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Auteur Sujet :

Rassemblement des juristes (et rheo) de Discussions

n°63552150
avoir
Can u help me occupy my brain?
Posté le 22-07-2021 à 19:19:27  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

rionsnoir a écrit :

Bonjour,

 

J'ai une question concernant tout ce qui est domiciliation de fonds.

 

Dans le cadre d'un prêt, j'ai souscris auprès d'une banque avec notamment comme obligation la domiciliation de mes revenus (salaire).

 

Je vais bientôt passer à une activité libérale avec ma propre société et je vais donc créer un compte pro.

 

Par conséquent, je me demande comment évolue mon obligation de domiciliation : dois-je forcemment créer mon compte pro dans cette banque ? Transférer l'intégralité des revenus d'abord chez cette banque avant de le dispatcher ?

 

Merci pour vos lumières :jap:


Qu'est-il écrit exactement (tu peux citer directement) dans les conditions générales et particulières du prêt ?


---------------
I need someone to show me the things in life that I can't find
mood
Publicité
Posté le 22-07-2021 à 19:19:27  profilanswer
 

n°63552180
tails38
Posté le 22-07-2021 à 19:22:23  profilanswer
 

Et surtout y a t'il un avantage sur le taux du pret ?en lien avec cette obligation de domiciliation ?

n°63552884
rionsnoir
Posté le 22-07-2021 à 20:48:20  profilanswer
 

Il faudrait que je me replonge dans le contrat du prêt en effet.  
 
Concernant l'éventuel avantage, je ne crois pas qu'il y avait de lien direct entre les deux en dehors de "on vous fait ce taux là, mais dans le deal il y a la domiciliation des revenus".


---------------
Pseudo Nintendo: Mik
n°63552954
Cuistot
Maitre nageur
Posté le 22-07-2021 à 20:56:06  profilanswer
 

le prêt date de quelle année ? après 2018 ca n'est pas permis (sauf avantages)


Message édité par Cuistot le 22-07-2021 à 20:56:32

---------------
... . -. -..   -. ..- -.. . ...
n°63554001
rionsnoir
Posté le 22-07-2021 à 23:25:21  profilanswer
 

Prêt contracté en octobre 2020


Message édité par rionsnoir le 22-07-2021 à 23:25:35

---------------
Pseudo Nintendo: Mik
n°63554039
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 22-07-2021 à 23:32:04  profilanswer
 

daddykiller a écrit :

 

Il n'y a pas eu d'appel. L'astreinte est plus qu'intéressante si elle s'applique, en effet 50€ jour, à compter du 10 mars 2020, ca représente une trèèèès jolie somme. Pour le moment je n'ai ni touché 1 euro, ni même eu le courrier requalifiant mon licenciement. Le CGEA qui assure les paiements lors d'un redressement est injoignable, ça devient vraiment chiant. Mon avocate m'a expliqué que le CGEA allait certainement refuser de régler les astreintes car ca n'entre pas dans leur domaine de remboursements et que l'Association à qui j'étais opposé ne réglera jamais... Du coup, je suis un peu perdu... Ce matin, j'ai eu le CGEA qui doit me rappeller demain. Bien entendu, je vous tiens au courant :)

 

Salut!

 

Les AGS CGEA ne garantissent en effet jamais les astreintes selon une jurisprudence bien établie. L'association étant sortie du redressement, tu pourrais leur demander de payer. Sauf que. Une astreinte prononcée en première instance par le CPH est une astreinte PROVISOIRE. Or, seule une astreinte DEFINITIVE peut être liquidée. Il faudra donc que tu saisisses le juge d'exécution (conseil : la prochaine fois que tu assignes au CPH, demande au CPH de se réserver la liquidation de l'astreinte si tu es plus familier des prud'hommes que du juge de l'exécution ; tu peux aussi comparer les délais moyens de jugement dans ton coin entre le JEX et le CPH pour voir là où ce sera plus rapide) pour transformer l'astreinte provisoire en astreinte définitive et liquider l'astreinte. Mais, au moment de cette liquidation, le juge peut tout à fait modifier par le bas le montant demandé. Par ailleurs, tu auras un autre problème très important : quel est le point de départ de l'astreinte? Tu dis le 10 mars 2020, mais ton jugement indique précisément que le point de départ court à compter de la notification du jugement (à l'employeur., donc) Tu connais la date précise de notification du jugement à la partie adverse par le greffe du CPH en étant en mesure de la prouver? A mon avis, non. Tolle, lege : https://www.legifrance.gouv.fr/juri [...] 0038629611 (Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 6 juin 2019, 18-15.311, Publié au bulletin) :

 
Citation :

Mais attendu qu'il appartient au juge saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte de s'assurer, au besoin d'office, que l'astreinte a commencé à courir et de déterminer son point de départ ;

 

Et attendu que c'est par une exacte application de l'article 9 du code de procédure civile et sans inverser la charge de la preuve que l'arrêt retient qu'il appartenait à Mme J..., demanderesse à la liquidation de l'astreinte, de rapporter la preuve de la date à laquelle le jugement du 27 juin 2011 avait été notifié à la SAEM, sans qu'aucune conséquence puisse être tirée à cet égard de la date à laquelle la décision avait été notifiée à Mme J... ;

 

Bref, pour faire simple, à mon avis, tu peux dire adieu à tes astreintes, sauf avis contraire de ton avocat.

 

Edit : les règles que je me fixe dans mes propres saisines du CPH sont donc, sur ce point, de :
a) demander au CPH de se réserver la liquidation de l'astreinte
b) demander au CPH de faire courir l'astreinte à compter de la notification ou la signification du jugement.
Du coup, avec ces règles-là, quand la décision est notifiée au salarié, celui-ci, s'il a gagné et que son adversaire est condamné aux dépens et traîne pour exécuter, peut signifier le jugement par huissier de justice, ce qui fait automatiquement démarrer l'astreinte. Et la date de signification est bien sûr largement prouvable. Et les frais de signification peuvent être passés dans les dépens et remboursés.
Bien sûr, si la société a fait faillite, on oublie : la signification sera à la charge du salarié, et les AGS ne payeront pas les astreintes.

 

Si ton avocat t'assistais depuis le début, il n'a pas agi idoinement.


Message édité par ledauphinois le 22-07-2021 à 23:49:56
n°63554071
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 22-07-2021 à 23:37:51  profilanswer
 

tinc a écrit :


 
 :D  
 
Ouais, 102, ils ont pas voulu !
 
En revanche c'est bon pour les 34 jours, merci ledauphinois !  [:kimouss]  
 
J'ai beaucoup aimé le changement de ton du bailleur, entre ma première demande du détail du calcul où je me suis fait envoyer bouler, et après avoir sorti le petit texte de ledauphinois  [:manneke2]


 
 :jap:  
Merci pour le verre et merci du retour, heureux que mon aide ait été efficace!

n°63555462
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 23-07-2021 à 09:54:03  profilanswer
 

daddykiller a écrit :

Bonjour à tous !

 

Les prud'hommes m'ont donné raison et condamné l'asso où je bossais en mars 2020, l'asso a été mise en redressement, puis en est ressortie. Je n'ai aucun signe de vie ni de l'asso, ni du CGEA malgré mes appels.
Mon avocate me dit qu'obtenir le paiment des pénalités de retard sera quasi impossible à obtenir. Qu'en pensez vous ? Quelles procédures en gager et surtout, cela vaut il le coup d'engager des procédures où en général ça finit dans l'oubli ?

 

https://pbs.twimg.com/media/E6z2pWK [...] name=small

 

Oh mais j y pense : pourquoi l association n a pas été condamner à payer l indemnité voppensatrice de congés payes sur préavis? Cela a été demandé et refuse ou cela n a pas été demandé? Le montant de cette indemnité est 10 pourcents du montant du préavis., ici 398.68 euros.
Vous aviez été mis a pied? Si oui pourquoi la société n est pas condamnée à payer les salaires de la mise à pied? Cela a été demandé?
Et si le jugement date de 2020, pourquoi n a t il pas encore été exécuté? Au lieu de courir après des astreintes que vous n aurez pas*, touchez le capital déjà.
Avez vous vérifié si le jugement à été notifié?

 

* Edit : bon, je suis un peu sévère : vous pouvez toujours vous renseigner précisément au CPH pour demander les copies des preuves de notification et voir ce que vous obtenez

 


Message édité par ledauphinois le 23-07-2021 à 11:17:35
n°63574108
Mr-ionman
Fils spirituel de Corky
Posté le 25-07-2021 à 09:53:48  profilanswer
 

Bonjour   :hello:  
 
Je me permets de solliciter votre avis regardant un problème de servitude de passage.
 
Nous avons acheté une maison dont une partie du terrain est sujette à une servitude de passage pour un voisin. Servitude assez ancienne, très peu détaillée sur mon acte, mais apparemment un peu plus sur celui du voisin ("carrossable" comme il dit).
 
Comme vous pouvez le voir sur la photo aérienne, la servitude de base est en orange. Il y a quelques temps (les travaux sont déjà visibles début 2000 sur les cartes aériennes géoportail, ce même voisin a déplacé l'entrée de son terrain plus bas (flèche rouge). Ce passage est toujours pour partie sur mon terrain (le bout de triangle vert à droite).
 
La question que je me pose est la suivante : le fait d'avoir réaliser ces travaux me permet-il, de fait, de récupérer la jouissance du reste de la servitude initiale ? Pour ce voisin, évidemment non.
 
Je n'ai rien lu dans le code civil qui s'en rapproche...
 
Si oui, comment faire valoir cet état de fait ?
 
Je vous remercie.
 
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/45302

Message cité 3 fois
Message édité par Mr-ionman le 25-07-2021 à 09:55:14
n°63580209
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 25-07-2021 à 21:04:37  profilanswer
 

Domaine : syndic de copropriété
 
Bonjour,
 
On s'est enfin débarrassé de notre ancien syndic X par non-reconduction de son mandat lors d'une AG. Un nouveau Y a été nommé après organisation d'une nouvelle assemblée générale. Le nouveau syndic a tenu à organiser une AG pour voter les comptes. Après étude de la comptabilité fournie avant l'assemblée générale par le nouveau syndic Y portant sur la dernière année de gestion par le syndic X, on s'aperçoit de dépenses complètement irrégulières au profit du syndic X, qui n'ont jamais été approuvées lors d'aucune AG, qui ne figurent pas dans le contrat-type figurant au décret, ni dans le contrat qui avait été voté en AG. La somme est faible, environ 1K€. Le syndic Y nous a fait comprendre que si effectivement ces dépenses étaient irrégulières, l'on avait plutôt intérêt à passer l'éponge. Le syndic X, interrogé par moi, m'a répondu "je n'ai pas à vous répondre, voyez avec le nouveau syndic".
Questions SVP :
a) Qui peut attaquer l'ancien syndic X? Le syndic Y? Le conseil syndical? N'importe quel copropriétaire?
b) Faut-il être représenté obligatoirement? Je suppose que c'est du TJ...
 
En vous remerciant par avance si vous avez un élément de réponse

mood
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Posté le 25-07-2021 à 21:04:37  profilanswer
 

n°63581055
GAS
Wifi filaire©
Posté le 25-07-2021 à 22:54:39  profilanswer
 

Mr-ionman a écrit :

Bonjour :hello:

 

Je me permets de solliciter votre avis regardant un problème de servitude de passage.

 

Nous avons acheté une maison dont une partie du terrain est sujette à une servitude de passage pour un voisin. Servitude assez ancienne, très peu détaillée sur mon acte, mais apparemment un peu plus sur celui du voisin ("carrossable" comme il dit).

 

Comme vous pouvez le voir sur la photo aérienne, la servitude de base est en orange. Il y a quelques temps (les travaux sont déjà visibles début 2000 sur les cartes aériennes géoportail, ce même voisin a déplacé l'entrée de son terrain plus bas (flèche rouge). Ce passage est toujours pour partie sur mon terrain (le bout de triangle vert à droite).

 

La question que je me pose est la suivante : le fait d'avoir réaliser ces travaux me permet-il, de fait, de récupérer la jouissance du reste de la servitude initiale ? Pour ce voisin, évidemment non.

 

Je n'ai rien lu dans le code civil qui s'en rapproche...

 

Si oui, comment faire valoir cet état de fait ?

 

Je vous remercie.

 

https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/45302


Si t'as pas de réponse ici, essaie le topic des pros du bâtiment :
https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 873&page=1


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On a pas attendu les pneus en 180 pour attaquer !
n°63581123
elv1s
Posté le 25-07-2021 à 23:06:45  profilanswer
 

elv1s a écrit :

Hello les juristes :)
 
J'ai une question suite au congé paternité nouvelle version, je bosse dans le secteur privé :  
 
Mon enfant est né le samedi, d'après le site du service-public :  
 
Un salarié dont l'enfant naît un samedi bénéficie d'un congé de naissance de 3 jours. Le congé de naissance est calculé en jours ouvrables. Le congé débute donc le 1er jour ouvrable suivant la naissance, il a donc lieu du lundi au mercredi. Le salarié doit également prendre immédiatement ses 4 jours obligatoires de congé de paternité et d'accueil de l'enfant. Ce congé de paternité et d'accueil de l'enfant est décompté en  jours calendaires, soit du jeudi au dimanche. Le salarié doit donc prendre un congé cumulé du lundi au dimanche.
 
Jours ouvrables : Correspond à tous les jours de la semaine, à l'exception du jour de repos hebdomadaire (généralement le dimanche) et des jours fériés habituellement non travaillés dans l'entreprise
Jours calendaires : Correspond à la totalité des jours du calendrier de l'année civile, du 1er janvier au 31 décembre, y compris les jours fériés ou chômés
 
Hors d'après mon employeur je dois pointer de cette façon :  
- 10, 12 et 13/07 en CEF, le 11/07 en RH. 14,15 et 16/07 en CPATER et 17 et 18/07 en RH.
 
Je suis surpris que le 17 ne soit pas en CPATER ? L'assurance maladie me versera les IJ jusqu'au 17/07 ? et l'employeur reprend la main à partir du 18/07 ?
 
Dans leur calcul, j'ai la douce impression qu'il récupère un RH en lieu et place du CPATER ? du coup je suis perdant dans mes indemnités car je ne suis pas rémunéré de la même façon en étant en CPATER au lieu du RH, de plus dans leur calcul je ne récupère pas un RH, alors qu'en ayant le samedi en CPATER il m'en son redevable de 1 ?  
 
Merci à vous et désolé pour le pavé  :sweat:  :)


 
Re Bonsoir,  
Personne pour m’aider  :sweat:

n°63584840
wonderfuln​ightmare
Diagnostiqué Hyperthymique
Posté le 26-07-2021 à 11:08:42  profilanswer
 

ledauphinois a écrit :

Domaine : syndic de copropriété
 
Bonjour,
 
On s'est enfin débarrassé de notre ancien syndic X par non-reconduction de son mandat lors d'une AG. Un nouveau Y a été nommé après organisation d'une nouvelle assemblée générale. Le nouveau syndic a tenu à organiser une AG pour voter les comptes. Après étude de la comptabilité fournie avant l'assemblée générale par le nouveau syndic Y portant sur la dernière année de gestion par le syndic X, on s'aperçoit de dépenses complètement irrégulières au profit du syndic X, qui n'ont jamais été approuvées lors d'aucune AG, qui ne figurent pas dans le contrat-type figurant au décret, ni dans le contrat qui avait été voté en AG. La somme est faible, environ 1K€. Le syndic Y nous a fait comprendre que si effectivement ces dépenses étaient irrégulières, l'on avait plutôt intérêt à passer l'éponge. Le syndic X, interrogé par moi, m'a répondu "je n'ai pas à vous répondre, voyez avec le nouveau syndic".
Questions SVP :
a) Qui peut attaquer l'ancien syndic X? Le syndic Y? Le conseil syndical? N'importe quel copropriétaire?
b) Faut-il être représenté obligatoirement? Je suppose que c'est du TJ...
 
En vous remerciant par avance si vous avez un élément de réponse


Bonjour,
On est en plein dedans également, Syndic malhonnête dégagé, 3k de dépenses irrégulières, le nouveau syndic nous a conseillé de laisser tomber, les frais pour les récupérer étant équivalents au montant, et les chances d'obtenir résulta faibles...
 
La copropriété, j'en reviens, les frais de gestion explosent le budget, j'étais en maison avant, je déchante.


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Tais toi le cerveau, c'est pas toi qui commande ici !
n°63590681
Profil sup​primé
Posté le 26-07-2021 à 18:55:36  answer
 

Bonjour à tous !
 
Je poste ici, mais ça va être peut être trop éloigné du monde du "droit" tel qu'il est défini dans ce topic.
 
Je le fais en résumé pour savoir si ça vaut le coup de faire un post plus long.
 
Je me suis fait poser Internet dans ma maison. Le technicien est venu, a fait une fausse manip, est tombé, et en tombant a détérioré mon plafond (plus précisément une trappe d'accès à des combles).
Je suis en "pleine tempête" entre mon assurance, l'entreprise qui embauche le technicien (entreprise sous-traitant de l'opérateur Internet), et l'opérateur Internet.
 
J'ai 2 ou 3 questions pour savoir comment bien faire les choses dans les règles de l'art, et savoir jusqu'où je dois être conciliant et bienveillant.
 
C'est le bon topic ?

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 26-07-2021 à 18:56:27
n°63590926
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 26-07-2021 à 19:27:46  profilanswer
 

Bonjour!
 
J'ai eu un peu le même problème, des ouvriers dans ma salle de bain qui ont fait effondrer partiellement un mur...Bah l'entreprise a tout réparé à ses frais.
Si j'étais vous, je n'irais pas chercher querelle à l'entreprise sous-traitante (vous n'avez jamais contractualisé avec elle) ni avec le technicien ; c'est à votre assureur et à l'assureur de l'opérateur de régler cela.

n°63591027
stevetur
Posté le 26-07-2021 à 19:38:57  profilanswer
 

 

Tu déclares à ta PJ (protection juridique).
Si tu n'en as pas tu fais une lettre de mises en demeure à la société par lrar.

 

Si pas de réponse, tu saisi un conciliateur.
Si ça donne rien tu assignes.

 

As tu fait un constat? Des photos?

n°63591048
Cuistot
Maitre nageur
Posté le 26-07-2021 à 19:41:05  profilanswer
 

c'est pas le boulot de son assurance?


---------------
... . -. -..   -. ..- -.. . ...
n°63591079
Profil sup​primé
Posté le 26-07-2021 à 19:44:46  answer
 

Bon puisqu'il semble y'avoir des réponses, je la fais en version longue
 

Citation :

Je suis dans une maison de plein pied, avec une partie combles non aménagés, accessible par une trappe, qui sert à faire passer la majeure partie des câbles électriques.
Le jour J, le technicien vient poser la fibre, je lui explique que les combles ont les gaines qui vont bien pour faire passer la fibre, il est content, c'est propre, ça va aller vite.
Problème, il va trop vite, ne cale pas correctement son échelle, et là, "chute dans le peloton". L'échelle tombe, détériorant le plafond, le mec reste suspendu accroché à une poutre.
 
Bon il a rien, il continue son intervention, disant qu'il va réparer avant de partir (lol).
 
En parallèle, j'appelle l'opérateur internet, qui me dit "On va ouvrir un ticket, et faudra mettre les photos dedans, on vous recontacte dans 48h".
Donc moi, en moins de 10min, le ticket est complété, les photos ajoutées, et j'envoie.
 
Le technicien a fini, je signale sur la fiche d'intervention les dégats provoqués, on a pris des photos, etc.
Question réparations, bah le mec vient poser une fibre, il a un tournevis pour réparer un plafond et une trappe, il y’a rien à faire, mais il veut pas en démordre...
Bon bref, il part
 
 
Quelques minutes plus tard, le technicien revient, il avait son responsable au téléphone.
Celui-ci s'excuse, mais commence à me dire que ça sert à rien de passer par l'opérateur, que de toute manière, “ça va redescendre chez lui”, et que donc "vous allez perdre du temps et moi je vais être pénalisé, on peut s'arranger".
 
D'entrée de jeu, j'aime pas qu'on commence à me proposer des arrangements "trankil tac tac", donc je dis que je vais voir avec mon assurance et que je rappelle
 
Je contacte donc mon assurance, demandant ce que je dois faire.
On me dit qu'on prend note de mon appel, des informations que je donne (j'entends la nana qui tape au clavier tout ce que je raconte) et en premier temps de contacter l'opérateur Internet, car c'est avec lui que je suis lié contractuellement.
Et que si l'opérateur laisse lettre morte, là on ouvre un sinistre en bonne et due forme, et que ça sera donc mon assurance qui ira à la confrontation avec l'opérateur.
D'autre part, que cela ne sert à rien que je contacte directement que ça soit la boite de sous-traitance, le responsable du technicien ou autre, car je n'aurai pas de légitimité. Mon interlocuteur doit rester l'opérateur internet.
 
Je rappelle le responsable du technicien.
J'explique qu'il n'y aura pas de "court-circuitage" de la procédure, que j'ai remonté le point à l'OPérateur et qu'on va faire ça proprement.
 
Le lendemain, nouvel appel du responsable. Il me dit que donc "sans surpris comme je vous l'ai dit, c'est redescendu chez moi". Il propose que je fasse venir un artisan pour établir un devis de réparation, et que je lui en envoie une copie le plus rapidement possible.
C’est sensiblement le même discours qu’hier, mais au moins on fait ça de manière plus officielle, il y’a même une volonté de faire des devis.
Côté Opérateur Internet, aucune news pour le moment.
 
Le surlendemain, j'ai fait le devis, je lui ai envoyé par SMS et mail. Il me recontacte demandant s'il peut à son tour faire venir un intervenant pour un second devis.
C'est convenu.
 
Voilà l'histoire à cette heure.
 
Je suis pas hyper serein dans le fait que pour le moment, tout repose sur de la confiance, et que ça soit mon opérateur internet ou mon assurance, tout le monde semble laisser couler.
 
Plein de questions se posent :
Qui va choisir le devis ?  
Comment être certain que tel ou tel artisan est correctement assuré pour effectuer les futurs travaux (je sens venir l'arrangement entre "copains du métier" ) ?  
Comment va se passer le règlement de la facture (je veux bien signer pour une réception de travaux, mais hors de question d'avancer un quelconque règlement) ?
Si ça patine dans les devis, si les jours passent sans que tel ou tel artisan se manifeste, comment monter au créneau ?
 


 
DOnc d'après vos conseils, c'est : Pas de pitié, ouverture d'un sinistre, et l'assurance doit faire son boulot

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 26-07-2021 à 19:49:53
n°63591101
archergrin​cheux
Posté le 26-07-2021 à 19:47:17  profilanswer
 

Mr-ionman a écrit :

Bonjour :hello:

 

Je me permets de solliciter votre avis regardant un problème de servitude de passage.

 

Nous avons acheté une maison dont une partie du terrain est sujette à une servitude de passage pour un voisin. Servitude assez ancienne, très peu détaillée sur mon acte, mais apparemment un peu plus sur celui du voisin ("carrossable" comme il dit).

 

Comme vous pouvez le voir sur la photo aérienne, la servitude de base est en orange. Il y a quelques temps (les travaux sont déjà visibles début 2000 sur les cartes aériennes géoportail, ce même voisin a déplacé l'entrée de son terrain plus bas (flèche rouge). Ce passage est toujours pour partie sur mon terrain (le bout de triangle vert à droite).

 

La question que je me pose est la suivante : le fait d'avoir réaliser ces travaux me permet-il, de fait, de récupérer la jouissance du reste de la servitude initiale ? Pour ce voisin, évidemment non.

 

Je n'ai rien lu dans le code civil qui s'en rapproche...

 

Si oui, comment faire valoir cet état de fait ?

 

Je vous remercie.

 

https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/45302


Faudrait voir comment c'est écrit, a savoir est ce que c'est juste un droit de passage où si c'était expressément dit que ça allait cesser au jour de la création du chemin.
Par défaut la convention est immuable donc si c'est pas dit que ça cesse, tu t'y colles encore.
Vois avec le voisin si il serait prêt à adapter la chose.

n°63591131
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 26-07-2021 à 19:50:58  profilanswer
 

wonderfulnightmare a écrit :


Bonjour,
On est en plein dedans également, Syndic malhonnête dégagé, 3k de dépenses irrégulières, le nouveau syndic nous a conseillé de laisser tomber, les frais pour les récupérer étant équivalents au montant, et les chances d'obtenir résulta faibles...
 
La copropriété, j'en reviens, les frais de gestion explosent le budget, j'étais en maison avant, je déchante.


 
En soi, s'il y a besoin d'avocat, ou si un copropriétaire ou le CS ne peuvent assigner et que cela doit passer obligatoirement par le nouveau syndic, je laisse tomber.
Si je peux assigner sans avocat, je me tâte pour y aller...Après tout, cela ne doit pas être tellement plus compliqué qu'assigner au CPH, je suppose.

n°63591195
stevetur
Posté le 26-07-2021 à 19:58:12  profilanswer
 


Laisse lui le temps de faire passer son artisan pour un deuxième devis.
Si rien sous 7 jours, tu relances

n°63593853
Mr-ionman
Fils spirituel de Corky
Posté le 27-07-2021 à 07:20:50  profilanswer
 

archergrincheux a écrit :


Faudrait voir comment c'est écrit, a savoir est ce que c'est juste un droit de passage où si c'était expressément dit que ça allait cesser au jour de la création du chemin.
Par défaut la convention est immuable donc si c'est pas dit que ça cesse, tu t'y colles encore.
Vois avec le voisin si il serait prêt à adapter la chose.


 
Merci pour ta réponse.

n°63597800
Daphne
kernel panic
Posté le 27-07-2021 à 11:58:05  profilanswer
 

Bonjour à tous ! question je pense plutôt pour les notaires.
Je suis propriétaire d'une maison avec terrain et dans l'acte authentique il y a bien sûr les parcelles que je possède.
Parmi celles-ci il y a la parcelle qui constitue le chemin d'accès vers ma maison, dont je suis propriétaire en indivision.
Comment puis-je savoir avec qui je partage cette propriété, et à quelles quotes-parts ? Ce n'est pas précisé dans mon acte de vente. Ma mairie saurait ?

n°63597904
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 27-07-2021 à 12:05:31  profilanswer
 

Hallucinant! Legifrance débloque! Mais qu'est-ce que c'est que ces incapables infoutus de faire fonctionner leur putain de site internet! On se croirait en Somalie, et encore!  [:aldark]  
Et comment je fais pour bosser sur mes conclusions, moi!  
 
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n°63598461
archergrin​cheux
Posté le 27-07-2021 à 12:54:34  profilanswer
 

Daphne a écrit :

Bonjour à tous ! question je pense plutôt pour les notaires.
Je suis propriétaire d'une maison avec terrain et dans l'acte authentique il y a bien sûr les parcelles que je possède.
Parmi celles-ci il y a la parcelle qui constitue le chemin d'accès vers ma maison, dont je suis propriétaire en indivision.
Comment puis-je savoir avec qui je partage cette propriété, et à quelles quotes-parts ? Ce n'est pas précisé dans mon acte de vente. Ma mairie saurait ?


Sur le principe ya la quotité indiquée sur ton titre (pas toujours).
Tu peux aller voir au cadastre pour savoir qui est propriétaire indivis, normalement c'est indiqué (et parfois c'est mal indiqué :o )

n°63599999
bertrand_2​05champion
Posté le 27-07-2021 à 14:52:38  profilanswer
 

:hello:  
 
Du nouveau dans mon litige avec mon ancien employeur.
 
Pour rappel j'ai bossé pendant 3 ans dans une société où je fabriquais 3 jours par semaine, et où je partais en livraison 2 jours par semaine. Le patron a toujours refusé de nous laisser prendre des pauses ou de nous payer les paniers repas. ''vous n'avez qu'à bien déjeuner le matin et bien manger le soir''. Rupture conventionnelle en décembre, solde de tout compte non signé.
 
Suite aux conseils pris ici, j'ai pris rdv avec un avocat début juillet, qui a confirmé mes droits. J'ai donc adressé une LRAR à mon ancien employeur, le mettant en demeure de payer les primes paniers ainsi que 1500€ de dommages et intérêts pour les temps de pause, ce qui nous amène à presque 4000€. La mise en demeure s'arrêtait le 23, aujourd'hui le 27 je reçois une lettre de leur avocat que voici :
 

Concernant les indemnités repas :
 
Le versement de l'indemnité repas est obligatoire si elle est prévue par la convention collective ou le contrat de travail.
En l'espèce, il n'y a aucune disposition dans la convention collective de l'ameublement fabrication, ni dans votre contrat de travail prévoyant le versement d'une telle indemnité.
L'article 3 de l’arrêté du 20 décembre 2002 que vous évoquez pose uniquement les conditions dans lesquelles les indemnités de repas versées aux salariés sont exonérées de cotisations sociales.
Ces dispositions n'instituent en aucune façon l'obligation pour l'employeur de payer une indemnité repas.
Vous n'êtes donc pas en droit de réclamer cette indemnité.
 
Concernant les temps de repos :
 
La société m'indique que tous les chauffeurs sont tenus de respecter une pause de 20 minutes toutes les 6 heures.
Venir prétendre de ne pas avoir respecter cette obligation plus de 6 mois après la rupture du contrat de travail, alors que vous n'avez jamais évoqué la moindre difficulté à prendre une pause lorsque celle-ci était nécessaire, apparait pour le mois déplacé.
En tout état de cause, si vous persistez à maintenir votre demande, il vous appartiendra de faire la preuve de vos allégations.
A ce titre, ma cliente m'indique que les feuilles de route ont pour objectif de tracer les heures d'arrivée et de départ et non contrôler le temps de travail des salariés. Il est normal que le temps de pause n'y apparaisse pas.
Je vous invite vivement à prendre conseil auprès d'un avocat pour vérifier vos droits avant d'engager toute action pour laquelle ma cliente demandera à être indemnisée.


 
Quelle suite dois-je donner? Sachant que mon avocat m'a affirmé absolument tout l'inverse, et que je n'ai pas les moyens de reprendre rdv de suite.
 
Pour la petite histoire mes remplaçants dans cette société m'ont appelé la semaine dernière car ils commencent à s'apercevoir dans quel pétrin ils se sont fourré (refus de déclarer accident du travail, ils ont fait venir l'inspection du travail car travail sous les toits par 45°C, et ils s'étonnent car le patron leur demandent désormais de noter qu'ils ont bien pris une pause sur les feuilles de route ...)
 
Merci

Message cité 1 fois
Message édité par bertrand_205champion le 27-07-2021 à 14:57:01
n°63600449
qwazer
Merci M.arc
Posté le 27-07-2021 à 15:25:26  profilanswer
 

Mr-ionman a écrit :

Bonjour   :hello:
Je me permets de solliciter votre avis regardant un problème de servitude de passage.

archergrincheux a écrit :

Faudrait voir comment c'est écrit, a savoir est ce que c'est juste un droit de passage où si c'était expressément dit que ça allait cesser au jour de la création du chemin.
Par défaut la convention est immuable donc si c'est pas dit que ça cesse, tu t'y colles encore.
Vois avec le voisin si il serait prêt à adapter la chose.

Et va voir ton notaire avec ton titre de propriété, il sera de bon conseil

GAS a écrit :

Si t'as pas de réponse ici, essaie le topic des pros du bâtiment

Et reviens ici demander de l'aide sur la plomberie alors ? :o
Je pense pas que les pros du bâtiment soient calés en servitudes de passage, mais je peux me tromper...

Zipo a écrit :

bonjour, petite question cadastre / voisins :D :
https://rehost.diberie.com/Picture/Get/f/45390
la maison B est décalée par rapport à la maison A et son mur (entouré sur l'image) donne sur la terrasse privée de A.
question : qui est considéré responsable/propriétaire de ce mur ? (pour son entretien extérieur, par exemple pour le repeindre)
merci

Ça dépend [:pad78] : que dit ton titre de propriété sur ce mur ?

Daphne a écrit :

Bonjour à tous ! question je pense plutôt pour les notaires.
Je suis propriétaire d'une maison avec terrain et dans l'acte authentique il y a bien sûr les parcelles que je possède.
Parmi celles-ci il y a la parcelle qui constitue le chemin d'accès vers ma maison, dont je suis propriétaire en indivision.
Comment puis-je savoir avec qui je partage cette propriété, et à quelles quotes-parts ? Ce n'est pas précisé dans mon acte de vente. Ma mairie saurait ?

archergrincheux a écrit :


Sur le principe ya la quotité indiquée sur ton titre (pas toujours).
Tu peux aller voir au cadastre pour savoir qui est propriétaire indivis, normalement c'est indiqué (et parfois c'est mal indiqué :o )

Et ton notaire peut aussi avoir accès aux données erronées du cadastre :o
Mais sinon, tu peux déjà voir les voisins qui ont besoin de ce chemin pour accéder chez eux

ledauphinois a écrit :

Hallucinant! Legifrance débloque! Mais qu'est-ce que c'est que ces incapables infoutus de faire fonctionner leur putain de site internet! On se croirait en Somalie, et encore!  [:aldark]

On va peut-être se passer de ces comparaisons sans intérêt :ange:

Message cité 2 fois
Message édité par qwazer le 27-07-2021 à 15:30:37
n°63600571
flash_gord​on
Posté le 27-07-2021 à 15:34:30  profilanswer
 

D'autant plus que vous seriez surpris des infrastructures numériques des pays "en voie de développement", qui n'ont pas toutes les barrières et passifs bureaucratiques du vieux continent...


---------------
Survivre à sa migration WP->Android /  Les features Windows que vous ne connaissez pas
n°63600665
Daphne
kernel panic
Posté le 27-07-2021 à 15:40:58  profilanswer
 

qwazer a écrit :

Et ton notaire peut aussi avoir accès aux données erronées du cadastre :o
Mais sinon, tu peux déjà voir les voisins qui ont besoin de ce chemin pour accéder chez eux


C'est pas si simple, il y a une maison abandonnée, une résidence secondaire (jamais là), un locataire (jamais là), et deux qui se font la guerre pour une autre parcelle de 4m² dont ils clament être les propriétaires :o
En outre il est possible qu'il y ait aussi les propriétaires des prés des deux côtés. Les animaux y paissant ne sont pas très coopératifs :o
Je crois que la Mairie avait pour projet de racheter cette parcelle pour en faire une voie publique. Ils doivent avoir les noms j'imagine...

 

Je suis allée sur cadastre.gouv.fr mais y'a aucune info sur les noms des propriétaires. Je cherche mal, où bien "aller au cadastre" veut dire autre chose ? :o

Message cité 1 fois
Message édité par Daphne le 27-07-2021 à 15:41:23
n°63600697
archergrin​cheux
Posté le 27-07-2021 à 15:43:05  profilanswer
 

Daphne a écrit :


C'est pas si simple, il y a une maison abandonnée, une résidence secondaire (jamais là), un locataire (jamais là), et deux qui se font la guerre pour une autre parcelle de 4m² dont ils clament être les propriétaires :o
En outre il est possible qu'il y ait aussi les propriétaires des prés des deux côtés. Les animaux y paissant ne sont pas très coopératifs :o
Je crois que la Mairie avait pour projet de racheter cette parcelle pour en faire une voie publique. Ils doivent avoir les noms j'imagine...

 

Je suis allée sur cadastre.gouv.fr mais y'a aucune info sur les noms des propriétaires. Je cherche mal, où bien "aller au cadastre" veut dire autre chose ? :o


Oui , tu dois aller en mairie pour consulter le cadastre et connaître les propriétaires.
Si tu n'y arrive pas où que le cadastre donne qqch de peu crédible, tu peux retourner voir ton notaire pour te faire expliquer ça.

n°63600701
Daphne
kernel panic
Posté le 27-07-2021 à 15:43:29  profilanswer
 

Ca marche.
Merci beaucoup !

n°63602151
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 27-07-2021 à 18:16:18  profilanswer
 

bertrand_205champion a écrit :

:hello:  

 

Du nouveau dans mon litige avec mon ancien employeur.

 

Pour rappel j'ai bossé pendant 3 ans dans une société où je fabriquais 3 jours par semaine, et où je partais en livraison 2 jours par semaine. Le patron a toujours refusé de nous laisser prendre des pauses ou de nous payer les paniers repas. ''vous n'avez qu'à bien déjeuner le matin et bien manger le soir''. Rupture conventionnelle en décembre, solde de tout compte non signé.

 

Suite aux conseils pris ici, j'ai pris rdv avec un avocat début juillet, qui a confirmé mes droits. J'ai donc adressé une LRAR à mon ancien employeur, le mettant en demeure de payer les primes paniers ainsi que 1500€ de dommages et intérêts pour les temps de pause, ce qui nous amène à presque 4000€. La mise en demeure s'arrêtait le 23, aujourd'hui le 27 je reçois une lettre de leur avocat que voici :

 

Concernant les indemnités repas :

 

Le versement de l'indemnité repas est obligatoire si elle est prévue par la convention collective ou le contrat de travail.
En l'espèce, il n'y a aucune disposition dans la convention collective de l'ameublement fabrication, ni dans votre contrat de travail prévoyant le versement d'une telle indemnité.
L'article 3 de l’arrêté du 20 décembre 2002 que vous évoquez pose uniquement les conditions dans lesquelles les indemnités de repas versées aux salariés sont exonérées de cotisations sociales.
Ces dispositions n'instituent en aucune façon l'obligation pour l'employeur de payer une indemnité repas.
Vous n'êtes donc pas en droit de réclamer cette indemnité.

 

Concernant les temps de repos :

 

La société m'indique que tous les chauffeurs sont tenus de respecter une pause de 20 minutes toutes les 6 heures.
Venir prétendre de ne pas avoir respecter cette obligation plus de 6 mois après la rupture du contrat de travail, alors que vous n'avez jamais évoqué la moindre difficulté à prendre une pause lorsque celle-ci était nécessaire, apparait pour le mois déplacé.
En tout état de cause, si vous persistez à maintenir votre demande, il vous appartiendra de faire la preuve de vos allégations.
A ce titre, ma cliente m'indique que les feuilles de route ont pour objectif de tracer les heures d'arrivée et de départ et non contrôler le temps de travail des salariés. Il est normal que le temps de pause n'y apparaisse pas.
Je vous invite vivement à prendre conseil auprès d'un avocat pour vérifier vos droits avant d'engager toute action pour laquelle ma cliente demandera à être indemnisée.

 

Quelle suite dois-je donner? Sachant que mon avocat m'a affirmé absolument tout l'inverse, et que je n'ai pas les moyens de reprendre rdv de suite.

 

Pour la petite histoire mes remplaçants dans cette société m'ont appelé la semaine dernière car ils commencent à s'apercevoir dans quel pétrin ils se sont fourré (refus de déclarer accident du travail, ils ont fait venir l'inspection du travail car travail sous les toits par 45°C, et ils s'étonnent car le patron leur demandent désormais de noter qu'ils ont bien pris une pause sur les feuilles de route ...)

 

Merci

 

Salut!

 

Sur les paniers repas : aucune obligation dans le code du travail de payer des paniers repas ou de donner des tickets restaurant. Il faut regarder dans ta CCN ou ton contrat de travail. S'il n'y a aucune disposition en ce sens dans la CCN ou le contrat, tu oublies.

 

Sur les pauses : il raconte n'importe quoi. Ce n'est pas à toi de prouver que tu n'as pas pris tes pauses, mais à lui de prouver que tu les as prises. Copier-coller de mes conclusions :

 
Citation :

En droit :
 Le salarié doit bénéficier de pauses de 20 minutes au bout de six heures de travail. La charge de la preuve du respect des temps de pause et repos incombe à l’employeur, cf. Cass. Soc., 17 oct. 2012, 10-17370 ou Cass. Soc. 21 février 2013, n° 11-21.599, ou Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 18 juin 2015, 13-26.503, Inédit  : « la preuve du respect des temps de pause incombe à l'employeur ».
La violation de cette règle est sanctionnée financièrement par l’octroi de dommages et intérêts pour le préjudice (exemple : Cour d'appel de Paris - ch. 18 D - 9 décembre 2008 - n° 07/05963 : « 3 000 euros à titre de dommages et intérêts pour non-respect des temps de pause et des dispositions contractuelles »).

 

Cela dit si tu as des éléments qui peuvent étayer ta demande, c'est toujours intéressant : feuilles de route, attestations d'autres salariés, réclamations écrites en ce sens par mail ou SMS ou lettre, etc.

 

Edit : j'ajoute que quasi systématiquement les employeurs, quand ils sont assignés, font au CPH une demande reconventionnelle d'article 700 du Code de procédure civile, mais que le salarié débouté n'est quasiment jamais condamné à une telle indemnité. Donc normalement et sauf rare exception, le coût d'assignation est composé des frais d'impressions, photocopies, envois en LRAR, déplacement, ce qui est négligeable (<100€ normalement), sauf si bien sûr il passe par un avocat et dans ce cas il faut ajouter les honoraires, que le procès soit gagné ou perdu (pas de pacte de quota litis).

Message cité 1 fois
Message édité par ledauphinois le 27-07-2021 à 18:22:06
n°63602583
bertrand_2​05champion
Posté le 27-07-2021 à 19:15:25  profilanswer
 

ledauphinois a écrit :


 
Salut!
 
Sur les paniers repas : aucune obligation dans le code du travail de payer des paniers repas ou de donner des tickets restaurant. Il faut regarder dans ta CCN ou ton contrat de travail. S'il n'y a aucune disposition en ce sens dans la CCN ou le contrat, tu oublies.
 
Sur les pauses : il raconte n'importe quoi. Ce n'est pas à toi de prouver que tu n'as pas pris tes pauses, mais à lui de prouver que tu les as prises. Copier-coller de mes conclusions :
 

Citation :

En droit :
 Le salarié doit bénéficier de pauses de 20 minutes au bout de six heures de travail. La charge de la preuve du respect des temps de pause et repos incombe à l’employeur, cf. Cass. Soc., 17 oct. 2012, 10-17370 ou Cass. Soc. 21 février 2013, n° 11-21.599, ou Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 18 juin 2015, 13-26.503, Inédit  : « la preuve du respect des temps de pause incombe à l'employeur ».
La violation de cette règle est sanctionnée financièrement par l’octroi de dommages et intérêts pour le préjudice (exemple : Cour d'appel de Paris - ch. 18 D - 9 décembre 2008 - n° 07/05963 : « 3 000 euros à titre de dommages et intérêts pour non-respect des temps de pause et des dispositions contractuelles »).


 
Cela dit si tu as des éléments qui peuvent étayer ta demande, c'est toujours intéressant : feuilles de route, attestations d'autres salariés, réclamations écrites en ce sens par mail ou SMS ou lettre, etc.
 
Edit : j'ajoute que quasi systématiquement les employeurs, quand ils sont assignés, font au CPH une demande reconventionnelle d'article 700 du Code de procédure civile, mais que le salarié débouté n'est quasiment jamais condamné à une telle indemnité. Donc normalement et sauf rare exception, le coût d'assignation est composé des frais d'impressions, photocopies, envois en LRAR, déplacement, ce qui est négligeable (<100€ normalement), sauf si bien sûr il passe par un avocat et dans ce cas il faut ajouter les honoraires, que le procès soit gagné ou perdu (pas de pacte de quota litis).


 
Bonjour  
 
Merci pour la réponse. Pour les paniers repas, je suis surpris car mon avocate était sûre d'elle. En gros, elle m'a dit que si il n'y avait rien dans le contrat de travail ni dans la Convention collective, c'est la jurisprudence (règle générale ?) qui s'appliquait.
 
 Genre '' le salarié a droit au remboursement de ses frais professionnels et les repas en font partie dès lors que le salarié est contraint de prendre ses repas en dehors de l'entreprise et qu'il est placé dans l'impossibilité de rentrer le prendre à son domicile.
l'indemnisation peut se faire soit par remboursement "au ticket", avec ou sans plafond, soit par l'attribution d'une indemnité forfaitaire''

 
Pour les pauses c'est noté. Malheureusement je ne dispose d'aucun écrit, et les collègues ne souhaitent pour l'instant pas se mouiller. Le patron joue les petits mafieux et ça fait peur à certains.  
 
Je remarque que l'avocat est à Lyon alors que le patron et l'entreprise sont basés exclusivement en Haute Garonne  :??:

n°63602790
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 27-07-2021 à 19:41:28  profilanswer
 

Bonjour
 
Pour les repas : elle t'a cité une jurisprudence? Une référence? Moi ce que je lis dans mon gros bouquin de droit du travail :
 

Citation :

L’employeur n’a pas, en principe,
l’obligation de fournir un repas
au salarié
S'agissant des repas des salariés, la clé du raisonnement des tribunaux tient en une notion : sauf,
dans certains secteurs d'activité, tels que la restauration, ou circonstances de travail particulières, il
n'incombe pas à l'employeur de nourrir ses salariés.


 
Ici, ces frais professionnels ne sont pas occasionnés pour le boulot ; soit, tu ne peux pas rentrer chez toi, mais personne ne t'empêchait de t'apporter ta gamelle, ou de ne pas déjeuner. Et si tu étais chez toi pour déjeuner, tu aurais quand même eu des dépenses. Donc, les frais de déjeuner ne sont pas directement liés à l'exercice professionnel : ergo, pas de remboursement.
 
De mon gros bouquin :
 

Citation :

Les tribunaux exigent que trois conditions soient
cumulativement réunies pour que soit reconnue à
une somme versée la nature de frais professionnels.
Il doit s'agir :
— d'une dépense supplémentaire ;
— d'une dépense spéciale (inhérente à l'emploi) ;
— d'une dépense effective.


 
Qu'elle soit effective, ok. Mais elle n'est pas inhérente à l'emploi (tous les salariés doivent bouffer), ni supplémentaire (tu serais resté chez toi, tu aurais quand même dû manger et acheter ta bouffe pour cela).
 
Pour les pauses : c'est mieux si tu as des éléments, mais encore une fois la charge de la preuve lui incombe. Donc tu peux tout à fait assigner en disant "je n'ai pas eu droit à mes pauses, je réclame 1500€".

n°63605802
GAS
Wifi filaire©
Posté le 28-07-2021 à 09:05:18  profilanswer
 

qwazer a écrit :

Et reviens ici demander de l'aide sur la plomberie alors ? :o
Je pense pas que les pros du bâtiment soient calés en servitudes de passage, mais je peux me tromper...

 

Ben tu te trompes, y a pas que des pros du DTU, y a aussi des gars calés sur le côté législatif.


---------------
On a pas attendu les pneus en 180 pour attaquer !
n°63606858
bertrand_2​05champion
Posté le 28-07-2021 à 10:28:05  profilanswer
 

ledauphinois a écrit :

Bonjour
 
Pour les repas : elle t'a cité une jurisprudence? Une référence? Moi ce que je lis dans mon gros bouquin de droit du travail :
 

Citation :

L’employeur n’a pas, en principe,
l’obligation de fournir un repas
au salarié
S'agissant des repas des salariés, la clé du raisonnement des tribunaux tient en une notion : sauf,
dans certains secteurs d'activité, tels que la restauration, ou circonstances de travail particulières, il
n'incombe pas à l'employeur de nourrir ses salariés.


 
Ici, ces frais professionnels ne sont pas occasionnés pour le boulot ; soit, tu ne peux pas rentrer chez toi, mais personne ne t'empêchait de t'apporter ta gamelle, ou de ne pas déjeuner. Et si tu étais chez toi pour déjeuner, tu aurais quand même eu des dépenses. Donc, les frais de déjeuner ne sont pas directement liés à l'exercice professionnel : ergo, pas de remboursement.
 
De mon gros bouquin :
 

Citation :

Les tribunaux exigent que trois conditions soient
cumulativement réunies pour que soit reconnue à
une somme versée la nature de frais professionnels.
Il doit s'agir :
— d'une dépense supplémentaire ;
— d'une dépense spéciale (inhérente à l'emploi) ;
— d'une dépense effective.


 
Qu'elle soit effective, ok. Mais elle n'est pas inhérente à l'emploi (tous les salariés doivent bouffer), ni supplémentaire (tu serais resté chez toi, tu aurais quand même dû manger et acheter ta bouffe pour cela).
 
Pour les pauses : c'est mieux si tu as des éléments, mais encore une fois la charge de la preuve lui incombe. Donc tu peux tout à fait assigner en disant "je n'ai pas eu droit à mes pauses, je réclame 1500€".


 
 
Merci pour les explications.  
Ce matin  j'ai relu la convention collective (agent de production manutentionnaire livreur APE 3103Z)  
 
https://www.legifrance.gouv.fr/conv [...] 0025350999

Article 5
Temps de pause et travail posté
 
Dès lors que le temps de travail quotidien atteint 6 heures, chaque agent de production bénéficie d'un temps de pause non rémunéré d'une durée minimale de 20 minutes.
 
Lorsque le travail est organisé suivant un horaire ininterrompu d'au moins 7 heures, chaque agent de production dispose, pour son repas, de 20 minutes de pause indemnisées au taux du salaire réel de l'intéressé ainsi que d'une indemnité de restauration sur le lieu de travail dont le montant, revalorisé chaque année dans les conditions réglementaires, figure à part sur le bulletin de salaire.
 
L'horaire est considéré comme ininterrompu lorsque le temps de pause est d'une durée inférieure ou égale à 30 minutes et se situe en dehors de la plage horaire fixée pour la prise du repas des autres salariés travaillant en horaire normal.


 
Cela change-t-il quelque chose ? Sachant que les journées de livraison commençaient à 9h et finissaient rarement avant 17h, sans pause.

n°63607065
archergrin​cheux
Posté le 28-07-2021 à 10:47:11  profilanswer
 

GAS a écrit :

 

Ben tu te trompes, y a pas que des pros du DTU, y a aussi des gars calés sur le côté législatif.


Oui, mais dans notre job on a l'habitude des pros "kissikonaissent" et racontent conneries sur conneries aux gens qui veulent les croire et qui font qu'ensuite tu ne peux plus être écouté parce que tu dis ce qu'ils ne veulent pas entendre

n°63607272
qwazer
Merci M.arc
Posté le 28-07-2021 à 11:04:28  profilanswer
 

[:fredmoul:1] So true...

n°63607498
Gnarfou
Gnarf pour les intimes
Posté le 28-07-2021 à 11:24:10  profilanswer
 

Daphne a écrit :

Ca marche.
Merci beaucoup !


Sinon tu t’inscris la dessus et tu fais tes demandes : https://france-cadastre.fr/
 
Pour l'avoir testé, c'est no pub ou sollicitation, réponse en 72h dans ma boite.


---------------
C'est curieux, chez les marins, ce besoin de faire des phrases.
n°63607960
GAS
Wifi filaire©
Posté le 28-07-2021 à 11:55:17  profilanswer
 

archergrincheux a écrit :


Oui, mais dans notre job on a l'habitude des pros "kissikonaissent" et racontent conneries sur conneries aux gens qui veulent les croire et qui font qu'ensuite tu ne peux plus être écouté parce que tu dis ce qu'ils ne veulent pas entendre


Je comprends bien :jap:


---------------
On a pas attendu les pneus en 180 pour attaquer !
n°63608553
ledauphino​is
Pour un BSW en France !
Posté le 28-07-2021 à 12:53:41  profilanswer
 

bertrand_205champion a écrit :


 
 
Merci pour les explications.  
Ce matin  j'ai relu la convention collective (agent de production manutentionnaire livreur APE 3103Z)  
 
https://www.legifrance.gouv.fr/conv [...] 0025350999

Article 5
Temps de pause et travail posté
 
Dès lors que le temps de travail quotidien atteint 6 heures, chaque agent de production bénéficie d'un temps de pause non rémunéré d'une durée minimale de 20 minutes.
 
Lorsque le travail est organisé suivant un horaire ininterrompu d'au moins 7 heures, chaque agent de production dispose, pour son repas, de 20 minutes de pause indemnisées au taux du salaire réel de l'intéressé ainsi que d'une indemnité de restauration sur le lieu de travail dont le montant, revalorisé chaque année dans les conditions réglementaires, figure à part sur le bulletin de salaire.
 
L'horaire est considéré comme ininterrompu lorsque le temps de pause est d'une durée inférieure ou égale à 30 minutes et se situe en dehors de la plage horaire fixée pour la prise du repas des autres salariés travaillant en horaire normal.


 
Cela change-t-il quelque chose ? Sachant que les journées de livraison commençaient à 9h et finissaient rarement avant 17h, sans pause.


 
Ah oui là c'est nettement plus convaincant.
Du coup pour les temps de pause, non seulement il y a le préjudice de ne pas avoir eu de temps de pause, mais en plus si l'horaire est ininterrompu, ce temps de pause doit être payé. Donc c'est double demande : une demande pour le préjudice, une demande pour le rappel de salaire (reste à décompter précisément quand l'horaire était ininterrompu).
Pour l'indemnité de restauration : là aussi il faut établir quels jours précis l'horaire est ininterrompu (i.e. temps de pause <=30 min+pause en dehors de la plage horaire fixée pour la prise du repas des autres salariés travaillant en horaire normal. Cela dit si pas de pause du tout, c'est qu'à priori elle n'existe pas donc n'est pas aux mêmes horaires que le repas des autres salariés). Cela dit la CCN ne fixe pas l'indemnité de restauration. Est-ce à dire que cela peut être d'un montant ridicule et symbolique comme 1€? Normalement non. Faudrait creuser le sujet et faire des recherches plus précises

mood
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