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Auteur Sujet :

Suicide: ce qui vous rattache encore à la vie ? [1 er post à lire]

n°13463220
Frozen-War​nings
Posté le 07-12-2007 à 19:10:08  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
oui merci de me supporter encore :whistle:

mood
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Posté le 07-12-2007 à 19:10:08  profilanswer
 

n°13463713
Aranthys
Gâche sa vie avec son Pwôk
Posté le 07-12-2007 à 20:19:22  profilanswer
 

Mouarf, dis pas de bétises :d
Sinon, le fait d'avoir une mauvaise opinion de soi, c'est quelque chose qui se change.
J'ai pu le changer, j'ai des amis qui ont pu le changer.. donc je suis certain que tu y arriveras aussi ;)


Message édité par Aranthys le 07-12-2007 à 20:20:20

---------------
♪ Living is easy with eyes closed, misunderstanding all you see... It's getting hard to be someone but it all works out, It doesn't matter much to me. ♪
n°13463756
Aranthys
Gâche sa vie avec son Pwôk
Posté le 07-12-2007 à 20:28:27  profilanswer
 

Par contre, pour le coup, c'est moi qui suis fatigué de la vie, ce soir :gratgrat:


---------------
♪ Living is easy with eyes closed, misunderstanding all you see... It's getting hard to be someone but it all works out, It doesn't matter much to me. ♪
n°13466742
Ryan
Foupoudav
Posté le 08-12-2007 à 03:22:27  profilanswer
 

Aranthys a écrit :

Non, c'est pas vraiment une histoire de table rase.
En gros, ceci résume parfaitement :
http://www.threepanelsoul.com/comics/051.jpg


 
 
C'est pas de l'amour ca! Comment l'amour pourrait il avoir un revert ? un oppose ?
 
Amour et dependance, c'est pas pareil :o

n°13466744
Ryan
Foupoudav
Posté le 08-12-2007 à 03:26:18  profilanswer
 

floootheone a écrit :

Et vous pensez vraiment qu'on peut vivre heureux (ou au moins content) sans s'attacher à personne ?
Encore une fois, je ne parle pas uniquement des relations de couple.


 
J'ai lu un livre une fois sur un type qui expliquait que tres tot il avait perdu ses parents, et peu apres il avait perdu ses grands parents qui l'avait recueilli et que cela avait produit en lui une telle marque qu'il lui etait devenu purement et simplement impossible de s'attacher a quoi que ce soit. Cela a ete tellement enorme qu'il ne pouvait meme plus s'attacher a ses propres pensees, il a en quelue sorte demisionne son etre dans un suicide de l'ego.
 
Et il est devenu moine Zen, depuis il enseigne sur l'amour :)  
 
Il a perdu ses fictions et ses constructions mentales pour trouver sa vraie identite, et avec ca la paix parfaite qui ne depend d'aucune circonstences exterieure.
 
J'ai trouve ca tellement magnifique.


Message édité par Ryan le 08-12-2007 à 03:27:22
n°13466830
PeSSouZiX
Posté le 08-12-2007 à 07:56:21  profilanswer
 

suicide de l'égo ... voilà la meilleur alternative ! [:bien]
Autrement dit, ne vous tuez pas, mais laisser mourir ces pensées qui vous martyrisent (et parce que, du même coup, ça fera + de place pour les bonnes).  
 
Ryan, je ne sais pas si tes messages y sont pour quelque chose (moi j'dis que ça a dû faire son chemin, "à l'insue d'mon plein gré" ), mais y a eu un énorme changement chez moi, depuis 2 ou 3 mois:
 
JE NE SOUFFRE PLUS EN PRESENCE DE MA FAMILLE...
 
Pour l'instant, je n'y comprends rien, je me contente juste de savourer cette expérience inédite.
Je ne me rappelle même plus quand, pour la dernière fois, je me suis sentie si paisible/impassible en présence de ma mère ou de ma soeur.
Depuis longtemps, la seule perspective de passer un moment (même court) avec elles me plongeait dans l'angoisse et la déprime (+ cauchemar et manifestations physique de stress que j'préfère pas détailler), je vivais le moment comme un supplice, j'étais écrasée, effacée, éteinte, ça se passait régulièrement mal pour tlm, et j'en ressortais minable et détruite.
J'avais tendance à faire mon maximum pour les fuir, pour les éviter, pour me protéger d'elles. Passer un moment avec elles réveillait toutes mes blessures du passé, les triturait. Je ne ressentais que du négatif, rancoeur, peur, colère, haine, frustration, tristesse, sentiment d'abandon, d'incompréhension, isolement, et j'en passe ...
 
Et puis, y a 2 ou 3 mois, y a eu comme un clash, ça s'est très très mal passé, le mal être en leur présence s'est clairement et physiquement manifesté sous forme de crise (d'angoisse). Elles l'ont mal pris sur le moment, et l'ont mal interprété, ce qui est normal puisque qu'en gros, mon attitude disait:
 
"vous me rendez malade!"  
 
à la longue, y a de quoi se vexer, c'est sûr.
y a eu des mots durs et des larmes, beaucoup de souffrance (celle de trop ?), et j'me souviens m'être dit: "plus jamais ça ..."
 
Et puis, suite à ce moment bien pénible, on en a reparlé.
ç'a été chaotique au début, y a eu encore quelques éclats, des trucs mal interprétés, de l'incompréhension, mais au fur et à mesure de mes tentatives pour leur expliquer calmement le pourquoi de la crise, et recul faisant, le message a finit par passé, sans passion, sans haine.
 
Depuis, je ne sais pas par quel miracle, c'est finit !  :??:  
Et sérieux, j'aimerais vraiment comprendre qu'est-ce qu'il s'est passé exactement pour que, d'un seul coup, du jour au lendemain, ce bourreau mental qui prenait corps à chaque évocation (invocation ?) de la famille, ait plié bagage sans laisser d'adresse...
 
Aujourd'hui, j'appelle régulièrement ma soeur spontanément. Je n'attends plus, avec angoisse, que ce soit elle qui se décide. J'accepte volontier toutes les invitations de ma mère, et je passe un vrai bon moment avec elle ... les prises de bec ont fait place au dialogue, j'arrive enfin à obtenir d'elle qu'elle m'écoute (j'ai même réussi à obtenir d'elle, sans lui demander, qu'elle vienne me voir ...! grande 1ère, ça n'arrivait jamais), j'arrive enfin à la calmer quand elle exagère, j'arrive enfin à M'EXPRIMER, ça sort avec fluidité, il n'y a plus de souffrance, plus de cris, plus de larmes, plus de mal être.
 
J'ai juste envie de dire: c'est bonheur et ...
 
merci Ryan. :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par PeSSouZiX le 08-12-2007 à 08:08:17

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Deviens un Ami de Kalaweit シ Ne jetez plus, réparez ! °⌣°
n°13467409
Aranthys
Gâche sa vie avec son Pwôk
Posté le 08-12-2007 à 11:52:32  profilanswer
 

Ryan a écrit :


 
 
C'est pas de l'amour ca! Comment l'amour pourrait il avoir un revert ? un oppose ?
 
Amour et dependance, c'est pas pareil :o


Il n"y a pas marqué dépendance hein, relis avec le doigt  :o


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n°13468654
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 08-12-2007 à 15:36:05  profilanswer
 

C'est bien tout ça, Pessouzix, ça prouve que le dialogue (même si au début c'est pas forcément évident de se faire comprendre et d'exprimer clairement ce qu'on ressent), ça peut avoir du bon.
 
edit : ortho

Message cité 1 fois
Message édité par floootheone le 08-12-2007 à 15:36:30
n°13470478
PeSSouZiX
Posté le 08-12-2007 à 20:48:32  profilanswer
 

floootheone a écrit :

C'est bien tout ça, Pessouzix, ça prouve que le dialogue (même si au début c'est pas forcément évident de se faire comprendre et d'exprimer clairement ce qu'on ressent), ça peut avoir du bon.

oui, floootheone, c'est trop bien, c'est même mieux que bien ! :)
 
J'ai encore du mal à y croire, j'me dis que c'est trop beau, trop simple, trop soudain ... ça va pas durer ! :sweat:  
 
Cette sensation est si nouvelle, inconnue, je suis encore dans la méfiance par rapport à ça, comme si c'était fragile et que n'importe quel détail pourrait faire ressurgir le bourreau.
Pour la 1ère fois depuis hyper longtemps, je me réjouis de passer le nouvel an "en famille", je suis contente de pouvoir en être, alors qu'avant, je me retranchais derrière mes horaires de boulot décalées pour y échapper.
 
"le dialogue peut avoir du bon" >> c'est pas "peut", c'est certain, c'est obligé, c'est complètement nécessaire !
Même si ça fait mal sur le moment, même si on (peut) fait du mal avec nos mots, même si on est pas compris tout de suite (ç'a été mon cas, j'ai beaucoup ramé, mais il fallait que j'explique mon pétage de plomb dû à la crise, parce que mère et soeur ont pris ça pour de la méchanceté, de l'égoisme, de l'insensibilité), il faut continuer dans cette démarche de s'exprimer, d'exprimer ce qu'on ressent, d'expliquer le pourquoi d'une attitude, s'expliquer, aider l'autre à comprendre.
 
Et pendant ces précieuses conversations avec mère et soeur, j'ai pu enfin m'ouvrir à elles (quitte à me rendre vulnérable), je me suis rendue accessible. En même temps, elles se sont expliquées aussi, et ça m'a permit de mieux les comprendre elles aussi, de me mettre à leur place, elles aussi me sont devenues accessibles et compréhensibles.
 
C'est la grande force, le gros pouvoir de LA PAROLE.
C'est sa fonction première >> s'exprimer !
 
Chez les animaux, il existe des tas de "signes", des signaux pour indiquer un état.
Chez nous, ça passe par les mots.
Chez moi, les mots n'arrivaient tellement pas à sortir que mon corps à pris le relais en exprimant mon état, à sa manière.
Seulement, ça ne vaut pas les mots ... rien n'est + efficace que les mots pour se traduire en langage simple et à la portée de tous.


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n°13500537
Mir@l
Les ptits bateaux sur l'eau
Posté le 12-12-2007 à 00:15:22  profilanswer
 

HeureuxDepressif a écrit :

C'est une question qui m'est particulièrement importante. J'aimerai savoir, lorsque plus aucun espoir vous anime, ce qui peut encore vous empecher de faire n'importe quoi...
 
S'il vous plait, ce sujet est très sérieux: ce n'est pas moi que j'ai à convaincre, et je ne prends pas la sujet à la légère, etant dans ces ages où le suicide est l'une des premières causes de mortalitée...


 
L'espoir...c'est l'espoir qui nous empêche de faire des c******** . L'espoir est en chacun d'entre nous. L'espoir c'est une merveilleuse chose qui nous réchauffe le coeur, et qui nous donne envie de voir le lendemain. Car on ne sait pas de quoi est fait ce lendemain. Ce qui m'empêche de faire "n'importe quoi" c'est ça...c'est l'espoir que tout ira mieux demain.


Message édité par Mir@l le 12-12-2007 à 00:16:24
mood
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Posté le 12-12-2007 à 00:15:22  profilanswer
 

n°13500925
guts92
Posté le 12-12-2007 à 00:49:45  profilanswer
 

Je ne pense pas que l'espoir soit en chacun d'entre nous.

n°13502247
Profil sup​primé
Posté le 12-12-2007 à 10:27:32  answer
 

Resalut all
 
Pour le moment jsuis a la limite de tout planté, et plus particulièrement mon boulot :/
J'en ai marre, de plus en plus marre, je suis démotivé, je n'arrive plus a m'intéresse a mon boulot, je n'en ai plus envie... :s
 
Ce qu'il y a c'est que j'ai l'impression hyper horrible que la vie m'a laissé de coté, que j'ai loupé mes chance de faire qque chose de ma vie, que je vais me réveiller dans 10 ans au même point, que rien n'aura changé :/.
Je sais bien que j'ai de la "chance" d'avoir un job, on arrête pas de me le répéter, mais je trouve ça tellement inintéressant, vide et idiot que je fini par le détester et par m'en foutre totalement, je n'arrive pas a me dire que ca va être comme ça encore 40 ans, c'est pas possible, jvais jamais y arriver, je ne le veux pas de toute façon,...  
Vous allez me dire de me ré-orienter, de changer de boulot, de faire autre chose, je le sais, mis j'ai beau postuler ailleur, ca ne donne rien, et puis je ne peux pas me payer le luxe de quitter un CDI pour un CDD ou un boulot d'intérim, j'ai besoin du peu que mon CDI me rapporte et enfin, il faut du temps pour se réorienter, se former et changer sa vie professionnelle. Mais je n'ai pas le temps de faire ca, j'ai a peine le temps de faire le minimum pour moi, je pars 12h par jour pour bosser, jvous laisser faire le compte. Je voudrais avoir des moments à moi, faire du sport par ex, rencontrer des gens interessants, j'en ai envie, j'adore ca, quand j'ai un peu de temps le wk c'est pour voir des amis, ma famille... j'ai l'impression d'étouffer, de mourir a petit feux, de perdre mon temps de devenir vieux et de louper ma vie.
Je sais, vous allez me dire que c'est pareil pour tout le monde, que c'est la vi, qu'il faut bien bosser, mais justement, je n'arrive pas a comprendre comment les gens supportent ça, si c'est par habitude ou par ce qu'il sont résignés, je n'ai pas envie de me résigner, j'aspire a mieu, mais j'ai l'impression que ce n'est qu'un rêve, que jme fait des idées et que je vais foutre ma vie en l'aire comme mes collegues :'(.
Je ne sais pas si c'est moi, mais quand on est gosse, on s'imagine plein de chouettes choses, on pense qu'on aura un chouette job, interessant, motivant et puis on se reveille 10 ans plus tard dans un boulot de merde entouré de collegues de 35 ans aussi usé que des pépé de 50 ans totalement inintéressants, vides :/, ca me fait peur, me dire que je vais devenir comme eux, faire mes 40h semaine, aller dormir tot, me lever tot, que ma vie va se résumer a "métro, boulot, dodo"...
Et puis la "culture" d'netrprise me débecte, c'est tellement hypocrite, faux, je n'arrive pas aimer ca, je déteste ca, c'est foire, cet énorme mensonge, les gens sont vide et tellement faux,... Il faut faire semblant tout le temps, mentir, tricher... En tand que simple employé (graphiste) je me fous pas mal si la boite fait du frics ou pas, de toute facon moi je n'en vois pas la couleur, je me fous pas mal aussi de m'impliquer de façon personnel dans ma fonction, je ne me sens pas concerné,...
Ca va faire 6 mois que je n'ai pas pu prendre de congés, je pense être à bout, on me demande beaucoup d'implication,... mais de mon coté je n'en ai rien a foutre, je ne me sent pas concerné :/.
 
Je sais que c'est "normal" pour beaucoup de gens, que c'est la vie (quoique...), mais moi je le vi très mal :s
 
Voila ca me fait du bien de le dire, même si je sais que ca ne changera rien, je suis coincé dans mon boulot et ca risque de durer encore 40 ans, mais je n'ai pas du tout le profile des jeunes cardes no-life du boulot.

n°13502408
Profil sup​primé
Posté le 12-12-2007 à 10:51:21  answer
 


 
Ben c'est pas si normal que ca, pour moi en tout cas. 12 heures par jour pour boulot + trajet, c'est niet catégorique perso. Je suis à dix là et ca me fait déjà bien assez chier comme çà..
Tu es seul ? ou peut-être as tu une copine qui pourrais "t'assumer" le temps que tu trouves un autre job ? tu as peut-être mis des sous de cotés pour te permettre un ou deux mois de recherche active sans taff ?
 
Sinon, je sais que ce n'est pas facile mais le meilleur cnoseil que je puisse te donner là, c'est de continuer à taffer tant que tu n'as pas trouvé mieux, parce que si tu ne trouves rien après avoir plaqué ton boulot, ca pourrait compliquer excessivement ta vie :(


Message édité par Profil supprimé le 12-12-2007 à 10:53:39
n°13503427
PeSSouZiX
Posté le 12-12-2007 à 13:13:45  profilanswer
 

tout c'que j'ai mis en gras, j'ai trouvé que c'était super juste, et représentatif du malaise général, du mal être ambiant.  
à travers ton témoignage, tu dépeins parfaitement le processus de la vie moderne, le "système", cette société, ce qu'elle fait de nous,  l'enfant plein de rêve, d'espoir, de projet, puis l'adulte qu'il devient, résigné, vide, étouffé ... prisonnier dans un monde qui se prétend libre.
D'un côté, s'entendre dire: "c'est normal, c'est la vie" :pfff: (vie = règles, ou c'est comme ça que ça marche) ou encore: "t'as un boulot, te plains pas !", "... un CDI en + ? Mais tu te rends pas compte de ta chance ?!", d'un autre côté, être conscient que tout ça, tout ce que tu décris, n'est pas normal, n'est pas vivable, n'est pas ce que tout être peut espérer d'une vie digne de ce nom.
Et je ne parle pas d'argent, de moyen ... je suis convaincue qu'on peut être très heureux avec très peu. Les gens matériellement à l'aise ne sont pas plus heureux, c'est même souvent le contraire, il sont encore + prisonniers, dépendants de leur confort, de leur sécurité matérielle, avec la peur constante de perdre cette sécurité. Ce sont souvent des gens qui vivent pour travailler, et qui n'ont quasiment plus de vie personnel (j'ai un exemple dans ma famille).
L'argent met à l'abris ? Mais à l'abris de quoi ? du besoin ? Manger, dormir, avoir un toit, une famille, un peu de temps libre pour se faire plaisir ? Et ça coute combien tout ça ? Trop cher ?  
Faut-il se sacrifier 12h/jour dans un boulot abrutissant pour avoir accès à ces besoins pourtant basics ?
 
La réponse est oui. Le besoin élémentaire est devenu "un luxe", manger 5 fruits et légumes par jour, se loger, la bagnole (symbole de plein de choses telles que liberté, indépendance ... après, voir les pubs auto pour faire l'inventaire de tout ce que la voiture véhicule comme symboles), avoir du temps libre (un luxe aussi, parfois mal vue: "tu as tout ce temps libre ? et tu n'en fais rien de productif ?? O-o" ), se faire plaisir ... ça coûte combien de se faire plaisir aujourd'hui ? Un iPhone ? 400€, 120€ d'abonnement ? Y-a t-il moyen, aujourd'hui, de se faire plaisir pour pas un rond, sans se sentir frustré ?
 
Est-ce que l'argent permet d'accéder à l'essenciel, ou bien est-ce qu'il n'est pas, plutôt, en train de combler un manque vertigineux de certains essenciels (amour, affection, chaleur humaine, amitié, épanouissement personnel, affirmation de soi, santé moral et physique) en "offrant" l'accès à un tas de choses dont, pourtant, on peut très bien se passer, à la base ... ?
 
L'argent, la sécurité financière, la réussite social, ou juste "l'abris du besoin" (qui n'est déjà plus à la porté de tous, avoir un travail aujourd'hui ne met plus à l'abris du besoin >> combien de "travailleurs pauvres" ?) ne comble pas ce gros creux qu'on est de plus en plus nombreux à ressentir, qui nous fait dire "à quoi bon tout ça ?" et nous fait penser que ce qui est jugé "normal" ne l'est pas.
 
Je pense souvent à cette image du film MATRIX ... les gens pompés, utilisés comme de vulgaires piles, mais qui ne se rendent compte de rien, du moins, tout est fait pour.


Message édité par PeSSouZiX le 12-12-2007 à 15:54:17

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n°13506124
Profil sup​primé
Posté le 12-12-2007 à 18:01:56  answer
 

Voila, je viens probablement de faire une belle connerie, mais je n'en pouvais plus, j'ai peté un cable en live devant mon patron, devant tout l'open space :/.
Alors je sais que c'est completement idiot, je le regrette mais la situation devenait invivable, je n'en pouvais ls, j'en avais des crampes aux ventres des le le matin, j en dors mal et je deviens tellement démotivé que ca commencai a ce voir :s.

 

Il m'a fixé une réunion demain... Je sens que je vais pas oser continuer sur ma lancée, pourtant je le dois, ca n'a que trop duré...

 

J'imagine pas comment ma mere va criser si jme fais virer ou si je démitionne, ca va etre l enfer pour elle :/

 

En gros, j ai un relation conflictuelle avec mon patron, je suis mal payé, sous catégorisé, il baffoue mes droits comme mes vacances et pour me faire taire et eviter que je ne remue trop il prend des petit truc anodins qui n'affecte en rien mon travail (qui si j en crois la team est tres bon) comme des ptites causettes avec les collegue le matin, qque surf sur hfr quand je sature, comme des faits grave... Je ne sais pas si c'est le cas mais je trouve ca injuste, surtout d'oserme dire que je glande parce que de temps en temps je surf...
Je me sens trahis, d'un coté, j'ai de super ecos a propos de mon boulot, et d'un autre il me traite comme un gosse qui n'en branle pas une.

 

J'ai simplement peur de ce qui va se passer demain, je ne sais pas quel attitude adopter, si je doit mentir et dire que ca ne se reproduira pas, que oui je vais encore plus bosser (je ne vois pas comment, je n'ai jamais ete en retard dans un projet, tout est tjs parfait), ou si je dois me défendre et le mettre devant ses erreurs? je sais que c'est lui le boss et que la société veut qu il ait tjs raison, mais j'en ai marre d'encaisser sans rien dire.

 

En tout ca je sens que j'aurais jamais du m'enerver :'(, ca va ma se finir :/

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 12-12-2007 à 18:04:25
n°13506440
PeSSouZiX
Posté le 12-12-2007 à 18:40:34  profilanswer
 

Saturer, encaisser, supporter, subir, ça va un temps, mais ça a ses limites.
Un jour ou l'autre, c'est le pétage de plomb, c'est normal, c'est naturel, c'est humain !
 
Alors, ne t'en veux pas de t'être énervé, surtout que tu sembles avoir de bonnes raisons pour ça.
Aller à son travail avec des crampes au ventre, ça montre que le problème est sérieux, et que la situation ne doit pas durer.
 
Souvent les patrons jouent avec la peur du salarié de perdre son emploi, sa situation, sa sécurité, etc ... ainsi, ils arrivent à obtenir d'eux une parfaite soumission.
Si ton travail est fait, et bien fait, dans les temps et tout, les pacotilles qu'il te reproche ne valent rien, "une petite causette avec les collègues le matin" n'est pas une faute grave (pour un robot peut-être, mais pas pour un être humain), mais si, pour lui, ç'en est une, et bien, qu'il te vire.
 
Sauf qu'il ne le fera pas parce que tu fais du bon travail. Lui, il veut juste te soumettre un peu plus, ou t'écoeurer pour te pousser à démissionner, ça l'arrange lui, et toi, t'es dans la merde.
 
N'oublie pas que tu as des droits. Si ton patron abuse des siens, s'il va trop loin, si il commet lui aussi des erreurs, y a les prud'hommes ...  
 
Et en attendant, s'il tient vraiment à te faire chier pour des broutilles, tu peux toi aussi le faire chier en te mettant, dès demain, en maladie 6 mois pour dépression nerveuse.
 
Ne pense qu'à toi, à tes intérêts, qu'à ce qui est le mieux pour toi. Ce n'est qu'un boulot. Aucun boulot ne mérite qu'on sacrifie son moral, sa santé, sa vie perso, etc.
Surtout que, comme tu l'as dit avant, que ta boite fasse du frics ou pas, de toute facon toi te n'en vois pas la couleur, où est la motivation dans ton taff ?


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n°13509320
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 12-12-2007 à 23:45:35  profilanswer
 

Je trouve que ce que vous dites sur le boulot est plutot juste, la peur de se retrouver dans 10 ans avec l'impression d'avoir sacrifié sa vie, d'être passé à côté de tas de choses juste pour se construire une situation confortable...
 
Nos besoins actuels ont été créés de toutes pièces, nous n'avons pas réllement besoin d'avoir un compte en banque bien founi, un PEL à l'abri, une voiture qui a moins de 2 ans, un dressing rempli de fringues, des soirées à 150 euros la bouteille. Mais ces besoins ont été tellement bien intégrés que lorsque l'on ne possède pas ceci ou cela, on se sent con, inférieur aux autres. Il faudrait simplement comprendre que nous ne sommes pas les objets que nous possédons, les biens matériels ne peuvent être représentatifs de ce que nous sommes au fond de nous.
 
Sefix, il est important que tu comprennes que plus ton patron aura l'impression que tu es à sa merci, plus il en profitera pour t'écraser, t'abaisser et t'exploiter un max. Montre-lui que ta vie ne dépend pas de ce boulot, que tu estimes faire correctement ton taff et qu'il ne peut exercer aucune pression sur toi. S'il sent qu'il peut exercer d'une quelconque manière une pression sur toi, il le fera.
Si tu ne commets pas de faute lourde, si tu fais ton boulot correctement, tu fais ce pour quoi tu es payé, et personne ne peut te reprocher cela. Tu ne vis pas pour ton boulot, c'est ton boulot qui te fait vivre.

n°13515032
Profil sup​primé
Posté le 13-12-2007 à 18:08:52  answer
 

bon, il ne c'est rien passé aujourd'hui :/
 
La "réunion" est postposée a demain, ca m arrange en un sesn, je vais pouvoir bien me preparer et eviter de me faire avoir.
 
Par contre, apres cette belle engueulade, je m'attendais a un pure ambiance de merde, a me manger on c4 ou pire, etre viré pour faute grave, pourtant, rien, il ne m'a rien di, il a fait comme si de rien n'était, ca me fait bizard, il joue quel jeux en faisant semblant de rien, j'ai du moi meme lui demander pour la reunion, sinon il l'aurait evitée, a croire qu'il fuit :s
Par contre, et ca ca pue, il m'a envoyé un avertissement que je juge injustifié, je compte bien y répondre par recommandé, est ce une bonne chose? ou je ne sais rien y faire, moi je pars du principe: pas de réponse = acceptation.
Voila ce qu il en est pour le moment.
 
J ai l'impression qu il ne peut pas me virer, que je suis utile , mais qu'il ne supporte pas ma non implication perso dans sa sociétée...
Ou alors il cherche a me faire démitionner... Histoire de ne pas payer lesidemnitée de licenciement :s Ce qui me parait bizard car on est deja au 3eme avertissement :S, si ca se passait si mal il y a longtemps qu il m aurait viré je pense, ca fait bien 6 moi qu'il est sur mon dos :s, et pourtant, malgré des tonnes de critiques, remarque, je suis toujours là... :/
Je ne sais pas du tout sur quel pied danser :/
 
je vous racompte la suite samedi, mais je vais profiter du fait qu il a besoin de moi, pour m'affirmer, ca va etre dur, je suis tres fuyant et j ai peu de confiance en moi meme :/ a tel point qu il a facile de me mettre en porte a faux pour le moindre detail. Je flip pour un rien, si jamais il me voit parler avec un collegue et qu il vient me dire de retourner bosser, jme trace a mon poste,... :/
 
En tout cas j espere arriver a m'imposer demain, quitte a mfaire virer, j en ai marre de me faire marcher dessus :o

n°13516468
RAff
Posté le 13-12-2007 à 20:38:31  profilanswer
 

HeureuxDepressif a écrit :

Suicide: ce qui vous rattache encore à la vie ?
Prévenir les modérateurs en cas d'abus


 
la mort


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--<  MON FEED >--   "Technicien informatique de père en fils depuis 1923."
n°13518503
PeSSouZiX
Posté le 14-12-2007 à 00:14:48  profilanswer
 

à ton avis, le problème, c'est lui, ou toi ? C'est ce boulot, ou bien la façon dont tu le vis ?
 
En imaginant que tu changes de boulot, est-ce que ce shema ne pourrait pas se reproduire ?
 
Est-ce que c'est ce patron là, en particulier, qui te met mal à l'aise, ou bien c'est toi qui, à la base, est peu sûr de toi ?
 
Est-ce que c'est lui, par son attitude avec toi qui te fait te sentir "en faute" continuellement, ou bien c'est toi qui a une propension "naturelle" à te sentir en faute facilement ??
 
Est-ce qu'il fait chier comme ça les autres aussi, ou pas ?
 
Est-ce que c'est pas ton attitude qui l'inspire ? Il voit que tu le crains, il en joue, ça doit l'amuser ...
 
Maintenant, il se peut qu'il y ait un vrai soucis d'entente entre vous, puisque malgrés ton bon travail, ta dévotion, ta disponibilité, il t'emmerde, et te menace.
 
Je me demande si tu ne devrais pas simplement le laisser te virer (si le problème vient de lui, de son attitude), parce que, de toute manières, toi, tu le vis très mal (crampes, insomnies, bosser dans une sale ambiance, l'angoisse d'être en faute, le stress ... pour rien), ce mec est en train de te dégouter, et tu risques de vraiment tomber en depression, à la longue.
C'est destructeur de travailler dans ces conditions, et toi, tu y passes 12h en + ... :sweat:  
 
Il n'a apparament rien à te reprocher, mais il s'arrange pour te faire croire le contraire, il inverse les rôles, il cherche à t'écraser suffisament pour être sûr que tu n'oseras pas l'ouvrir, et encore moins pour demander une augmention.
 
L'attitude idéal face à ce genre de type, c'est l'indifférence, que son bla-bla glisse sur toi comme un pet sur une toile cirée, que quoi qu'il te dise, quoi qu'il te reproche, tu lui donnes l'impression flagrante d'en avoir rien à foutre. Il a l'air de se défouler un peu sur toi, parce que c'est facile, tu es docile, dévoué, tu veux bien faire, tu veux que ton employeur soit content de toi, et si ce n'est pas le cas, tu paniques, tu es très mal, et lui, il joue avec ça.
C'est un p'tit jeu pervers, et ça peut te faire beaucoup de mal dans la durée.


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Deviens un Ami de Kalaweit シ Ne jetez plus, réparez ! °⌣°
n°13518684
Mir@l
Les ptits bateaux sur l'eau
Posté le 14-12-2007 à 00:58:36  profilanswer
 

Je me sens tellement fatigué ce soir... Je me sens tellement seul.... et totalement saoûl.... Je n'en peux plus de ne pas pouvoir me confier à un ami...
 
Je n'en peux plus.....vraiment plus... Je sais que mon malaise vient du fait que les f^tes de fin d'année arrivent, et que tout le monde parle de fêter ça en grande pompe...mais là  je me sens vraiment fatigué...

n°13518857
BAKA
Posté le 14-12-2007 à 01:24:02  profilanswer
 


 
Ca ne me paraît pas si bizarre, mettre des avertissements écrits à répétition pour jouer la grande scène du "on a tout essayé mais il s'est exclu de lui-même" est un classique que j'ai vu jouer plusieurs fois là où je travaille. Les tonnes de remarques, il les a faites par écrit ou simplement à l'oral?
 
Contacte le syndicat de ta boite pour te faire conseiller... et éventuellement qu'un de leur représentant assiste à l'entretien, histoire que tu aies un témoin.

n°13519016
Mir@l
Les ptits bateaux sur l'eau
Posté le 14-12-2007 à 02:01:35  profilanswer
 

Ce soir je suis à bout de force, et de volonté. Je sais que je ne commetrai pas l'irréparable, mais je ne sais plus quoi faire. Je suis si triste et malheureux. La solitude me pèse énormément, et je n'ai personne à qui en parler librement (en parler à la famille est si diffiilce), pas d'amis proches...j'en peux plus. Je n'ai pas d'amis à proprement parler, je n'ai absolument rien, ... Je sais que je parlais plus haut d'espoir, mais là, il m'a abandonné...

Message cité 2 fois
Message édité par Mir@l le 14-12-2007 à 02:02:49
n°13519193
Mir@l
Les ptits bateaux sur l'eau
Posté le 14-12-2007 à 02:58:54  profilanswer
 

[quotemsg=13519122,10791,506007]
 
Qu'as tu envie de dire exactement ?[/quotemsg
Plein de choses. Que j'ai loupé ma vie, que j'ai toujours fait les mauvais choix, que je ne sais plus quoi faire.,Je suis triste parce que suis en train de piccoler tout seul, faute de pouvoir parler à quelqu'un, et ça fait trop longtemps que ça dure. J'aimerais seulemetn avoir un ami qui soit là, à côté de moi, pour parler. Je veux tout simplement dire que la solitude me pèse. Je fais des efforts pour m'intégrer, mais j'ai l'impression qu'il est trop tard, car les personnes que je considère comme étant mes amis (collègues de boulot) ont déjà un cercle d'amis et que j'arrive pas à m'"incruster", après tout eux ils se connaissent depuis tellement longtemps.....  
 
A vrai dire je suis tellement perdu que je ne sais plus quoi faire. J'aimerais que ce soit facile de dire à quelqu'un "viens boire un verre, et on va discuter", mais j'aurais l'impression de m'imposer, de forcer les choses..
 
 
 

n°13519336
Ryan
Foupoudav
Posté le 14-12-2007 à 05:54:36  profilanswer
 

Frozen-Warnings a écrit :

le plus dur c'est vraiment que je suis convaincue d'être une moins que rien, c'est ça qui va être dur à changer.
en faite ça me semble impossible et du coup je suis fataliste.


 
Entre la realite et une pensee, un monde peut s'intercaller. Et je pense que c'est le cas ici...
 
C'est parce que nous prennons une pensee pour la realite que nous souffrons autant.
 
Prends du recul et vois comment ton etiquettage mental artificiel te fait croire ces choses absurdes, une pensee est une pensee, rien de plus, ca n'a pas de realite tangible, vois-le :)
 
Si je dis que la realite est belle et que tu me repond que c'est faux, c'est parce que tu crois ce que ta tete te raconte sur ton histoire, mais en fin de compte les pensees sont conditionnees par ton passe, ton histoire et d'autres choses, ce n'est pas ce que tu es. La nuance est immense...
 
C'est comme jeter des cailloux dans un lac et prendre les circovolution du lac pour le lac lui meme. Rien que ca...
 
 
 
 
 

Message cité 1 fois
Message édité par Ryan le 14-12-2007 à 06:06:22
n°13519341
Ryan
Foupoudav
Posté le 14-12-2007 à 06:02:18  profilanswer
 

PeSSouZiX a écrit :

suicide de l'égo ... voilà la meilleur alternative ! [:bien]
Autrement dit, ne vous tuez pas, mais laisser mourir ces pensées qui vous martyrisent (et parce que, du même coup, ça fera + de place pour les bonnes).  
 
Ryan, je ne sais pas si tes messages y sont pour quelque chose (moi j'dis que ça a dû faire son chemin, "à l'insue d'mon plein gré" ), mais y a eu un énorme changement chez moi, depuis 2 ou 3 mois:
 
JE NE SOUFFRE PLUS EN PRESENCE DE MA FAMILLE...
 
Pour l'instant, je n'y comprends rien, je me contente juste de savourer cette expérience inédite.
Je ne me rappelle même plus quand, pour la dernière fois, je me suis sentie si paisible/impassible en présence de ma mère ou de ma soeur.
Depuis longtemps, la seule perspective de passer un moment (même court) avec elles me plongeait dans l'angoisse et la déprime (+ cauchemar et manifestations physique de stress que j'préfère pas détailler), je vivais le moment comme un supplice, j'étais écrasée, effacée, éteinte, ça se passait régulièrement mal pour tlm, et j'en ressortais minable et détruite.
J'avais tendance à faire mon maximum pour les fuir, pour les éviter, pour me protéger d'elles. Passer un moment avec elles réveillait toutes mes blessures du passé, les triturait. Je ne ressentais que du négatif, rancoeur, peur, colère, haine, frustration, tristesse, sentiment d'abandon, d'incompréhension, isolement, et j'en passe ...
 
Et puis, y a 2 ou 3 mois, y a eu comme un clash, ça s'est très très mal passé, le mal être en leur présence s'est clairement et physiquement manifesté sous forme de crise (d'angoisse). Elles l'ont mal pris sur le moment, et l'ont mal interprété, ce qui est normal puisque qu'en gros, mon attitude disait:
 
"vous me rendez malade!"  
 
à la longue, y a de quoi se vexer, c'est sûr.
y a eu des mots durs et des larmes, beaucoup de souffrance (celle de trop ?), et j'me souviens m'être dit: "plus jamais ça ..."
 
Et puis, suite à ce moment bien pénible, on en a reparlé.
ç'a été chaotique au début, y a eu encore quelques éclats, des trucs mal interprétés, de l'incompréhension, mais au fur et à mesure de mes tentatives pour leur expliquer calmement le pourquoi de la crise, et recul faisant, le message a finit par passé, sans passion, sans haine.
 
Depuis, je ne sais pas par quel miracle, c'est finit !  :??:  
Et sérieux, j'aimerais vraiment comprendre qu'est-ce qu'il s'est passé exactement pour que, d'un seul coup, du jour au lendemain, ce bourreau mental qui prenait corps à chaque évocation (invocation ?) de la famille, ait plié bagage sans laisser d'adresse...
 
Aujourd'hui, j'appelle régulièrement ma soeur spontanément. Je n'attends plus, avec angoisse, que ce soit elle qui se décide. J'accepte volontier toutes les invitations de ma mère, et je passe un vrai bon moment avec elle ... les prises de bec ont fait place au dialogue, j'arrive enfin à obtenir d'elle qu'elle m'écoute (j'ai même réussi à obtenir d'elle, sans lui demander, qu'elle vienne me voir ...! grande 1ère, ça n'arrivait jamais), j'arrive enfin à la calmer quand elle exagère, j'arrive enfin à M'EXPRIMER, ça sort avec fluidité, il n'y a plus de souffrance, plus de cris, plus de larmes, plus de mal être.
 
J'ai juste envie de dire: c'est bonheur et ...
 
merci Ryan. :jap:


 
 
J'y suis strictement pour rien du tout :o
 
Non sans rire c'est une joie immense de constater que parfois ce type de message ne fait pas "Plouf" comme un topic bide...je lance des mots en l'air, chacun est libre de les attrapper ou de les ignorer, ca ne me coute rien...c'est plus difficile de les attrapper d'ailleur et ca me fait vraiment plaisir que ce fut le cas ici :)
 
On dirait que tu as percu la difference entre tes conditions de vie et LA vie, et que cette perception a produit un boulversement a un niveau assez profond en toi, la lumiere a jailli de cette vue et a pu te recouvrir ^^
 

n°13524928
PeSSouZiX
Posté le 14-12-2007 à 18:07:41  profilanswer
 

les parties en gras mériteraient d'être développées car elles indiquent la nature de ton malaise.
 
Par exemple, pourquoi penser "qu'il est trop tard" pour t'intégrer ?
 
"après tout eux ils se connaissent depuis tellement longtemps....." >> et alors ? Tu penses donc qu'ils sont "au complet" niveau capacité d'acceptation d'un nouvel ami dans leur cercle ? Tu penses vraiment que le temps peut jouer un rôle d'obstacle et que la qualité de votre amitié est lié au temps ?
Qu'est-ce qui te fait penser ça ?
 
"Je fais des efforts pour m'intégrer" [...] "j'arrive pas à m'"incruster" [...] "j'aurais l'impression de m'imposer, de forcer les choses" >> quels efforts cela représente, pour toi, de t'intégrer ? ou pourquoi cela représente-t-il un effort ?
- "t'incruster" ... tu as l'impression d'être un intrus, de faire tache, d'être en trop, ce genre choses ? Qu'est-ce qui te fait penser ça ?
- t'imposer, forcer les choses ... pourquoi ça te gêne ? Que ressens-tu à l'idée de le faire ?
 
Si tu ne t'imposes pas, si tu ne forces pas les choses, alors tu subis, tu ne maitrises pas (sentiment d'être perdu), tu laisses venir (si ça vient), mais laisses-tu venir au moins, ou bien non, parce que tu penses que tu ne mérites pas ?
 

Ryan a écrit :

C'est comme jeter des cailloux dans un lac et prendre les circovolution du lac pour le lac lui meme. Rien que ca...

image vraiment bien trouvée.
 

Ryan a écrit :

J'y suis strictement pour rien du tout :o
 
Non sans rire c'est une joie immense de constater que parfois ce type de message ne fait pas "Plouf" comme un topic bide...je lance des mots en l'air, chacun est libre de les attrapper ou de les ignorer, ca ne me coute rien...c'est plus difficile de les attrapper d'ailleur et ca me fait vraiment plaisir que ce fut le cas ici :)
 
On dirait que tu as percu la difference entre tes conditions de vie et LA vie, et que cette perception a produit un boulversement a un niveau assez profond en toi, la lumiere a jailli de cette vue et a pu te recouvrir ^^

si si, tu y es pour quelque chose, j'en suis convaincue. [:ojap]  
 
J'ai pas mal ruminé tes messages, ils ont tranquillement muri dans un coin et ont dû vraiment agir quand la souffrance est allée beaucoup trop loin, au moment du clash. Là j'ai vu que j'avais atteint une limite, un paroxysme, j'en pouvais plus de vivre ça, de vivre ça comme ça, de me faire et faire tout court autant de mal dans ces moments là, j'ai fait une sorte d'overdose, une réaction allergique, et du coup, c'est comme si toute cette souffrance avait été jetée, en bloc, aux oubliettes.
 
Depuis, toujours plus la moindre trace ...  
Hier, j'ai passé quelques heures avec ma mère, c'était merveilleux de bout en bout !
Au début, je me suis sentie partir dans des pensées par rapport à elle, et j'étais contrariée.
Je lui en ai parlé tout de suite ! Plus question d'alimenter la cocotte minute.
J'ai exprimé mes pensées, je les ai laissé sortir, j'ai pu lui parler calmement, elle a bien reçu le message et le soulagement à été immédiat. :)


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n°13527981
floootheon​e
Jack's colon
Posté le 14-12-2007 à 23:58:13  profilanswer
 

Mir@l a écrit :

Ce soir je suis à bout de force, et de volonté. Je sais que je ne commetrai pas l'irréparable, mais je ne sais plus quoi faire. Je suis si triste et malheureux. La solitude me pèse énormément, et je n'ai personne à qui en parler librement (en parler à la famille est si diffiilce), pas d'amis proches...j'en peux plus. Je n'ai pas d'amis à proprement parler, je n'ai absolument rien, ... Je sais que je parlais plus haut d'espoir, mais là, il m'a abandonné...


 

Mir@l a écrit :


Plein de choses. Que j'ai loupé ma vie, que j'ai toujours fait les mauvais choix, que je ne sais plus quoi faire.,Je suis triste parce que suis en train de piccoler tout seul, faute de pouvoir parler à quelqu'un, et ça fait trop longtemps que ça dure. J'aimerais seulemetn avoir un ami qui soit là, à côté de moi, pour parler. Je veux tout simplement dire que la solitude me pèse. Je fais des efforts pour m'intégrer, mais j'ai l'impression qu'il est trop tard, car les personnes que je considère comme étant mes amis (collègues de boulot) ont déjà un cercle d'amis et que j'arrive pas à m'"incruster", après tout eux ils se connaissent depuis tellement longtemps.....  
 
A vrai dire je suis tellement perdu que je ne sais plus quoi faire. J'aimerais que ce soit facile de dire à quelqu'un "viens boire un verre, et on va discuter", mais j'aurais l'impression de m'imposer, de forcer les choses..


 
Je prends ça comme un appel à l'aide, alors même si je ne suis pas sûre d'être en mesure d'aider réellement, je peux au moins te répondre.
 
Vois-tu tes collègues en dehors du boulot ?
 
Tu parles d'avoir loupé ta vie, fait les mauvais choix, qu'entends-tu par là ? Choix professionnels, choix de vie ?
 
Sache-le, il n'est jamais trop tard pour approfondir ses relations, des connaissances peuvent devenir de vrais amis. Les cercles d'amis évoluent, personne ne viendra te dire "non désolé, j'ai déjà trop d'amis, c'est pas possible, tu n'en feras pas partie."
 
Tu n'ose pas proposer aux gens d'aller boire un verre. Alors imagine dans ta tête, dans le pire des cas, que peut-il se passer ? Au pire, la personne refuse, pour une raison x ou y, et alors, est-ce vraiment si grave ? Essayer ne te coute (quasiment) rien, il faut tenter et retenter jusqu'à ce que quelqu'un te dise oui. Tu as surement des collègues que la perspective de rentrer chez eux pour passer la soirée seul n'enchante pas, ils seront sans doute ravis d'aller boire un verre pour se décontracter après la journée de boulot.
 
Tu peux également profiter d'occasions pour proposer à tes collègues de sortir. Par exemple, si vous êtes tous en vacances pour les fêtes de fin d'année, propose-leur d'aller manger/boire un verre le dernier jour de boulot, histoire de fêter ensemble le début des vacances.
Si tu as des passions communes avec certains de tes collègues, tu peux en profiter pour leur proposer des sorties en rapport avec ces passions (ciné, théâtre, expos, n'importe quoi d'autre).

n°13528908
Ryan
Foupoudav
Posté le 15-12-2007 à 03:35:53  profilanswer
 

Citation :

si si, tu y es pour quelque chose, j'en suis convaincue. [:ojap]  
 
J'ai pas mal ruminé tes messages, ils ont tranquillement muri dans un coin et ont dû vraiment agir quand la souffrance est allée beaucoup trop loin, au moment du clash. Là j'ai vu que j'avais atteint une limite, un paroxysme, j'en pouvais plus de vivre ça, de vivre ça comme ça, de me faire et faire tout court autant de mal dans ces moments là, j'ai fait une sorte d'overdose, une réaction allergique, et du coup, c'est comme si toute cette souffrance avait été jetée, en bloc, aux oubliettes.
 
Depuis, toujours plus la moindre trace ...  
Hier, j'ai passé quelques heures avec ma mère, c'était merveilleux de bout en bout !
Au début, je me suis sentie partir dans des pensées par rapport à elle, et j'étais contrariée.
Je lui en ai parlé tout de suite ! Plus question d'alimenter la cocotte minute.
J'ai exprimé mes pensées, je les ai laissé sortir, j'ai pu lui parler calmement, elle a bien reçu le message et le soulagement à été immédiat. :)


 
 
:) Le coup du balon de baudruche qui ne peut plus continuer a prendre de l'expension et explose, c'est vraiment un des plus beau miracle de l'existence pour moi, cet effondrement soudain de tous les melodrames, sur la realisation qu'en fait c'est une creation personnelle imaginaire au fond.
 
ou comme se reveiller au beau milieu d'un cauchemard en arretant de donner des coup d'Epees aux monstres imaginaires. C'est allumer la lumiere et les faire tous disparaitre d'un coup, c'est merveilleux!
 
 
Tu as trouve la cle du pouvoir de l'instant present, chapeau  :jap:
 
Puisses-tu garder le doigt sur l'interupteur ^^


Message édité par Ryan le 15-12-2007 à 03:38:20
n°13529001
PeSSouZiX
Posté le 15-12-2007 à 06:50:25  profilanswer
 

[:al_bundy]  
 
je ferais tout pour que ça dure !
 
ça correspond bien à ce que tu expliques, je vis le moment pleinement, et il n'y a plus la moindre polution mentale pour m'en empêcher, ni avant, ni pendant, ni après.
 
le plus beau, c'est que ça ne me demande aucun effort, ça se fait tout seul, c'est comme de nouveaux reflexes, dès qu'un truc me turlupine, je m'en débarrasse de suite, je ne garde plus rien, je purge !
 
ça prouve que tu as complètement raison, que tu es dans le vrai, et je conseille vraiment à tout les participants du topic qui souffrent de lire toutes tes interventions et de les méditer.


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Deviens un Ami de Kalaweit シ Ne jetez plus, réparez ! °⌣°
n°13529516
lygodactyl​us
Posté le 15-12-2007 à 11:39:24  profilanswer
 


 
 
Et plus géné ralement les gens qui t'entourent ... mais qui peut prétendre savoir cela ?


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n°13548034
Herosfrom6​2
Posté le 17-12-2007 à 21:44:49  profilanswer
 

Pffiou, j'en ai ras le cul de la vie. Excusez moi du terme. Rien ne s'améliore, rien ne change. Je suis toujours aussi démotivé. J'ai envie de tout lâcher, baisser les bras. Je sens que toute ma vie sera comme ça. Faire des trucs qui ne m'interressent absolument pas J'ai l'impression d'errer sur Terre plus que d'y vivre. La vie est si inutile et cruelle. Vivement la mort...

n°13548289
Herosfrom6​2
Posté le 17-12-2007 à 22:10:58  profilanswer
 

Maitre Windi: Bah c'est comme d'habitude et ça ne fait qu'empirer. Il ya certains jours calmes mais là ça rempire.

n°13555193
Herosfrom6​2
Posté le 18-12-2007 à 18:05:44  profilanswer
 

Bah, les jours positifs j'arrive à avoir de l'espoir.

mood
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