Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
6867 connectés 

 


Quel titre pour ce topic?




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  2795  2796  2797  ..  4975  4976  4977  4978  4979  4980
Auteur Sujet :

Rassemblement des juristes (et rheo) de Discussions

n°27304233
niju
Call me doc'
Posté le 01-08-2011 à 17:16:08  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

freeza01 a écrit :

 

C'est bien pour ca que j'ai precise d'ailleurs, j'aurais meme pas voulu imaginer ce qui se passerait s'il etait maori...

 

ce qui me fait d'ailleurs penser, grace a vous, que comme les NZ sont surnommes les hobbits depuis LOTR au cinema, je vais pouvoir le vanner sur l'anneau unique du mariage :o

 

Merci pour les renseignements, cela me donne des pistes de recherche.

 

Je precisais le 92 car c'est aussi la zone de la mafia du premier cercle du Prince des Tenebres. Je pense que je vais leur conseiller de demenager dans une ville de gauche pour quelques mois, et de s'y marier la bas ( voila a quel point on en est... )


Ouais, et qu'ils passent par une procédure de changement de nom aussi, et je dois avoir des amis qui peuvent leur faire de faux papiers, on sait jamais... :o


Message édité par niju le 01-08-2011 à 17:18:42
mood
Publicité
Posté le 01-08-2011 à 17:16:08  profilanswer
 

n°27304260
niju
Call me doc'
Posté le 01-08-2011 à 17:18:22  profilanswer
 

enuma a écrit :

hello les juristes,

 

une question un peu conne, mais bon : je veux acheter un canapé d'occase, mais le proprio (qui m'a l'air honnête, mais un air reste un air on est d'accord) me dit qu'il ne pourra me le céder qu'en septembre car son nouveau logement a pris du retard.

 

Du coup, si je le réserve, il est entendu que je lui verse un petit acompte ; bon, à partir de là y a-t-il un quelconque moyen de faire les choses "bien", en "officialisant" cet acte d'acompte, par exemple en lui faisant écrire un document signé des deux partis reprenant ladite transaction avec mention du prix total, en deux exemplaires, qui pourraient avoir un quelconque valeur s'il s'avérait qu'il essayait de truander et que je voulais faire un recours ?

 

Pour moi la réponse est "non y'a rien à faire à part faire confiance", mais au cas où je m'informe.

 

:jap:


Il suffit de faire un contrat de vente classique, avec mise à disposition différée au X septembre 2011, et versement du prix échelonné (X% à la signature de l'acte, le solde au jour de la livraison). Si tu veux encore plus sécuriser les choses, prévoir que si le vendeur se rétracte, il devra te restituer les sommes déjà versées et devra ajouter au titre de la violation du contrat une somme égale au prix total fixé pour le canapé.

 

Et oui, le tout en 2 exemplaires, chacun en conservant un.

Message cité 1 fois
Message édité par niju le 01-08-2011 à 17:19:23
n°27304366
enuma
Posté le 01-08-2011 à 17:27:13  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


Message édité par enuma le 01-08-2011 à 17:30:39
n°27305090
kiki
Posté le 01-08-2011 à 18:35:00  profilanswer
 

TyMor a écrit :


 
Monsieur :jap:  
Toujours en train de ''start-uper''?


Oui toujours, mais il m'arrive de parfois faire un peu de droit des contrats dans mon activité. Ceci dit, ça me manque pas  :sarcastic:

n°27305163
niju
Call me doc'
Posté le 01-08-2011 à 18:41:43  profilanswer
 

enuma a écrit :


Ah bon, me voilà étonné que ce genre de contrat ait la moindre valeur légale entre particuliers, je pensais qu'acompte et autres choix de moyens de paiements étaient réservés aux professionnels.
 
Je ne suis pas familier avec les contrats de vente, je peux trouver un modèle quelque part sur internet ? (Cela doit-il être manuscrit ?)


Heu... non, non, je vois pas pourquoi ce serait restreint aux relations entre professionnels :d
 
Pour le contrat, ca se trouve sous google, mais pour un canapé, c'est peut-être pas la peine de partir sur un contrat de 25 pages.
 
http://office.microsoft.com/fr-fr/ [...] 44056.aspx
 
Ce modèle a l'air ok, il suffit de l'adapter à ce que tu veux au niveau prix/livraison.

n°27305251
Profil sup​primé
Posté le 01-08-2011 à 18:48:52  answer
 

enuma a écrit :

hello les juristes,
 
une question un peu conne, mais bon : je veux acheter un canapé d'occase, mais le proprio (qui m'a l'air honnête, mais un air reste un air on est d'accord) me dit qu'il ne pourra me le céder qu'en septembre car son nouveau logement a pris du retard.
 
Du coup, si je le réserve, il est entendu que je lui verse un petit acompte ; bon, à partir de là y a-t-il un quelconque moyen de faire les choses "bien", en "officialisant" cet acte d'acompte, par exemple en lui faisant écrire un document signé des deux partis reprenant ladite transaction avec mention du prix total, en deux exemplaires, qui pourraient avoir un quelconque valeur s'il s'avérait qu'il essayait de truander et que je voulais faire un recours ?
 
Pour moi la réponse est "non y'a rien à faire à part faire confiance", mais au cas où je m'informe.
 
:jap:


 
C'est parfait ça :jap:
Si le canapé a une valeur inférieur à 1500€, la preuve de votre accord peut avoir n'importe quelle forme (mail, lettre, SMS, témoignage, le mouvement de fond entre ton compte et le sien, etc...). S'il ne te livre pas la canapé en temps et en heure, tu auras le temps de voir venir mais a priori tu seras couvert si tu lui fait signer un accord en 2 exemplaires identiques.
ça c'est la théorie (Copyright Alberich), mais si ton canapé vaut 50€, je ne suis pas sûr que ça vaille la peine de saisir le juge de proximité, te renseigner sur la procédure, faire les papiers, attendre, prendre un jour de congé pour aller plaider ton affaire etc etc...
ça coute rien de lui faire signer un papelard mais bon, je pense que c'est aussi bien de lui faire confiance :)
 
EDIT : merde, changement de page  [:prozac]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 01-08-2011 à 18:49:43
n°27305283
niju
Call me doc'
Posté le 01-08-2011 à 18:51:10  profilanswer
 


 [:haha]  
 
Tu croyais quand même pas griller les anciens sur une question comme ça? :o

n°27305303
Profil sup​primé
Posté le 01-08-2011 à 18:53:10  answer
 

enuma a écrit :


Ah bon, me voilà étonné que ce genre de contrat ait la moindre valeur légale entre particuliers, je pensais qu'acompte et autres choix de moyens de paiements étaient réservés aux professionnels.

 

Je ne suis pas familier avec les contrats de vente, je peux trouver un modèle quelque part sur internet ? (Cela doit-il être manuscrit ?)

 

En toute théorie, à partir du moment où vous avez tous les deux dit "OK pour le canapé, à tel prix et dans telles conditions", la vente est faite, même si il garde le canapé, même si tu ne payes pas.
Le simple fait que vous soyez tous les deux d'accord constitue un contrat.
Et d'ailleurs, truc marrant, en dehors du cas où tu te couvres avec le contrat de Niju (qui me semble transférer le risque de la chose :o ), si tu lui dis "Ok pour le canapé à 60€, je viens le chercher demain", que lui aussi est d'accord, que le canapé brûle le soir-même par accident, le canapé t'appartient quand même, la vente a été conclue, tu lui dois quand même 60€ même si tu devais chercher le canapé le lendemain :D

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 01-08-2011 à 18:55:18
n°27305316
Profil sup​primé
Posté le 01-08-2011 à 18:54:14  answer
 

niju a écrit :


 [:haha]  
 
Tu croyais quand même pas griller les anciens sur une question comme ça? :o


 
C'est vrai que j'y croyais pas mais j'ai tenté quand même, me suis dit que tu devais être dans les TEC :o

n°27305381
chrissud
Posté le 01-08-2011 à 18:57:49  profilanswer
 

Imaginez que le chat  énervé fait c'est ses griffes sur le canapé.
l'acheteur sera serait obligé de le prendre (le canapé pas le chat) et de verser le prix convenu.
 
 
D'autre part, je ne pense pas que le vendeur trouve un autre acheteur en plein mois d'août,  alors pas de risque que cette affaire en or t'échappe.
 
Donc si j'ai un conseille à donner, c'est de payer au moment où l'on enlève la marchandise.

Message cité 2 fois
Message édité par chrissud le 02-08-2011 à 14:05:40
mood
Publicité
Posté le 01-08-2011 à 18:57:49  profilanswer
 

n°27305495
tuxbleu
renie ses origines
Posté le 01-08-2011 à 19:07:16  profilanswer
 

Bonsoir à tous
 
Y a t il une autorité de tutelle de tous les syndics ? Je suis copropriétaire, outre le fait que je ne veuille pas reconduire mon syndic à la prochaine AG, j'aimerai écrire à quelqu'un pour m'en plaindre, si à tout hasard il pouvait se faire taper sur les doigts.
:jap:


---------------
Mon topic de vente - Mon feed-back
n°27306484
chrissud
Posté le 01-08-2011 à 20:38:07  profilanswer
 

Le syndic est choisi par le copropriétaire.
 
Donc c'est la majorité de propriétaire qui décide.

n°27307262
myxobrain
Posté le 01-08-2011 à 21:31:38  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Imaginez que le chat  énervé fait c'est griffe sur le canapé.
l'acheteur sera obligé de le prendre et de verser le prix convenu.


Si le canapé est abimé, l'objet du contrat change non? Donc le contrat est caduq... non?

n°27307374
tiboc59
Posté le 01-08-2011 à 21:37:24  profilanswer
 

bonsoir a tous,
 
je sais pas si vous savez mais aujourd'hui c'est le 1er Août et surprise .... les PV augmentent !! Alors les gentils officiers ont du descendre en masse dans les rues pour récolter plus de fonds pour..."on sait pas" ! Résultat PV à le sortie du taf ! Question bête, n'ayant pas de procès verbal mis a jour, ils m'ont gentiment colorié le 11€ et marqué 17€ a côté, et on rajouté 17€ a côté de la case a timbre. Est ce légal ??


---------------
Comment vous dire, une banque c'est une banque
n°27308537
niju
Call me doc'
Posté le 01-08-2011 à 22:29:43  profilanswer
 

myxobrain a écrit :


Si le canapé est abimé, l'objet du contrat change non? Donc le contrat est caduq... non?


Non, non, dès l'accord des parties, chacun est engagé, et doit livrer le bien dans l'état où il est au jour de la livraison contre le paiement prévu. Si le bien a été détruit, tant pis pour l'acheteur, il reste engagé, sauf clause contraire dans le contrat.

n°27308591
niju
Call me doc'
Posté le 01-08-2011 à 22:32:15  profilanswer
 

tuxbleu a écrit :

Bonsoir à tous
 
Y a t il une autorité de tutelle de tous les syndics ? Je suis copropriétaire, outre le fait que je ne veuille pas reconduire mon syndic à la prochaine AG, j'aimerai écrire à quelqu'un pour m'en plaindre, si à tout hasard il pouvait se faire taper sur les doigts.
:jap:


Une chambre des syndics, non, en tant que tel, ca n'existe pas. Tourne toi plutôt vers les associations de copropriétaires, c'est à dire les clients des syndics, qui sera de meilleur conseil.

n°27308612
niju
Call me doc'
Posté le 01-08-2011 à 22:33:03  profilanswer
 

tiboc59 a écrit :

bonsoir a tous,
 
je sais pas si vous savez mais aujourd'hui c'est le 1er Août et surprise .... les PV augmentent !! Alors les gentils officiers ont du descendre en masse dans les rues pour récolter plus de fonds pour..."on sait pas" ! Résultat PV à le sortie du taf ! Question bête, n'ayant pas de procès verbal mis a jour, ils m'ont gentiment colorié le 11€ et marqué 17€ a côté, et on rajouté 17€ a côté de la case a timbre. Est ce légal ??


Techniquement, oui, dès lors que la modification est clairement apparente, et que le texte est paru au JORF, c'est bon pour eux.

n°27308663
myxobrain
Posté le 01-08-2011 à 22:35:29  profilanswer
 

niju a écrit :


Non, non, dès l'accord des parties, chacun est engagé, et doit livrer le bien dans l'état où il est au jour de la livraison contre le paiement prévu. Si le bien a été détruit, tant pis pour l'acheteur, il reste engagé, sauf clause contraire dans le contrat.


Au jour de la livraison par le vendeur à l'acheteur? Ca je suis d'accord!
 
Mais j'avais compris que certains disaient que le canapé pouvait être détruit et toujours vendu  alors qu'il était encore sous la garde du vendeur...
 

n°27308672
Profil sup​primé
Posté le 01-08-2011 à 22:36:06  answer
 

myxobrain a écrit :


Au jour de la livraison par le vendeur à l'acheteur? Ca je suis d'accord!

 

Mais j'avais compris que certains disaient que le canapé pouvait être détruit et toujours vendu  alors qu'il était encore sous la garde du vendeur...

 


 

Tu as tout à fait compris :o


Message édité par Profil supprimé le 01-08-2011 à 22:36:30
n°27309670
enuma
Posté le 02-08-2011 à 00:45:01  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


Message édité par enuma le 02-08-2011 à 00:45:52
n°27309930
Tsopivo
Posté le 02-08-2011 à 04:51:42  profilanswer
 


chrissud a écrit :

Imaginez que le chat  énervé fait c'est griffe sur le canapé.
l'acheteur sera obligé de le prendre et de verser le prix convenu.


niju a écrit :


Non, non, dès l'accord des parties, chacun est engagé, et doit livrer le bien dans l'état où il est au jour de la livraison contre le paiement prévu. Si le bien a été détruit, tant pis pour l'acheteur, il reste engagé, sauf clause contraire dans le contrat.

 

Ça me semble louche votre histoire - enfin surtout celle du chat (je ne parle pas de l'orthographe mais du fait que le bien serait dégradé par la faute du propriétaire). Vous en êtes surs?

 

Le droit des contrats remonte à bien longtemps pour moi. Je suis d'accord sur le principe que le transfert de propriété se fait à la vente et que les risques suivent la propriété - et encore, avec le tempérament de 1138 al.2.

Citation :


Art. 1136 : L'obligation de donner emporte celle de livrer la chose et de la conserver jusqu'à la livraison, à peine de dommages et intérêts envers le créancier.

 

Art. 1138 :  L'obligation de livrer la chose est parfaite par le seul consentement des parties contractantes.
Elle rend le créancier propriétaire et met la chose à ses risques dès l'instant où elle a dû être livrée, encore que la tradition n'en ait point été faite, à moins que le débiteur ne soit en demeure de la livrer ; auquel cas la chose reste aux risques de ce dernier.

 

Art. 1583 : Elle est parfaite entre les parties, et la propriété est acquise de droit à l'acheteur à l'égard du vendeur, dès qu'on est convenu de la chose et du prix, quoique la chose n'ait pas encore été livrée ni le prix payé.

 

Mais d'une part, il n'est pas si clair que ça que la vente ait déjà eu lieu : je ne suis pas certaine qu'on puisse écarter d'emblée qu'il s'agisse dune vente à terme.
D'autre part, si vente il y a, il me semble que vous libérez bien facilement le vendeur de son obligation de donner.

Citation :

Art. 1614 : La chose doit être délivrée en l'état où elle se trouve au moment de la vente.

 

Je suis perplexitude  [:dks] Vous êtes vraiment surs de vous ?

Message cité 2 fois
Message édité par Tsopivo le 02-08-2011 à 05:12:18
n°27310045
myxobrain
Posté le 02-08-2011 à 07:44:41  profilanswer
 

Ma question était celle de Tsopivo :o

n°27310679
niju
Call me doc'
Posté le 02-08-2011 à 09:53:58  profilanswer
 

Tsopivo a écrit :

 

Ça me semble louche votre histoire - enfin surtout celle du chat (je ne parle pas de l'orthographe mais du fait que le bien serait dégradé par la faute du propriétaire). Vous en êtes surs?

 

Le droit des contrats remonte à bien longtemps pour moi. Je suis d'accord sur le principe que le transfert de propriété se fait à la vente et que les risques suivent la propriété - et encore, avec le tempérament de 1138 al.2.

Citation :


Art. 1136 : L'obligation de donner emporte celle de livrer la chose et de la conserver jusqu'à la livraison, à peine de dommages et intérêts envers le créancier.

 

Art. 1138 :  L'obligation de livrer la chose est parfaite par le seul consentement des parties contractantes.
Elle rend le créancier propriétaire et met la chose à ses risques dès l'instant où elle a dû être livrée, encore que la tradition n'en ait point été faite, à moins que le débiteur ne soit en demeure de la livrer ; auquel cas la chose reste aux risques de ce dernier.

 

Art. 1583 : Elle est parfaite entre les parties, et la propriété est acquise de droit à l'acheteur à l'égard du vendeur, dès qu'on est convenu de la chose et du prix, quoique la chose n'ait pas encore été livrée ni le prix payé.

 

Mais d'une part, il n'est pas si clair que ça que la vente ait déjà eu lieu : je ne suis pas certaine qu'on puisse écarter d'emblée qu'il s'agisse dune vente à terme.
D'autre part, si vente il y a, il me semble que vous libérez bien facilement le vendeur de son obligation de donner.

Citation :

Art. 1614 : La chose doit être délivrée en l'état où elle se trouve au moment de la vente.

 

Je suis perplexitude  [:dks] Vous êtes vraiment surs de vous ?

 

Quand c'est la vente d'une chose déterminée (et non d'une chose de genre, ce qui arrive le plus souvent entre professionnel et consommateur), oui, je suis sûr de ma réponse, tu cites l'article 1138 qui en est justement le fondement. Et on part de l'hypothèse que la vente a déjà eu lieu, évidemment, sinon, en l'absence de contrat, on ira pas loin en invoquant le transfert de risques :d

 


Et pour ce qui est de l'obligation de donner: justement, il a exécuté son obligation: donner signifie transférer juridiquement la propriété, à distinguer de l'obligation de délivrer "physiquement" la chose. Or, dans l’hypothèse présentée ici, le transfert de propriété a eu lieu, c'est précisément ce qui justifie que le prix doit quand même être versé.

Message cité 1 fois
Message édité par niju le 02-08-2011 à 10:00:52
n°27310778
niju
Call me doc'
Posté le 02-08-2011 à 10:04:21  profilanswer
 

Le c/c de lexis, JCl "civil code", art. 1138:

Citation :


44. – Risques de la chose – Lorsque le contrat a pour objet le transfert de la propriété d'une chose (ou d'un autre droit réel), la question des risques du contrat est liée à celle des risques de la chose qui en est l'objet, c'est-à-dire des risques de perte ou de détérioration par cas fortuit ou force majeure (à l'exclusion des vices de la chose : vices cachés ou, s'agissant d'animaux, maladies ou autres prédispositions morbides, qui relèvent de la garantie des vices cachés).
 
Le droit français considère que, dès l'instant où le transfert de propriété s'est réalisé, en particulier lorsqu'il est l'effet du seul échange des consentements, le contrat a produit vis-à-vis de l'acquéreur son principal effet. L'acquéreur-propriétaire doit en conséquence assumer les risques de la chose, même si celle-ci ne lui a pas encore été livrée, l'obligation de livraison qui pèse sur le vendeur n'étant qu'un effet secondaire et subalterne du contrat. Si la chose vient à périr, fût-ce entre les mains du vendeur avant livraison, l'acheteur n'en sera pas moins tenu de payer le prix. Il subit la perte en tant que propriétaire : res perit domino. Le vendeur, dans l'intervalle, n'était plus qu'un simple dépositaire, qui conserve son droit au prix, à moins, bien entendu, que la perte ou détérioration ne lui soit imputable. Dès lors que le transfert de la propriété est acquis solo consensu, l'obligation de délivrance étant considérée comme secondaire, la question ne peut plus être traitée en termes de risques du contrat.


Message édité par niju le 02-08-2011 à 10:04:42
n°27310862
Profil sup​primé
Posté le 02-08-2011 à 10:14:35  answer
 

Ah la délivrance de la chose, res perit domino ... que de mauvais souvenirs :o


Message édité par Profil supprimé le 02-08-2011 à 10:15:33
n°27310879
niju
Call me doc'
Posté le 02-08-2011 à 10:15:49  profilanswer
 

Et tant qu'on y est, l'avis de la Cour de cass:

Citation :


Cour de cassation
chambre civile 1
Audience publique du mardi 10 octobre 1995
N° de pourvoi: 93-18457
Publié au bulletin Rejet.
 
Président : M. Thierry, conseiller le plus ancien faisant fonction. ., président
Rapporteur : Mme Gié., conseiller rapporteur
Avocat général : M. Gaunet., avocat général
Avocat : Mme Luc-Thaler., avocat(s)
 
 
REPUBLIQUE FRANCAISE
 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
 
 
Sur le moyen unique :
 
Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que, par acte sous seing privé du 3 septembre 1988, M. X... a vendu, sous conditions suspensives d'essai et d'obtention d'un crédit, à Mme Y..., le bateau " Pic ", pour un prix de 46 000 francs payé, pour partie, à l'aide d'un prêt consenti par la Banque Hénin ; que l'acte précisait que l'acquéreur aurait la propriété et la jouissance du bien vendu à compter de la réalisation des conditions suspensives et qu'il en prendrait livraison, quand bon lui semblerait, au port d'Hyères ; que le vendeur s'engageait à effectuer, " dans le délai d'un mois à compter de la réalisation des conditions suspensives, les formalités de transfert de propriété, auprès des Affaires maritimes du numéro d'immatriculation du navire et des services des Douanes du port de francisation ", la vente étant annulée de plein droit en cas de refus du visa de l'autorité maritime ; que, postérieurement à la réalisation des conditions suspensives, la vente a été réitérée, par un acte du 25 septembre 1988 ; qu'à une mise en demeure signifiée le 4 septembre 1989 par Mme Y... de lui délivrer le bateau, M. X... a répondu que celui-ci avait été volé sur le port d'Hyères, le 17 mars précédent ; que, Mme Y... ayant assigné M. X... et la Banque Hénin en résolution de la vente, l'arrêt attaqué (Paris, 5 mai 1993) l'a déboutée de sa demande ;
 
Attendu que Mme Y... fait grief à l'arrêt d'avoir ainsi statué, alors, selon le moyen, que le vendeur a l'obligation de délivrer la chose vendue mais aussi ses accessoires, lesquels comprennent les documents indispensables à son utilisation normale ; que l'acte de francisation d'un navire, dès lors qu'il est nécessaire pour prendre la mer, constitue un tel accessoire ; qu'en refusant de sanctionner la défaillance du vendeur en dépit de son engagement d'effectuer les formalités nécessaires à la francisation, la cour d'appel a violé les articles 1615 du Code civil, 217, 218 et 231 du Code des douanes ;
 
Mais attendu que l'arrêt retient que, même si les parties ont mis à la charge du vendeur l'accomplissement des formalités de transfert de propriété, elles n'ont pas subordonné ce transfert à la remise des documents administratifs et que seul, le refus de visa administratif, dont il n'est ni démontré ni même soutenu qu'il ait été opposé à Mme Y..., entraînait, selon l'accord des parties, l'annulation de la vente ; qu'il en a déduit, par une exacte application des dispositions des articles 1138 et 1583 du Code civil, que les risques de la chose vendue étaient à la charge de Mme Y..., propriétaire du bateau ; qu'ensuite, c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain que la cour d'appel a estimé que le fait pour le vendeur de ne pas avoir accompli les formalités de publicité du transfert de propriété, ainsi qu'il s'y était engagé, ne pouvait entraîner la résolution de la vente mais seulement donner lieu à des dommages-intérêts ; que, par ces seuls motifs, la cour d'appel a légalement justifié sa décision ;
 
PAR CES MOTIFS :
 
REJETTE le pourvoi.
 

n°27311462
tuxbleu
renie ses origines
Posté le 02-08-2011 à 11:03:55  profilanswer
 

niju a écrit :


Une chambre des syndics, non, en tant que tel, ca n'existe pas. Tourne toi plutôt vers les associations de copropriétaires, c'est à dire les clients des syndics, qui sera de meilleur conseil.


Ok  :jap:


---------------
Mon topic de vente - Mon feed-back
n°27311469
tuxbleu
renie ses origines
Posté le 02-08-2011 à 11:04:38  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Le syndic est choisi par le copropriétaire.
 
Donc c'est la majorité de propriétaire qui décide.


Ca t'inquiète, je vais faire du lobbying après des autres copropriétaires.  :o


---------------
Mon topic de vente - Mon feed-back
n°27313598
chrissud
Posté le 02-08-2011 à 14:03:50  profilanswer
 

Tsopivo a écrit :


 
Ça me semble louche votre histoire - enfin surtout celle du chat (je ne parle pas de l'orthographe mais du fait que le bien serait dégradé par la faute du propriétaire). Vous en êtes surs?
 
....


 
 
 
oups la honte  pour moi.   :lol:


Message édité par chrissud le 02-08-2011 à 14:06:56
n°27313613
Tsopivo
Posté le 02-08-2011 à 14:04:49  profilanswer
 

niju a écrit :


 
Quand c'est la vente d'une chose déterminée (et non d'une chose de genre, ce qui arrive le plus souvent entre professionnel et consommateur), oui, je suis sûr de ma réponse, tu cites l'article 1138 qui en est justement le fondement. Et on part de l'hypothèse que la vente a déjà eu lieu, évidemment, sinon, en l'absence de contrat, on ira pas loin en invoquant le transfert de risques :d


Oui, je citais 1138 en allant dans votre sens. Je ne parlais pas d'une absence de contrat mais d'un contrat prévoyant des obligations à terme, mon impression étant que si un contrat devait être signé ou conclu verbalement, les obligations du vendeur et celle de l'acquéreur pour le restant du prix ne serait exigibles qu'en septembre.

niju a écrit :


Et pour ce qui est de l'obligation de donner: justement, il a exécuté son obligation: donner signifie transférer juridiquement la propriété, à distinguer de l'obligation de délivrer "physiquement" la chose. Or, dans l’hypothèse présentée ici, le transfert de propriété a eu lieu, c'est précisément ce qui justifie que le prix doit quand même être versé.


 
Oui j'ai été imprécise mais je parlais bien de l'obligation de délivrer physiquement une chose conforme, à laquelle réfère 1583 et une chose qui serait "en l'état où elle se trouve au moment de la vente" et non celle de la livraison, i.e. dans notre exemple, pas couverte de griffures de chat. Par ailleurs, je ne suis pas certaine qu'on puisse dire qu'il s'agit d'un cas fortuit ou d'une force majeure dans le cas qui me dérangeait le plus, à savoir, le chat qui fait ses griffes sur le canapé.

n°27313743
chrissud
Posté le 02-08-2011 à 14:13:10  profilanswer
 

tuxbleu a écrit :


Ca t'inquiète, je vais faire du lobbying après des autres copropriétaires.  :o


 
 
Là c'est normal,  si selon toi la copropriété est mal gérée,  il n'y a pas de raison pour ne pas convaincre d'autre propriétaire.
Le contrat avec le syndic a une échéance et à cette échéance le syndic demande le renouvellement,  annuellement  ou ?.
 
 
 
Il existe aussi le syndic bénévole, c'est un des copropriétaires qui s'occupe de tout,  donc à priori les petites résidences  bien qu'il faut avoir du temps pour s'occuper de la collectivité.
 

n°27313778
niju
Call me doc'
Posté le 02-08-2011 à 14:15:09  profilanswer
 

Tsopivo a écrit :


Oui, je citais 1138 en allant dans votre sens. Je ne parlais pas d'une absence de contrat mais d'un contrat prévoyant des obligations à terme, mon impression étant que si un contrat devait être signé ou conclu verbalement, les obligations du vendeur et celle de l'acquéreur pour le restant du prix ne serait exigibles qu'en septembre.


Sauf clause contraire, non. Et si la clause est seulement "livraison en septembre", ca ne change rien sur le transfert de risque, voir l'exemple du bateau cité ci-dessus, dont la propriété avait été transférée mais le transfert de la détention "physique" n'avait pas encore eu lieu: il est volé, tant pis pour l'acheteur, il paye.

 
Tsopivo a écrit :

 

Oui j'ai été imprécise mais je parlais bien de l'obligation de délivrer physiquement une chose conforme, à laquelle réfère 1583 et une chose qui serait "en l'état où elle se trouve au moment de la vente" et non celle de la livraison, i.e. dans notre exemple, pas couverte de griffures de chat. Par ailleurs, je ne suis pas certaine qu'on puisse dire qu'il s'agit d'un cas fortuit ou d'une force majeure dans le cas qui me dérangeait le plus, à savoir, le chat qui fait ses griffes sur le canapé.


Oui. Sauf si la chose a péri sans la faute du vendeur, auquel cas il en est délivré et l'acheteur doit payer le prix.
Et pour l'exemple du chat, ca dépend, impossible de trancher sur une hypothèse aussi imprécise ;)

Message cité 1 fois
Message édité par niju le 02-08-2011 à 14:23:15
n°27313880
Profil sup​primé
Posté le 02-08-2011 à 14:22:23  answer
 

Les chats sont des individus égoïstes, soucieux de faire souffrir leurs maîtres; sous des atours sensuels et mignons, ce sont de dangereux misanthropes, manipulateurs et narcissiques.
Si on ne peut engager la responsabilité du chat, je penche pour la force majeure :o

n°27314940
Profil sup​primé
Posté le 02-08-2011 à 15:37:13  answer
 

 

Tout le monde étant au courant que les chats sont cons, la force majeure ne peut donc être invoquée. [:aloy]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 02-08-2011 à 15:37:22
n°27315040
Profil sup​primé
Posté le 02-08-2011 à 15:43:52  answer
 


 
Un courant doctrinale souhaite privilégier l'insurmontabilité/irrésistibilité par rapport à l'imprévisibilité pour qualifier la force majeure :o
Même si tu prenais toutes les mesures nécessaires, le chat est tellement fourbe que tu n'y pourrais rien, s'il veut te pourrir la vie, il y arrivera  [:prodigy]
 

Spoiler :

Parapluie doctrinale ON  :whistle:


Message édité par Profil supprimé le 02-08-2011 à 15:45:43
n°27317957
niju
Call me doc'
Posté le 02-08-2011 à 19:59:13  profilanswer
 

1er paquet de copies reçu. LA vache, j'avais oublié combien c'était long à corriger, ces trucs [:tinostar]

n°27317960
Profil sup​primé
Posté le 02-08-2011 à 19:59:39  answer
 

Tu corriges quoi ?

n°27317968
niju
Call me doc'
Posté le 02-08-2011 à 20:00:53  profilanswer
 

Une prépa privée te donnant le cap pour devenir avocat :o


Message édité par niju le 02-08-2011 à 20:01:12
n°27317971
Profil sup​primé
Posté le 02-08-2011 à 20:01:47  answer
 

[:ddr555]

n°27320579
Tsopivo
Posté le 03-08-2011 à 01:15:38  profilanswer
 

niju a écrit :


Sauf clause contraire, non. Et si la clause est seulement "livraison en septembre", ca ne change rien sur le transfert de risque, voir l'exemple du bateau cité ci-dessus, dont la propriété avait été transférée mais le transfert de la détention "physique" n'avait pas encore eu lieu: il est volé, tant pis pour l'acheteur, il paye.
 


niju a écrit :


Oui. Sauf si la chose a péri sans la faute du vendeur, auquel cas il en est délivré et l'acheteur doit payer le prix.
Et pour l'exemple du chat, ca dépend, impossible de trancher sur une hypothèse aussi imprécise ;)


 
Merci pour les explications, je pensais que le vendeur n'était libéré que par la force majeure ou cas fortuit et non par la seule absence de faute.

n°27325992
-id-
Je suis aux cabinets
Posté le 03-08-2011 à 15:48:41  profilanswer
 

Bonjour :hello:  
 
Imaginons une entreprise qui expose ses salariés à des substances chimiques reconnues toxiques sans moyens de protection... Est-ce très risqué pour une entreprise ou pas du tout ?
 
Je ne me rends pas compte comment ça se passe.
 
j'imagine que le salarié qui chope son cancer 20 ans après la retraite entame un parcours du combattant pour récolter des preuves, justifier l'intensité et la durée d'exposition et faire reconnaitre sa maladie comme professionnelle. :/
 
le gestionnaire de l'entreprise prend t'il un gros risque ?
 
Merci :jap:

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  2795  2796  2797  ..  4975  4976  4977  4978  4979  4980

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
Voilà, c'est fait .... de Bla bla - Divers on passe à DiscussionsCatégorie Discussions - Explications & Règles
Plus de sujets relatifs à : Rassemblement des juristes (et rheo) de Discussions


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)