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Auteur Sujet :

Rassemblement des juristes (et rheo) de Discussions

n°24214936
Profil sup​primé
Posté le 09-10-2010 à 23:57:41  answer
 

Reprise du message précédent :
 
Ha? Je n'avais pas les mêmes souvenirs, mais tant mieux pour F22 alors :)
 
Il est trop tard et j'ai trop de madiran dans le sang pour aller lire ton texte, désolé, je vais être obligé de te faire confiance :o

mood
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Posté le 09-10-2010 à 23:57:41  profilanswer
 

n°24214945
Profil sup​primé
Posté le 09-10-2010 à 23:58:52  answer
 

Nix a écrit :

Bonjour à tous,
 
J'espère que mon message trouvera sa place dans ce topic, dans le cas contraire, je le déplacerai afin de créer un topic à part entière.
 
Je vous expose un problème et des questions que je rencontrent avec mon syndic (géré par une agence immo), étant absolument novice dans ce genre de systèmes.
 
J'ai acquis une maison en VEFA en début d'année, dans laquelle j'ai emménagé en mai de cette année. Cette acquisition s'est fait via un promoteur immobilier, dans un lotissement complètement réalisé par ses soins, dans lequel se trouvent une cinquantaine de maisons. Ce lotissement est régit par un syndic.
 
Dès notre emménagement, nous avons pris contact avec l'agence gérant notre syndic, afin de leur demander le règlement du syndic. Après 4 relances, nous obtenons comme seule réponse qu'il n'y a pas de règlement pour le moment, qu'il sera réalisé lors de la seconde AG, la première ayant été réalisée environ 1 an avant la livraison des maisons avec les propriétaire ayant acheté sur plans (soit environ 10 proprios sur 50 biens).
 
La totalité des maison a été habitée à partir de fin juin 2010.
 
Cet été, de nombreux propriétaires ont réalisé des travaux d'aménagement extérieurs, sur leur terrain uniquement (pas sur les parties communes). Type de travaux : pose de dales pour terrasses, pose de haies synthétiques, etc ...
 
Mi septembre, le syndic nous a adressé une note, déposé dans chaque boite aux lettres, nous priant de faire "ATTENTION" (je cite le message en capitales), afin de ne pas réaliser de travaux d'aménagement extérieurs avant la prochaine AG.
 
En fait, l'autorisation doit être demandée lors de l'AG, afin que tous les copropriétaires soient d'accord.
 
Le syndic a été contacté par 3 personnes différentes, et la date de prochaine AG a été différente les 3 fois : la première personne s'est vu dire début d'année, la second mars 2011 et la dernière mai 2011.
 
Personnellement, je me vois mal attendre le mois de mai pour réaliser ma terrasse (sous réserve que le projet présenté soit adopté par l'AG).
 
Donc ma question est simple : en l'absence de règlement de copro, peut-on m'interdire de réaliser une terrasse, ou la pose d'une haire synthétique ? Pour moi, la copro n'avait pas à intervenir dans ce genre de dossiers, mais plutôt la mairie pour une autorisation de travaux.
 
Dans le cas où je peux réaliser ces travaux, un vote lors de l'AG peut-il me contraindre de démolir à postériori ?
 
Voilà, je vous remercie par avance d'avoir lu mon message jusqu'au bout, et d'avoir éventuellement pris le temps d'y répondre.
 
Bonne journée à tous !


Demain, je jette un oeil à la question, promis :o

n°24215530
Profil sup​primé
Posté le 10-10-2010 à 01:43:14  answer
 


 
Du madiran ?  [:moquette:1]

n°24224749
Profil sup​primé
Posté le 11-10-2010 à 11:12:04  answer
 

Je retrouve pas l'article du code pénal qui punit les parents du manque de soins envers leur progéniture :o
Quelqu'un peut m'aider ?


Message édité par Profil supprimé le 11-10-2010 à 11:13:09
n°24227286
Aurore bor​eale
Posté le 11-10-2010 à 14:59:16  profilanswer
 

Il y a le 227-15: http://www.legifrance.gouv.fr/affi [...] odeArticle
 

Citation :

Le fait, par un ascendant ou toute autre personne exerçant à son égard l'autorité parentale ou ayant autorité sur un mineur de quinze ans, de priver celui-ci d'aliments ou de soins au point de compromettre sa santé est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende.


---------------
Si dieu n'existe pas, c'est qu'il a probablement mieux à faire.
n°24235697
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 08:16:06  answer
 


 
T'as décuvé ? Tu confirmes ? :o

n°24235698
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 08:16:31  answer
 

Aurore boreale a écrit :

Il y a le 227-15: http://www.legifrance.gouv.fr/affi [...] odeArticle
 

Citation :

Le fait, par un ascendant ou toute autre personne exerçant à son égard l'autorité parentale ou ayant autorité sur un mineur de quinze ans, de priver celui-ci d'aliments ou de soins au point de compromettre sa santé est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende.



 
J'avais vu celui-là mais il me semble qu'il y en a un autre. Je me trompe surement  [:dks]

n°24235723
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 08:26:55  answer
 

Question pénale : La proposition de loi d'Eric Ciotti de punir de 7 000 € d'amende les parents de délinquants multirécidivistes va-t-elle à l'encontre du principe de personnalité des peines et du principe de proportionnalités des peines ?

 

:jap:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-10-2010 à 08:27:07
n°24236175
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 09:45:32  answer
 


 
Non s'ils sont mis en cause en raison d'une infraction par abstention d'éducation (ou à peu près) de leur part (dont il faut définir les éléments constitutifs, puis ensuite les mettre en évidence dans chaque affaire).
 
L'argumentation des opposants pourrait être utilisée par le Medef pour faire tomber une partie du droit pénal du travail (et du droit pénal des affaires) :d²
 
 

Citation :

et du principe de proportionnalités des peines ?


 
Aucune idée, mais à première vue, comme ça, non (amende, et c'est un max je suppose => de 1 à 7000 €)
 

n°24236212
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 09:49:13  answer
 

A part ça, je ne suis pas naïf sur cette proposition et je ne suis pas un fan d'Eric Ciotti, (c'est peu dire), mais cette affaire illustre une fois de plus la nullité de la classe politico-médiatique, sa méconnaissance totale des dossiers (les politiques et journalistes français ne sont compétent que dans le domaine de la rumeur de la salle des 4 colonnes), ce qui laisse libre champ :  
 
- aux "techniciens" qui font leur soupe dans leur coin peinards,
- aux groupes d'intérêt bien outillés et conseillés qui peuvent faire passer leurs projets s'ils ont l'appui de la technostructure.
 
ça illustre aussi autre chose, cette croyance qu'il y aurait des "principes immanents" juridiques. La personnalité des peines, comme le droit de propriété, p ex, ce sont des choix politiques (et l'affirmation du caractère "immanent et sacré" est un choix politique), je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas être discuté dans le champ politique, la peur de discuter des principes est une preuve d'immaturité.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-10-2010 à 09:51:17
mood
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Posté le 12-10-2010 à 09:49:13  profilanswer
 

n°24236256
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 09:56:55  answer
 


Mon argumentaire était le suivant :

 

En vertu du principe de la personnalité des peines, on ne peut reprocher aux parents les actes déliectueux des enfants --> donc leur infraction, c'est d'être les parents de délinquants.

 

En vertu du principe de proportionnalité des peines (article 9 de la DDHC et article 49 de la charte fondamentale des droits de l'homme du l'UE), 7 000€ d'amende pour juste avoir été les parents de délinquants multirécidivistes, c'est fort de café :o

 

D'après ce que tu dis, l'abandon des enfants par les parents, l'abandon moral devra être caractérisé (comme c'est déjà le cas dans l'article du code pénal susmentionné par Aurore Boréale). Je n'ai pas le texte de loi qui a été déposé à l'AN (on peut voir ça où d'ailleurs ?) mais est-ce vraiment le cas ?

 

Merci d'avance pour ton explication  :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-10-2010 à 10:05:08
n°24236274
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 09:59:03  answer
 


 
Mais dans mon cours, on m'a parlé de la hiérarchie des normes d'Hans Kelsen et du fait que dans un état de droit, le politique devait se soum... wait... on a déjà eu cette discussion :o

n°24236309
eaque89
Raskolnikov
Posté le 12-10-2010 à 10:04:03  profilanswer
 


 
Ce n'est pas la question.
Tu as raison quand tu dis que ce sont des choix politiques (mais aussi philosophiques) et qu'ils peuvent être remis en cause.
Le seul problème c'est que quand on va à l'encontre d'un principe, on le met à mal, voire on le détruit. Par une simple loi (qui me parait en l'espèce sans grande importance) on peut changer un pan du droit. Il faut donc bien réfléchir à ce qu'on fait et prendre le recul nécessaire.
En ce qui concerne cette loi, je doute que l'auteur ait pour objectif de détruire un quelconque principe du droit pénal. Mais ce serait con que ce soit un dommage collatéral non calculé.


---------------
"Comment qui a tué ?... reprit-il, comme s'il n'en croyait pas ses oreilles. Mais c'est vous qui avez tué, Rodion Romanytch ! Vous avez bel et bien tué... ajouta-t-il dans un quasi-chuchotement, d'une voix absolument convaincue." Dostoïevski
n°24236486
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 10:24:27  answer
 


 
ça dépend comment est formulé l'infraction ; çan peut être une abstention fautive pénalement qualifiée.
 

Citation :


En vertu du principe de proportionnalité des peines (article 9 de la DDHC et article 49 de la charte fondamentale des droits de l'homme du l'UE), 7 000€ d'amende pour juste avoir été les parents de délinquants multirécidivistes, c'est fort de café :o


 
La charte de l'UE n'est pas invocable ici, on est hors champ du dt communautaire.
Pour le reste, si tu ouvres un code pénal, et surtout, surtout, sur tout le dt pénal "spécialisé", tu risques e faire des syncopes à répétition :d
 
 
 

Citation :

D'après ce que tu dis, l'abandon des enfants par les parents, l'abandon moral devra être caractérisé (comme c'est déjà le cas dans l'article du code pénal susmentionné par Aurore Boréale). Je n'ai pas le texte de loi qui a été déposé à l'AN (on peut voir ça où d'ailleurs ?) mais est-ce vraiment le cas ?


 
en vrai, je m'en fout de cette histoire, et j'ai pas l'intention d'aller lire la proposition. Mais je sais qu'on peut rédiger une infraction pour abstention d'empêcher la récidive du comportement d'un tiers sur lequel on a un moyen d'action/une obligation ; et ça existe.
 
 
 
 
Alors 2 choses :  
 
 
-la Grundnorm (je parle de la GN au sens de la TPD  VII) n'est pas la norme sup^rême au sens où on l'entend classiquement (= constitution en général), mais un présupposé épistémologique nécessaire à la fermeture du système.
 
- la hiérarchie des normes implique simplement le respect des procédures et la hiérarchie des pouvoirs, la constitution peut être modifiée par le constituant (politique), la loi par le législateur ( politique), si le législateur vote une loi contraire à la constit cela revient  au même que modifier la constit pour modifier la loi => erreur de procédure (théorie de l'aiguilleur)
 
 

eaque89 a écrit :

Ce n'est pas la question.
Tu as raison quand tu dis que ce sont des choix politiques (mais aussi philosophiques) et qu'ils peuvent être remis en cause.
Le seul problème c'est que quand on va à l'encontre d'un principe, on le met à mal, voire on le détruit. Par une simple loi (qui me parait en l'espèce sans grande importance) on peut changer un pan du droit. Il faut donc bien réfléchir à ce qu'on fait et prendre le recul nécessaire.
En ce qui concerne cette loi, je doute que l'auteur ait pour objectif de détruire un quelconque principe du droit pénal. Mais ce serait con que ce soit un dommage collatéral non calculé.


 
Si la loi revient à modifier un point fixé dans la constitution, non changé, elle lui sera contraire et sera invalidée, ce qui indique que le débat relève du niveau constitutionnel.
 

n°24236579
eaque89
Raskolnikov
Posté le 12-10-2010 à 10:32:10  profilanswer
 


 
Oui, la Constitution joue le rôle de garde fou. Mais on peut la changer.
En fait, j'ai du mal à suivre ton raisonnement. Tu soutenais pas il y à 5 minutes qu'on pouvait discuter les principes et les changer ? Que c'était un choix politique ? :D


---------------
"Comment qui a tué ?... reprit-il, comme s'il n'en croyait pas ses oreilles. Mais c'est vous qui avez tué, Rodion Romanytch ! Vous avez bel et bien tué... ajouta-t-il dans un quasi-chuchotement, d'une voix absolument convaincue." Dostoïevski
n°24236604
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 10:33:45  answer
 


 
Je vais essayé de trouver la proposition de loi.
 
 
 
Mais le droit interne est soumis au droit communautaire non ? (principe d'intégration du droit communautaire) ?
De plus, une norme contraire à un traité doit être abrogée non (cf, article 55 + jurisprudence simmenthal) ? (l'impression de dire une grosse connerie :o)
 
 
 
Mais... c'est horrible... c'est mafieux comme pratique  [:max evans]  
 
 
 
My mistake, je comprend mon erreur  [:lapanne:1]  
Par contre, tes posts sont chiants. Ils sont remplis de mots que je comprend pas et devoir taper un mot sur deux dans google pour en comprendre le sens, ça va bien hein !   [:d_omi]

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-10-2010 à 10:35:04
n°24236845
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 10:51:44  answer
 

eaque89 a écrit :

Oui, la Constitution joue le rôle de garde fou. Mais on peut la changer.
En fait, j'ai du mal à suivre ton raisonnement. Tu soutenais pas il y à 5 minutes qu'on pouvait discuter les principes et les changer ? Que c'était un choix politique ? :D


 
Oui. Je suis bien conscient p ex que le dt de propriété est dans le  bloc de constit, et que donc pour le bouleverser ça implique l'action du constituant ; et ça fait partie du débat politique à mon avis (même s'il ne s'agit pas non plus d'être en "guerre civile" permanente :o )
 

n°24236875
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 10:53:51  answer
 


 

Citation :

Article 51   Champ d'application
 
1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions et organes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union. En conséquence, ils respectent les droits, observent les principes et en promeuvent l'application, conformément à leurs compétences respectives.
 
2. La présente Charte ne crée aucune compétence ni aucune tâche nouvelles pour la Communauté et pour l'Union et ne modifie pas les compétences et tâches définies par les traités.


Message édité par Profil supprimé le 12-10-2010 à 10:54:06
n°24236925
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 10:58:04  answer
 

J'en ai marre de toutes ces exceptions :cry:

n°24236955
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 10:59:54  answer
 


Les exceptions, c'est vraiment le plus simple. Un peu plus subtile, la différence entre immédiateté et effet direct (même si on reste dans le relativement simple) :d

n°24236969
Profil sup​primé
Posté le 12-10-2010 à 11:01:11  answer
 

J'ai appris l'effet direct du droit communautaire l'année dernière mais pour les subtilités, j'attendrais la L3 merci bien :o

n°24239216
Aurore bor​eale
Posté le 12-10-2010 à 14:15:47  profilanswer
 

Diantre, j'assiste à mes premiers cours de Droit Fiscal depuis la semaine dernière, s'il y avait une déclaration des droits de l'étudiant cette matière serait certainement illicite :o


---------------
Si dieu n'existe pas, c'est qu'il a probablement mieux à faire.
n°24242665
badom
Posté le 12-10-2010 à 19:15:06  profilanswer
 

Salut, trois questions sur le droit du travail. Ma femme a obtenu un CDI dans une boite de conseil (convention Syntec donc) avec une période d'essais initiale de 4 mois. Cette période d'essais se termine le 4 novembre. Son employeur lui a annoncé aujourd'hui qu'il souhaitait renouveler la période d'essais.
1. Peut-il le demander jusqu'au dernier jour de la période d'essais ou doit il respecter un préavis ?
2. Il me semble qu'il y a normalement pour la rupture de période d'essais un préavis de 1 mois lorsque déjà 3 mois ont été travaillés. QUe se passe-t-il si l'employeur informe l'employé dans les derniers jours de la période d'essais qu'il ne sera pas conservé ?
3. Sachant qu'elle n'a jamais cotisé en France, que se passe-t-il au niveau chomage si l'employeur ne la conserve pas après les 4 mois initiaux de période d'essais ? Et si elle décide de quitter la société pendant la seconde période de préavis ?
 
Un grand merci à celui qui pourra m'éclairer.

n°24242686
nounours78
Posté le 12-10-2010 à 19:17:24  profilanswer
 

Pour le renouvellement de la période d'essai, il faut que ça soit prévu dans la convention collective applicable. Celle de SYntec je ne la connais pas.
 
Pour le reste je laisse les autres répondre.

n°24242998
youyou129
Posté le 12-10-2010 à 19:47:21  profilanswer
 

Je travail dans le secteur public et je suis en CDD depuis le mois de novembre 2008. Malheureusement, en janvier 2010 j'ai été en arrêt maladie pendant un mois. J’ai repris le travail mais j'ai eu le 30 avril 2010 une fracture du péroné donc j'ai eu un arrêt de travail de 2 mois et 5 jours (du 30 avril au 05 juillet). Deux semaines après avoir repris le travail le service des personnels m’ont convoqué pour m’annoncer que pendant mon deuxième arrêt maladie je n'avais le droit qu'à un salaire à demi-traitement et pour le 2ème mois j'avais le droit à un salaire sans traitement. Ils m'ont demandé de rembourser pour le mois de mai l'équivalent de mon demi-salaire (brut) + la totalité des indemnités journalière que j'ai reçu pendant ce mois et pour le mois de juin je dois rembourser la totalité de mon salaire (brut). La somme qu'il me réclame actuellement est importante.  Est ce que je suis obligé de rembourser la somme réclamée et je dois la remboursée avant la fin de mon contrat? Est ce qu'il y a un moyen de limiter la casse? Suite à leurs erreur qui maintenant va me mettre en difficulté financière est ce que j'ai le droit de porter plainte?

n°24243712
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 12-10-2010 à 21:00:53  profilanswer
 

badom a écrit :

Salut, trois questions sur le droit du travail. Ma femme a obtenu un CDI dans une boite de conseil (convention Syntec donc) avec une période d'essais initiale de 4 mois. Cette période d'essais se termine le 4 novembre. Son employeur lui a annoncé aujourd'hui qu'il souhaitait renouveler la période d'essais.
1. Peut-il le demander jusqu'au dernier jour de la période d'essais ou doit il respecter un préavis ?
2. Il me semble qu'il y a normalement pour la rupture de période d'essais un préavis de 1 mois lorsque déjà 3 mois ont été travaillés. QUe se passe-t-il si l'employeur informe l'employé dans les derniers jours de la période d'essais qu'il ne sera pas conservé ?
3. Sachant qu'elle n'a jamais cotisé en France, que se passe-t-il au niveau chomage si l'employeur ne la conserve pas après les 4 mois initiaux de période d'essais ? Et si elle décide de quitter la société pendant la seconde période de préavis ?
 
Un grand merci à celui qui pourra m'éclairer.


 
1.  
 

Citation :

Article L1221-25 du Code du travail
 
Lorsqu'il est mis fin, par l'employeur, au contrat en cours ou au terme de la période d'essai définie aux articles L. 1221-19 à L. 1221-24 ou à l'article L. 1242-10 pour les contrats stipulant une période d'essai d'au moins une semaine, le salarié est prévenu dans un délai qui ne peut être inférieur à :
 
1° Vingt-quatre heures en deçà de huit jours de présence ;
 
2° Quarante-huit heures entre huit jours et un mois de présence ;
 
3° Deux semaines après un mois de présence ;
 
4° Un mois après trois mois de présence.
 
La période d'essai, renouvellement inclus, ne peut être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance.


 
2. Voir dernier alinéa de l'article précité.
 
3. Comment ça, jamais cotisé ?
 

youyou129 a écrit :

Je travail dans le secteur public et je suis en CDD depuis le mois de novembre 2008. Malheureusement, en janvier 2010 j'ai été en arrêt maladie pendant un mois. J’ai repris le travail mais j'ai eu le 30 avril 2010 une fracture du péroné donc j'ai eu un arrêt de travail de 2 mois et 5 jours (du 30 avril au 05 juillet). Deux semaines après avoir repris le travail le service des personnels m’ont convoqué pour m’annoncer que pendant mon deuxième arrêt maladie je n'avais le droit qu'à un salaire à demi-traitement et pour le 2ème mois j'avais le droit à un salaire sans traitement. Ils m'ont demandé de rembourser pour le mois de mai l'équivalent de mon demi-salaire (brut) + la totalité des indemnités journalière que j'ai reçu pendant ce mois et pour le mois de juin je dois rembourser la totalité de mon salaire (brut). La somme qu'il me réclame actuellement est importante.  Est ce que je suis obligé de rembourser la somme réclamée et je dois la remboursée avant la fin de mon contrat? Est ce qu'il y a un moyen de limiter la casse? Suite à leurs erreur qui maintenant va me mettre en difficulté financière est ce que j'ai le droit de porter plainte?


 
Première question : tu es contractuel de la fonction publique ou tu es fonctionnaire ?


---------------
I'm real when it's usefull !
n°24244212
badom
Posté le 12-10-2010 à 21:41:38  profilanswer
 

Jack'o'Lantern, merci pour ces éléments du code. N'étant pas juriste juste une confirmation : elle a été embauchée le 1er juillet avec 4 mois de préavis. Celui-ci devait donc j'imagine se terminer le 31 octobre. Elle a pris 5 jours de congès, ce qui amène la fin de période d'essais au 7 novembre. Dès lors que le 7 octobre au soir son employeur ne lui a pas notifié ni sa volonté de renouveler, ni celle de mettre fin à la période d'essais à son terme, sa titularisation est automatique ?
 
Par ailleurs, elle n'a pas cotisé car elle travaillait auparavant à l'étranger, et qu'elle a cherché un job en France pendant presque 2 ans.

n°24246042
eaque89
Raskolnikov
Posté le 12-10-2010 à 23:41:29  profilanswer
 

Help !
J'ai besoin d'aide pour un commentaire.
 
M.X et Mlle Y empruntent une somme d'argent en se faisant passer pour un couple marié, alors qu'ils ne le sont pas.
Finalement ils se séparent et le M veut récupérer une partie de son fric.
Il essaye (tant bien que mal) d'expliquer que si la dette est par nature divisible, le fait qu'ils souscrivent cette obligation ensemble, sans préciser qu'ils font 50/50, fait de cette obligation une obligation indivisible.
Il ajoute que la solidarité en résulte.
La Cour de cassation le renvoie dans les cordes en disant que l'obligation reste divisible malgré tout.
 
Je me mélange un peu entre les notions d'indivisibilité et de solidarité.
Est-ce que l’indivisibilité emporte nécessairement la solidarité ? Ainsi le mec essaye de prouver que l'obligation est indivisible et donc solidaire, pour se faire rembourser 50% de la somme.
 
Parce que l'indivisibilité veut bien dire que le créancier peut se retourner contre l'un des débiteurs pour le tout ? J'imagine que le débiteur qui a payé dispose d'une action contre l'autre débiteur pour se voir rembourser 50% de la somme. Dans ce cas, quel est l'intérêt de prouver la solidarité ? A moins que l'indivisibilité emporte la solidarité et dans ce cas, c'est logique.
 
Merci de votre aide mes amis.  :jap:


---------------
"Comment qui a tué ?... reprit-il, comme s'il n'en croyait pas ses oreilles. Mais c'est vous qui avez tué, Rodion Romanytch ! Vous avez bel et bien tué... ajouta-t-il dans un quasi-chuchotement, d'une voix absolument convaincue." Dostoïevski
n°24247592
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 13-10-2010 à 09:43:35  profilanswer
 

badom a écrit :

Jack'o'Lantern, merci pour ces éléments du code. N'étant pas juriste juste une confirmation : elle a été embauchée le 1er juillet avec 4 mois de préavis. Celui-ci devait donc j'imagine se terminer le 31 octobre. Elle a pris 5 jours de congès, ce qui amène la fin de période d'essais au 7 novembre. Dès lors que le 7 octobre au soir son employeur ne lui a pas notifié ni sa volonté de renouveler, ni celle de mettre fin à la période d'essais à son terme, sa titularisation est automatique ?
 
Par ailleurs, elle n'a pas cotisé car elle travaillait auparavant à l'étranger, et qu'elle a cherché un job en France pendant presque 2 ans.


 
Non, le contrat ne devient pas définitif pour autant. L'employeur devra juste verser au salarié une indemnité compensatrice égale au montant des salaires qu'il aurait dû percevoir jusqu'au terme du délai de prévenance.
 
Voir par ex, une espèce qui statue en fonction de la convention collective qui prévoyait des règles similaires à la loi et qui n'a pas rendu le contrat définitif du fait du non respect du délai de prévenance.
 

Citation :

Cour de cassation  
chambre sociale  
Audience publique du mardi 21 mai 2002  
N° de pourvoi: 00-42098  
Non publié au bulletin Cassation sans renvoi  
 
Président : M. MERLIN conseiller, président  
 
--------------------------------------------------------------------------------
 
REPUBLIQUE FRANCAISE
 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS  
 
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
 
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
 
Sur le pourvoi formé par la société Base de Louviers, société anonyme dont le siège est Ecoparc Louviers Sud, ...,
 
en cassation d'un arrêt rendu le 8 février 2000 par la cour d'appel de Rouen (Chambre sociale), au profit de Mlle Nathalie X..., demeurant Résidence Plein Sud, bâtiment D, Nb 323, 76160 Darnetal,
 
défenderesse à la cassation ;
 
Vu la communication faite au Procureur général ;
 
LA COUR, en l'audience publique du 26 mars 2002, où étaient présents : M. Merlin, conseiller doyen faisant fonctions de président, Mme Nicolétis, conseiller référendaire rapporteur, Mme Quenson, conseiller, M. Soury, conseiller référendaire, M. Kehrig, avocat général, Mme Molle-de Hédouville, greffier de chambre ;
 
Sur le rapport de Mme Nicolétis, conseiller référendaire, les observations de la SCP Philippe et François-Régis Boulloche, avocat de la société Base de Louviers, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
 
Sur le moyen unique :
 
Vu l'annexe IV de la convention collective des entrepôts d'alimentation ;
 
Attendu, selon ce texte, que le contrat de travail n'est considéré comme définitivement conclu qu'à la fin de la période d'essai dont la durée normale est fixée à trois mois, renouvelable une fois ;
 
qu'au-delà des trois premiers mois et jusqu'au dernier jour de la période d'essai inclusivement, un délai de prévenance d'au moins quinze jours est prévu ;
 
Attendu que Mlle X... a été engagée le 10 juin 1996, en qualité de responsable de transport, par la société Base de Louviers en vertu d'un contrat de travail prévoyant une période d'essai de trois mois renouvelable une fois ; que l'employeur lui a notifié la rupture de son contrat de travail le 9 décembre 1996, à l'expiration de la période d'essai ;
 
qu'estimant qu'à défaut d'avoir respecté le délai de prévenance prévu par la convention collective, l'employeur devait procéder à son licenciement, la salariée a saisi la juridiction prud'homale de diverses demandes ;
 
Attendu que pour condamner l'employeur à verser à Mlle X... des indemnités de préavis et de congés payés sur préavis ainsi que des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, la cour d'appel énonce que la période d'essai ayant été renouvelée, l'employeur se devait de respecter le délai de prévenance de quinze jours prévu à la convention ; que, s'étant abstenu de le faire, la salariée était bien fondée à considérer que le contrat de travail était devenu définitif ;
 
Attendu, cependant, que la convention collective des entrepôts d'alimentation ne prévoit pas que la durée du préavis doit s'insérer dans la période d'essai et prendre fin avant le terme de celle-ci, que l'inobservation par l'employeur du délai de prévenance n'a pas pour effet de rendre le contrat de travail définitif, mais ouvre droit pour le salarié au versement d'une indemnité compensatrice ; qu'en statuant comme elle l'a fait, alors qu'elle avait constaté que la rupture du contrat de travail avait eu lieu à l'expiration de la période d'essai et que l'employeur avait versé à la salariée une indemnité complémentaire de préavis de quinze jours, la cour d'appel a violé par fausse application le texte susvisé ;
 
Et attendu qu'il y a lieu de faire application de l'article 627, alinéa 1er, du nouveau Code de procédure civile, la cassation encourue n'impliquant pas qu'il soit à nouveau statué sur le fond ;
 
PAR CES MOTIFS :
 
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 8 février 2000, entre les parties, par la cour d'appel de Rouen ;
 
DIT n'y avoir lieu à renvoi ;
 
Déboute M. X... de ses demandes ;
 
Condamne Mlle X... aux dépens du pourvoi ;
 
Dit que les dépens afférents aux instances devant les juges du fond seront supportés par Mlle X... ;
 
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;
 
Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt et un mai deux mille deux.


 
A voir si la convention collective de ton amie ne prévoit pas des dispositions plus favorables.

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Message édité par Jack'o'Lantern le 13-10-2010 à 09:44:03

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I'm real when it's usefull !
n°24247760
wlitw
Posté le 13-10-2010 à 10:00:35  profilanswer
 

Jack'o'Lantern a écrit :


A voir si la convention collective de ton amie ne prévoit pas des dispositions plus favorables.


 
La convention Syntec, des dispositions plus favorables ?  [:cmshadow]  

n°24247881
badom
Posté le 13-10-2010 à 10:10:33  profilanswer
 

Merci beaucoup pour ces précisions qui nous éviteront de faire un choix sur des mauvaises bases!
 
Et ayant passé 10 ans pour ma part sous Syntec, je ne peux que plussoyer la remarque de wlitw!

n°24247912
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 13-10-2010 à 10:13:27  profilanswer
 

wlitw a écrit :


 
La convention Syntec, des dispositions plus favorables ?  [:cmshadow]  


 
 [:chaman_boc]


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I'm real when it's usefull !
n°24250191
maxicrash
Posté le 13-10-2010 à 13:27:55  profilanswer
 

Bonjour à tous,  
la brasserie en bas de chez moi a un horaire légal de fermeture à minuit, passé minuit, le patron éteint l'enseigne, mets une lumière tamisée et reçoit un petit cercle d'amis dont les discussions et rire se font entendre jusque 00h50 (nous habitons au dessus) en a-t-il le droit ?
nous envisageons une procédure, ma femme est atteint d'une maladie rare qui lui impose le calme et beaucoup de sommeil (certificat médical à l'appui si besoin), pouvons nous prétendre à quelque chose comme une mise en danger de la vie d'autrui ? cette brasserie fait énormément de bruit (porte qui claque, bruit de mobilier, bruit de pas, discussions, musique) nous sommes propriétaires et étions là avant l'ouverture de cette brasserie.
merci par avance.

Message cité 1 fois
Message édité par maxicrash le 13-10-2010 à 13:30:13
n°24250352
wlitw
Posté le 13-10-2010 à 13:42:39  profilanswer
 

S'il reçoit ses amis et qu'il n'y a aucune ouverture "commerciale" de l'établissement (c'est à dire ouvert au public), à part le tapage nocturne, je vois pas trop ce que tu pourrais faire. il y a peut-être quelque sur l'utilisation d'un local commercial à des fins privées, un truc du genre mais là je sais pas trop (quelqu'un d'ici doit bien être au courant, niju, Jack'o', lapanne ?  :whistle: ).
 
Par contre pour la mise en danger de la vie d'autrui, tu peux tout de suite laisser ça au placard, ça ne passera pas ! Même si ça peut être le cas de ta femme, le bruit n'est pas considéré comme un danger induisant un risque immédiat de mort ou entrainant mutilation ou infirmité permanente  [:cosmoschtroumpf] Faudrait-il encore qu'il ait eu connaissance de l'état de ta femme. Et quand bien même, ça passera pas. Sous réserve de l'utilisation du local commercial de manière illégale (pour ses besoins privés), à part le tapage noctunre, ou attaquer au civil pour trouble de jouïssance, je vois pas trop ce que tu pourrais faire  :(  

n°24251455
Jack'o'Lan​tern
Wisdom, Justice and Love !
Posté le 13-10-2010 à 14:53:12  profilanswer
 

maxicrash a écrit :

Bonjour à tous,  
la brasserie en bas de chez moi a un horaire légal de fermeture à minuit, passé minuit, le patron éteint l'enseigne, mets une lumière tamisée et reçoit un petit cercle d'amis dont les discussions et rire se font entendre jusque 00h50 (nous habitons au dessus) en a-t-il le droit ?
nous envisageons une procédure, ma femme est atteint d'une maladie rare qui lui impose le calme et beaucoup de sommeil (certificat médical à l'appui si besoin), pouvons nous prétendre à quelque chose comme une mise en danger de la vie d'autrui ? cette brasserie fait énormément de bruit (porte qui claque, bruit de mobilier, bruit de pas, discussions, musique) nous sommes propriétaires et étions là avant l'ouverture de cette brasserie.
merci par avance.


 
http://www.bruit.fr/FR/info/Les%20textes/01020100


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n°24251628
wlitw
Posté le 13-10-2010 à 15:03:35  profilanswer
 
n°24252856
Mitch2Pain
Posté le 13-10-2010 à 16:41:36  profilanswer
 

Bonjour, 2 petites questions rapides en provenance du topic cannabis:
 
* Le don de drogue est-il considéré comme du deal ou comme de la consommation personnelle ?
 
* Existe-t-il un principe d'évidence qui fait qu'une personne en possession d'une grande quantité de stupéfiant peut être condamné pour trafic alors qu'il n'y a aucune preuve qu'il a dealé le moindre gramme ni témoin ?
 
Merci.

n°24253044
wlitw
Posté le 13-10-2010 à 16:57:07  profilanswer
 

Mitch2Pain a écrit :

Bonjour, 2 petites questions rapides en provenance du topic cannabis:
* Le don de drogue est-il considéré comme du deal ou comme de la consommation personnelle ?


 
Si tu donnes des stupéfiants à quelqu'un, tu pourrais te voir retenu les infractions de détention, transport, offre ou cession de stupéfiants (toute ces qualifications sont systématiquement retenues, parfois à tort, mais c'est le tribunal qui fait le tri). Peine encourue : 10 ans.
 

Mitch2Pain a écrit :


* Existe-t-il un principe d'évidence qui fait qu'une personne en possession d'une grande quantité de stupéfiant peut être condamné pour trafic alors qu'il n'y a aucune preuve qu'il a dealé le moindre gramme ni témoin ?
Merci.


 
Ce n'est pas un principe inscrit dans la loi. Les qualifications retenues seraient les mêmes que celles que j'ai énoncées au dessus. La peine prononcée serait variable, elle dépend énormément des quantités possédées et des circonstances des faits

Message cité 1 fois
Message édité par wlitw le 13-10-2010 à 16:58:52
n°24253089
Aurore bor​eale
Posté le 13-10-2010 à 17:00:55  profilanswer
 

Je ne suis pas très au courant sur le sujet, mais j'imagine qu'en matière de stups il doit bien y avoir une présomption simple de trafic en cas de détention de quantités importantes, supérieures à ce qui est nécessaire pour une consommation personnelle, non?


---------------
Si dieu n'existe pas, c'est qu'il a probablement mieux à faire.
n°24253601
Mitch2Pain
Posté le 13-10-2010 à 17:41:49  profilanswer
 

wlitw a écrit :

Si tu donnes des stupéfiants à quelqu'un, tu pourrais te voir retenu les infractions de détention, transport, offre ou cession de stupéfiants (toute ces qualifications sont systématiquement retenues, parfois à tort, mais c'est le tribunal qui fait le tri). Peine encourue : 10 ans.

 

Ha d'accord ... donc si on se fait attraper pour possession, ne jamais dire qu'on en vend NI qu'on en donne. C'est noté.

 
wlitw a écrit :

Ce n'est pas un principe inscrit dans la loi. Les qualifications retenues seraient les mêmes que celles que j'ai énoncées au dessus. La peine prononcée serait variable, elle dépend énormément des quantités possédées et des circonstances des faits

 

Ha ... Donc en gros si je suis blanc, en CDI, propriétaire de mon appart, que je présente bien avec une bonne élocution je m'en sortirai mieux que les 3 jeunes wesh en colloc qui essaie d'intimider le procureur en lui faisant les gros yeux l'air de dire "on va te r'trouver sale race et on va te marrave".

 

On réfléchissait à partir du cas de ce paysan qui c'est fait attraper avec 3Kg de cannabis dans son jardin. Il risque quoi cet homme (en supposant qu'on ne trouve aucune preuve de trafic, vente ou don) ?
A partir de quelle quantité on est automatiquement considéré comme un trafiquant sans preuves ? (si ça arrive).

 

Merci.

Message cité 1 fois
Message édité par Mitch2Pain le 13-10-2010 à 17:42:22
n°24254522
wlitw
Posté le 13-10-2010 à 19:06:59  profilanswer
 

Aurore boreale a écrit :

Je ne suis pas très au courant sur le sujet, mais j'imagine qu'en matière de stups il doit bien y avoir une présomption simple de trafic en cas de détention de quantités importantes, supérieures à ce qui est nécessaire pour une consommation personnelle, non?

 

La présomption de trafic est toujours retenue, par "défaut" dira-t-on. Si les policiers te chopent dans la rue avec un peu de cannabis, tu passeras en comparution immédiate et on te jugera directement, tu prendras ta "petite" peine et voilà. Si par contre ils en découvrent chez toi qui plus est en une certaine quantité, là ça va être différent. S'ils pensent qu'il y a moyen de remonter et de choper d'autres gars, ils vont investiguer tant qu'ils peuvent, et forcément à la sortie, la peine fait bien plus mal.

 
Mitch2Pain a écrit :


Ha d'accord ... donc si on se fait attraper pour possession, ne jamais dire qu'on en vend NI qu'on en donne. C'est noté.

 

Pas besoin de le dire ou de pas le dire, tu auras quand même droit à ces qualifications là retenues. Après c'est l'enquête et le juge d'instruction (si quantité importante saisie) qui feront le reste sans avoir forcément besoin de toi. Et le tribunal de juger des qualifications retenues par le parquet ou le juge d'instruction [:cosmoschtroumpf]

 
Mitch2Pain a écrit :


Ha ... Donc en gros si je suis blanc, en CDI, propriétaire de mon appart, que je présente bien avec une bonne élocution je m'en sortirai mieux que les 3 jeunes wesh en colloc qui essaie d'intimider le procureur en lui faisant les gros yeux l'air de dire "on va te r'trouver sale race et on va te marrave".
On réfléchissait à partir du cas de ce paysan qui c'est fait attraper avec 3Kg de cannabis dans son jardin. Il risque quoi cet homme (en supposant qu'on ne trouve aucune preuve de trafic, vente ou don) ?
A partir de quelle quantité on est automatiquement considéré comme un trafiquant sans preuves ? (si ça arrive).
Merci.

 

Non tu t'en sortirais pas forcément mieux. Là encore tout dépend des quantités. Quand j'étais dans ma grosse juridiction parisienne, le "tarif" pour les transporteurs (les mules dans le jargon), c'était en gros 2-3 ans par kilos (pour de la cocaïne), pour le cannabis un poil moins, avec souvent un maximum compris entre 5 et 8 ans, suivant la personnalité du prévenu. Mais pour des quantités pas trop importantes, les critères qui jouent vraiment sur la peine :
- un CDI
- le casier judiciaire
Avoir un CDI stable et ancien permet souvent de voir des peines infligées moins lourdes, ou du moins aménagées (SME surtout). Mais bon tout ça c'est sou réserve des quantités !

 

Le mec qui a les 3 kilos plus la culture du cannabis, ça risque d'être tendu. Car avec 3 kilos, on va lui reprocher que c'est bien au delà d'une quantité pour "sa consommation personnelle". il va en plus être jugé dans une grosse juridiction (Toulouse), donc forcément ça risque de taper un peu fort. D'après l'article il sera directement jugé, sans instruction donc, (encore que je me méfie de la dépêche, ils sortent parfois des articles avec de belles erreurs juridiques dedans). En théorie, il risque 10 ans de prison. En réalité, ça dépendra de son insertion professionnelle et son casier judiciaire, et des éventuelles reventes qu'il aurait pu faire et qui seraient prouvées.  En matière de droit pénal, il n'y a jamais de peine "sûre", grâce (ou à cause :o ) de notre principe de personnalisation de la peine

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Message édité par wlitw le 13-10-2010 à 19:09:53
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