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Faut-il rendre l'architecte obligatoire dès le 1er m² construit ?




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Auteur Sujet :

[SUJET] Les grosses têtes du bâtiment, c'est ici ! :o

n°44626398
jcqs
épais comme une brique
Posté le 27-01-2016 à 08:19:26  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
C'est pas toi qui te vantait de rentrer des affaires mais d'avoir pas un bénéfice super :o ?


---------------
diablo3 : jcqs#2507 |Topac pâtisserie !
mood
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Posté le 27-01-2016 à 08:19:26  profilanswer
 

n°44626445
aybibob
Coupo santo e versanto
Posté le 27-01-2016 à 08:29:41  profilanswer
 

Et puis ça dépend un peu du projet, non ? :o
Si tu fais une villa, un montant peut te choquer alors qu'il sera normal pour un complexe immobilier avec 5 niveaux de sous-sol :o


---------------
"On aurait tort de contredire pour réduire au silence un contradicteur : il faut plutôt l’éclairer. Car on ne guérit pas non plus un maniaque en faisant le fou devant lui." Stobée
n°44626586
Jay Kay
Posté le 27-01-2016 à 08:56:32  profilanswer
 

jcqs a écrit :

C'est pas toi qui te vantait de rentrer des affaires mais d'avoir pas un bénéfice super :o ?


 
Est-ce que j'ai le choix :o
 

aybibob a écrit :

Et puis ça dépend un peu du projet, non ? :o
Si tu fais une villa, un montant peut te choquer alors qu'il sera normal pour un complexe immobilier avec 5 niveaux de sous-sol :o


 
On est d'accord, mais bon, 35k€, il s'est fait plaiz aussi...
 
Ça fait 2%, c'est énorme.

n°44626723
Jay Kay
Posté le 27-01-2016 à 09:16:18  profilanswer
 

Le truc c'est qu'il a inclut x visites par semaines pendant x mois.
 
D'où le tarif délirant.
 
D'où m'a question concernant la répartition précise des missions géotechniques.

n°44626801
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 09:23:37  answer
 

WILDLIKE a écrit :

Non mais perd pas ton temps, c'est évident que tu peut trouver des exemples de sinistres ou le BC 100% responsable, ça démontrera rien du tout sur la tendance générale.

 

Ce qu'on essaye de te faire comprendre sans succès, c'est que dans la majorités de cas, devant un tribunal, la responsabilité de l'archi est recherché prioritairement car sa capacité d'indemnisation est forte.


Je ne vois pas en quoi la capacité d'indemnisation d'un architecte est plus forte que celle d'un BC.
Je ne vois pas où tu as démontré que dans la majorité des cas la responsabilité de l'architecte est recherchée prioritairement ; pas plus que moi je n'ai démontré qu'on avait plus de cas où c'était 100% BC qur 100% MOe car l'un des deux (ou son assureur) ne pourrait pas payer la note, mais j'en conviens.

WILDLIKE a écrit :

Perso j'ai jamais avancé ce chiffre de 90%, je sais pas d'ou tu sort ça.


Je n'ai pas dit que c'était toi.

le_gribouri a écrit :

"Bon après sur notre taff, 90% est à jeter et génère 80% des sinistres constatés dans le bâtiment.
Mais bon Monsieur le Juge par apport à ce salopard d'architecte, nous on a rien touché  :fou: "



Message édité par Profil supprimé le 27-01-2016 à 10:17:21
n°44626819
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 09:24:41  answer
 

Jay Kay a écrit :

D'où m'a question concernant la répartition précise des missions géotechniques.


Il y a la norme, mais sauf erreur elle ne parle pas d'honoraires.

n°44627282
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 09:58:07  answer
 

WILDLIKE a écrit :

Pour mettre fin a tes fantasmes sur l'insolvabilité des archis dans un sinistre :spamafote:


Je ne suis pas un spécialiste, mais sans parler qu'il me semble que tu as dit que la solvabilité ne rentrait pas en compte, ça montre juste qu'au global la profession est solvable.

n°44627549
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 10:16:59  answer
 

WILDLIKE a écrit :

La solvabilité propre de l'archi oui, pas celle de son assureur, c'est ça le sujet.  
Je crois qu'il y a vraiment une problème de compréhension de ta part sur ce point, je ne me l'explique pas autrement.


Du coup je complète mon message du haut :
Je ne vois pas en quoi la capacité d'indemnisation d'un architecte est plus forte que celle d'un BC.
Je ne vois pas en quoi la capacité d'indemnisation de l'assureur d'un architecte est plus forte que celle de l'assureur d'un BC.
Et du coup je ne vois pas en quoi dans la majorité des cas la responsabilité de l'architecte serait recherchée prioritairement par rapport à celle du BC.

n°44627637
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 10:22:47  answer
 
n°44627716
le_gribour​i
ZoNoS
Posté le 27-01-2016 à 10:29:08  profilanswer
 


 
 
 
Tu le fais expres sans dec...
C'etait une boutade en réponse à celle d'avant ....  [:the mac:2]  
 
 
 [:the mac:2]  [:the mac:2]  [:the mac:2]

mood
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Posté le 27-01-2016 à 10:29:08  profilanswer
 

n°44627736
le_gribour​i
ZoNoS
Posté le 27-01-2016 à 10:29:57  profilanswer
 

WILDLIKE a écrit :


 
La solvabilité propre de l'archi oui, pas celle de son assureur, les deux sont confondus en cas de sinistre a indemniser, c'est ça le sujet.  
Je crois qu'il y a vraiment une problème de compréhension de ta part sur ce point, je ne me l'explique pas autrement.


 +1

n°44627757
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 10:31:12  answer
 

WILDLIKE a écrit :

Parce que la MAF est (était ?) réputée pour indemniser plus rapidement et plus facilement que les autres


On y arrive enfin... Je suis désolé, mais ce point important n'était pas clair dans tes précédents messages.
On ne parle donc pas de capacité d’indemnisation, mais d'aptitude à la faire facilement et rapidement (ce qui est possible, je n'en sais rien).

n°44627784
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 10:32:30  answer
 

le_gribouri a écrit :

Tu le fais expres sans dec...
C'etait une boutade en réponse à celle d'avant ....  [:the mac:2]  
 
 
 [:the mac:2]  [:the mac:2]  [:the mac:2]


Les deux sans redface ; désolé de ne pas avoir interpréter vos messages.

n°44627813
Jay Kay
Posté le 27-01-2016 à 10:34:21  profilanswer
 

De toute façon, tout le monde sait que le BC est juste là pour casser les burnes :o ( <- :D )

n°44627820
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 10:34:31  answer
 

mucky bear a écrit :

Je pense pas que te rapprocher de l'écologie ou t'éloigner du capitalisme classique rende ton métier épanouissant. Si je regarde autour de moi les mecs qui font de la thermique ont des boulots chiants, ceux qui bossent sur les économies d'énergie leur seul argument de vente est purement financier et tous ceux qui faisaient des trucs un peu marrants ou atypiques se sont faits virer vu la crise qui dure.


Justement, je cherche d'autres domaines que celui de la thermique (IMO chiant en effet) ou des marchés de niche pour lequel le gain financier reste en effet l'objectif principal :jap:

n°44627823
le_gribour​i
ZoNoS
Posté le 27-01-2016 à 10:34:39  profilanswer
 
n°44627889
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 10:38:24  answer
 

le_gribouri a écrit :

C'etait ultra clair...
la mauvaise fois :ouch:


Tu es sérieux ? On parle de solvabilité depuis le début, pas de savoir à qui il est plus facile de faire cracher des ronds...


Merci ; pas le temps en ce moment mais je me garde ça sous le coude.

n°44628050
le_gribour​i
ZoNoS
Posté le 27-01-2016 à 10:47:02  profilanswer
 

Citation :

Absence de contrat écrit : un bon prétexte.
Un architecte accepte de réaliser un projet pour sa nièce comme cadeau de mariage. Dans la
mesure où son client est une personne de sa famille, l’architecte ne prévoit pas de contrat de
maîtrise d’œuvre fixant les limites de sa mission - à savoir réaliser la conception architecturale
de la maison et déposer le permis de construire. Il ne perçoit pas non plus d’honoraires.
Après réception, des malfaçons étant apparues, la nièce assigne l’entreprise, qui appelle en
garantie l’architecte. Dans la mesure où aucun contrat ne fixait la mission limitée de l’architecte,
le tribunal a retenu que ce dernier avait reçu une mission complète, et que, par conséquent, il
aurait dû relever l’erreur de l’entreprise.
 
Ainsi, n’avoir simplement pas signé de contrat rend l’architecte ipso facto responsable des
travaux, alors qu’il était évident qu’il n’était pas chargé de leur direction, et a fortiori, pas
responsable des malfaçons des entreprise.
Où l’on se sert de la forme pour condamner sur le fond…


 

Citation :

Idem…
Un maître d’ouvrage choisit un entrepreneur de ses amis, ni qualifié, ni assuré. Des erreurs
d’exécution entraînent un sinistre. L’architecte est condamné solidairement avec cet
entrepreneur pour défaut de direction de travaux. Pourtant, il n’avait été chargé que de la seule
conception de l’ouvrage. Mais la convention avec son client n’était que verbale. Il n’a donc pas
pu établir la preuve de sa non-intervention sur le chantier
 
Il y a donc recherche d’une erreur dans la forme (absence de contrat) pour trouver là le prétexte
à charger l’architecte d’une condamnation sur le fond qui n’a rien à voir avec l’absence de
contrat (malfaçon d’ouvrage réalisés par un tiers, et pas de mission « travaux » chez
l’architecte)…


 

Citation :

Idem…
Un architecte dresse l’esquisse d’une maison destinée à sa sœur. Celle-ci divorce cinq ans plus
tard. L’ex-mari, qui avait confié, au vu de cette seule esquisse et sans plan d’exécution, la
réalisation de la maison à un artisan non assuré, obtient la condamnation de l’architecte pour
insuffisance de fondations.
 
Exemple édifiant de prétexte artificiel pour charger l’architecte de tous les maux… des autres.
Une esquisse n’est pas du tout un plan d’exécution, qu’un tiers peut confier à une entreprise
pour réalisation.



 

Citation :

Idem...
Un homme de loi commande à un architecte la réhabilitation d’une ferme, pour un montant de
travaux estimé à 91500 euros. Satisfait du résultat, il demande ensuite au maître d’œuvre de
transformer en logement une ancienne grange attenante au bâtiment rénové. En fin de mission,
l’architecte envoie sa facture. Il reçoit en retour une assignation pour dépassement de
l’estimation prévisionnelle. Non seulement il n’obtient pas les honoraires réclamés, mais encore
il est condamné à supporter 50% du coût des travaux de la grange car il n’a pu produire ni
contrat ni avenant sur la remise en état de celle-ci.
 
Qui peut croire ici à la bonne foi du maître d’ouvrage ? Le tribunal se plairait-il à cautionner les
manœuvres de certains « indélicats » ?



 
J'en ai encore pleins d'autres ...


Message édité par le_gribouri le 27-01-2016 à 10:52:45
n°44628146
le_gribour​i
ZoNoS
Posté le 27-01-2016 à 10:52:11  profilanswer
 

Citation :

Conseiller ne suffit pas.
La Cour de Cassation a nettement affirmé que l’architecte chargé de la conception d’un projet
et de l’établissement des plans du permis de construire est tenu d’un devoir de conseil envers
le maître de l’ouvrage, et doit concevoir un projet réalisable, qui tient compte des contraintes du
sol (Cass. 3è civ 25 février 1998 n°96-15.894).
Il a ainsi été reproché à un architecte de n’avoir pas parfaitement informé le maître de l’ouvrage
des conséquences du défaut de réalisation de l’étude géologique (Cass. 3è civ 11 décembre
2007, pourvoi n°06-21.908 arrêt n°1252). Dans le cas d’espèce, la Cour a considéré qu’il ne
suffisait pas que l’architecte conseille vivement une étude de sol à son client. Il faut en outre
qu’il lui en explique les raisons et les risques encourus, le tout par écrit pour s’en réserver la
preuve.
 
Les conséquences d’une construction sur un sol ne la supportant pas, ne sont-elles pas
évidentes ? Comment croire que, quand un architecte « conseille vivement » une étude de sol,
le maître d’ouvrage ne comprend pas à quoi elle servirait ?


 

Citation :

Plus responsable que les autres…
Même si le maître d’ouvrage est notoirement compétent, l’architecte doit avoir mis celui-ci en
mesure d’apprécier le risque de manière délibérée et consciente pour pouvoir s’exonérer de sa
responsabilité ( Cass. 3è civ, 20 mars 2002, RD imm 2002.236).
La Cour de Cassation estime ainsi que le maître de l’ouvrage doit avoir été clairement informé
des risques inhérents à son choix ( Cass. 3è civ, 3 mars 2004 ; Cass. 3è civ 25 mai 2005).
Pourquoi un architecte serait-il toujours plus compétent qu’une entreprise ou un maître
d’ouvrage professionnel ?
 
Et peut-on en pratique avertir en permanence des risques et des problèmes qui peuvent si
fréquemment surgir ? Les risques sont « normaux », autant que pour n’importe quel acte de la
vie (descendre un escalier, c’est risqué, et potentiellement mortel en cas de chute. On ne met
pas un panneau devant chaque escalier pour autant.), Bâtir un prototype présente, par nature,
une part d’aléas. Prévenir son client des risques, surtout s’ils sont exceptionnels, l’architecte le
fait le plus souvent ; mais il ne peut le faire en permanence. Et, en construisant, il y aura
toujours la possibilité d’un imprévu.


 

Citation :

Plus d’innovation !
En matière de choix des matériaux, la Cour de Cassation a considéré que l’architecte dont la
mission était limitée à la conception des plans devait être mis hors de cause (Cass. 3è civ 3 juin
1992 ; n°90-11.486). Il est à noter toutefois une tendance conduisant à aggraver la
responsabilité de l’architecte dans le cas où celui-ci met en œuvre des matériaux nouveaux
ou audacieux, s’il n’attire pas l’attention du maître de l’ouvrage sur l’innovation des matériaux.
 
Pour un architecte, à notre époque, mieux vaut renoncer à toute tentative d’évolution de la
technique et donc de l’architecture…


 

Citation :

Toujours coupable
Sur la base de discussions informelles autour d’un programme, un architecte réalise de
nombreuses esquisses pour une cliente, qui opte pour une combinaison de ces différentes
propositions.
Les travaux progressent difficilement compte tenu des hésitations constantes de la cliente. Au
final, cette dernière fait arrêter le chantier et lance une assignation en mettant en cause
l’ensemble de la conception de la maison et en prétextant l’attitude dirigiste de l’architecte qui
lui aurait imposé un projet qui ne lui convenait pas.
En l’absence de programme précis, et bien que l’ensemble des esquisses successives ait été
transmis à l’expert judiciaire, le juge ne tiendra pas compte de l’instabilité de la demanderesse
et rendra l’architecte responsable de la conception réalisée soi-disant à l’encontre des souhaits
de la cliente.
 
Exemple édifiant de « mission-bouc-émissaire » de l’architecte. Et pourtant les plans avaient
nécessairement été approuvés par la cliente, ne serait-ce que lors de la commande des
travaux aux entreprises.
Si on applique cette décision à l’ensemble du monde du commerce, alors n’importe qui pourrait
prétendre avoir subi une pression anormale avant de signer un contrat et donc se voir
dédouané de le respecter, au prétexte qu’il avait fait réaliser 25 devis avant de signer, montrant
ainsi son indécision.



 

Citation :

Mission impossible
Un architecte signe une mission Visa (visa des plans d’exécution réalisés par les entreprises)
pour la construction d’une maison à ossature bois. Il demande en vain les plans d’exécution de
la charpente. La construction est réalisée par l’entreprise sans contreventement. Les désordres
qui ont suivi la réalisation ont débouché sur une expertise judiciaire. L’architecte a vu sa
responsabilité engagée pour ne pas avoir su obtenir les plans et documents d’exécution de
l’entreprise.
 
En cas d’erreur de l’entreprise (pas de plans d’exécution), on met le gendarme-architecte en
prison…
La petite phrase « pour n’avoir pas su obtenir» est un leitmotiv de la Justice. Exiger qu’un
professionnel obtienne une action d’un tiers - avec lequel il n’a aucun contrat- alors même qu’il
a fait les demandes nécessaires en bonne et due forme, c’est lui demander l’impossible. Et
cela n’est exigé d’aucun autre métier.
Par ailleurs, le visa de l’architecte ne consiste qu’à vérifier l’adéquation de la conception
technique de l’entreprise avec les objectifs recherchés par sa conception architecturale. Il n’a
aucune compétence reconnue par aucun diplôme pour valider la conception technique d’une
charpente, son dimensionnement… Cette compétence appartient uniquement au
charpentier, raison pour laquelle il est chargé de réaliser la conception technique de l’ouvrage.
En validant la construction malgré l’absence de fourniture de plans, il a validé la cohérence du
résultat avec son projet, pas sa validité technique, qu’il ignore, plans ou pas.



Message édité par le_gribouri le 27-01-2016 à 10:53:08
n°44628217
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 10:55:42  answer
 

C'est désolant pour la profession et le bâtiment au sens large.

n°44628284
le_gribour​i
ZoNoS
Posté le 27-01-2016 à 10:58:57  profilanswer
 

Spécial dédicace à Trota :
 

Citation :

Responsabilité du contrôleur technique ou… 2 poids, 2 mesures.
 
L’affaire : l’exécution de parois moulées et de fondations profondes entraînant de graves
désordres aux avoisinants, le bureau de contrôle est mis en cause avec les autres intervenants
(architecte, BET, entreprises). Le bureau de contrôle argumente en défense qu’il n’a reçu
qu’une mission limitée excluant expressément les avoisinants : or, c’est la vétusté et la fragilité
de ces derniers qui restent la cause principale du sinistre.

Jugement
: le Tribunal, confirmé en Cassation (Cass civ 3°ch 21/05/08) a donné raison au
contrôleur technique, considérant qu’il ne peut être tenu responsable que dans la limite de la
mission qui lui a été confiée. Les autres intervenants ont par contre été condamnés !
 
Commentaires : les bureaux de contrôle ont rarement été mis en cause et condamnés, à
l’inverse des architectes qui le sont souvent
, sauf parfois par des moyens détournés comme le
devoir de conseil. Ce devoir de conseil aurait d’ailleurs dû être invoqué pour retenir la
responsabilité du bureau de contrôle car la répercussion sur les existants était évidente. Mais
ce jugement, en s’appuyant sur les limites de la mission confiée, ne devrait-il pas s’étendre à
tous ? Pourquoi y aurait-il deux poids et deux mesures ? Tandis que l’architecte est
obligatoirement assuré pour tous ouvrages, les bureaux de contrôle, comme les entreprises,
peuvent exclure de leur assurance différents points dont les « travaux accessoires », les VRD
ou les avoisinants comme ici. La loi, en rendant l’assurance obligatoire pour tous les
intervenants constructeurs, a laissé perdurer ces exceptions.
Les cahiers de la profession n°41 Ordre des Architectes
 
Illustration que c’est bien en sa qualité d’architecte que l’on est considéré comme responsable
universel, et non pas par la nature de sa mission. Pour les mêmes faits, sur une même affaire,
avec les mêmes missions, un Bureau de Contrôle n’est pas responsable, un architecte si.



 
 :o

n°44628291
belette24
Posté le 27-01-2016 à 10:59:21  profilanswer
 

Putain les deux derniers cas...  [:morv:1]


---------------
"Bien joué, mais une brique ne rend jamais les coups."
n°44628460
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 11:08:07  answer
 

le_gribouri a écrit :

Responsabilité du contrôleur technique ou… 2 poids, 2 mesures.


Je suis désolé que vous trouviez cela anormal, mais si on n'a pas la mission AV on n'a pas à se prononcer sur l'impact de l'ouvrage sur les avoisinants.
Nos missions sont clairement définis (norme et arrêté) ; à partir de là on ne peut pas invoquer le devoir de conseil à tout bout de champ.
Ce dernier ne s'applique par définition pas de la même façon au BC et au MOe ; on peut trouver cela injuste, mais ce sont les règles du jeu.


Message édité par Profil supprimé le 27-01-2016 à 11:08:36
n°44628487
le_gribour​i
ZoNoS
Posté le 27-01-2016 à 11:08:54  profilanswer
 

Ouais enfin rappel moi pourquoi vous êtes payés ?

n°44628494
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 11:09:13  answer
 

le_gribouri a écrit :

Citation :

Pour les mêmes faits, sur une même affaire,
avec les mêmes missions, un Bureau de Contrôle n’est pas responsable, un architecte si. [/i]



Justement, les missions ne sont pas les mêmes...

n°44628525
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 11:10:52  answer
 

le_gribouri a écrit :

Ouais enfin rappel moi pourquoi vous êtes payés ?


Contribuer à la prévention des aléas techniques dans le cadre des missions qui nous sont confiées.
Extrait de la NF P03-100 :

Citation :

Les prestations fournies sont définies au cas par cas dans le contrat de contrôle technique qui fixe les missions retenues par le Maître de l'Ouvrage. Le Contrôleur Technique donne ses avis au Maître de l'Ouvrage dans le cadre de ces missions.

n°44628645
le_gribour​i
ZoNoS
Posté le 27-01-2016 à 11:17:03  profilanswer
 

Bon ben expliques moi celui la dans ce cas la :
 

Citation :

Idem…
Opération : construction d’un centre commercial avec une belle structure de poutres en
lamellé-collé présentant un important porte-à-faux. L’architecte a prévu sous les poutres une
façade-vitrine transparente qui se découpe pour laisser passer les pièces en lamellé-collé.
Trois ans après, les vitrines se brisent une à une, comprimées par le fluage des poutres…
l’architecte est assigné avec les entreprises.
 
Constatations d’expertise : il a bien été prévu et installé un joint de désolidarisation entre
vitrines et poutres… mais insuffisant pour du lamellé-collé qui a la particularité d’avoir un fluage
différé pendant près de 4 ans. Ce fluage a bien été indiqué et quantifié par l’ingénieur de
structure dans son dossier.

L’exécution du travail est irréprochable
: les poutres présentent un fluage inférieur aux calculs.
Jugement : le tribunal a condamné l’architecte auquel il appartenait de tenir compte du fluage
calculé par le BET en faisant réserver entre vitrage et poutres les jeux nécessaires.
 
Commentaire : cette affaire montre l’importance de la prise en compte des particularités des
matériaux utilisés : ici le lamellé-collé et son fluage avec, en face, l’extrême fragilité des vitrages
à la compression.
Elle montre aussi l’importance de l’examen des documents techniques et plans d’exécution : ici
l’architecte n’avait pas intégré les prescriptions de l’ingénieur-conseil.
 
Encore un exemple d’erreur technique très spécifique attribuée à… l’architecte, comme
toujours. N’est-ce pas plutôt de la responsabilité du menuisier ou du bureau de contrôle? C’est bien le menuisier qui
conçoit le détail de ses ouvrages, livrés sur chantier et le bureau de contrôle qui est chargé de contrôler le respect des normes et calculs. Ces dispositions sont totalement de leur ressort.
Et pourquoi ne pas retenir la responsabilité du BET qui avait calculé ce fluage ? Un architecte
est bien condamné parfois pour des travaux même s’il n’a qu’une mission de demande de
permis de construire…

n°44628792
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 11:24:47  answer
 

le_gribouri a écrit :

N’est-ce pas plutôt de la responsabilité du menuisier ou du bureau de contrôle?


Non, ou du point pas uniquement de la leur : c'est de la responsabilité des 3, à minima - sous réserve que le BC est au moins une mission L. L'architecte a tout autant la charge du contrôle du respect des normes et des calculs que le BC (sans parler que stricto-sensu, s'il n'y a pas sinistre ça n'est pas un problème de ne pas respecter les normes d'application non obligatoire).

le_gribouri a écrit :

Et pourquoi ne pas retenir la responsabilité du BET qui avait calculé ce fluage ?


Il a donné une valeur de fluage pour laquelle il n'a pas été pris les dispositions nécessaires sur les ouvrages environnants.
Je ne vois pas pourquoi on irait retenir sa responsabilité.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 27-01-2016 à 11:27:56
n°44629173
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 11:45:26  answer
 

Je vais manger :bounce:
 
Faites-moi penser à vous faire un retour complémentaire sur ces histoires de 100% BC ou 100% MOe suite à l'échange que je viens d'avoir avec ma direction technique et juridique.

n°44629613
le_gribour​i
ZoNoS
Posté le 27-01-2016 à 12:13:53  profilanswer
 


 
 
Pour info l'archi n'a aucune compétence pour valider des hypothèses de calculs ou même des calculs

n°44629731
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 12:24:04  answer
 

C'est bien le problème s'il ne s'adjoint pas les services d'un BET vu que ça fait partie de ses missions :jap:

n°44629757
aybibob
Coupo santo e versanto
Posté le 27-01-2016 à 12:26:06  profilanswer
 

le_gribouri a écrit :

Pour info l'archi n'a aucune compétence pour valider des hypothèses de calculs ou même des calculs

Dans ce que je lis, le problème n'est pas une hypothèse fausse ou un calcul erroné.
Le calcul disait qu'il fallait prendre une marge de mouvement de XX pour les vitres pour prendre le fluage en compte. L'exécution de la structure a donné un fluage inférieur, donc le responsable de l'exécution de la structure est hors de cause aussi.
Donc le responsable est celui qui devait prendre en compte cette marge et faire un joint capable de reprendre un mouvement de XX entre la structure et la vitre.
 
(Et je ne sais pas qui c'est dans le bordel contractuel français qui me parait imbaisable et tellement compliqué par rapport à ce que je vois ici...).


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"On aurait tort de contredire pour réduire au silence un contradicteur : il faut plutôt l’éclairer. Car on ne guérit pas non plus un maniaque en faisant le fou devant lui." Stobée
n°44629782
sam_barton
Posté le 27-01-2016 à 12:28:04  profilanswer
 


 
Que dirais-tu d'expert en assurance ?
 
Les 2 défauts principaux, c'est que c'est un travail assez solitaire et l'autre, c'est que c'est beaucoup de paperasse (mais sur ce dernier point, vu que tu as l'habitude des rapports en tout genre, ça ne doit pas te déranger je pense).


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Espresso : Cafelat Robot + moulin Varia VS3 + Gene Cafe CBR-101
n°44629832
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 12:33:18  answer
 

C'est la suite logique pour un BC, mais c'est tout sauf épanouissant et utile :o
Paperasse, enchainement des missions pour facturer le plus possible...

n°44629972
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 12:45:57  answer
 

El_Gribouri : dans le dernier cas évoqué, le BET en question est celui du MOe ou celui de l'entreprise ? Ça ne change cependant pas grand chose car le sujet est la dimension des joints déroulants des calculs, mais c'est pout nuancer mes propos sur la répartition des responsabilités de l'architecte par rapport aux calculs dans le cas où il s'adjoint les services d'un BET.

n°44636425
leraturbai​n
Posté le 27-01-2016 à 21:13:14  profilanswer
 


 
Conduite de travaux pour une ONG ? ;)

Message cité 1 fois
Message édité par leraturbain le 27-01-2016 à 21:15:36
n°44636669
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 21:31:11  answer
 

leraturbain a écrit :

Conduite de travaux pour une ONG ? ;)


:jap:

n°44637314
mucky bear
Shot with...
Posté le 27-01-2016 à 22:16:41  profilanswer
 

Je connais quelqu'un qui a fait ça. Après elle est allée bosser dans l'assurance  [:damienm:1]

n°44637373
Profil sup​primé
Posté le 27-01-2016 à 22:20:46  answer
 

:D

n°44640246
true-wiwi
Posté le 28-01-2016 à 10:00:37  profilanswer
 

WILDLIKE a écrit :

Bon autre sujet.

 

Je démoli entièrement un plateau, y compris cloisons.

 

J'ai des dalles vinyle amiantés.

 

Le client (dans son état d'esprit actuel) ne veut pas faire de plan de dépose (je sais...)

 

On partirai sur un Parex 190 sur la totalité du plateau (je ne sais pas si c'est considéré comme du recouvrement ou de l'encapsulation et d'ailleurs, je ne connais pas la nuance dans la réglementation).

 

Est-ce qu'on peur traiter en SS4 :

 

- La demolition du plateau et la dépose des cloisons en particulier ?
- La pose du ragro sur l'ancien sol ?

 

Pour le distingo recouvrement vs encapsulage :

 

Un encapsulage possède trois caractéristiques :

 

Durable, étanche et solide.

 

Pour un ragréage ça rentre typiquement dans le cadre d'un encapsulage mais ça doit vraiment se discuter car certains inspecteurs du travail considèrent ça comme du recouvrement.

 

La démolition du plateau si y'a pas d'amiante ailleurs que dans la dalles je mettrais ça en SS4.

 

La pose du ragro itou, à prendre en compte ma remarque précédente :jap:

 

Edit : grillé par jcqs, j'avais pas lu la suite.

 

SS4 mode opératoire à rédiger et à transmettre à l'IT.
SS3 plan de retrait obligatoires.

 

Si t'embauches un désamianteur, écris moi un petit mp. Si jamais t'as le choix entre plusieurs et que je les connais, je pourrais t'orienter ;) (Sachant que j'ai aucun intérêt à gagner là dedans vu que je suis plus dans le boulot depuis peu)


Message édité par true-wiwi le 28-01-2016 à 10:03:13

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It's a simple mistake to make, to create love and to fall.
n°44643779
bombeiro78
Posté le 28-01-2016 à 14:18:19  profilanswer
 

L'assemblée nationale recrute un architecte au salaire de 9600€ brut/mois [:fdiedler]

 

C'est tout.

mood
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Posté le   profilanswer
 

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