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Intervention du Dr Elie HADDAD au colloque "Syrie: défi à la diplomatie", sous le thème "des relations libano-syriennes".
22-02-2013 Dr Elie HADDAD - rplfrance.org
Introduction
Les relations bilatérales entre le Liban et la Syrie ont toujours été difficiles et entrelacées. A l’image du contexte régional volcanique et du maillage communautaire, aussi diversifié qu’explosif, dans les pays du moyen orient.
Le Courant Patriotique Libre, parti fondé et présidé par le Général Michel AOUN, est un témoin privilégié de ces relations : que ça soit en tant que fer de lance de la résistance contre la présence de l’armée syrienne au Liban, ou en tant que soutien objectif et raisonné dans la bataille actuelle en Syrie, l’expérience du CPL peut résumer les variations des relations entre les deux pays.
Un peu de géographie
Le Liban est un pays de 10452 km2 situé à l’est de la méditerranée. Il a une très grande bande côtière de 210 km. Ses frontières terrestres font 454 km, dont 375 avec la Syrie (soit 82,6 %) et 79 km avec Israël.
Le Liban est donc entouré par la mer, par la Syrie ou par Israël, pays avec qui il est en guerre.
Cette équation géopolitique simple s’impose à tout dirigeant responsable au Liban et met le cadre de toute action entre les deux pays. La Syrie est la porte d’entrée économique du Liban vers les pays du golfe et la voie qui permet l’import et l’export de ces produits vers ses pays.
Par ailleurs, la Syrie constitue la profondeur sociale et populaire du pays des cèdres, avec des liens familiaux souvent forts, des coutumes et des modes de vie semblables, une composition sociétale multiconfessionnelle comparable, ce qui rend les deux peuples très proches l’un de l’autre. (cf. Annexe 1)
Relations évoluant avec l’histoire
Les relations entre les deux états ont varié avec l’évolution de l’histoire. • Depuis le Grand Liban: Le déni d’indépendance
Les relations entre les deux pays dans l’histoire moderne remontent aux traités entre la France et la Grande Bretagne dits de Sykes-Picot.
Ces derniers sont des accords secrets signés le 16 mai 1916, entre la France et la Grande-Bretagne (avec l'aval des Russes et des Italiens), prévoyant le partage du Moyen-Orient à la fin de la guerre en zones d'influence entre ces puissances, dans le but de contrer des revendications ottomanes.
Le Grand Liban, l’appellation donnée à l’état avec les frontières actuelles du Liban, a été déclaré autonome le 1er Aout 1920 par le général Henri Gouraud, représentant l'autorité française mandataire sur la Syrie, du haut des marches de la Résidence des Pins à Beyrouth.
La formation du Grand Liban a consisté à tracer, dans le territoire de l'Empire ottoman déchu, une frontière séparant un état syrien d'un autre libanais annexant à l'ancienne moutassarifiya (circonscription autogérée dans l'Empire ottoman) du Mont-Liban, Beyrouth, les régions de Tripoli, du Akkar, du Hermel et de la Bekaa, ainsi que de Rachaya, Hasbaya, et le Sud-Liban.
L'État syrien a souvent considéré ces annexions comme des amputations de la Syrie historique. Raison pour laquelle la Syrie n’avait jamais reconnu officiellement l’indépendance de son petit voisin et n’avait jamais concédé à établir des relations diplomatiques entre les deux pays, jusqu’en 2009.
• Les années 50 et 60 : l’ère de la suspicion
La Syrie a connu une série de coups d’états depuis son indépendance jusqu’au dernier dont l’auteur était le président Hafez Assad en 1970, régime qui dure à ce jour.
Il est de notoriété publique que la majorité de ces coups d’états avaient été fomentés à Beyrouth, la capitale de la liberté de la presse où florissaient les idées révolutionnaires importées des différents coins du monde.
Ainsi, chaque régime syrien nouvellement installé devenait fortement suspect de l’ambiance beyrouthine, craignant le coup d’état suivant. • La guerre libanaise : la Syrie s’implique dans la déstabilisation interne.
La guerre entre les factions libanaises avait officiellement éclaté en 1975. Elle traduisait la première grande déstabilisation dans la région, le premier feu qui allait embraser toute la zone du moyen orient et qui continue de brûler encore ce jour.
L’analyse des causes et des conséquences de cette guerre dépasse le spectre de notre sujet. Cependant, il est important de préciser que tous les ingrédients de cette guerre sont toujours d’actualité et les mêmes qui agitent la région actuellement : le conflit israélo-palestinien, la volonté de division des populations sur des bases religieuses, de déstabilisation et d’appauvrissement des états souverains et d’implantation des palestiniens dans leur terre d’accueil pour leur interdire le droit de retour sur leur sol.
Le régime syrien de l’époque avait pris part active dans ce conflit en envoyant ces troupes pour se positionner sur le territoire libanais et en imposant, par conséquent, sa volonté sur le cours de l’histoire dans le pays des cèdres.
L’invasion de l’armée syrienne n’aurait pu avoir lieu sans un triple feu vert arabe, américain et israélien. Il est encore tôt pour apporter une analyse historique précise sur les conditions de cette invasion, mais nous ne pouvons que constater que la Syrie avait joué un rôle qui avait attisé les conflits internes et aggravé les schismes entre les différentes communautés composant le tissu social libanais, afin d’assurer la pérennité de sa présence sur le sol libanais.
Le régime syrien avait été grandement aidé dans cette tâche de division et d’appauvrissement par une cohorte de libanais qui ont profité du système pour s’enrichir au niveau personnel en bâtissant leurs empires, pour faire main basse sur l’état libanais et se l’approprier pour leurs propres intérêts et pour construire un leadership qu’ils vont mettre au profit des monarchies du golfe et de leurs mentors régionaux et internationaux.
• Le désamour entre libanais et syriens
L’implication directe du régime syrien dans le pourrissement de la situation interne et dans la mise en place d’un système de clientélisme et de corruption a été à l’origine d’un désamour fort entre de larges franges du peuple libanais et la Syrie.
Ce désamour se traduisait souvent pacifiquement, mais l’expression était fortement réprimée. Beaucoup de leaders ont payé de leur vie le prix de leur refus de l’hégémonie syrienne sur le régime libanais.
Par ailleurs, beaucoup de conflits armés avaient éclatés dans les premières années de la guerre et jusqu’en 1982, impliquant plusieurs communautés et l’armée syrienne.
• L’ultime guerre de résistance contre la Syrie lancée par le Général Michel AOUN.
Le Général Michel AOUN était le chef de l’état-major de l’armée quand le président de la république Amine sortant GEMAYEL a fait appel à lui pour assurer la continuité du pouvoir qu’il quittait, en septembre 1988, sans successeur élu. GEMAYEL avait nommé le haut conseil militaire comme gouvernement de transition et le Général AOUN comme premier ministre.
Michel AOUN devait ainsi prendre entre ses mains la boule de feu. Il a essayé de remettre de l’ordre dans la situation et s’attaquer à l’ordre établi par les milices. Il a cependant été contré dans son action par tous les acteurs régionaux et internationaux, à leur tête la Syrie et les américains.
Le Général a pu créer autour de lui un mouvement populaire transconfessionnel et transrégional, du jamais vu au Liban. Ceci menaçait de remettre en cause tout le travail de division et d’effritement entrepris depuis 1975. La Syrie était, à ce moment là, le fer de lance qui s’est opposé à l’action du Général. L’armée syrienne a mis fin à la résistance armée du Général à travers une action militaire de grande envergure usant, pour la première fois, de ses avions chasseurs pour le déloger de son palais présidentiel de Baabda le 13 octobre 1990.
Dans cette action, la Syrie avait certainement l’aval des puissances occidentales, les US en premier, dans un monde où le mur de Berlin venait de tomber ouvrant la voie à un unilatéralisme américain sans précédent.
• La « pax syriana » ou l’occupation syrienne du Liban
Une fois ce dernier réduit libre du Liban envahi, le Syrie a pu s’emparer définitivement de la décision politique dans ce pays, dans ce qui a été appelé par la suite « la pax syriana ». Le grand commissaire syrien était le vrai décideur et sa cour était le passage obligé pour tous ceux qui aspiraient à avoir un rôle politique sur l’échiquier. Ce commissaire décidait de la pluie et du beau temps au Liban, avec la totale approbation de l’occident.
Parmi les libanais, ceux qui ont continué à profiter de la présence syrienne pour fructifier encore plus leurs fortunes, pour écraser toute concurrence politique et pour approfondir le discours confessionnel.
Le premier qui a su profiter de cette situation était feu Rafic Hariri, un illustre inconnu au début des années 80, simple comptable de son métier, qui a pu s’imposer comme seul leader sunnite au Liban au début des années 90. En marge, il a pu aussi bâtir un empire de plusieurs milliards de dollars, s’approprier le centre ville de Beyrouth (à travers sa société privée SOLIDERE) et s’imposer comme premier ministre indéboulonnable qui a pu adapter la constitution libanaise à ses propres intérêts, mettant en exécution ses clauses de façon sélective selon les besoins.
Ce fonctionnement a pu perdurer en accord avec le régent syrien, en tout cas jusqu’en 2004, à travers un partage des rôles : au régime syrien la question de la sécurité et les grandes orientations politiques du pays, à M. Hariri l’économie et sa gestion quotidienne.
Pendant ce temps là, le Général Aoun était en exil en France et poursuivait sa lutte politique. Sur le terrain, les rangs des aounistes ne cessaient de s’élargir, comprenant de larges tranches de la population, notamment les jeunes et les étudiants. Ces derniers continuaient leur résistance pacifique sur le terrain défiant un pouvoir arrogant et un monde occidental sourd et complaisant. En parallèle, les diasporas libanaises à l’étranger s’organisaient, comme en France, pour soutenir leurs compatriotes et pour essayer de chercher des issues à cette situation bloquée.
• Le départ de l’armée syrienne et le retournement des alliances
Le Général AOUN l’avait prédit depuis son arrivée sur le sol français à Marseille en 1991 : le changement espéré ne pouvait avoir lieu sans trois conditions : une lutte pacifique sur le terrain, un travail politique de l’extérieur et savoir profiter des changements et d’éventuelles nouvelles données.
Les deux premières conditions étaient en marche quand le premier changement stratégique survenait représenté par le retrait de l’armée israélienne du sud du Liban en 2000 sous les coups de la résistance.
Du coup, la Syrie avait plus de mal à justifier la présence de son armée sur le sol libanais.
Puis survenait le fameux 11 septembre qui était la porte à travers laquelle la seule superpuissance de l’époque pouvait revenir en force dans la région.
Il était évident que le vent au Liban commençait à changer, surtout après l’invasion américaine de l’Irak en 2003 où les américains avaient commencé à traiter l’armée syrienne, pour la première fois, d’armée d’occupation.
Sur le terrain libanais, les leaders libanais, même les plus proches collaborateurs des syriens, commençaient l’un après l’autre à retourner leur veste. Le premier parmi eux était le druze Walid JOUMBLAT.
Le Général AOUN voyant les choses se précipiter, il lança en novembre 2004 une initiative consistant à appeler tous les leaders libanais à se rassembler afin d’assurer un retrait syrien ordonné et éviter ainsi de tomber dans le chaos. Il a envoyé ses émissaires vers tous ses leaders et, même, vers le régime syrien où deux de ses fidèles se sont rendus à Damas transmettant cette initiative.
La plupart des leaders libanais ont accordé peu d’importance à cette initiative : probablement parce qu’ils ne croyaient pas vraiment au retrait de l’armée syrienne, ou parce qu’ils voulaient en découdre avec ce régime. C’est le propre de tous les collaborateurs, tout au long de l’histoire.
Ensuite survenait la triste série d’assassinats ou de tentatives d’assassinat, en particulier celle de Rafic HARIRI, qui a précipité le retrait de l’armée syrienne du Liban, le 26 avril 2005.
• La visite du général Aoun en Syrie
Dès son retour en héros au Liban, le 7 mai 2005, le Général était décidé à tourner la page du conflit avec la Syrie et s’atteler aux problèmes majeurs de la société libanaise afin d’assurer son émancipation.
D’ailleurs, depuis le 14 mars 1989, lors de sa déclaration de guerre contre la Syrie, le Général AOUN avait promis d’arrêter toute hostilité avec le retrait du dernier soldat syrien et qu’il se lancerait dans les meilleurs rapports avec les syriens, prenant en compte les données historiques, géographiques, économiques et sociales entre les deux pays voisins. Il y allait de l’intérêt du Liban, surtout dans le contexte régional évolutif.
Par ailleurs, seuls les militaires savent que toute guerre doit avoir une fin et que la bataille ne doit pas continuer jusqu’à l’infini.
Le 3 décembre 2008, le Généra AOUN accomplit sa visite historique à Damas où il fut reçu par le président Bachar Assad.
Beaucoup d’encre avait coulé (et coule toujours d’ailleurs) concernant cette visite, notamment de la part des détracteurs, évoquant le virement de bord du Général. Ce n’était en réalité que la suite logique de son combat, que la mise en exécution de ses propos évoqués depuis 1989, avec comme objectif prioritaire de préserver les intérêts du Liban.
Beaucoup de journalistes avaient cependant compris la démarche du Général, la comparant à celle de De Gaulle qui s’est rendu en Allemagne après la deuxième guerre mondiale.(Annexe 3)
La plupart des libanais aussi ont suivi, encore une fois, le Général dans ses choix stratégiques. Y en a qui ne l’avaient pas compris à ce moment là. Mais avec ce qui se passe aujourd’hui dans la région, tout le monde reconnait au Général son excellente lecture politique et son exceptionnel courage.
Dans son discours historique à l’Université de Damas, le Général avait déclaré : «il faut dissocier le passé de l’avenir, non pas pour oublier le premier, mais pour en tirer les leçons nécessaires dans un esprit constructif et la volonté de changer. » (Annexe 4)
Pendant ce temps là, presque tous les anciens collaborateurs libanais de la Syrie s’étaient reconvertis en un anti-syrianisme primaire. Comme a dit le Général aussi : « après le retrait syrien, le suivisme à l’égard de la Syrie a cédé la place à un suivisme à l’égard d’une autre partie ».
Cette visite a été le premier pas dans une action stratégique menée par le Général pour ramener les chrétiens de la région, ceux du Liban en particulier, vers leurs vraies racines orientales. Avec le soutien du gouvernement syrien, a été sorti de terre et réhabilité un complexe religieux maronite à Brad, ville natale de Saint Maron et des festivités et des pèlerinages ont été organisées vers cette ville. L’objectif étant de pousser cette population à s’enraciner dans sa terre et à défaire les valises, toujours prêtes pour le grand voyage de l’immigration (Annexe 5).
A signaler, au passage, que ce sanctuaire de Brad a été complètement dévasté et détruit par les « rebelles » extrémistes qui se battent en Syrie actuellement.
• L’éclatement des « printemps arabes » ou le « chaos créatif » de Mme Rice.
Les conflits ont éclaté les uns après les autres dans les différents pays du pourtour méditerranéen, habillés par des slogans de démocratie et de droits de l’Homme. Cette succession d’évènements s’inscrivait dans une suite logique et prévisible, déclenchée en 2003 par l’administration américaine de l’époque sous l’appellation de « chaos créatif ». Ce chaos ne cesse actuellement de s’élargir (regardez l’Egypte, la Tunisie ou la Lybie) et ne peut que servir encore plus les intérêts israéliens et américains dans la région.
Ce « printemps » devait inexorablement atteindre la Syrie, au vu de son soutien à la résistance libanaise et à la tolérance qui existe entre les différentes communautés religieuses, deux conditions inacceptables dans le « nouveau moyen orient » imaginé par la diplomatie israélo-américaine.
Les répercussions du conflit syrien actuel au Liban
Du fait des relations actuelles à la fois très fortes et très conflictuelles entre les deux pays, du fait aussi de leur proximité géographique, le conflit syrien ne pouvait que déteindre sur la situation interne au Liban. Plusieurs points sont à considérer :
1. Deux camps séparés coexistent actuellement au Liban, l’un anti et l’autre pro-régime syrien. Le premier camp est guidé principalement par le clan Hariri, son courant du Futur et ses alliés. Ceux là sont impliqués ouvertement dans le financement et dans l’armement des factions dites « rebelles » ainsi que dans la propagande énergique contre le régime du président Assad. Le deuxième camp est représenté principalement par le Hezbollah, parti qui n’hésite pas à afficher son soutien à Assad.
2. Cette confrontation entre deux camps ne s’est pas traduite encore (j’espère qu’elle ne le sera jamais) par un grand conflit militaire. Comme dit le Général « ceux qui peuvent combattre ne veulent pas le faire alors que ceux qui veulent ne le peuvent pas »
3. Par contre, des conflits ponctuels ont eu lieu, comme à Tripoli où un quartier alaouite fait face à un autre sunnite. Ce face à face se traduit de temps en temps par des heurts armés, qui restent, à ce jour, circonscrits.
4. Le vrai risque est celui de l’invasion massive des combattants extrémistes anti-Assad qui ont investi les régions frontalières, ont commencé à endoctriner la population et à créer les assises des mouvements fondamentalistes salafistes (comme Al Nosra) dans ses régions. Cette poussée extrémiste en provenance de la Syrie est une vraie menace pour le Liban, notamment dans ce contexte de conflits sunnites-chiites dans la région.
5. Ces groupes salafistes et leurs soutiens locaux s’attaquent à l’état libanais et à son armée en particulier, pour les fragiliser et s’assurer d’une liberté d’action sur le sol libanais. Un officier et un soldat sont tombés il y a 15 jours dans un affrontement de ce type dans le village frontalier de Ersal, investi par les salafistes anti-Assad.
6. Enfin, l’arrivée en masse de plusieurs centaines de milliers de réfugiés syriens au Liban a déstabilisé l’administration, incapable de gérer ce flux et manquant cruellement de moyens. Ce flux menace de perturber l’équilibre interne au Liban, surtout à la lumière des divisions des libanais en deux camps vis-à-vis du conflit syrien.
Face à cette situation explosive, le gouvernement libanais actuel a inventé la politique de « distanciation », traduisez de non-ingérence dans le conflit syrien. Excellente perspective, mais qui devient parfois une distanciation avec les intérêts du Liban et de son peuple tellement que les liens avec la crise syrienne sont complexes.
Conclusion
Le Liban revient de loin après les années sombres de la guerre interne qui garde cependant réveillés ses démons.
Les relations libano-syriennes reviennent elles aussi de loin grâce à l’action responsable et raisonnable de quelques hommes d’état et malgré l’acharnement de quelques fauteurs de troubles irascibles.
Le Syrie passe actuellement, à son tour, par son baptême de feu, qui semble se diriger vers sa fin.
Le Liban a besoin de vivre en paix avec une Syrie forte, ouverte et tolérante. Tout comme l’Orient a besoin de toutes ses communautés vivant en harmonie et en complémentarité, pour l’enrichir dans leurs diversités.
Pour bien conclure ce propos, je cite la formule du Général Aoun qui dit « Le Liban ne doit pas être gouverné par la Syrie, ni ne doit être gouverné contre la Syrie ».
Dr Elie HADDAD
Président RPL France
Février 2013
ANNEXES
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