Lautho a écrit :
J'ai repris ce qui avait été dit sur les séances "lactate shuttle".
Voici ce que ça donne:
Lactate Shuttle (navette lactates en français):
Séance: alternance d'efforts d’une durée égale entre 2min à 6min courus à allure SL1 et allure SL2, sans récupération. Il est aussi possible de faire cette séance en utilisant les distances, pratique sur piste notamment (à déterminer en fonction du niveau du coureur). Par ex. 5x(3’@allure SL1+3’@ allure SL2)
Objectifs : Amélioration du seuil aérobie (SL1), mais aussi du seuil lactique (SL2), et donc de l'endurance (capacité à tenir un plus fort % de la VO2max à durée de course égale).
Ce type de séance est utile quelle que soit la distance préparée spécifiquement, ainsi qu’en période de préparation générale, mais sera particulièrement efficace en préalable à la préparation spécifique de courses courues autour d’un des seuils. Séance pratique pour les coureurs qui ne font pas beaucoup de volume et/ou qui ne disposent pas de beaucoup de temps pour faire leurs séances : étant donné que les récups (habituellement courues en EF) sont courues à des allures qualitatives, 100% de la séance est courue aux allures de travail donc on optimise vraiment son temps d'entrainement.
Autre avantage : permet de caser deux allures de travail très utiles au sein d’une même séance. C’est aussi une séance plutôt ludique. Volume : Le volume global de la séance doit être ajusté en fonction de l'objectif, de la phase de l'entraînement, et du profil du coureur. Si on prépare une course rapide (distance inférieure à 15k) on peut utiliser la séance « lactate shuttle » comme séance aérobie et, par ex., cumuler avec une séance anaérobie (piste, AS10) au sein de la semaine. Si on prépare une course plus longue, ou qu’on est en période foncière, on peut utiliser la séance « lactate shuttle » comme séance rapide et y ajouter une séance plus longue et continue (type AS42).
Dans les deux cas il faudra ajuster le volume global de la séance ainsi que le volume de chaque bloc afin d’être cohérent avec le reste du plan. Il est possible de diviser la séance en deux blocs (par ex. 3x(3’@allure SL1+3’@ allure SL2), récup 3min, 3x(3’@allure SL1+3’@ allure SL2)) mais ce n’est normalement pas nécessaire. Si on la divise en deux c’est pour pouvoir faire plus de volume global, pas pour aller plus vite. Prérequis : Il est important de bien maîtriser les deux allures SL2 et SL1 qui doivent correspondre au niveau actuel. Pour déterminer les allures SL2 et SL1, plusieurs méthodes : - Les déterminer par des résultats en courses, combiné à un calculateur (par ex. sur https://plans-entrainement.net/ )
- Les déterminer par des tests à l’entrainement (allure SL1 = allure où on est stable à 80% FCMax et allure SL2 = allure où on est stable à 90% FCMax)
- Approximation en utilisant les seuils ventilatoires (moment où ta respiration change) en disant que SV1 = SL1 et SV2 = SL2. Pour déterminer les seuils ventilatoires, faire une séance en accélération progressive et noter l’allure au moment où votre respiration s’accélère. Attention, on ne peut pas courir cette séance au cardio, les fractions sont trop courtes, le cardio n'aura pas le temps de se stabiliser. Vu les durées d'effort, si on fait au cardio on ira trop vite sur la partie rapide (pour que ça monte vite) et trop lentement sur la partie lente (pour que ça baisse vite).
Ce qu'il faut faire c'est identifier en amont les allures qui correspondent pour vous à SL1 et SL2.
Ensuite pour la séance lactate shuttle, utiliser ces allures et normalement ça donnera une courbe cardiaque qui ondule entre 83-88%fcm (la séance c'est "3min à l'allure qui correspond à ton SL1/SL2", pas "3min à 80% puis 3min à 90%" ).
Déroulement de la séance :
Les premières fois, il peut être intéressant de faire cette séance sur piste pour bien contrôler sa vitesse. Dans ce cas, il est préférable de raisonner en distance plutôt qu’en durée. Tant qu’à faire, commencer par un bloc à allure SL1 et terminer aussi par un bloc à allure SL1 (on a donc un nombre total de blocs impair).
Afin que la séance atteigne le but recherché (améliorer la capacité de l'organisme à recycler les lactates), il ne faut surtout pas aller trop vite sur les portions rapides (allure SL2) afin de ne pas accumuler trop de lactates. La partie la plus dure à maîtriser est le début de la "récupération" à allure SL1.
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