le 11-10-2008 à 12:28:54  profilanswer
 


 
http://www.arretsurimages.net/


---------------
HFR, the final frontier, where no troll has gone before
n°16413225
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 11-10-2008 à 12:32:03  profilanswer
 


 
Nan mais les intérêts que paient l'état c'est pas du vent, c'est effectivement qu'avoir de l'argent qu'on va rembourser plus tard ça a un cout pour la société. On peut imaginer un moyen pour l'état d'emprunter à taux nul, comme on peut imaginer un moyen pour l'état de réquisitionner les maisons qu'il veut ou de faire travailler à l'oeil les personnes qu'il souhaite. Le fait d'imposer aux états les même règles qu'à tous les autres acteurs économiques est un moyen d'avoir des règles simples, et il reste à l'état le droit de lever les impôts qu'il veut pour payer ses intérêts.

n°16413294
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 11-10-2008 à 12:43:21  profilanswer
 

Sinon, l'histoire ne fait que se répéter, et on voit que les banques sont totalement irresponsables.
Dans l'autobiographie d'Alan Greenspan, que je suis en train de lire, voici ce qu'il écrit p.117 de la crise de 1987, provoquée par... une crise de crédits immobiliers (les Standards & Loans).
(Je coupe parce que c'est long à taper)

Citation :


Commercial banks also were in serious trouble. This was an even bigger headache than the S&L because banks represent a far larger and more important sector of the economy. The late 1980 was their worst period since the Depression; hundreds of small and medium-size banks failed, and giants like Citibank and Chase Manhattan were in distress. Their problem, as with S&L, was too much speculative lending; in the early eighties, major banks had gambled on Latin American debt, and then, as those loans went bad,, like amateur gamblers trying to get square, they'd bet even more by lending the whole industry into a binge of commercial real estate lending.
The inveitable collapse of the real estate boom really shook banks. Uncertainty about the value of the real estate collateral securing their loans made bankers unsure how much capital they actually had - leaving many of them paralyzed, frightened, and reluctant to lend further.(...) Small and mid-size manufacturers and merchants all over America were finding it hard to get even routine busines loans approved. And that, in turn, made the recession unusually difficult to snap out of.
Nothing we did at the Fed seemed to work. We'd begun easing interest rates well before the recession hit, but the economy had stopped responding. Even though we lowered the fd funds rate no fewer than 23 times in the 3-year period between July 1989 and July 1992, the recovery was one of the most sluggish on record.(...) I couldn't be very encouraging, because I didn't know when the credit crunch would end.


get squared = se refaire
real estate = immobilier
sluggish=lent


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
mood
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