De rien
WorktimeOptimization a écrit :
C'est ce que je pense de plus en plus si rien n'avance d'ici la rentrée. J'y reviendrai sûrement après, car comment choisir le bon psychologue ?
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Là est tout le problème. Cela m’arrive de prendre en charge des couples ou même des personnes seules chez qui il y’a soit un souci de couple soit une problématique sexuelle (pas forcément un dysfonctionnement, cela peut être le genre, l’orientation, un viol, un inceste etc.) et rarement je prends en charge des patients qui ont des problématiques globales qui ont un retentissement souvent professionnel et dès qu’on creuse un peu en fait le retentissement est général et génère un mal être socio professionnel, affectif etc… et on travaille sur l’estime, l’ego et de manière adaptée à chacun. A ta question plus loin, chaque psychologue ou thérapeute ou conseiller conjugal ou autre a sa méthode en plus d’avoir ses diplômes (ou non). Un psychologue de base doit être psychothérapeute c’est à dire qu’il a fait un M2 de psychologie et qu’il a un titre de psychothérapeute qui ne peut être usurpé par personne (pas même moi ou alors je dois me taper 2 mois avec un psychologue et faire une VAE et l’ARS peut me le filer mais je t’avoue que c’est pas ma problématique). Pour le suivi des couples c’est le plus compliqué car tu as des thérapeutes qui vont travailler en binôme (le deuxième est observateur), d’autres qui ne vont pas séparer les gens et les voir toujours ensemble (pour moi un très mauvais choix car les personnes n’oseront jamais dire les choses si on ne crée pas une alliance avec le thérapeute et un respect du secret. L’idée étant que la personne finisse par dévoiler son secret à l’autre et aborder les choses difficiles). Souvent en couple c’est du systémique : on s’intéresse à l’intéraction entre les personnes mais parfois il est sympa d’utiliser un peu de psychologie / psychanalyse pour débusquer des traumas ou des passages de vie. (Exemple j’ai une patiente dans un couple qui à 15 ans, son père pakistanais lui a dit qu’elle était grosse et faire un régime donc elle a développe un trouble du comportement alimentaire que son mari n’a jamais su et elle ne s’est jamais masturbée (forcément son rapport au corps fait qu’elle ne s’aime pas, et donc elle ne prend pas de plaisir dans le sexe, la fellation pose problème (mari demandeur) car troubles d’oralité, et elle a mal pendant les rapports (là je pense que c’est un problème de lâcher prise mais c’est en cours) et donc si on ne pose pas les questions on ne comprend pas pourquoi le mari dit : « ma femme si, ma femme ça et adresse des reproches à sa femme sans faire le travail à deux, j’ai déjà fait plein de compromis blabla donc s’il n’était pas prêt à travailler à deux la « thérapie de couple » ne servait à rien, et qui veut du sexe mais comprend pas pourquoi sa femme n’a pas envie. Bref on retravaille déjà la communication simple, la complicité et le partage, le toucher (tout cela par des exercices très très concrets, qui sont d’ailleurs assez proches des exercices indidivuels) avant d’aller le sexe et bien entendu pour le coup on ne demande pas à travailler la masturbation pour la femme car déjà elle doit apprivoiser son corps donc le miroir suffit et le positivisme journalier (assez dur)… chaque couple est différent. J’ai une patiente qui a été trompée plusieurs fois et qui va sur Tinder depuis peu sauf que les mecs qui sont son « type » elle les fuit (mais si on suit son histoire c’est évident) et les mecs pour qui elle n’a aucune attente elle fait 5/6 rencards. Bref elle s’en veut de « jouer »avec les mecs sauf qu’elle a faux, elle ne connaît tout simplement pas les « codes » de séduction, de rencontre etc. Donc comme exercice d’ici qu’on se revoit entre autre c’est de continuer à faire des rencontres sur Tinder pour s’habituer à comprendre les attentes de chacun et surtout les siennes, son ressenti etc. (Mais car elle a une histoire lourde derrière qui donne cette situation).
Après y’a les conseilleurs conjugaux (que je connais pas trop) qui à priori travaillent avec que des couples mais ne sont pas forcément à l’aise avec le sexe (même chose pour les psychologues). On a les sexo thérapeutes (tout corps de métier ayant fait une formation de sexo) et les médecins sexologues (espèce en voie de disparition) qui peuvent prescrire et faire la « thérapie » même si souvent ils préfèrent faire que les examens / prescrire que s’occuper du reste et parce que la sexualité se médicalise à vitesse grand V (le Viagra c’est 97/98… le clitoris dans les manuels scolaires c’est 2017 de mémoire)… bref on fait plein de trucs de nos jours mais surtout parfois tout et n’importe quoi et on oublie qu’on soigne (aide) des personnes et pas des corps …
Pour trouver le bon psychologue au final le plus important c’est de sentir à l’aise avec la personne et espérer que cette personne soit bienveillante / empathique / « efficace » car comme j’ai dit plus haut je récupère des personnes qui ont parfois vu plein de thérapeutes de couple sans succès ou plein de psychologues pendant des années voire encore plus et qui n’ont jamais avancé… je vois cela comme un challenge mais je ne promets jamais de miracle surtout que je dois repartir de zéro avec ma propre vision des choses et du couple et ce n’est pas forcément la même que les autres thérapeutes cités plus haut donc on fait au mieux sans jugement et dans le respect
Tu trouveras donc tous les diplômes possibles et imaginables donc soit un psychothérapeute (qui a donc un master) soit un sexothérapeute ou thérapeute de couple qui a idéalement un DIU de sexologie… j’ai une patiente qui passe un diplôme de sexologie (qu’on offre sans examen mais au final que tu paies quelques milliers d’euros) et quand tu lis le contenu comment dire … j’ai peur pour les thérapeutes qui vont exercer avec ce diplôme. Entre les choses fausses, erronées, partant dans des délires ésotériques, féministes extrèmes, stigmatisantes et l’absence total de travail sur soi … les projections vont être terribles et délétères et certains risques de plonger avec leur patient dans le transfert ….
Pour ma part je suis médecin généraliste en « reconversion », j’ai donc une activité très importante de médecine générale (autour des couples car je fais de la gynéco / suivi de grossesse / pédiatrie en quantité et donc amener à suivre des familles entières et parfois les grands parents etc… donc porteur de secret mais aussi j’absorbe toutes les problématiques de vie (pas forcément sexuelles ou de couple), en parallèle j’ai une petite activité de thérapeute (car je suis en train de passer un DIU de médecine sexuelle, sexologie clinique et sexothérapie, et en parallèle formation en accompagnement stratégique de couple avec un ponte dans les couples, et formations sur la sexologie et TCC, et là je vais voir pour faire une année l’année prochaine sur soit hypnose et EMDR (en sachant que je préférerais faire de l’ACT et de la mindfluness en TCC de 3ème vague (la flemme de me taper les 3 ans de TCC pour juste faire de la 3ème vague)) et peut être école du Couple donc j’ai un examen régional tous les ans, un mémoire et un examen national. C’est le seul diplôme reconnu en France (par l’Ordre, la CPAM etc.) car le programme est statué par un comité sur 11 facultés, diplôme universitaire et donc « équivalent ».)
Après si tu pars sur un sexothérapeute ou médecin sexologue, attention tous ne font pas du couple car c’est le plus compliqué (la triangulaire), pas de thérapie, ou font autre chose de spécialisé (victimologie, femmes uniquement, structures spé type CRIAVS etc.)
Pour les psychologues si tu fais de l’intégratif cela me parait suffisant, pour un travail plus en profondeur peut être de l’ICV (intégration du cycle de vie) mais ca se rapproche de la psychanalyse en quelque sort (travail personnel important et quasi 0 aide du thérapeute) par rapport à un thérapeute qui peut s’adapter sur une approche adaptée à ta DEMANDE et ce que tu veux (établir un projet thérapeutique en adéquation avec ta DEMANDE).
WorktimeOptimization a écrit :
C'est effectivement le contraire.
Il y avait eu un vrai clash avec sa mère quand on était jeunes (on s'est rencontrés jeunes). Elle a quitté la maison de ses parents à ses 18 ans pour s'installer avec moi. Et ça a été le drame lorsqu'elle est tombée enceinte.
Maintenant ça va beaucoup mieux entre eux et tout ça c'est du passé, mais il y a une cicatrice quand même.
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Je suis pas étonné mais c’est en te lisant que j’ai « senti » ça. Et cela peut expliquer beaucoup de choses.
WorktimeOptimization a écrit :
Sans réfléchir : elle voulait un 3eme, moi non (mais c'était déjà le "dead bedroom" entre nous)
Il y a un partie de son histoire que je ne souhaite pas dévoiler ici (même caché derrière mon multi), et qui a eu pour conséquence un certain rejet physique de ma part dans un 1er temps.
Et heu... Je ne vois pas de 3eme point
Ah le fameux deuxième point même si on a peut être une problématique d’enfant « pansement » dans le premier point mais je préfère ne pas m’avancer, on est pas au bar. Donc ce deuxième point peut avoir entraîner une culpabilité de sa part envers toi qui n’est pas résolu et expliquer un comportement de rejet très fort mais là encore je ne m’avance pas (et tu as raison de ta cacher derrière un multi).
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WorktimeOptimization a écrit :
Cela rejoint le point précédent. Il y a un vrai sujet "nourriture" avec elle. Mais je ne souhaite pas en parler en public (en MP si tu le souhaites).
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Je ne suis là encore pas étonné car c’est un sujet récurent dans beaucoup de tes posts donc un point crucial dans ton couple.
WorktimeOptimization a écrit :
Ces parents sont toujours ensemble (les miens également). Sa soeur est en couple avec un enfant (et je m'entends super bien avec mon beau-frère, ainsi qu'avec ses parents).
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A creuser
WorktimeOptimization a écrit :
- j'ai des sentiments pour elle. J'ai très souvent envie de la prendre dans mes bras. Est-ce de l'amour ? Ou juste un gros manque d'affection ?
- je ne penses pas qu'elle m'aime encore (ou alors elle le cache très très enfoui au fond d'elle)
- on peut dire que mon couple n'existe pas. Même quand, étudiant, j'étais en coloc, c'était plus sympa au quotidien.
- pour la dernière question, il n'y a clairement aucun projet à deux.
Pour en revenir à la thérapie de couple (je n'aime pas ce nom non plus, je ne sais pas pourquoi !), as-tu des conseils/astuces pour bien choisir son psychologue ?
J'ai farfouillé vite fait sur doctolib mais j'ai l'impression qu'il y a de tout et de n'importe quoi. Je ne cherche pas à faire dans l'introspection (méthode Freudienne?) mais plus sur du concret/factuel.
Et encore merci 
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J’ai lu tes 4 points, la « table » est très très bancale. Cependant je préfère qu’une rupture soit verbalisée par les personnes et que chacun dise son choix de finir une relation et donc aider à la suite plutôt que dire next tu prends avocat / notaire etc. Et partir sur des non dits, une incompréhension (surtout parce qu’il y’a deux enfants dont une (si je me souviens) plus jeune) etc. Quand la thérapie est seule, l’important est d’avancer pour communiquer si besoin encore vers une rupture mais clarifier les choses, faire un travail sur soi (pour travailler dans ton cas ton estime et ton ego en première intention je pense et peut être d’autres choses mais là encore je préfère être très prudent sur mes hypothèses et mes avis.
Cela ne veut pas dire que la thérapie sera longue (seul ou à deux) et dans mon cas j’accepte par exemple que le conjoint rejoigne la thérapie si il le souhaite mais pas au delà de quelques séances avec la première personne car sinon forcément je suis biaisé mais là encore cela dépend… Cependant si un des deux est infidèle et que je suis porteur du secret, je lui explique qu’il doit faire un choix (si couple non libre consenti ou polyamour ou autre etc.) car j’aide un couple (si les deux sont dans cette idée d’être aidés) et donc que la personne soit au clair avec elle même sinon on n’avance pas ….
Pour la thérapie concrète : en duo ca sera du systémique ou mastérienne, en solo ca sera de l’intégratif avec du systémique. Parfois on peut rajouter un peu de pleine conscience pour soulager le stress induit par une personne / situation / métier etc. Et travailler plus sereinement. Le thérapeute peut toujours s’appuyer sur des « théories » ou « concepts » psychanalytiques ou psychologiques genre théorie de l’attachement de Bowlby (dans le cas de ta compagne) ou personnalités (selon Bergeret) mais cela reste transparente et surtout je mets un point d’honneur à expliquer pourquoi je pense ceci ou cela car les personnes attendent des réponses.
Je ne t’ai pas expliqué pourquoi j’ai « senti » des choses dans ton discours car on est à l’écrit, dans un espace public etc. Mais sache que toutes tes paroles ont un sens sur ce que tu penses, ressens etc. Et parfois sans le voir tu donnes des clefs sans le savoir à des traumas ou des verrous passés qui peuvent faire vraiment avancer les choses
Ton couple est il mort car c’est peut être ça que tu veux savoir ? Je n’en suis pas si sur, cependant en thérapie à deux je pense que beaucoup de choses pourraient être réglées assez vite (dans un sens comme l’autre), seul de la même façon beaucoup de choses pourraient avancer mais seront plus difficiles à régler du fait de l’alliance avec ton thérapeute qui n’inclut pas ta compagne.
Tu peux donc demander à ta compagne si elle voudrait faire une thérapie de couple (ce qui peut mettre en partie les choses au clair (on peut aussi refuser par peur ou se mettre à nu pas forcément parce qu’on ne veut pas avancer)) ou attendre un peu et commencer seul et lui demander un deuxième temps, et dans le « pire » des cas continuer seul. Les trois ne se valent pas sur le travail personne et le travail de couple car le travail avec le thérapeute est différent mais au final on arrive plus ou moins à trouver des solutions et des RÉPONSES !
Tu peux me MP si tu veux et à ta guise.