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Auteur Sujet :

[T-U] Souffrance au travail / job à la con.

n°68823161
Kilyn
Milé sek milé
Posté le 15-07-2023 à 02:08:00  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

efyliae a écrit :


J'ai jamais fait de burn out et j'en suis au même point que toi  [:petrus75]


Pareil et ce depuis 2 ans à cause de mon client précédent. Et ce n’est pas mieux avec l’actuel. Faut que je fasse le point avec ma commerciale. J’attendrai la rentrée. Là je profite de mes vacances et de ceux de ma chef pour tenir le coup.


Message édité par Kilyn le 15-07-2023 à 02:08:15

---------------
Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle. Nous sommes des êtres spirituels vivant une expérience humaine.
mood
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Posté le 15-07-2023 à 02:08:00  profilanswer
 

n°68823213
hisvin
Posté le 15-07-2023 à 04:47:35  profilanswer
 

Daphne a écrit :

Si j'avais mieux bossé à l'école j'aurais fait vétérinaire ou architecte. Je pense pas que le premier m'aurait plu dans la durée (tu es confronté à beaucoup de bêtise humaine), mais le second sans doute plus...


Véto, tu soignes juste des chats et des chiens et peut-être une ou deux autres espèces mais, après c'est un peu la mort. En tout cas, si tu amènes des animaux sauvages blessés (voitures, chasses ou autres), tu te fais jeter.
Archi...  :o

Message cité 1 fois
Message édité par hisvin le 15-07-2023 à 04:48:42
n°68823393
theperco
Professional Topic Breaker
Posté le 15-07-2023 à 08:57:08  profilanswer
 

Tillow a écrit :


Je trouve que c'est super intéressant ce que tu dis. Tu as expérimenté des choses différentes, appris des nouveaux trucs et au final tu travailles dans un environnement similaire à ce que tu faisais avant mais choisi en connaissance de cause, en étant super clair sur ce que tu veux ou ne veux pas, c'est une belle progression :jap:


 
Merci !
 
Ce que je voulais dire c’est que quand on fait un burn-out on a souvent envie de tout jeter à la poubelle, que c’est partout pareil et que la seule solution c’est de faire complètement autre chose (c’est que j’ai pensé !).
 
Mais de 1) il y a probablement des burn-out dans tous les corps de métier, de 2) jeter toute son expérience et son savoir-faire c’est s’exposer à d’autres défis pour reprendre un nouveau travail.  
 
Parfois faire un pas de côté, rester dans le même domaine mais sur d’autres postes/environnements, ça peut changer pas mal de choses.

n°68823647
360no2
I am a free man!
Posté le 15-07-2023 à 10:29:45  profilanswer
 

Pims_UTT a écrit :

Personnellement je ne suis pas allé jusqu'au burn-out mais j'en prenais le chemin. Heureusement que le système de maintien dans la voie de la bagnole m'a remis sur la bonne trajectoire avant que ça soit le fossé ou la barrière de l'autoroute qui m'arrête :/

(sauf à être à 90° par rapport à ta voie,) c'est pas si violent que ça de se faire remettre dans la bonne direction par la barrière (même si la carrosserie en garde les stigmates) ; le fossé, c'est autre chose !


---------------
"a fool and his money are soon parted" (Affolant Monet : art sans partage) | Ça nous coûte un pognon de dingue ! (circa 2018)
n°68823653
360no2
I am a free man!
Posté le 15-07-2023 à 10:30:54  profilanswer
 

hisvin a écrit :


Véto de ville, tu soignes juste des chats et des chiens et peut-être une ou deux autres espèces mais, après c'est un peu la mort. En tout cas, si tu amènes des animaux sauvages blessés (voitures, chasses ou autres), tu te fais jeter.
Archi... :o

FYP  [:thoulisse_bernard:2]


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"a fool and his money are soon parted" (Affolant Monet : art sans partage) | Ça nous coûte un pognon de dingue ! (circa 2018)
n°68823683
hisvin
Posté le 15-07-2023 à 10:43:23  profilanswer
 

Pas vraiment différent...70%, cela doit être des vaches, 25% de cochons et le reste. :o

n°68823839
Pims_UTT
Génoise confiture et chocolat
Posté le 15-07-2023 à 11:36:00  profilanswer
 

360no2 a écrit :

(sauf à être à 90° par rapport à ta voie,) c'est pas si violent que ça de se faire remettre dans la bonne direction par la barrière (même si la carrosserie en garde les stigmates) ; le fossé, c'est autre chose !

 

Je vais te croire sur parole :o
Ça m'a secoué psychologiquement, surtout que c'était la 2e fois que ça arrivait :(

n°68823991
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 15-07-2023 à 12:22:12  profilanswer
 

Après concernant le burn out, je vais prendre toutes les pincettes du monde pour essayer de m'exprimer, mais je pense qu'il y a très souvent une forme de risque personnel (j'ai pas envie de parler de responsabilité parce que c'est culpabilisant et ça n'aide personne).

 

Il y a plein de gens qui ont des fragilités du fait de leur histoire qui font paf des Chocapic au boulot.
Le travail et son organisation, ça va taper très fort dans les relations qu'on a pu avoir avec sa propre famille ou à l'école.

 

Quand on a grandi avec la pression de la réussite, de l'attention ou de l'affection accordées sur la base d'un comportement modèle, quand on a dû très jeune porter sur ses épaules des responsabilités qui n'auraient pas dû nous incomber, quand on a vécu des injustices etc. etc. on garde ce qu'on appelle des schémas de pensées et d'actions qui se réactivent dans des situations similaires.

 

Exemple à la con : petit Michel de 10 ans vit avec une maman dépressive et un papa absent qui ne s'occupe pas de lui. Son papa lui dit qu'il est super fier de lui parce qu'il s'occupe vachement bien de sa maman et petit Michel est super content de se rappeler de l'heure du Xanax et de ne jamais faire de bruit quand il joue pour ne pas réveiller sa maman.

 

Grand Michel a 35 ans et travaille à COGIP 2000 comme chef de projet informatique. Les membres de son équipe l'aiment beaucoup parce qu'il est gentil et ne met pas la pression même s'ils ont perdu une personne dans l'équipe récemment, il est toujours compréhensif et n'hésite pas à faire des heures pour les aider. Les responsables de Michel sont contents de lui parce que le boulot est bien fait, il anticipé tous les problèmes, il travaille visiblement beaucoup et tout est rendu dans les temps. La vérité c'est que Michel a appris que c'était à lui de gérer pour ne pas laisser tomber les autres (sa maman), il ne vit que pour les compliments qu'on lui adresse (coucou papa) et la sensation d'y arriver malgré la fatigue et le fait qu'il fasse le travail de deux ou trois personnes. Il en est super fier mais Michel est au bout du rouleau.

 

C'est un exemple totalement caricatural mais je suis sûre qu'il y a plein de gens comme Michel qui finissent en burn out.

 

Donc #mesdixballes : si vous avez déjà fait un burn out, a fortiori plusieurs, ou si vous craignez d'en faire un, demandez-vous peut-être si, en plus des facteurs extérieurs de pression, il n'y a pas un petit Michel à l'intérieur de vous qui réagit et pense comme il l'a appris en vivant des trucs pas cools quand il était petit.

Message cité 4 fois
Message édité par Tillow le 15-07-2023 à 12:23:26

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Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°68824473
Filob
Posté le 15-07-2023 à 14:02:08  profilanswer
 

Discussion intéressante.
 
Personnellement je suis du côté des nantis comme dit plus tôt, clairement ça n'empêche pas de se poser des questions sur le sens du travail. J'ai donc un poste avec des supers revenus et peu de contraintes, la perfection sur le papier.
 
J'ai toujours vu le monde du travail comme une comédie humaine a laquelle tu souscris ou non, dans laquelle tu t'engages ou non, a laquelle tu crois ou non. Je n'y ai jamais cru, donc pour moi c'est une pièce de théâtre qui se joue chaque jours, le travail ne m'apporte pas de satisfaction ni d'épanouissement profond, tout ça je le prends clairement ailleurs, le simple fait que ça soit une relation tarifée enlève tout naturel pour moi :D  
 
Donc je navigue comme ça, en jouant (plutôt bien je pense) mon rôle sur les journées de travail, et c'est plutôt correct comme relation au travail, c'est pas mal neutre (si je pouvais je ferais autre chose de mes journées mais je ne peux pas rapport aux factures, j'ai la chance d'avoir toujours eu des très bons jobs sur l'échelle de ce qu'on peut lire a droite a gauche, j'en fais mon affaire).  
 
Je suis toujours allée au boulot sans entrain mais sans négativité non plus.
 
Et là c'est le drame: suite à un micmac admistratif je me retrouve payée a ne pas bosser et avec un futur job qui m'attends, pendant 5 mois. J'ai vécu ma meilleure vie :love: du temps pour moi, pour ma famille, pour faire les corvées tranquillement. Et puis fin du game, retour au boulot depuis 3 mois: j'ai vraiment du mal :D Je me demande régulièrement ce que je fous là au lieu de vivre en gros :o
 
Y'a pas de solution d'autant que y'a rien a changer ni dans ma carrière ni dans mon job qui est un des meilleurs que j'ai eu, je suis super valorisée, j'ai un impact visible blablabla, mais tout ça c'est du cinéma qui n'entre pas en résonnance avec mes valeurs faut croire, c'est comme faire semblant d'être croyant en pleine cérémonie religieuse quoi.  
 
En gros c'est pas la torture non plus mais a part gagner du pognon je n'y vois aucun intérêt a ce grand cirque, ça ne m'épanouis et ne m'apporte rien personnellement, si je gagnais au loto je m'arrêterai direct :D  
 
Je suis toujours intriguée quand je lis des récits ici ou ailleurs de gens hyper épanouis par le travail, la valeur qu'ils apportent et la reconnaissance de leur entreprise qui est un rouage fort d'épanouissement dans leur vie etc. C'est tellement du bullshit corporate pour moi :D Est ce qu'ils le pensent et le ressentent vraiment? Se voilent la face en essayant de s'auto convaincre pour supporter le game? Parceque d'autres pans de leurs vie ne sont pas satisfaisants donc ils arrivent a voir des choses au travail que je ne vois pas? Est ce qu'ils sont majoritaires et c'est moi qui ai loupé le cours 101 "le travail vecteur d'épanouissement personnel"?  
 
Donc pas de souffrance en tant que telle mais une légère impression de gâchis qui ne disparaît pas, alors qu'il me reste genre 25 ans a bosser, ça va être long disons #VisMaVieDeNantis

Message cité 5 fois
Message édité par Filob le 15-07-2023 à 14:04:30

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Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°68824587
Morningkil​l
Posté le 15-07-2023 à 14:22:46  profilanswer
 

J'ai un peu la même reflexion, même si j'ai quand même du stress parfois au travail (interne ou externe)

 

Mais comme je dis à ma femme "c'est pas par ce que j'aime ce que je fais au travail que j'apprécie d'être contraint de le faire"


Message édité par Morningkill le 15-07-2023 à 14:27:10
mood
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Posté le 15-07-2023 à 14:22:46  profilanswer
 

n°68824601
Tahitiflo
éponge carré(e) triple experte
Posté le 15-07-2023 à 14:25:44  profilanswer
 

c'est vous qui avez choisi vos boulots de marde aussi.  [:cosmoschtroumpf]  


---------------
Je ne sais pas si HFR rend fou, ou si c'est un asile de fou.©havoc_28    We are doomed
n°68824639
Morningkil​l
Posté le 15-07-2023 à 14:29:45  profilanswer
 

Tahitiflo a écrit :

c'est vous qui avez choisi vos boulots de marde aussi.  [:cosmoschtroumpf]  


C'est pas un boulot de marde, c'est juste que je suis "obligé" de le faire
 
Si j'étais rentier - ou si j'étais capable d'aller vivre en semi autonomie en ardéch e-  je continuerai mon métier, mais a mon rythme et (en grosse partie) mes exigences.

n°68824657
Filob
Posté le 15-07-2023 à 14:31:20  profilanswer
 

Tahitiflo a écrit :

c'est vous qui avez choisi vos boulots de marde aussi.  [:cosmoschtroumpf]  


 
Justement, mon boulot c'est objectivement pas de la marde, y'a rien qui va pas, ça n'empêche pas de me prendre de plein fouet la vacuité du monde du travail :D


---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°68824671
hisvin
Posté le 15-07-2023 à 14:32:54  profilanswer
 

La vie est une vacuité.

n°68824756
Filob
Posté le 15-07-2023 à 14:42:24  profilanswer
 

Certains pans plus que d'autres :o


---------------
Ma capacité de concentration est si courte que... Oh, regarde, un pigeon!
n°68824850
Larry_Gola​de
Posté le 15-07-2023 à 14:59:22  profilanswer
 

Filob a écrit :

Je suis toujours intriguée quand je lis des récits ici ou ailleurs de gens hyper épanouis par le travail, la valeur qu'ils apportent et la reconnaissance de leur entreprise qui est un rouage fort d'épanouissement dans leur vie etc. C'est tellement du bullshit corporate pour moi :D Est ce qu'ils le pensent et le ressentent vraiment? Se voilent la face en essayant de s'auto convaincre pour supporter le game? Parceque d'autres pans de leurs vie ne sont pas satisfaisants donc ils arrivent a voir des choses au travail que je ne vois pas? Est ce qu'ils sont majoritaires et c'est moi qui ai loupé le cours 101 "le travail vecteur d'épanouissement personnel"?

Tout va dépendre de ton travail, et comme dit plus haut, de ton éducation et de ton rapport au travail.
J'ai bossé en usine, là clairement si une personne me dit qu'elle s'épanouit à prendre des pièces en plastique pour les mettre sur une grille, j'aurais un doute.
J'ai visité une usine qui fait de la couture pour des grandes marques, c'est du fait main, les ouvrières ont de l'autonomie pour le processus, là déjà je pourrais comprendre qu'une personne aime faire ce genre de travail.
Je suis désormais mon propre patron, quand je vais chez une personne monter un meuble ou changer une prise électrique, est-ce épanouissant? Non. Mais c'est quand même gratifiant de partir d'un truc cassé ou en pièces et de repartir avec un truc qui marche.
Et ça c'est une question de mentalité, on me donne parfois des trucs cassés parce que j'ai la réputation d'être bricoleur, et je suis tout content quand j'arrive à le réparer.
 
Clairement hein, je préférerais passer mes journées chez moi, ou chez mes potes à faire BBQ/soirée jeux vidéo/films :o
Mais on peut trouver un travail qui correspond à ce qu'on aime faire. Ou un travail qui correspond à notre tempérament.
Clairement faire le boulot que je fais mais en 8h00-17h lundi à vendredi, je déprimerais :o mais quand c'est pour moi, je décide de mes jours et horaires de travail  [:stardrawer:1]  
Le rapport au travail se modifie aussi quand on contrôle le travail plutôt que l'inverse.


---------------
Si on attend la dernière minute pour faire quelque chose, au moins ça ne prendra qu'une minute à faire.
n°68824937
Dame de Pi​ques
Qui s'y frotte s'y pique
Posté le 15-07-2023 à 15:13:55  profilanswer
 

Moi, c'est d'être passée à 80% qui m'a donné une bouffée d'air (en plus du fait que ma nouvelle boîte est plutôt sympa et qu'on ne cherche pas à me mettre de la pression)
Ça paraît idiot, mais on n'y pense pas forcément, et pourtant je trouve que le rythme 4j/3j donne un bien meilleur équilibre vie pro/vie perso que 5j/2j.

 

On accumule moins de fatigue, et je me rends compte que je n'ai pas besoin de prendre des congés pour me reposer, même après plusieurs mois. J'en prends quand même pour aller voir ma famille ou faire des trucs, mais je n'en ai pas besoin au sens "ça va me faire du bien de faire un break".

 

Bref, si vous avez du mal à reprendre le taf après une période difficile, essayez le temps partiel. Certes on gagne un peu moins, mais si votre salaire vous le permet, au moins vous aurez le temps de profiter de la vie à côté.


Message édité par Dame de Piques le 15-07-2023 à 15:14:50

---------------
Make our planet great again. - Слава Україні!
n°68825893
Daphne
kernel panic
Posté le 15-07-2023 à 17:33:19  profilanswer
 

Tillow a écrit :

Après concernant le burn out, je vais prendre toutes les pincettes du monde pour essayer de m'exprimer, mais je pense qu'il y a très souvent une forme de risque personnel (j'ai pas envie de parler de responsabilité parce que c'est culpabilisant et ça n'aide personne).
(...)


Je ne pense pas me reconnaître dans ta description mais je comprends.
Je ne suis jamais restée dans un taf qui ne me plaisait pas ou plus. Mon dernier burn out c'était après avoir démissionné, je suis partie dégoûtée par la voie qu'a pris mon boulot mais je suis partie à temps, avant de péter un plomb, et surtout pleine de joie pour "l'avenir". C'est justement cet "avenir", et ce qui a suivi (projets persos foirés, entourage peu encourageant, politique de merde...) qui m'a fait craquer. Ma faiblesse c'est de croire que les gens que j'aime en ont quelque chose à faire de moi, erreur :o

 
Filob a écrit :

Discussion intéressante.

 

Personnellement je suis du côté des nantis comme dit plus tôt, clairement ça n'empêche pas de se poser des questions sur le sens du travail. J'ai donc un poste avec des supers revenus et peu de contraintes, la perfection sur le papier.(...)


Exactement mon ressenti, ma vision et ma façon de vivre aussi. Mais j'ai tellement perdu d'énergie après mon craquage que j'ai du mal à me remettre dans le "faire semblant". Je sais pas si j'en suis de nouveau capable.

 

Effectivement reprendre à temps partiel, ou en intérim/CDD c'est ce que je souhaite. Mais je suis pas en mesure de négocier, je ne peux me permettre de prendre que ce qui est de base proposé en temps partiel, et c'est vachement limité !
Mon mari a réussi à négocier un 80% en revanche. On est ravis, lui le premier bien sûr, et moi par extension aussi :D

 


Message édité par Daphne le 15-07-2023 à 17:34:02
n°68826382
Yagmoth
Fanboy
Posté le 15-07-2023 à 18:31:22  profilanswer
 

Tillow a écrit :

Après concernant le burn out, je vais prendre toutes les pincettes du monde pour essayer de m'exprimer, mais je pense qu'il y a très souvent une forme de risque personnel (j'ai pas envie de parler de responsabilité parce que c'est culpabilisant et ça n'aide personne).

 

Il y a plein de gens qui ont des fragilités du fait de leur histoire qui font paf des Chocapic au boulot.
Le travail et son organisation, ça va taper très fort dans les relations qu'on a pu avoir avec sa propre famille ou à l'école.

 

Quand on a grandi avec la pression de la réussite, de l'attention ou de l'affection accordées sur la base d'un comportement modèle, quand on a dû très jeune porter sur ses épaules des responsabilités qui n'auraient pas dû nous incomber, quand on a vécu des injustices etc. etc. on garde ce qu'on appelle des schémas de pensées et d'actions qui se réactivent dans des situations similaires.

 

Exemple à la con : petit Michel de 10 ans vit avec une maman dépressive et un papa absent qui ne s'occupe pas de lui. Son papa lui dit qu'il est super fier de lui parce qu'il s'occupe vachement bien de sa maman et petit Michel est super content de se rappeler de l'heure du Xanax et de ne jamais faire de bruit quand il joue pour ne pas réveiller sa maman.

 

Grand Michel a 35 ans et travaille à COGIP 2000 comme chef de projet informatique. Les membres de son équipe l'aiment beaucoup parce qu'il est gentil et ne met pas la pression même s'ils ont perdu une personne dans l'équipe récemment, il est toujours compréhensif et n'hésite pas à faire des heures pour les aider. Les responsables de Michel sont contents de lui parce que le boulot est bien fait, il anticipé tous les problèmes, il travaille visiblement beaucoup et tout est rendu dans les temps. La vérité c'est que Michel a appris que c'était à lui de gérer pour ne pas laisser tomber les autres (sa maman), il ne vit que pour les compliments qu'on lui adresse (coucou papa) et la sensation d'y arriver malgré la fatigue et le fait qu'il fasse le travail de deux ou trois personnes. Il en est super fier mais Michel est au bout du rouleau.

 

C'est un exemple totalement caricatural mais je suis sûre qu'il y a plein de gens comme Michel qui finissent en burn out.

 

Donc #mesdixballes : si vous avez déjà fait un burn out, a fortiori plusieurs, ou si vous craignez d'en faire un, demandez-vous peut-être si, en plus des facteurs extérieurs de pression, il n'y a pas un petit Michel à l'intérieur de vous qui réagit et pense comme il l'a appris en vivant des trucs pas cools quand il était petit.

 

Sans même que ce soit lié à l'enfance, la crainte que le boulot soit mal fait, la satisfaction d'être une sorte de "gardien du temple", de se sentir indispensable sont des moteurs puissants du burn out (bon je suis en terre protestante ça doit expliquer un peu :o).

 

Perso j'ai senti que je devenais agressif avec mes gamins, j'ai arrêté, et je vais me contenter d'un job ou je serai simplement utile, ce sera déjà pas mal.


---------------
L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui !
n°68826435
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 15-07-2023 à 18:42:02  profilanswer
 

Yagmoth a écrit :

 

Sans même que ce soit lié à l'enfance, la crainte que le boulot soit mal fait, la satisfaction d'être une sorte de "gardien du temple", de se sentir indispensable sont des moteurs puissants du burn out (bon je suis en terre protestante ça doit expliquer un peu :o).

 

Perso j'ai senti que je devenais agressif avec mes gamins, j'ai arrêté, et je vais me contenter d'un job ou je serai simplement utile, ce sera déjà pas mal.


La satisfaction de se sentir important (vu que personne n'est indispensable) ou la crainte d'un boulot mal fait ne te mettent en danger que quand tu as un cocktail de pression extérieure et d'impossibilité de te protéger parce que tu n'as pas appris à réagir de manière saine.
Toi tu as senti que ça débordait dans ta vie perso donc tu as mis un frein, tu n'as donc pas cette fragilité-là.

 

C'est très difficile de faire des généralités parce que ce genre de maladie (comme les troubles anxieux ou la dépression) se nourrit de ton vécu qui est par définition unique.


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Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°68826487
Yagmoth
Fanboy
Posté le 15-07-2023 à 18:52:42  profilanswer
 

Tillow a écrit :


La satisfaction de se sentir important (vu que personne n'est indispensable) ou la crainte d'un boulot mal fait ne te mettent en danger que quand tu as un cocktail de pression extérieure et d'impossibilité de te protéger parce que tu n'as pas appris à réagir de manière saine.
Toi tu as senti que ça débordait dans ta vie perso donc tu as mis un frein, tu n'as donc pas cette fragilité-là.

 

C'est très difficile de faire des généralités parce que ce genre de maladie (comme les troubles anxieux ou la dépression) se nourrit de ton vécu qui est par définition unique.

 

Oui tout à fait :jap: Après j'ai tout de même l'impression d'abandonner le navire / ne pas relever (une énième fois) le défi. Je suis resté de longs mois à me dire que j'étais capable de tanker en attendant des jours meilleurs. Au final, j'ai fini par m'apercevoir que non, et comme on a beaucoup de dem' dans les équipes IT, j'ai emboîté le pas. Et une fois la décision prise c'est là qu'on se rend compte qu'on aurait dû tirer la sonnette d'alarme il y a bien longtemps.


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L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi alors que c'est lui !
n°68826522
240-185
Yoshi anthropophage ò('')ó
Posté le 15-07-2023 à 19:01:22  profilanswer
 

J'ai quitté mon client l'an dernier alors que j'étais en plein doute sur moi-même, sur mes capacités, et sur ma volonté de continuer à collaborer avec la pimbêche qui me servait de responsable. Jamais aucun compliment personnel, jamais aucun encouragement, par contre la moindre erreur était propice à me faire comprendre que je pouvais sauter à la fin du contrat de trois mois.
Et un beau jour, j'en ai eu marre à force de constater que je commençais la semaine avec une boule au ventre, donc j'ai demandé à mon ESN de me sortir de là. L'avantage, c'est que ça avait permis d'enfin révéler que ma responsable était une nullité finie, à force de mauvaise organisation, d'insuffisance technique et de turn-over de malade en 2 ans.


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Tel un automate, le Yoshi noir s'avance vers le chef des Chain Chomps et lui dit : « L'heure est grave. »
n°68826742
onina
Posté le 15-07-2023 à 19:56:44  profilanswer
 

Tillow a écrit :

Après concernant le burn out, je vais prendre toutes les pincettes du monde pour essayer de m'exprimer, mais je pense qu'il y a très souvent une forme de risque personnel (j'ai pas envie de parler de responsabilité parce que c'est culpabilisant et ça n'aide personne).

 

Il y a plein de gens qui ont des fragilités du fait de leur histoire qui font paf des Chocapic au boulot.
Le travail et son organisation, ça va taper très fort dans les relations qu'on a pu avoir avec sa propre famille ou à l'école.

 

Quand on a grandi avec la pression de la réussite, de l'attention ou de l'affection accordées sur la base d'un comportement modèle, quand on a dû très jeune porter sur ses épaules des responsabilités qui n'auraient pas dû nous incomber, quand on a vécu des injustices etc. etc. on garde ce qu'on appelle des schémas de pensées et d'actions qui se réactivent dans des situations similaires.

 

Exemple à la con : petit Michel de 10 ans vit avec une maman dépressive et un papa absent qui ne s'occupe pas de lui. Son papa lui dit qu'il est super fier de lui parce qu'il s'occupe vachement bien de sa maman et petit Michel est super content de se rappeler de l'heure du Xanax et de ne jamais faire de bruit quand il joue pour ne pas réveiller sa maman.

 

Grand Michel a 35 ans et travaille à COGIP 2000 comme chef de projet informatique. Les membres de son équipe l'aiment beaucoup parce qu'il est gentil et ne met pas la pression même s'ils ont perdu une personne dans l'équipe récemment, il est toujours compréhensif et n'hésite pas à faire des heures pour les aider. Les responsables de Michel sont contents de lui parce que le boulot est bien fait, il anticipé tous les problèmes, il travaille visiblement beaucoup et tout est rendu dans les temps. La vérité c'est que Michel a appris que c'était à lui de gérer pour ne pas laisser tomber les autres (sa maman), il ne vit que pour les compliments qu'on lui adresse (coucou papa) et la sensation d'y arriver malgré la fatigue et le fait qu'il fasse le travail de deux ou trois personnes. Il en est super fier mais Michel est au bout du rouleau.

 

C'est un exemple totalement caricatural mais je suis sûre qu'il y a plein de gens comme Michel qui finissent en burn out.

 

Donc #mesdixballes : si vous avez déjà fait un burn out, a fortiori plusieurs, ou si vous craignez d'en faire un, demandez-vous peut-être si, en plus des facteurs extérieurs de pression, il n'y a pas un petit Michel à l'intérieur de vous qui réagit et pense comme il l'a appris en vivant des trucs pas cools quand il était petit.

 

+1, il y a des ressorts perso dans la possibilité de faire un burn out, je crois que c'est étudié d'ailleurs. Après évidemment, il faut une conjonction entre une situation merdique et des 'failles perso' pour que ça parte en sucette (je mets 'failles perso' entre guillemets parce que ce sont souvent des qualités dans d'autres circonstances).
Je suis un peu comme Filob, j'ai pas d'implication émotionnelle dans mon boulot. Je trouve satisfaisantes certaines choses, d'autres moins, mais à la fin de la journée je m'en fous quand même pas mal au global.
Mais certains collègues ne réagissent pas du tout comme moi, et je sens bien qu'il y a là dessus des choses qui ne sont pas relatives à la seule situation pro.
Maintenant la question que je me pose : est-ce que quand on est concernés on peut s'en sortir ? Est-ce qu'on peut à un moment arriver à s'en foutre alors qu'on est très investi par nature ? Ou est-ce que la seule solution possible c'est de savoir identifier une situation qui nous met en danger et de faire un pas en arrière un peu coûteux ? Je ne sais pas si tu as des réponses là dessus ?  :??:

n°68826978
Tillow
J'aime les tierces picardes.
Posté le 15-07-2023 à 20:58:15  profilanswer
 

onina a écrit :

 

+1, il y a des ressorts perso dans la possibilité de faire un burn out, je crois que c'est étudié d'ailleurs. Après évidemment, il faut une conjonction entre une situation merdique et des 'failles perso' pour que ça parte en sucette (je mets 'failles perso' entre guillemets parce que ce sont souvent des qualités dans d'autres circonstances).
Je suis un peu comme Filob, j'ai pas d'implication émotionnelle dans mon boulot. Je trouve satisfaisantes certaines choses, d'autres moins, mais à la fin de la journée je m'en fous quand même pas mal au global.
Mais certains collègues ne réagissent pas du tout comme moi, et je sens bien qu'il y a là dessus des choses qui ne sont pas relatives à la seule situation pro.
Maintenant la question que je me pose : est-ce que quand on est concernés on peut s'en sortir ? Est-ce qu'on peut à un moment arriver à s'en foutre alors qu'on est très investi par nature ? Ou est-ce que la seule solution possible c'est de savoir identifier une situation qui nous met en danger et de faire un pas en arrière un peu coûteux ? Je ne sais pas si tu as des réponses là dessus ? :??:


J'ai parlé de schémas tout à l'heure, en fait c'est tout un pan des TCC qui s'intéressent à ça.
En gros un schéma c'est une croyance développée le plus souvent dans l'enfance quand on est confronté à une situation donnée. Quand on est confronté à une situation douloureuse, ce schéma peut s'ancrer de manière inadaptée et être réactivé lors d'expériences similaires de la vie avec des pensées, des émotions et des actions dirigées par lui.
En soi un schéma n'est pas une mauvaise chose, le cerveau humain a besoin de raccourcis cognitifs pour analyser et réagir rapidement. Par contre quand il est inadapté il peut lui-même créer des problèmes par la suite parce qu'on réagit avec des réflexes acquis antérieurement et on n'a pas les idées claires concernant la situation actuelle. Mon Michel de l'exemple précédent a un schéma d'abnégation (faire passer les autres avant soi-même) et de besoin d'approbation.
Alors qu'est-ce qu'on peut faire ?
Déjà, il faut identifier les schémas, ce qui n'est à mon avis pas possible tout seul. Le principe même du schéma inadapté est d'agir comme une paire de lunettes foireuse sur sa vie et en règle générale il faut en passer par une discussion avec une personne dont c'est le boulot pour sortir suffisamment du cadre et voir qu'on a un pilote automatique dans certaines situations.
En général il y a une forme de souffrance mais on ne comprend pas d'où elle vient et on bute sur les mêmes problèmes en boucle.
Ensuite une fois qu'on a fait ce travail d'identification, il faut réussir à raccrocher à l'événement ou à la série d'événements vécus qui ont contribué à la formation du schéma. Michel va donc devoir comprendre qu'il guette l'approbation de ses supérieurs comme il avait besoin de la validation de son père et qu'accessoirement il a vécu une forme d'abandon de sa part puisque normalement c'est son père qui aurait dû s'occuper de sa mère. Il va devoir aussi comprendre qu'il ne lui incombe pas de sauver son projet et ses collègues comme il s'est senti obligé de sauver sa mère.
Là il y a plusieurs options : une fois qu'on a compris pourquoi on avait des pensées et des actes dirigées par des situations du passé, ça peut suffire. On va de soi-même se dire que c'est pas adapté, et tenter d'autres trucs. Ça peut nécessiter un peu de tâtonnement, des erreurs, mais l'expérimentation va amener de nouvelles choses et ça va s'améliorer avec le temps. En revanche, ça peut aussi ne pas être suffisant. Si les SPI (schémas précoces inadaptés) sont la résultante d'un trauma, leur réactivation peut s'accompagner d'émotions (peur, tristesse, colère) violentes. Là comprendre ne suffit plus et il faut traiter le trauma avec des techniques spécifiques.

 

Bon, disclaimer, je suis pas psy mais j'ai lu quelques bouquins sur le sujet [:cosmoschtroumpf]


Message édité par Tillow le 15-07-2023 à 21:08:58

---------------
Stabatmaterophile - Witches, Bitches and Britches.
n°68829560
Poly
Posté le 16-07-2023 à 15:36:53  profilanswer
 

Toujours un plaisir de lire tes messages. [:jerome38:1]

n°68830633
arkrom
note, ca passait c'etait beau
Posté le 16-07-2023 à 18:04:26  profilanswer
 

Poly a écrit :

Toujours un plaisir de lire tes messages. [:jerome38:1]


Je préfère en rire( jaune) pour pas en pleurer :jap:

 

J'utilise  ce topic pour ça, venir cracher ma rage ici me permet d'être un peu plus calme...
Si jai laché le fond de ma pensee ici  ça m'évite de le laisser échapper au boulot par accident  :ange:

 


L'épisode du cul de babouin ne se reproduira pas  :O

Message cité 1 fois
Message édité par arkrom le 16-07-2023 à 18:08:22

---------------
I sit, in my desolate room, no lights, no music, Just anger, I've killed everyone, I'm away forever, but I'm feeling better,How do I feel,What do I say,Fuck you, it all goes away,
n°68831540
Dame de Pi​ques
Qui s'y frotte s'y pique
Posté le 16-07-2023 à 19:46:04  profilanswer
 

arkrom a écrit :


Si jai laché le fond de ma pensee ici ça m'évite de le laisser échapper au boulot par accident :ange:
 


Ce ne serait peut être pas si mal d'en laisser échapper un peu au taf, surtout quand la plupart de tes problèmes semblent liés à des défauts d'organisation. [:transparency]
Certes quand c'est un défaut d'organisation du client c'est plus délicat, mais au moins quand le problème est interne, un coup de gueule façon "ça ne peut plus se passer comme ça", ça peut faire bouger les choses (comme par exemple ton histoire de planning où tout le monde s'était mis d'accord pour repousser la dead line, mais sans jamais te prévenir)

 

Si tu ne râles jamais tu deviens la bonne poire et rien ne va fondamentalement changer.

 

Après je ne dis pas qu'il ne faut pas continuer à venir raconter tes déboires ici, hein, au contraire ! :D


Message édité par Dame de Piques le 16-07-2023 à 19:46:52

---------------
Make our planet great again. - Слава Україні!
n°68831978
homnibus
Posté le 16-07-2023 à 20:42:23  profilanswer
 

Filob a écrit :

Discussion intéressante.

 

Personnellement je suis du côté des nantis comme dit plus tôt, clairement ça n'empêche pas de se poser des questions sur le sens du travail. J'ai donc un poste avec des supers revenus et peu de contraintes, la perfection sur le papier.

 

J'ai toujours vu le monde du travail comme une comédie humaine a laquelle tu souscris ou non, dans laquelle tu t'engages ou non, a laquelle tu crois ou non. Je n'y ai jamais cru, donc pour moi c'est une pièce de théâtre qui se joue chaque jours, le travail ne m'apporte pas de satisfaction ni d'épanouissement profond, tout ça je le prends clairement ailleurs, le simple fait que ça soit une relation tarifée enlève tout naturel pour moi :D

 

Donc je navigue comme ça, en jouant (plutôt bien je pense) mon rôle sur les journées de travail, et c'est plutôt correct comme relation au travail, c'est pas mal neutre (si je pouvais je ferais autre chose de mes journées mais je ne peux pas rapport aux factures, j'ai la chance d'avoir toujours eu des très bons jobs sur l'échelle de ce qu'on peut lire a droite a gauche, j'en fais mon affaire).

 

Je suis toujours allée au boulot sans entrain mais sans négativité non plus.

 

Et là c'est le drame: suite à un micmac admistratif je me retrouve payée a ne pas bosser et avec un futur job qui m'attends, pendant 5 mois. J'ai vécu ma meilleure vie :love: du temps pour moi, pour ma famille, pour faire les corvées tranquillement. Et puis fin du game, retour au boulot depuis 3 mois: j'ai vraiment du mal :D Je me demande régulièrement ce que je fous là au lieu de vivre en gros :o

 

Y'a pas de solution d'autant que y'a rien a changer ni dans ma carrière ni dans mon job qui est un des meilleurs que j'ai eu, je suis super valorisée, j'ai un impact visible blablabla, mais tout ça c'est du cinéma qui n'entre pas en résonnance avec mes valeurs faut croire, c'est comme faire semblant d'être croyant en pleine cérémonie religieuse quoi.

 

En gros c'est pas la torture non plus mais a part gagner du pognon je n'y vois aucun intérêt a ce grand cirque, ça ne m'épanouis et ne m'apporte rien personnellement, si je gagnais au loto je m'arrêterai direct :D

 

Je suis toujours intriguée quand je lis des récits ici ou ailleurs de gens hyper épanouis par le travail, la valeur qu'ils apportent et la reconnaissance de leur entreprise qui est un rouage fort d'épanouissement dans leur vie etc. C'est tellement du bullshit corporate pour moi :D Est ce qu'ils le pensent et le ressentent vraiment? Se voilent la face en essayant de s'auto convaincre pour supporter le game? Parceque d'autres pans de leurs vie ne sont pas satisfaisants donc ils arrivent a voir des choses au travail que je ne vois pas? Est ce qu'ils sont majoritaires et c'est moi qui ai loupé le cours 101 "le travail vecteur d'épanouissement personnel"?

 

Donc pas de souffrance en tant que telle mais une légère impression de gâchis qui ne disparaît pas, alors qu'il me reste genre 25 ans a bosser, ça va être long disons #VisMaVieDeNantis

 

J'ai exactement la même impression :jap: effectivement une vague impression de gâchis, mais avoir une famille, des amis et une passion aident à relativiser

n°68832085
Hector Str​inger
Posté le 16-07-2023 à 20:59:22  profilanswer
 

Filob a écrit :

Discussion intéressa
 
bla bla....
 #VisMaVieDeNantis


T'as pas honte de venir poster ça ici, sur un topic où des gens souffrent vraiment au boulot ?

n°68832119
Philibear
Orbital Bacon
Posté le 16-07-2023 à 21:06:33  profilanswer
 

Filob a écrit :

Discussion intéressante.
 
Personnellement je suis du côté des nantis comme dit plus tôt, clairement ça n'empêche pas de se poser des questions sur le sens du travail. J'ai donc un poste avec des supers revenus et peu de contraintes, la perfection sur le papier.
 
J'ai toujours vu le monde du travail comme une comédie humaine a laquelle tu souscris ou non, dans laquelle tu t'engages ou non, a laquelle tu crois ou non. Je n'y ai jamais cru, donc pour moi c'est une pièce de théâtre qui se joue chaque jours, le travail ne m'apporte pas de satisfaction ni d'épanouissement profond, tout ça je le prends clairement ailleurs, le simple fait que ça soit une relation tarifée enlève tout naturel pour moi :D  
 
Donc je navigue comme ça, en jouant (plutôt bien je pense) mon rôle sur les journées de travail, et c'est plutôt correct comme relation au travail, c'est pas mal neutre (si je pouvais je ferais autre chose de mes journées mais je ne peux pas rapport aux factures, j'ai la chance d'avoir toujours eu des très bons jobs sur l'échelle de ce qu'on peut lire a droite a gauche, j'en fais mon affaire).  
 
Je suis toujours allée au boulot sans entrain mais sans négativité non plus.
 
Et là c'est le drame: suite à un micmac admistratif je me retrouve payée a ne pas bosser et avec un futur job qui m'attends, pendant 5 mois. J'ai vécu ma meilleure vie :love: du temps pour moi, pour ma famille, pour faire les corvées tranquillement. Et puis fin du game, retour au boulot depuis 3 mois: j'ai vraiment du mal :D Je me demande régulièrement ce que je fous là au lieu de vivre en gros :o
 
Y'a pas de solution d'autant que y'a rien a changer ni dans ma carrière ni dans mon job qui est un des meilleurs que j'ai eu, je suis super valorisée, j'ai un impact visible blablabla, mais tout ça c'est du cinéma qui n'entre pas en résonnance avec mes valeurs faut croire, c'est comme faire semblant d'être croyant en pleine cérémonie religieuse quoi.  
 
En gros c'est pas la torture non plus mais a part gagner du pognon je n'y vois aucun intérêt a ce grand cirque, ça ne m'épanouis et ne m'apporte rien personnellement, si je gagnais au loto je m'arrêterai direct :D  
 
Je suis toujours intriguée quand je lis des récits ici ou ailleurs de gens hyper épanouis par le travail, la valeur qu'ils apportent et la reconnaissance de leur entreprise qui est un rouage fort d'épanouissement dans leur vie etc. C'est tellement du bullshit corporate pour moi :D Est ce qu'ils le pensent et le ressentent vraiment? Se voilent la face en essayant de s'auto convaincre pour supporter le game? Parceque d'autres pans de leurs vie ne sont pas satisfaisants donc ils arrivent a voir des choses au travail que je ne vois pas? Est ce qu'ils sont majoritaires et c'est moi qui ai loupé le cours 101 "le travail vecteur d'épanouissement personnel"?  
 
Donc pas de souffrance en tant que telle mais une légère impression de gâchis qui ne disparaît pas, alors qu'il me reste genre 25 ans a bosser, ça va être long disons #VisMaVieDeNantis


Moi je refais des gros trucs sur des maisons de gens. Même pour ça il arrive que je trouve certains projets contraire à ma volonté (de bien faire des choses pas inutiles :o)
 
Quand je le faisais en salarié, il y avait aussi les mauvais côtés de la vie en entreprise; avec toutes ces faussetés dont tu parles; mais p't'être que je suis mal tombé (seulement 2 boîtes)
Bon là, mon "associé" est tout ce que je déteste alors c'est pas mieux  [:tinostar]  


---------------
Mon topok ACH/VENTE: http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] ost=572744
n°68833043
Apokrif
Le million ! Le million !
Posté le 17-07-2023 à 00:33:47  profilanswer
 

L'effet à long terme de l'absence de travail ?

 

Dans le fil LREM:

 


Cf https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Syn [...] _l%27ennui


Message édité par Apokrif le 17-07-2023 à 00:36:18
n°68833216
niku
conomie conomie la team
Posté le 17-07-2023 à 06:45:01  profilanswer
 

Philibear a écrit :


Moi je refais des gros trucs sur des maisons de gens. Même pour ça il arrive que je trouve certains projets contraire à ma volonté (de bien faire des choses pas inutiles :o)
 
Quand je le faisais en salarié, il y avait aussi les mauvais côtés de la vie en entreprise; avec toutes ces faussetés dont tu parles; mais p't'être que je suis mal tombé (seulement 2 boîtes)
Bon là, mon "associé" est tout ce que je déteste alors c'est pas mieux  [:tinostar]  


 
pk tu t'es associé avec lui  [:la chancla:5]

n°68833222
Philibear
Orbital Bacon
Posté le 17-07-2023 à 06:48:42  profilanswer
 

niku a écrit :


 
pk tu t'es associé avec lui  [:la chancla:5]


Personne d'autre ne veut de moi  [:cerveau cry]


---------------
Mon topok ACH/VENTE: http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] ost=572744
n°68833225
niku
conomie conomie la team
Posté le 17-07-2023 à 06:49:59  profilanswer
 

C'est un concept de s'associer avec qqun qu'on aime pas  [:leve le pied jeannot:3]

n°68833237
Philibear
Orbital Bacon
Posté le 17-07-2023 à 06:55:28  profilanswer
 

niku a écrit :

C'est un concept de s'associer avec qqun qu'on aime pas  [:leve le pied jeannot:3]


C'est la même chose que prendre un taf salarié qu'on n'aime pas  [:philibear:5]

 

Je suis en milieu rural, il y a peu de possibilités d'associé; je suis pas originaire du coin (lui non plus), je suis pas social, etc


Message édité par Philibear le 17-07-2023 à 07:01:15

---------------
Mon topok ACH/VENTE: http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] ost=572744
n°68833282
Philibear
Orbital Bacon
Posté le 17-07-2023 à 07:30:51  profilanswer
 

niku a écrit :

C'est un concept de s'associer avec qqun qu'on aime pas  [:leve le pied jeannot:3]


Bon aussi, au départ je n'ai pas tenu compte (ni même vraiment vu en fait) ses côtés que je trouve déplaisant, seulement les positifs; et j'avais plutôt dans l'idée qu'il murirait (je suis du genre à donner du crédit aux gens :o)  
 


---------------
Mon topok ACH/VENTE: http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] ost=572744
n°68833529
Latiole
Posté le 17-07-2023 à 08:50:55  profilanswer
 

Dites, il n'y a pas un topic pour ceux qui n'ont rien à faire ? J'en avais vu un, je le cherche, j'ai répondu à un mail et... je n'ai plus rien à faire. C'est ca d'être dans une division en restructuration.  :sweat:

n°68833540
Pims_UTT
Génoise confiture et chocolat
Posté le 17-07-2023 à 08:54:17  profilanswer
 

Latiole a écrit :

Dites, il n'y a pas un topic pour ceux qui n'ont rien à faire ? J'en avais vu un, je le cherche, j'ai répondu à un mail et... je n'ai plus rien à faire. C'est ca d'être dans une division en restructuration. :sweat:

 

Topic optimisation du temps de travail
Il est pas très actif en ce moment :/

n°68833570
imfrommark​lor
From Marklor I am
Posté le 17-07-2023 à 09:02:09  profilanswer
 

Quand t'as rien à faire, tu cherches tout sauf à optimiser ton temps de travail non ?

n°68833599
Marl Borro​w
Posté le 17-07-2023 à 09:11:10  profilanswer
 

Re,
Dites, j’ai un entretien ce matin avec mon N+1.
Cela est il convenable/entendable de dire que ça ne va pas, que l’on a perdu tout sens à son job, qu’on est en colère (contre un élément factuel) et qu’en janvier prochain, dans cette boîte ou ailleurs je souhaite faire autre chose ?


---------------
One trip, One noise
n°68833609
Theomede
De gauche radicale
Posté le 17-07-2023 à 09:12:28  profilanswer
 

Marl Borrow a écrit :

Re,
Dites, j’ai un entretien ce matin avec mon N+1.
Cela est il convenable/entendable de dire que ça ne va pas, que l’on a perdu tout sens à son job, qu’on est en colère (contre un élément factuel) et qu’en janvier prochain, dans cette boîte ou ailleurs je souhaite faire autre chose ?


Sûrement pas dit comme ça en tout cas.


---------------
Je suis quelqu'un de modéré, mais c'est rarement volontaire.
mood
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Posté le   profilanswer
 

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