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Une petite explication de texte
Bush sur la défensive face à Kerry
C'est sa situation avant le débat, c'est vrai tou le monde est ok là dessus
Washington : de notre correspondant Philippe Gélie
[09 octobre 2004]
article destiné à l'édition de demain, déjà en ligne. Et achetez le monde demain à 13 et regardez la date bordel
C'était le jour où George W. Bush devait porter le coup de grâce à son adversaire. Après un premier débat consacré, à sa demande, au terrorisme, à l'Irak et à la sécurité nationale, ses sujets de prédilection, le président avait prévu de prendre définitivement le large dans l'un de ces dialogues avec les électeurs où il excelle. Mais John Kerry a perturbé ce scénario écrit d'avance.
Il dit ce qu'aurait du être ce débat dans l'esprit de bush et de ses conseillers avant le premier débat. IL annonce ensuite la description de la campagne depuis ce premier débat
Hier soir, les deux hommes devaient se retrouver à St-Louis (Missouri), pour leur deuxième face-à-face de la campagne électorale. Ils auront un troisième et dernier rendez-vous mercredi prochain, à deux semaines du scrutin du 2 novembre. Normalement, c'est le premier débat qui suscite le plus d'attention.
Il décrit les conditions techniques, connus d'avance
Mais les 63 millions d'Américains qui, jeudi dernier, ont comparé leur président irascible et peu concentré avec son adversaire calme et précis ont sans doute eu leur curiosité aiguisée. Si John Kerry n'a pas écrasé George Bush, il a au moins gagné une deuxième chance de s'imposer comme une alternative crédible.
Description du débat n°1, et pour les téléspectateurs : "sans doute"
Hier, le format du débat était censé bénéficier au président sortant, réputé «en phase» avec l'électeur moyen. Le public était invité à poser les questions un public choisi par l'institut Gallup parmi des électeurs indécis ou «modérés», et des questions sélectionnées par le modérateur Charles Gibson, présentateur de «Good Morning America» sur ABC.
description des modalités du débat, déjà connu
George Bush et John Kerry ont participé à d'innombrables sessions de ce type depuis le début de la campagne.
Le premier y a cultivé une image à la fois rassurante et divertissante, alors que le second n'a pas su renverser une certaine impression de froideur. Selon un sondage Wall Street Journal/NBC News, 45% des Américains trouvent Bush plus «décontracté et aimable» que son rival démocrate (28%). Et 57% préféreraient «boire une bière» avec lui qui ne boit plus, en pénitence de ses excès de jeunesse contre à peine 9% avec Kerry, selon l'institut Zogby.
Il rappelle le début de la campagne, et pourquoi bush aurait du être optimiste
Ces chiffres expliquent pourquoi les stratèges de la campagne républicaine abordaient l'épreuve des débats avec une confiance rayonnante. Le président menait la course, semblait intouchable dans son rôle de «président de guerre» et sans rival dans sa «connexion personnelle» avec l'Amérique profonde.
idem
Mais, depuis que John Kerry a remporté le premier face-à-face, le vent électoral semble de nouveau souffler en sa faveur. Après sa médiocre prestation, l'avantage dont bénéficiait Bush s'est réduit au lieu de se creuser : les enquêtes qui lui accordaient entre 5 et 8 points de plus dans les intentions de vote ne le créditent plus que de 3% d'avance, d'après la «moyenne des sondages» calculée par CNN. L'institut Zogby met les deux rivaux quasiment à égalité, avec 45,9% pour Bush et 45,2% pour Kerry. D'autres donnent un avantage plus net à Bush (49%-47% selon ABC), mais toujours dans la marge d'erreur. A l'inverse, Associated Press voit Kerry en tête de 4 points (50% contre 46%). Bref, la course reste ouverte, y compris dans les États les plus disputés, où se joue véritablement l'élection. Les deux candidats restent au coude à coude en Floride, dans le Colorado, l'Iowa, l'Ohio, le Wisconsin, au Nouveau-Mexique, en Pennsylvanie et dans l'État de Washington au nord-ouest.
description de ces derniers jours de campagne
Ce glissement rehausse le défi pour George W. Bush. Or les mauvaises nouvelles qui se sont accumulées ces derniers jours devaient refaire surface hier soir, dans un débat naturellement dominé par l'actualité.
idem, plus constat sur la difficulté désormais
Après avoir porté un coup sérieux à la rhétorique officielle en affirmant qu'il n'y avait «jamais eu assez de troupes en Irak», Paul Bremer, ancien chef de l'autorité d'occupation à Bagdad, a tenté de réparer les dégâts hier. Dans une chronique au New York Times, il soutient que «la priorité a toujours été d'entraîner les Irakiens à prendre davantage en charge leur sécurité» et que «le président Bush a pris une décision juste et courageuse en libérant l'Irak». Mais la polémique sur les troupes s'est doublée d'un véritable acte d'accusation, le rapport final des inspecteurs américains en désarmement, qui reconnaît l'absence d'armes de destruction massive en Irak. Ce verdict a obligé pour la première fois George Bush à reconnaître que «nos renseignements et ceux de nos alliés étaient faux», tout en continuant à justifier l'invasion.
ceci a déjà été affirmé, pas ors de ce débat, et n'est pas présenté come dit lors du débat, mais comme la preuve qu'avant le débat, bush est sur la défensive cf le titre
Hier matin, à quelques heures d'un débat voué à parts égales à la politique étrangère et aux affaires intérieures, les derniers chiffres de l'emploi sont tombés, décevants pour l'Administration : 96 000 créations de postes en septembre, un taux de chômage inchangé à 5,4%. Au total, le mandat de George Bush se solde par une perte nette de 585 000 emplois. Un titre du Washington Post pouvait aussi faire mal : «Le gouvernement emprunte 1 milliard de dollars par jour pour payer les factures.»
description de la situation avant le débat
Tout cela donne du grain à moudre à John Kerry, qui ne s'en prive pas. Il dénonce «la propagande à plein régime» d'un président qui «ne dit pas la vérité».
cela est dit avant le débat
Sur la défensive, le républicain monte d'un ton les attaques personnelles, accusant son adversaire d'avoir «un bilan de vingt ans de faiblesse au Sénat» et d'être «un libéral dépensier favorable aux impôts».
idem, et constat sur la situation juste avant le débat
La «connexion» avec le peuple américain allait-elle s'effacer hier soir devant un nouveau match de boxe ? Les téléspectateurs risquaient alors de préférer le championnat de base-ball, sur d'autres chaînes.
Conditionnel, et aucune spéculation sur ce qui va être dit
cqfd...