Je n'existe pas pour ma fille, il n'y en a que pour sa mère.
Je dis que je suis le con qui paye car j'avais demandé la garde alternée parce que je pensais que pour le bien être de ma fille, il était bon de l'éloigner une semaine sur deux de sa mère. Sa mère bien gentille mais qui, à mon avis, n'est pas capable d'éduquer et d'aider correctement sa fille car elle a elle même de grosses difficultés à se prendre en charge.
Un jour, alors que je ne désespérais pas de faire une convention parentale avec mon ex et l'aide d'un médiateur de la CAF, j'ai reçu une convoc auprès du JAF. Alors que ma fille était en garde alternée, mon ex demandait la garde classique "parce que ma fille le voulait". C'était le seul argument qui a été présenté au juge.
De mon coté, j'ai présenté des attestations qui témoignaient que ma fille avait des difficultés de langage, que je faisais son suivi médical sinon il n'était pas fait par mon ex, que je lui apportais une stabilité tant par le logement où elle avait grandi que par ma situation professionnelle (je sortais d'une période de chômage et je venais de retrouver du taf bien payé), que je pouvais faire le suivi scolaire et social...
L'avocat de mon ex (payé par l'assistance juridique gratuite) est arrivé devant le juge les mains dans les poches et à dit que c'était normal qu'une fille de 12 ans "préférait faire du shopping avec sa mère que des musées avec son père". Sa mère au RSA, paye ton shopping...
Ma fille est passée devant le juge où elle a pleuré et réclamé sa mère. A 15 jours près, je présentais les conclusions de son orthophoniste qui montraient que ma fille n'avais pas assez de discernement et avait de gros problèmes pour exprimer ses idées. Malheureusement, elles sont arrivées trop tard et je juge s'est laissée attendrir par ses pleurs, ce qui a motivé sa décision.
Résultat : garde classique pour sa mère, je ne vois plus ma fille qu'un week-end sur deux et la moitié des vacances. Mon avocat m'a dit que le code de procédure civil n'avait pas été respecté car mon ex n'avait présenté aucune demande étayée et que le juge aurait dû laisser la situation de l'époque, c'est à dire la garde alternée. Qu'en appel, les juges auraient reconnu qu'une erreur avait été commise, mais que les délais étant longs, il m'a parlé de 2 ans, les juges acteraient la situation et ne reviendraient pas sur le premier jugement. Donc appel en pure perte, il m'a déconseillé de le faire.
Le juge a écrit 2 fois dans le jugement qu'une médiation était souhaitable : mon ex a refusé puisque ce n'était pas obligatoire.
Depuis les séances d'orthophonistes ont été arrêtées. Plus de danse non plus que j'ai payé en pure perte le dernier trimestre. Evidemment, pas d'aide aux devoirs malgré les recommandations des profs. Les résulotats scolaires sont en chute libre, mon ex ne surveille pas les devoirs. Ma fille fait 2 km à pied le matin de la gare à l'école, idem le soir, sous tous les temps alors que le jugement dit que ma fille est fragile et qu'il convient de préserver car elle a des problèmes de dos. Mon ex n'a pas de voiture et fait tout à pied.
Je ne suis tenu au courant de rien. L'autorité parentale conjointe est bafouée systématiquement. Ma fille a pris chinois 1ere langue sans que je sois informé ni consulté. Après avoir insisté pour que ma fille continue de voir son orthophoniste, mon ex a décidé seule d'en changer, je ne sais pas pourquoi. et a refusé de me donner le nom de la nouvelle orthophoniste, elle ne me répond pas. J'ai dû téléphoné à tous les orthophoniste de la ville pour la trouver parce que ma fille ne connait pas son nom.
Par contre, si j'ai un jour de retard dans la pension alimentaire, là mon ex sait où me joindre.
Et beaucoup d'autres choses comme ça. Dernièrement, j'ai appris que ma fille tape sa mère, mais pour elle tout va bien. L'ancienne orthophoniste s'est inquiétée du peu de vocabulaire de ma fille qui a 12 ans mais tout est normal selon mon ex. Elle est dans le déni, elle est dépassé mais ne fait rien. Refuse les séances chez le psy pour ma fille "qui n'en a pas besoin" alors que même ses profs voient qu'il y a des problèmes et le lui disent, au point de parler d'AVS. Même cela sa mère refuse d'entendre. Elle comprends même le contraire des avis des professionnels de santé et sociaux. Je ne sais pas si elle le fait exprès pour me faire chier ou si elle est vraiment stupide.
Ma fille et sa mère font bloc, elles ont fusionné ! et ce n'est pas qu'une image. J'ai tout essayé pour faire changer les choses : assistante sociale qui ne peut rien faire, éventuellement une enquête sociale à voir avec mon avocat pour faire une demande au juge, et avocate qui me dit qu'elle s'attendait à me revoir mais qu'elle ne peut rien faire non plus, qu'une enquête ne déboucherait sur rien et me coûterait des ronds en pure perte.
Je suis impuissant, quelque soit le coté où je tente une approche, ça glisse, c'est une impasse. Donc en colère de voir l'avenir de ma fille être gâché de la sorte. De voir qu'elle risque de devenir comme ses grand-parents et sa mère, au RSA. D'être la 3e génération de cassos de cette famille.
Donc oui, aujourd'hui, je me considère comme le con qui paye. Il n'y a aucun moyen d'obliger un parent à respecter l'autorité parentale conjointe (aucune amende ou quoi que ce soit) par contre, ne pas payer la pension alimentaire qu'on a été condamné à payer (le mot est fort dans le jugement, on est condamné comme un vulgaire délinquant alors que moi je n'ai rien demandé, ce n'est pas moi qui suis parti et qui ne veux pas travailler) on s'expose à beaucoup de problèmes.
La juge a pris vraiment une mauvaise décision. C'était il y a un an, et je suis toujours autant dégoûté et en colère, surtout quand je vois que tout ce que je craignais est en train d'arriver. Je ne peux que pleurer
et ça me mine tous les jours.
Désolé pour le pavé.