Alerte Pavé
: CR RAF 100km
C’est l’objectif de la saison. Il arrive un peu tôt à mon goût mais c’est comme ça. Les chiffres donne le tournis : 1100km, 23k de dénivelé positif, 5 jours pour être dans les délais.
Le but est de faire 4 étapes, je connais bien le coin et je connais mes capacités. Je pense que c’est réalisable. C'est c'est la théorie, si tout se passe bien mais je comprendrais assez rapidement que sur des "courses" de 5 jours en montagnes, la théorie ne s'applique pas.
Préparation de la course
Je récupère mon package la veille de la course. Sticker cadre, casque. Autocollant réfléchissant. Je prépare les affaires, pasta party et briefing. Vivement que cela commence, cela fait 3 jours que je ne fais rien. Je commence à trouver le temps long. Sur la ligne de départ on trouve de tout entre les profils du Gravel mono plateau en 36 dents et 11-52
derrière aux canyon aéroad et roue de 60mm
. Des gars trop chargés, on me fait remarquer que je suis très light. Au final, j'aurais pu virer certaines choses mais j'ai manqué de "presque" rien.
Pour la configuration : Canyon ultimate , bora ultra pantin et 50x34 et 11-32. petite sacoche sur le top tube rempli de dragibus, je suis confiant
Les prévisions météos sont bonnes à part un peu d'orage le deuxième jour. Ca va passer easy avec les jantes carbones.
La course
11h23 je m’élance. Le but est de passer les saisies, Roselend, iseran, télégraphe et galibier pour aller dormir à la grave.
Au bout de 15km, les saisies commencent, je passe direct sur le 34x32, je sais ce qui se passe ma chaîne passe derrière le dernier pignon, je suis à deux doigts de tout flinger : patte, chaîne entre autres.
Je me coupe et me pourri les doigts en remettant tout ça. Je me calme, je repars. Les saisies passe tranquille , la stratégie interdiction absolue de dépasser 210w dans toutes les montées.
Même stratégie dans le Roselend, je me fais déposer par un gonz. Pfiuuu y’a du niveau, arrivée au sommet petite pause avec plusieurs coureurs. Certains l’ont trouvé long et dur
. Ça promet pour l’Iseran et ses 45km.
Descente ultra rapide, mes patins neufs me cassent les couilles j’ai l’impression qu’il touche souvent surtout à l’arrière… on y reviendra A BSM, le panneau est démoralisant : Iseran 50km et 2000m de d+ à se farcir. Le début est ignoble, je l’avais jamais fait mais cela confirme mes peurs. Route large, défoncée, des tunnels, l’orage gronde, grosse averse. Ce sont les premiers de la course qui se font arrosés cheeeh !
Arrivée à Val d’Isere, il est 18h, cassage de Vival en règle par les participants. Taboulé, mozza, banane, chorizo
. Un mec appelle sa femme pour lui dire que le fait d’avoir pris la moitié de la maison avec lui c’est un peu lourd…
Le temps est menaçant, il commence à pleuvoir, un peu de vent mais pas plus. Puis cela se calme. Je reprends pas mal de monde, certains sont déjà dans le très très mal ( et finiront devant au final) . Perso, je suis super bien, on passe le col avec un duo avec les derniers rayons de soleil vers 21h
. Côté Maurienne, pas un nuage. Il fait pas froid. Je m’élance dans la descente. Premier lacet je m’arrête direct, il pèle grave en fait.
Je mets la doudoune, bonnet, gants. Et c’est l’un des plus beaux moments de cette RAF : route « privatisée » , lumières du soir, vue sur les glaciers.
Ça file dans la Maurienne dans la nuit, on s’arrête avec les duos et autres solo à Modane ou cela partage des pizz’ du distributeur automatique. 4 min la pizz, c’est rapide calorique mais pas plus.
Pied du Galibier, je m’arrête pour me changer. Je m’étire un peu, pas trop fatigué. Je pars donc pour 30km d’ascension. Le télégraphe passe bien, toujours au capteur. On est quelques uns sur le même rythme. Minuit et demi je suis au sommet. Pause fontaine et dragibus à Valloire. Puis je repars, au bout de 2km, il commence à pleuvoir…Je passe le dernier hameau… point de non retour. Sauf qu’il pleut très fort maintenant. Je décide de ne pas continuer. Galibier de nuit solo sous la pluie cela peut tourner au carnage.
500m plus bas, je m’installe devant un bâtiment sous un porche et son projecteur de 500w. Pas beaucoup de choix. Je me change, passe du sec en haut doudoune et rentre dans mon bivy de survie.
J’avais pas prévu de dormir dehors, oreiller et matelas gonflable sont à la maison. Le confort est plus que spartiate… il est 1h45 j’essaye de dormir un peu.. j’arrive à faire 2 fois 45 min. A 4h, je décide de repartir. Certains concurrents ayant dormi à Valloire sont déjà sur le vélo. Je mange un peu, je remballe mon barda. 4h30 c’est parti. Il fait très frais, bruine, brouillard très rapidement. A partir de Plan Lachat, il pleut sans cesse jusqu’à sommet ce dernier pris dans le brouillard. Je reprends quelques gars, on termine tant bien que mal ces 5 derniers km avec un très fort vent de face. La température en haut est glaciale: 3°C, la visibilité nulle.
Elle le restera jusqu’au Lautaret.
Je me lance dans ce bordel en remerciant les ingénieurs conception de chez campa. Leur patins charbon n'est pas si mauvais. Ça aide bien de connaître la descente, aucun mec à disque ne me suivra dans le brouillard.
Je file vers la Grave, cassage de boulangerie et je pars me mettre au chaud au gîte que j’avais réservé. Je suis accueilli par un café chaud, on y fait sécher les affaires. Je mange et je me repose en attendant que le déluge stoppe. 3h plus tard, je repars. Je retrouve du monde, certains sont restés emmitouflés dans leur couverture de survie au Lautaret, d’autres ont récupéré la chambre d'hotel de Guillaume Martin qui partait à 6 du mat !
On arrive au pied de Sarenne, il fait grand beau et la chaleur s’installe. On prendra le tarif avec près de 30°C 1h plus tard mais WTF
. Descente sur l’alpe, il faut manger mais cela ne passe pas. Je me force pour manger un demi box de pâte au pesto alors que l’orage gronde au loin et c’est tout bouché. On déguerpit, descend de l’alpe via villard reculas et enchaînement direct avec le Glandon. On enchaîne les HC comme les perles
Plus de besoin de me réguler au capteur, cela se fait automatiquement. Je suis incapable de pousser plus de 180w. On prend le tarif dans les premiers km. Un couple teste leur solidité en mode duo c’est beau
Arrivé au Rivier, on apprend que l’orga nous demande de ne plus avancer. Les risques d’orages sont trop importants. On se met à l’abri entre 16h et 19h. J’essaye de dormir, rien n’y fait. Je ne m'endors pas. Je ne m'alimente pas à ce moment-là MISTAKE, je le payerai cher plus tard. A 19h les fauves sont lâchés, la pause a fait du bien, le col se passe bien. Je suis obligé de remettre le régulateur en route. Arrivé au sommet peu avant 21h. Je suis prudent dans la descente bien connue pour être dangereuse. A mi pente, je loupe l’affaire du siècle, un bœuf bourguignon servi dans un gîte !
Tant pis ça sera dragibus et régilait, une fille bien sympa me rejoint. On fait la maurienne ensemble et on se motive mutuellement pour passer le gd cucheron. Rencontre super sympa, on parle de tout de rien
, dans les 6 derniers kil a 9%, on ne parle plus
! L’ascension se fait sous la bruine mais c’est pas désagréable ! Arrivée en haut, changement de décor, les orages annoncés sont ici. Ça déverse violemment.
Je perds Julie et un autre gars rapidement. Au premier village, je veux me mettre à l'abri, j’entend crier mais ne voit personne.
Je trouve une façade de maison avec un balcon faute de mieux. Au final c’était Julie qui était dans un foyer chauffé avec douche 200 m plus haut ! Entre cela et le bœuf bourguignon c’est un double fail. MISTAKE
Il est 1h30, je me mets dans mon bivy, la pluie ne faiblit pas. Je me résous à passer du sec 30 min plus tard et me reposer un peu. Baselayer et doudoune, pour le bas j’enchaîne le troisième jour avec le même cuissard humide. Ça commence à démanger sévère !
Au final, je dormirai 2 fois 30 min environ. J’échange 3 mots avec Julie à 3h, elle repart sous la flotte. Je me prépare, cela se calme. Je repars vers 4h
J’avais prévu de faire la grave st jean en royans pour la deuxième étape mais les conditions météos ne sont clairement pas favorables et je n’ai pas le niveau pour enchaîner les 7000m d+ voir plus en étant chargé.
Je continue donc sur la partie Belledonne avec le barioz qui pointe le bout de son nez. Je fais le guignol sur les story insta : "je dois ralentir car la boulangerie va être fermé si je pousse un peu dans le Barioz"
30min plus tard c’est l’hypo du siècle, je vois des éléphants roses.
Je mettrai près de 30min à faire 3km, je suis à l’agonie totale. Sauter deux repas de suite, et faire des nuits blanches en altitude dans le froid ça laisse des traces…
Je bascule au bout de la souffrance. Et je m’arrête devant la boulangerie qui est fermée. Je mets ma doudoune et sort mon bivy en mode clodo. En attendant l’ouverture, je suis livide.
Même pas la force de partager le p’tit dej avec les autres. Je mangerais emmitouflé puis depart avec un gars qui a mon rythme dans les balcons de Belledonne. Je me refais un peu la cerise le soleil chauffe, cela fait le plus grand bien.
Les cols s’enchaînent, pause supérette à uriage avant un long contournement de Grenoble pour aller chercher st nizier. J'arrive pas à suivre mes collègues dans la descente, je ne suis plus lucide du tout. Je m'arrête à Jarrie dormir 15 min. Cela me requinque.
Un collègue du coin fait là montée de St niz avec moi ça fait du bien au mental, de grosses averses en route me rafraîchissent après la fournaise de la cuvette cela fait du bien. Changement de décor au sommet, ça vire à l’orage et j’en prend pour mon garde sur le plateau
, à pont en royans
et avant la base de vie
. 310km depuis Valloire dans des conditions dantesque. Je me ravitaille, je me douche, j’essaye de trier mes affaires avec mon sac de drop bag. Avec le manque de sommeil je suis aussi lucide qu’un mec qui a 2 grammes qui sort du macumba.
20h je suis sur un lit de camp, je me réveille à 23h avant me lever à 23h45. Je mange beaucoup. Au moment de partir je me rends compte que quelqu’un a pris mon strap pour attacher ma lampe arrière. Je le cherche mais rien n'y fait, cela m'agace je perd plus de 30 min Je la mettrai dans la poche du gilet. Pas optimal mais ça passe. 1h45 je pars vers Combe Laval, il fait frais, nuit noir. Il commence à pleuvoir sur le haut
. J’entends des bruits dans la forêt. C’est flippant. Passage au Rousset dans un épais brouillard, froid, et route humide.
Cassage de boulangerie à Die ou je reste 1h pour me restaurer et me réchauffer : bonjour je voudrais deux cafés , un pain au chocolat, un pain au raisin, un pain bagnat pour le petit déjeuner.
Traversée des baronnies roulants, le soleil sort... pour mieux repartir et puis un orage de malade éclate au-dessus de ma tête
. Je trouve un abri bus au milieu de nulle part, j'y resterai emmitouflé dans ma couverture de survie pendant 1h.
Je repars et bis repetitas, je prends encore une douche
dans un petit col, je bascule et je vois le ventoux au loin et surtout le ciel bleu. Ca y est la météo est enfin clémente, les villages traversés bien sympa, ya de la vigne. Je suis plutôt pas mal voir même très bien, je passe les petit taquets avec la plaque, il faut que je me modère un peu. Je rattrape le 6eme du 2500.
Arrivée à Malaucène, je mange, puis je repars à l'assaut du ventoux dans la chaleur. Je commence à avoir sérieusement mal aux pieds. Je pédale avec les talons en dehors des chaussures avec les orteils car c'est trop douloureux.
Arrive l'enchaînement de 3km à 11.5% de moyenne, je m'arrête. Je retire mes chaussures et mes chaussettes, mes pieds sont blancs et bien crevassés après avoir macérés plusieurs heures dans des pompes trempées et là je force dessus
. Je badigeonne de crème chamois et je repars. Je refais cela 45 min plus tard mais cela a déjà meilleure tête.
Je finis les 6 derniers km avec le 7eme du 2600 à discuter, moment super sympa. Au sommet, il fait froid, je passe la doudoune ( sans doute le meilleur conseil de mes amis ZinZin : "prend la doudoune" ) et je descend le mont chauve.
J'arrive au CP2, le soleil couchant et on décide à plusieurs de continuer ! FUCKING MISTAKE !!
Je roule depuis 1h30 du mat, il est 22h... mais on est plus trop lucide. On repart 1h plus tard, la nuit s'installe on trouve un restau qui nous fait des sandwich, on discute avec des mecs qui font faire le 300 demain, on arrive même plus à parler correctement. Puis on s'élance dans les gorges de la Nesque. On monte pas très vite... on est lent... On les passera vers 1h du mat pour s'arrêter de l'autre coté au premier village. MISTAKE !
La température a chuté de 6/7°c, il fait très humide. Je mets dans le bivy de secours vers 1h30. vers 3h30, je me réveille en grelottant, le bivy est trempé de condensation. Je me lève, j'arrive à peine à marcher avec des bouts de bois à la place des jambes. Je prends le froid direct, je suis clairement en hypothermie, je tremble énormément.
Ni une ni deux, j'ouvre une couverture de survie, je vire ma doudoune humide et je me mets en boule. J'attrape toute la bouffe qu'il me reste: Dragibus, sandwich, fromage et je mange. Il me faudra pas loin d'une heure pour le réchauffer. Un envie de chier me prend, il me reste un mouchoir... Je m'éclate une hémorroide qui trainait par là.
Une journée qui commence bien.
Je me prépare ensuite et j'attends un gars qui a faire la grasse mat'. On décolle vers 6h
Bilan des comptes : on a avancé de 45 km depuis le CP2 en 8h et j'ai passé une nuit infâme. Passage à Sault pour un braquage de boulangerie en bande organisée.
On repart dans la descente j'entend un "clac"
1km plus loin, c'est bizarre ça freine à l'arrière. Le patin touche la jante. Je comprend pas de suite mais en fait le ressort de rappel à casser. Cela faisait plusieurs jours que j'avais cette sensation que le patin ne revenait pas en position et que je compensais sur la tension du cable. Bref, je perds 30 min à virer tout ca et je continue avec un seul frein à l'avant. Les premiers du 500km me rattrape. Je fatigue...Je dors 15 min sur le bas coté de la route. J'arrive à Manosque, sans souci niveau freinage Je me demande si c'est gérable avec un seul frein. Je connais tout le reste de l'étape sauf les 60 derniers Km de descente
Je passe au
:
- Vous pouvez me mettre un étrier même du Tourey, je veux un truc qui freine.
- Non on a aucune spare, faut renvoyer en atelier. essayer avec le bouclard dans la vieille ville.
3km et 150m de D+ , je suis chez le bouclard 30 min avant la fermeture. Il me propose du Sora d'occaz. Vamos.
Finalement, j'aurai perdu 3h dans l'affaire. Avec un mec du 500, on s'arrête à la sortie de la ville. On teste notre système digestif. On partage 10 pêches à 2 ! Je le laisse filer, un tendon d'achille commence à tirer, lente remontée des gorges du Verdon. il reste 120km soit au moins 6h sans les pauses. Au mental, je continue...ca tire...
Dilemme : soit je continue et je viens chercher ce que je voulais : aller au delà de la souffrance, se mettre dans l'inconfort
. Soit je prend un hotel à castellane, je dors 6h et je finis tranquille demain à 100 km et 1000m de d+ , en gros je fais la petite bite.
Bien entendu, je prends l'option 1 : Dernier vrai col de 12km au-dessus de Castellane, je puise énormément mentallement, physiquement. Je tiens mon vélo avec deux doigts de chaque main pour soulager mes poignets. Je bascule avec 3 gars. On passe sur des plateaux dans les pré Alpes d'azur et là on se fait attaquer par 3 patou alors que l'on était sur la route.
Sprint en bosse après 1000km, un mec se fera mordre la fesse et moi c'est pas passé loin... On appelle l'orga pour signaler. 2km plus loin bis repetita, un patou nous bloque la route. On s'arrête, le mec qui s'est fait mordre est à deux doigts de faire un malaise. On perdra une heure puis on passera un par un aider par des automobilistes...
Dernier coup de cul: col de blaine : 4 km d'euphorie complète pour moi. Je remonte plusieurs gars devant moi, plus de douleurs, je lâche les chevaux, je suis dans un état second. Je suis à près de 900 m/h avec mes sacoches et mes 1000km dans les jambes. Je pense que j'aurais fait peter Rody sans souci si j'avais été en version light !
A ce moment là on se dit que c'est fini, mais en fait il reste 60km la descente est entrecoupé de taquets, ca descend parfois à 2/3%. On ne peut pas se laisser filer. Je dois jongler avec ma batterie externe entre mon GPS, ma frontale et ma lampe.., les sudistes fidèles à deux même roulent comme des connards et on vendredi soir : tous les cassos sont de sortie.
Bref, je ne savoure pas du tout ces deux dernières heures. J'évite un gros gadin dans les rue de Grasse quand la pedale touche un rebord.
Je finis vers 2h du mat cette RAF.
Mes poignets sont meurtries, j'ai un gros point douleur dans un trapèze, mes genoux un peu douloureux, un tendon d'achille couine, mollets et pied gonglés, des ampoules...
Bref la liste est longue. Mais j'ai pas mal au jambes. En fait, on est toujours très loin des puissances critiques donc on fatigue assez peu sur ce point.
Bilan
J'ai peut être un peu surestimé mes capacités, je pensais mettre un peu moins de temps. Après la météo a été rude. La préparation a laissé à désirer avec 1 mois et demi à l'arrêt entre début mars et le départ. Le poids sur la balance était loin du poids de forme ( +8kg) . Certains en ressortent changés à jamais. Pour moi, cela n'a pas changé grand chose. Pour le moment, aucune envie de monter en distance. Je suis presque un peu déçu de ma perf. Y a une grosse marge de progression sur la gestion de la course et du sommeil.
A l'avenir, peut-être des ultra avec une logistique moins compliquée. ( départ et arrivé au même endroit et pas séparé de 600km avec un voiture à récupérer)
Niveau matos
Très satisfait niveau textile : insulated brevet rapha, doudoune decat, gant mi saison castelli, veste de pluie rapha. pas eu froid meme dans un galibier dantesque.
Niveau vélo : Cela laisse à désirer mes freins m'ont emmerder toute la course, casse meca, boitier de pédalier qui craque... Et je vais revoir mon avis sur les prolongateurs
Place à la recup avant l'EDT dans quelques jours
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