Gilgamesh d'Uruk Lui-même | Citation :
La souffrance n'est absolument pas avérée. Mais, puisqu'elle l'est pour toi, ce qui suit n'est rien d'autre que du cynisme ou de l'inconscience.
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non, pas du cynisme, j'essaye d'elever le débat en sortant des lieux-communs sur le sujet.
inconscience : ah ?
j'essaye d'etre au contraire le plus "aware" possible, après ce n'est pas parce qu'on est pas d'accord que je suis un inconscient, limite un immoral sanguinaire.
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Je ne t'accuse nullement d'être sanguinaire, mais immoral, oui au travers de ton argumentation.
Citation :
Les animaux n'ont pas de conscience réflexive il sont incapable de se représenter sous forme d'une "je" : "bonjour, 'je' m'appelle Coin coin". Mais il y a bien chez eux une unité du monde extérieure et une unité intérieure capable d'éprouver, donc capable de souffrir. Et ça c'est completement tangible.
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alors je comprend pas le sens de ta première phrase, "la souffrance n'est pas averé""
là on parle de phsyiologie de base, les influx nerveux, l'information de la douleur transmise au cerveau par quantité d'influx nerveux, neuro et chimio-transmetteur. je pense que l'oie souffre quand on lui fourre un tube dans le gosier parce que j'imagine que dans les memes conditions, je me sentirais pas bien
ça n'a rien à voir avec la conscience, c'est purement physiologique. En ça, l'homme n'est pas si différent de l'oie.
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Euh si, l'homme est différent de l'oie. Un homme n'a pas les mêmes muqueuses au niveau de l'oesophage ni le même métabolisme hepatique. Ni la même aperception d'une mise en cage individuelle, au passage. Donc un homme souffrirait le martyre s'il était gavé comme le sont les oies. Mais les oies, apparemment non, si on se base sur l'ethologie de terrain et sur les dosages sanguins de marqueurs du stress.
Citation :
Etant sans personnalité morale, les animaux sont sous notre responsabilité. Ce qui implique que l'on oeuvre activement à leur bien être.
-- d'accord pour la responsabilité, pas d'accord que ça implique d'oeuvrer à leur bien-etre, on en tout cas pas d'accord pour dire que c'est un but en soi. Non, le but c'est la survie de notre espece, et elle passe par la survie des especes qui NOUS sont utiles (ce qui fait beaucoup, c'est un euphemisme, d'espece compte tenu de la chaine alimentaire)
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Voila, et dire que "les animaux sont sous notre responsabilité mais ça n'implique pas qu'on oeuvre pour leur bien être, l'important c'est notre survie" est un avis parfaitement immoral, à la limite de l'amoralisme. C'est le "mais" et ce qui suit, qui cloche. Mais qui se juge effectivement en rapport à ce qu'on juge conditionner notre survie. Bon parce que d'abord, être responsable implique ben... d'agir effectivement, donc d'agir justement donc de prendre en compte, de se constituer comme tiers jugeant, donc neutre et ne constituant pas de facto son propre intérêt en droit. La difficulté en l'espèce c'est que oeuvrer pour le bien être des autres animaux, voire de formes de vie totalement dépourvues de sensibilité, implique pour un individu humain agissant, de remettre en cause les intérêts d'autres humains. Or on ne peut pas, comme individu, se constituer sans conteste possible, vis-à-vis d'être humains qui sont des autruis, comme représentant autoproclamé du Genre Humain défendant l'intérêt d'un Autrui autrement plus Autre, non-conscient en plus, ça arrive - par exemple une edelweiss - de sorte que non, ton châlet tu vas le construire ailleurs que dans cette - par ailleurs radieuse - vallée. C'est toute la difficulté du machin. On doit doser le droit de vivre (correctement, voire decemment, quand il s'agit d'êtres sensibles) d'autres espèce à l'aune de ce qu'on se déclare autorisé d'imposer à d'autres humains. On a l'exemple avec la réintroduction de l'Ours brun dans les Pyrennées. Vu qu'on agit au nom d'une morale qui implique TOUT le genre humain possiblement ; plus exactement que par la morale tout être humain est réputé s'accorder à tous les autres, et sur la base de ce pacte humaniste, on se déclare en droit de contester pour prendre un autre exemple, que l'existence de telle tradition culinaire au Japon suffise à autoriser l'extermination des baleines. Quand l'individu se constitue comme représentant de l'espèce, il refuse le triste sort des baleines, quand il se constitue comme membre de l'espèce il se dit que le cuissot de baleine, c'est une trouvaille.
Citation :
si ils sont sous notre responsabilité, c'est parce que l'on a un interet certain à ce que soit le cas (elevage, protection contre les prédateurs, les nuisibles...)mais je prefere parler de maitrise que de responsabilité.
C'est quand même hallucinant d'en venir à ce niveau de sophisme...
non, c'est la base, le sophisme, ce qui est hallucinant, c'est de faire parler d'abord nos emotions avant notre raison
Les animaux sont svt plus gentil/mignon que les humains donc
c'est sûr que 5 gaillards nus dans un petit panier en osier sur les calendriers des postes, ça le ferait moins non mais serieux, ça veut dire quoi les animaux sont plus gentils/mignons que les hommes ?
... ben puisque c'est comme ça on garde tout et on ne donne rien, paske sinon c'est la porte ouverte à tout. Si c'est pas du cynisme assumé, ça ? Les animaux ne sont pas des potentialités morales, c'est tout, ils ne comprennent pas le sens du bien et du mal au sens d'impératif catégorique. Bien entendu, ils ont des sentiments, y compris des sentiments sociaux (un chien peut bien éprouver une forme de honte, d'admiration, de fierté, etc.). Mais ça n'a aucun sens de mettre en relation leur incapacité à faire le mal avec celle de l'homme dans la mesure où il leur est impossible d'intégrer leurs actes à haut niveau.
Les chiens ne se ligueront jamais pour exterminer les chats et les chats les souris parce qu'ils sont totalement incapable les uns commes les autres de se représenter l'entité collective "les chiens", "les chats", "les souris" et l'acte "exterminer" et toute la sommes de représentations intermédiaires qui permettent de se représenter ces concepts. N'ayant aucune possibilité de faire le mal à haut niveau, on ne peut fonder la dessus aucun sentiment d'admiration.
euh oui, mais je vois pas le rapport avec ce que j'ai dit
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Est ce que tu n'a pas dis que de toutes les façons il était infondé de baser les droits des animaux sur leur supposées qualités morales ? J'ai compris ceci : "l'animal est moins méchant que l'homme. Si on se base la dessus, on devrait accorder des droits si ce n'est supérieurs au moins réels aux animaux. Or : on ne va pas commencer à donner des droits aux animaux, quand même ? Donc argumenter sur le plan de la morale est inepte, puisque ça reviendrait à remettre en cause les droits imprescriptibles de l'homme sur les animaux."
A ceci je réponds que présuposer une supériorité morale des (autres) animaux sur l'homme est inepte, mais qu'il ne s'agit pas moins du dernier degrés de cynisme que de s'interdire de raisonner sur un plan moral parce qu'on a décidé de prime abord qu'il est interdit de se remettre en cause.
Citation :
On ne peut pas fonder une saine morale sur la notion de superiorité : la notion de "droit du plus fort" est une antinomie. Quand le plus fort s'impose, on ne doit pas parler de droit, mais de fait. C'est ce fait qu'on juge, à l'aune d'une morale, svp !
-- le droit est né de l'usage, l'usage est né du fait, mais je crois qu'on est d'accord a part ça
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Aaaah... pas vraiment. Le droit nait d'une capacité à reconnaitre juste ce qui résulte d'un usage et d'un fait. L'usage et le fait sont mis en procès pour cela, c'est à dire qu'on récuse de prime abord que l'existence fasse droit. Avec, certes, d'intelligentes et de bienvenues concession au réel tel qu'il s'impose, dans la mesure où le droit se donne comme ambition de réformer le réel, c'est à dire d'en faire réellement partie. Mais pas au prix de confondre de droit réel et droit.
Citation :
Les animaux n'ont pas de complexe par rapport à la viande humaine parce que ce ne sont pas des potentialités morales. N'ayant pas la capacité à se représenter la souffrance infligée, on ne peut fonder sur cet acte aucune possibilité de sanction punitive. Nous, nous sommes des potentialité morales et nous renvendiquons hautement le developpement de ce potentiel. A ce titre, nous sommes en droit de nous déclarer supérieurs, nous le devons même, mais pas de ce genre de supériorité autorisant à faire le mal, ce serait absurde (nous sommes moraux, cela fonde notre supériorité... donc nous nous autorisons à ne pas être moraux).
A l'aune d'une morale, il est possible de se représenter la mise à mort volontaire d'un animal dès lors que c'est utile. L'animal ressent certainement l'absence d'un congénère, et cela peut générer un sombre sentiment en lui, mais le concept "mort" est inintelligible comme tel. Pas plus que "la vie". Littéralement parlant, sa vie n'a pas de sens. Mais par ailleurs l'agitation, l'odeur de sang, l'approche d'un prédateur identifié, tout ceci génère un stress tout à fait tangible. Par conséquent, nous avons le devoir de ne donner la mort que pour des raisons motivé et quand on le fait d'abattre l'animal de façon la plus instantanée possible, sans signaux avant courreur.
On s'interdit de tuer des hommes parce que l'homme est un être de sens. L'homme peut se représenter sa mort et cette représentation est une tragédie. Il sais ce que sont vie et mort, désire la vie, rejette la mort. Etant moral, nous devons respecter son choix.
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et c'est toi qui te foutais de moi avec mon sophisme, je sais plus comment je m'appelle là (bon, je suis un peu fatigué aujourd'hui)
je crois en gros que je suis d'accord avec toi
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Tu es d'accord avec moi au prix d'un sophisme ? C'est Mal.
Si aujourd'hui tu ne ne te sens pas capable, au juste, de t'expliquer à quoi raccrocher la valeur de la vie d'un être humain, reflechis-y, il est possible qu'un jour ça te serve.
Citation :
Absolument pas. L'humanité n'a pas à se fonder sur le sentiment tribal d'appartenance au clan humain (sentiment qui ne doit pas être rejetté bien entendu, mais on n'a pas à fonder un droit dessus), sentiment d'appartenance autorisant la souffance et l'élimination de tout ce qui ne l'est pas. Ca, ce serait une forme étendue de racisme.
specisme il reste à démontrer que le specisme, ou le racisme envers les animaux est une mauvaise chose, et cela sans tomber dans l'antropomorphisme et la comparaison aux humains et sans atteindre le point godwin, je vous souhaite bien du courage.
ce qui est applicable aux hommes n'est pas forcément pertinent envers les animaux et vice-versa.
moi je crois que c'est une bonne chose, ce racisme enveres les naimaux, dans l'interet de l'humanité, que l'on doit donc continuer à asservir l'animal et le traiter en inferieur.
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Oui le specisme est une forme étendue de racisme, dans la mesure où cela relève exactement de la même logique. C'est pareillement un sentiment qui nait de l'impensé. Et, ce qui est logique, qui relève de la même incapacité à justifier de la valeur intrinseque de la vie humaine. Comme tu ne sais pas, tu décrêtes et ça doit suffire. Ben non.
Citation :
Un type qui fait souffrir un animal pour moi fait un pas hors de la civilisation, hors de l'humanité.
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pas pour moi
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Soyons bref : beurk.
Citation :
L'humanité étend la notion de bien à TOUT être capable de ressentir bien et mal être. Tu le sais bien du reste, je pense en élevant ton chien.
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on peut traiter un animal de manière correcte et aimante sans que cela trahisse mes dires.
je connais la place de mon chat dans la société. je connais son statut et le le traite en fonction d'une part,de son statut mais également en fonction du plaisir egoiste qu'il me procure
gratouiller le cou d'un chat ronronnant sur mon genoux tout en regardant derrick, c'est le bonheur, et si c'est pas derrick, c'est encore mieux. Mais je suis beaucoup moins avenant avec d'autres animaux comme par exemple le bullot ou le varan de commodo, là, je ne regarderais meme pas la star ac avec ça sur mes genoux.
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Eh ben ce n'est pas cela être juste. Tu n'as pas à évaluer en dernier ressort la valeur de l'existence d'un être sur la base du plaisir qu'il te procure.
a+ Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 23-07-2006 à 00:00:39
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