Lautho | benebk a écrit :
Par contre, si j'ai bien compris, tu sembles partir du principe que celui qui fait de la qualité sans envoyer du volume va droit dans le mur (blessure a court ou moyen terme).
Et tu sembles vouloir dire qu'a courir doucement, en EF donc, on se fatigue moins.
Si la fatigue est un autre debat (certains profils comme le mien et d'autres que j'ai lu ici) se fatiguent bien plus avec une SL en EF qu'avec une seance sur piste, mais c'est sur les blessures que j'aimerais revenir.
Tu penses pas que ce volume, malheureusement souvent effectué sur des surfaces dures (parce que pas forcement le choix), est autant voire davantage une source de blessures, voire de grosses blessures?
Aussi tu sembles un peu retissant a pratiquer ou promouvoir la PPG et tout ce qui va permettre au corps d'être assez musclé et souple pour justement supporter ce volume.
Pour resumer, mon impression c'est que tu vantes le volume, car la qualite est source de blessures, mais tu omets d'evoquer le fait que courir beaucoup, ou courir trop si tu preferes, meme a faible allure, est aussi source de blessures.
Soyons precis si tu veux: une prepa marathon, et plusieurs milliers de km par an, meme a faible allure, t'y vois rien qui te flingue les articulations (genoux notamment), le dos, les tibias (periostite etc.) ?
(le sujet n'est donc pas du tout la performance, c'est un debat different et le 80/20 a du sens me concernant)
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Je vais être un peu plus précis que Boucher même si je pense qu'on a la même position à ce sujet tous les deux:
- "certains profils comme le mien et d'autres que j'ai lu ici se fatiguent bien plus avec une SL en EF qu'avec une seance sur piste": exemple typique d'entraînement mal calibré. Avec un entrainement bien calibré, ça n'arriverait pas. Une séance doit être dure, les footings doivent être faciles. - Volume/surface de course: c'est très très loin derrière un entrainement mal calibré comme cause de blessure. Dans le même ordre d'idée, tout ce qui est musculation, amélioration de la foulée, etc. c'est très bien d'en faire, mais dépend de pourquoi on le fait: si c'est pour améliorer son rendement alors que tout le reste de l'entrainement est niquel et se passe bien, alors pourquoi pas. Si c'est en prévention "parce que sinon je vais me blesser", alors c'est pas bon. C'est juste un palliatif parce qu'on refuse de regarder en face la réelle cause des problèmes de blessure qui sont en train de se développer. On retombe toujours sur la même chose: c'est l'entrainement qui ne va pas. - "tu vantes le volume, car la qualite est source de blessures, mais tu omets d'evoquer le fait que courir beaucoup, ou courir trop si tu preferes, meme a faible allure, est aussi source de blessures": pour moi non, courir beaucoup à faire allure ne peut pas être source de blessure. Ca peut être source de fatigue oui, mais pas de blessure. Si on se blesse c'est que l'entrainement est à revoir.
- Pour répondre à ta dernière question: si on parle uniquement de risques de blessures, pour moi une prépa marathon bien effectuée (même à très gros volume) est bien moins traumatisante et donc risquée qu'une prépa 5k ou même 10k. Ce n'est pas le volume qui blesse, c'est le volume mal calibré (et ce, à toutes les allures, de l'EF au sprint).
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