J'ai lu ce sujet (bon, d'accord, seulement la 1ere page et j'ai sauté directement à la dernière) avec attention, et, de par mes 15 ans d'expérience en musculation et préparation sportive, je me permet quelques remarques:
xsite : EXCELLENT. Très bonne initiative, beaucoup d'informations et des remarques pertinentes, bref que du bon (même si tu survole un peu certains points).
damike83 : Si tu a faim après le sport, déjà c'est un peu anormal, change tes habitudes alimentaires. Ensuite, prévois un en-cas, type sandwich jambon (sans mayo), ou un blanc de poulet, ou toute source de protéines qui non seulement te permettra d'épargner le tissu musculaire, mais aussi de commencer la reconstruction de ce même tissu au plus tôt.
Pour t'être ruiné le dos à la presse à cuisse, t'a dû descendre trop bas ton bassin sur le siège, c'est vraiment pas malin.
T'a gagné un séjour chez le kiné ou le chiropracteur.
Cesse immédiatement TOUT sport tant que tu n'est pas TOTALEMENT guéri, tu risque de méchantes complications, du genre un disque intervertébral qui se fait la male et/ou une sciatique. Les conséquences sont graves, très graves, jusqu'à la paralysie des membres inférieurs.
Et tu profitera du temps libre que tu utilisais avant pour t'entrainer pour lire des revues et des manuels t'enseignant les bonnes techniques d'entrainement, çà t'évitera que cela se reproduise.
kimaswan :
Citation :
[...] sauf si tu fais du sport dès le lendemain matin. Le tout accompagné d'un peu de protéines (Fromage blanc par exemple) pour ne pas puiser dans les ressources des muscles la nuit.
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HUMmm. Non, çà va pas là. Même si il fait du sport le lendemain matin, c'est peu de glucides. S'il en prend beaucoup, ou 'normalement', une grande partie sera stockée durant la nuit, vu que le métabolisme sera très réduit. Et cela même si ce sont des glucidess à faible indice glycémique.
Ensuite, c'est beaucoup de protéines la nuit, pour la simple et bonne raison que la production d'hormones anabolisantes est beaucoup plus élevée la nuit, et c'est donc le moment propice pour fournir au corps les éléments nécessaires à son développement. Sinon, c'est bien les muscles qui vont s'atrophier, car devenus sources d'énergie et n'ayant pas assez de protéines pour être entretenus.
Bref rien de vraiment très bon.
(Aussi, certaines personnes supportent mal les produits laitiers, à cause d'une forme plus ou moins aigüe d'allergie aux lactalbumines, ce qui est encore plus gênant le soir en les empêchant de bien dormir)
Les autres : Bon ben...Je vois toujours plein de monde qui pose ici des questions toutes bêtes alors qu'avec 5-10 minutes dans n'importe quelle médiathêque ils auraient la réponse, généralement certifiée exacte. C'est un peu le style 'tout cuit dans le bec', à demander qu'on leur sorte un programme personnalisé en 5 minutes. Oui, je trouve çà vite soûlant, tout comme les querelles stériles sur l'utilité de courir dans le froid et autres questions futiles puisqu'avec quelques secondes de réflexion et un peu de bon sens on trouve la réponse.
'Vais quand même réponse à cette interrogation : le corps tente constamment de rester en homéostase, CAD de stabiliser l'hydratation, la température, la quantité de sucre dans le sang, etc.
Courir, comme toute activité sportive génère une élévation de la température. Cette élévation est nécessaire dans un 1er temps, puisqu'elle permet entre autres au système sanguin, via l'augmentation de diamètre des artères et des veines, de respectivement apporter plus d'éléments nécessaire à l'effort et d'évacuer les déchets plus rapidement. Mais elle est néfaste pour certaines réactions chimiques vitales à l'organisme.
Donc ce dernier tente par tout les moyens de la réduire, notamment par le biais de la transpiration.
Lorsque l'on coure dans un environnement froid, dans les limites raisonnables, le corps a moins, voir pas, besoin de transpirer, mais il faut réaliser que puisque le dégagement thermique n'est pas uniforme dans tout le corps, certaines parties sont plus sujettes au refroidissement que d'autres. Les membres notamment, mais aussi le cou et les poumons. Ce dernier organe est assez sensible au froid, ce n'est pas pour rien que le circuit normal de la respiration passe par le nez, pour réchauffer l'air et le filtrer.
Il y a aussi une évacuation importante d'eau par les voies aériennes lors de l'expiration et c'est pourquoi il faut boire pour rester hydrater, même s'il ne fait pas 40°C à l'ombre.
L'économie en eau' par le simple fait de courir dans un environnement @ 10°C est un non-sens, le gain apporté est au mieux minime. Donc aucun intérêt de ce point de vue là.
Pour ce qui est de la dépense énergétique supérieur dans ces conditions fraiches voir froides, oui, elle est supérieure, mais de l'ordre de quelques pourcents seulement, et encore, ce qui ne vaut pas réellement la peine de s'en occuper. D'autant plus que je vois bien certains se targuer de s'entrainer ainsi, mais d'y aller emmitouflés sous 5 couches de vêtements.
Il y a 2 points sur lesquels j'aimerai revenir.
D'abord celui de l'importance de l'entrainement anaérobie (musculation) vis-à-vis de l'entrainement aérobie (course de fond).
Cette dernière permet de consommer en effet une certaine quantité de calories durant l'effort tout comme une amélioration manifeste du système cardiorespiratoire, voir musculaire si vous restiez assis tout les jours devant votre PC pendant des heures.
Cela dit, l'augmentation du métabolisme, et donc la consommation calorique, reste relativement restreinte dans le temps à la période d'entrainement même.
Contrairement à la musculation, qui non seulement permet de bruler au moins autant (voir plus) durant l'entrainement, mais continue sur une période beaucoup plus importante, jusqu'à 5 heures après l'effort, et maintient le 'niveau minimum' au-delà de celui de l'entrainement aérobique du fait du processus de reconstruction musculaire même, puis de par la masse maigre acquise.
Au vu de ces simples constatations, je m'interroge toujours sur les raisons réelles poussant les personnes désireuses de perdre du poids vers les activités aérobiques.
Certes, ces dernières sont nécessaires, je ne le nie pas, mais de la à ne pratiquer QUE cela, ou majoritairement, à moins de vouloir courir un marathon cela ne constitue pas la meilleure méthode pour perdre du gras. Et de loin.
Le simple fait de répartir la consommation journalière des 3-4 repas habituels sur 6 repas augmente le métabolisme, tout à fait passivement, de manière assez proche.
Mais attention !
Un point important qu'a malheureusement survolé xsite, c'est l'importance de l'alimentation dans la musculation. il FAUT impérativement apporter une quantité suffisant de protéines au corps, sans cela, il ne sera pas en mesure de réparer les dégâts causés par l'entrainement, ni de surcompenser (se développer). Un sportif devrait consommer de 2,2 à 3,3 grammes de protéines par kilos de poids de corps. Cela fait entre 187 grammes et 280 grammes pour un individu de 85Kg.
C'est largement plus que ce que l'écrasante majorité des personnes ayant lues ce sujet jusqu'ici consomment.
Déjà, çà permet de comprendre le manque de résultats de ces personnes.
Ensuite, quand au méthodes d'amaigrissement, par privations + ou - grande de glucides ou de lipides, sur une longue période... .Ben non, çà marche pas comme çà.
Si l'on réduit les sucres, c'est bien, mais faut le faire DOUCEMENT, petit à petit, sinon le corps se rend compte de la réduction et passe 'en mode stockage', ce qui explique l'effet YOYO des régimes d'été proposés dans les magasines. Outre le changement fréquent du poids, il y a aussi des carences qui à moyen terme peuvent être très préjudiciables à la santé.
Si l'on réduit les graisses, c'est bien, surtout si l'on mangeait souvent des charcuteries, mais il ne faut pas oublier que de nombreux composés présents dans les huiles sont ESSENTIELS, d'où leur nom. ESSENTIELS car ils ne peuvent être produits par le corps, ils doivent être absorbés. ESSENTIELS car si l'on en manque, le corps fonctionne moins bien. Voir pire.
J'insiste bien là-dessus, parce que trop de personnes ne percutent pas du tout sur cela.
Aussi, il ne faut pas oublier que si le corps viens à manquer de sucres, outre l'apparition du fameux ' coup de barre ', voir d'un voile noir et d'une perte de connaissance en cas d'hypoglycémie grave, il s'approvisionne en énergie à partir de sources alternatives : les graisses ( bien ) et les protéines ( les muscles: pas bien ). Donc pour éviter une fonte musculaire, il faut conjuguer une réduction progressive des sucres avec une augmentation conséquente des protéines.
Et enfin, il ne faut pas négliger la capacité d'adaptation du corps: à lui imposer un régime restreint en sucres, il va réduire son métabolisme et consommer moins. Donc moins de résultats.
Et le contraindre plus n'arrangera rien, bien au contraire.
La solution à ce problème est très simple, et elle se nomme REBOND GLUCIDIQUE.
Elle consiste à faire 3 jours avec une réduction de sucres très importante (à peu près 50 grammes, oui, 50 grammes, c'est très peu), durant lesquels le corps n'aura pas le temps de passer 'en mode éco', et d'une quantité importante de protéines (3,3g/kg approx), puis 2 jours avec un peu plus de glucides et un peu moins de protéines (2,8-3,0g/kg approx) pour entretenir le métabolisme, suivi des 2 derniers jours SANS RÉDUCTION de glucides, sans pour autant exagêrer et une quantité normale de protéines (2,2g/kg). Ces 2 derniers jours peuvent paraitre contre-productifs, mais il n'en est rien.
En effet, ils vont permettre à l'organisme de refaire ses réserves glucidiques, ce qui lui remettra les compteurs à 0 en quelques sorte, permettant ensuite de recommencer le cycle.
Et les résultats seront très vite visibles, contrairement aux autres régimes où l'on ne voit rien changer, si ce n'est une certaine fatigue à cause des restrictions trop importantes.
Néanmoins, une mise en garde s'impose: il n'est absolument pas conseillé de suivre un régime 'en continu', il faut intercaler des périodes de récupération où l'alimentation sera NORMALE, CAD saine et équilibrée.
Sans ses périodes de repos, l'organisme aura du mal à suivre. Ne pas oublier qu'un organisme affaiblie est un organisme beaucoup plus sensible aux maladies.
De même, une fois la silhouette désirée atteinte (et non le poids, certains étant lourds tout en ayant une faible corpulence, et l'opposé existe aussi, donc le poids n'est tout au plus qu'un facteur indicatif en cas d'excès dans un sens ou dans l'autre, pour un SÉDENTAIRE seulement) il sauf reprendre une alimentation saine.
Se gaver de sucreries/charcuteries/apéritifs n'est VRAIMENT PAS une bonne idée.
Même si au début on n'a l'impression que cela ne fait pas grossir.
Avec tout çà, si vous n'arrivez pas à mincir, c'est soit que vous avez un méchant manque de volonté, soit un problème de santé (thyroïde par exemple).
'Fin que ce dernier point ne devienne pas non plus une excuse.