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Depuis le déclenchement du conflit le 7 octobre 2023, la bataille des chiffres a été au cœur de la guerre informationnelle autour de Gaza. Pendant des mois, un narratif dominant s’est imposé : la majorité des victimes seraient des civils, avec 70 % de femmes et d’enfants. Les nouvelles données publiées par le Hamas, détaillant pour la première fois la distinction entre combattants, civils et morts naturelles, bouleversent ce récit et offrent une perspective beaucoup plus nuancée sur la nature réelle des pertes.
Les bilans antérieurs, souvent supérieurs à 70 000 décès, ne distinguaient pas combattants, civils, morts naturelles et victimes de roquettes défaillantes dans un seul chiffre. Ce chiffre global saturait l’espace médiatique et visait à délégitimer l’action militaire israélienne en créant l’image d’une frappe aveugle.
Les nouveaux chiffres publiés, totalisant 68 844 décès, représentent une révision méthodologique majeure. Pour la première fois, ils distinguent 25 000 combattants du Hamas tués, 10 000 morts naturelles et 34 000 autres décès violents, comprenant des civils, des victimes de tirs de roquettes palestiniens défaillants, des exécutions commises par le Hamas pour suspicion de collaboration et des morts liées à des affrontements intergroupes. Cette clarification réduit la part des civils directement victimes des frappes israéliennes et révèle que les bilans précédents avaient été gonflés pour servir un objectif politique et propagandiste.
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