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Auteur Sujet :

Bouddhisme/Yoga/Jaïnisme - Science de l'esprit - En quête de sagesse !

n°12063141
charlie 13
Posté le 09-07-2007 à 16:05:49  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Surtout, il crèverait de faim, la sagesse, ça ne se mange pas en salade.
Avant d'être un sage, il doit d'abord et avant tout assurer sa subsistance, et donc cultiver son champ et construire sa maison.
Un proverbe chinois dit que pour avoir une morale, il ne faut pas avoir faim.

mood
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Posté le 09-07-2007 à 16:05:49  profilanswer
 

n°12064384
la_sagesse
Posté le 09-07-2007 à 17:53:55  profilanswer
 

Oui :)
 
Très bien vu
 
Mais la sagesse n'est pas vraiment une morale, c'est un état d'esprit plutôt.
 
Enfin, bon, c'est juste l'expression que je n'aime pas trop car en général, la moral, c'est un conditionnement et on sait bien qu'un sage, n'a plus de conditionnement. Il juge tout uniquement par lui-même sans référence à choses qu'on lui a obligé à savoir comme "c'est pas bien de tuer" ou "c'est pas bien de se laisser aller", ou "c'est pas bien de ne pas marcher sur un passage piéton" (alors que si on a bien observé qu'il n'y avait aucune voiture, je ne vois pas ce qu'il y a de pas bien à traverser un passage piéton), donc, les notions de bien et de mal sont absentes chez un sage, donc dire qu'il a une morale, ok, mais dans ce cas, c'est ce n'est pas une morale extérieure qu'il a, mais une morale intérieure, basée uniquement sur ce qu'il a compris de l'existence et non pas sur ce qu'on lui a appris sur elle
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 09-07-2007 à 18:02:03
n°12073758
Mangue_ous​te
Posté le 10-07-2007 à 16:17:26  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

Un sage sans argent resterait bien sûr un sage, mais il aurait moins de bien-être qu'un sage qui aurait de l'argent... même s'il a acquis la liberté intérieure, d'un point de vue matériel, il souffrirait physiquement dans le froid l'hivers, etc.
 
salutations cordiales


Ne faut-il pas souffrir pour se découvrir soi-même ?  
 
Et, ne faut-il pas vivre humblement et rejeter la richesse ?
 
Qui sait se contenter aura toujours assez. Lao-Tseu.
 
Le bonheur vient de l'intérieur. Bouddha.

n°12073883
la_sagesse
Posté le 10-07-2007 à 16:29:10  profilanswer
 

bonsoir :)
 
alors, dans ce cas, je te propose de mourir de froid l'hivers dans le but de souffrir et de te découvrir toi-même l'espace de quelques instants
 
bien sûr, pour souffrir à 100% et ainsi pouvoir te découvrir vraiment toi-même, tu devras refuser de manger, de boire, de mendier pour gagner de l'argent afin d'éviter la richesse (avoir 3 euros étant une richesse supérieure à avoir 0 euro, donc autant ne rien avoir du tout)
 
comme ça, tu pourras vivre véritablement humblement en rejetant toute richesse superflux (mieux vaut avoir 0 euro que 3 euros pour ne pas se proclamer "riche" )
 
et donc, tu pourras te contenter de rien et tu auras toujours assez, c'est à dire rien du tout.
 
ton bonheur viendra de l'intérieur et tu ne pourras même plus l'exprimer ici sur ce forum :)
 
non, Pour être sage, il ne faut pas avoir faim.
 
et, de plus, un sage riche n'est pas moins sage qu'un sage pauvre car il se contentera autant de ce qu'il a en trop (il pourra, librement en donner au autres qui en demandent autour de lui) que le sage pauvre se contentera uniquement de ce qu'il a (à méditer lol)
 
donc, "rejeter" n'est pas la solution. accepter l'est, et rester libre de prendre et de donner, aussi ! :)
 
salutations cordiales

Message cité 1 fois
Message édité par la_sagesse le 10-07-2007 à 16:34:03
n°12080479
Mangue_ous​te
Posté le 11-07-2007 à 09:12:26  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

et, de plus, un sage riche n'est pas moins sage qu'un sage pauvre


A mon avis, il est beaucoup plus difficile d'être un sage riche qu'un sage pauvre... Mais effectivement, c'est possible...
 
Et quand je parlais de rejeter la richesse, je voulais pas dire vivre avec rien mais je voulais dire vivre sans superflu...

n°12082854
la_sagesse
Posté le 11-07-2007 à 13:45:14  profilanswer
 

salut :)
 
ok, je n'étais pas sûr de ce que tu voulais dire.
 
disons qu'un sage n'éprouve strictement aucun besoin d'avoir du superflux, c'est vrai.
 
mais de là à dire que le sage doit forcément rejeter toute éventualité de richesse, j'en comprend évidemment la logique (il veut vivre sans superflux), et aussi, on sait qu'un vrai sage n'a plus le moindre attachement et qu'il est libre de toute possession (donc de l'argent)
 
mais admettons par exemple qu'un chirurgien soit un sage
 
je ne vois pas de contradiction entre exercer un métier qui soigne les gens et être en même temps un sage
 
donc le sage en question ferait parti d'un système social où il est rémunéré pour les efforts qu'il accompli
 
à force de travailler, il accumule donc forcément des richesses
 
donc, puisqu'il est libre du superflux qu'il a accumulé, rien ne l'empêche de décider, tous les jours par exemple, de se débarasser de tout son superflux pour le distribuer, par exemple, à des clochards dans la rue
 
ou bien faire d'autres choses avec cet argent, et des choses qui ne lui apporte aucun superflux, mais que de la paix intérieure.
 
moi je pense que ça peut tout à fait exister.
 
je rêve peut-être... peut-être que quelqu'un qui possède des choses ne parvient plus à s'en débarasser librement car il y est trop attaché, mais un vrai sage est libre de l'avoir, donc même s'il a plein de choses, il se fiche de les perdre
 
salutations cordiales

n°12083415
jean eymar​d
Posté le 11-07-2007 à 14:35:47  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

salut :)
 
ok, je n'étais pas sûr de ce que tu voulais dire.
 
disons qu'un sage n'éprouve strictement aucun besoin d'avoir du superflux, c'est vrai.
 
mais de là à dire que le sage doit forcément rejeter toute éventualité de richesse, j'en comprend évidemment la logique (il veut vivre sans superflux), et aussi, on sait qu'un vrai sage n'a plus le moindre attachement et qu'il est libre de toute possession (donc de l'argent)
 
mais admettons par exemple qu'un chirurgien soit un sage
 
je ne vois pas de contradiction entre exercer un métier qui soigne les gens et être en même temps un sage
 
donc le sage en question ferait parti d'un système social où il est rémunéré pour les efforts qu'il accompli
 
à force de travailler, il accumule donc forcément des richesses
 
donc, puisqu'il est libre du superflux qu'il a accumulé, rien ne l'empêche de décider, tous les jours par exemple, de se débarasser de tout son superflux pour le distribuer, par exemple, à des clochards dans la rue
 
ou bien faire d'autres choses avec cet argent, et des choses qui ne lui apporte aucun superflux, mais que de la paix intérieure.
 
moi je pense que ça peut tout à fait exister.
 
je rêve peut-être... peut-être que quelqu'un qui possède des choses ne parvient plus à s'en débarasser librement car il y est trop attaché, mais un vrai sage est libre de l'avoir, donc même s'il a plein de choses, il se fiche de les perdre
 
salutations cordiales


Il serait interessant que tu nous dises la différence que tu fais entre le sage et le saint, car il faut pas confondre.
Si le sage c'est celui qui est la personne la plus compétente pour trouver son bonheur alors il peut peut etre y avoir des sages riches (quoique ce soit trés peu probable) si trouver son bonheur c'est faire fi de celui des autres .  
Par contre si le saint  c'est la personne  (croyante ou non) qui fait passer le bonheur des autres avant le sien alors il ne peut y avoir de riches dans cette catégorie la.
Peut etre peut-on dire que le but du sage c'est de trouver le bonheur sans forcément s'occuper des autres alors que le saint n'a pour but que le bonheur des autres meme au prix de sa souffrance personnelle.
 
 
Mais il me semble vain de théoriser sur la sagesse  comme si elle pouvait s'enseigner, il faudrait pour cela que les hommes soient des créatures de raison or il n'en est pas ainsi. La sagesse ne dépend pas de l'intelligence, mais des passions, des pulsions, du vouloir propre a chacuns.
Tu auras beau montrer et démontrer qu'il faut faire ceci ou cela pour etre heureux, les passions seront toujours les plus fortes, "c'est dans ma nature " comme on dit dans la fable de la fontaine le scorpion et la tortue
http://libanisme.typepad.fr/loubna [...] index.html
 
C'est une question de vouloir, si le vouloir est plus fort que la raison c'est rapé.
 
 
 

n°12086358
la_sagesse
Posté le 11-07-2007 à 20:19:56  profilanswer
 

Citation :

Peut etre peut-on dire que le but du sage c'est de trouver le bonheur sans forcément s'occuper des autres alors que le saint n'a pour but que le bonheur des autres meme au prix de sa souffrance personnelle.


 
En fait, c'est vrai que dans l'exemple que j'ai donné, où le sage se débarasse toujours de ses richesses superflux, on pourrait croire qu'il est un saint dans la mesure où il donne plus aux autres que ce dont il a besoin, mais ce n'était pas ce que je sous-entendais.
 
Le sage en question de mon exemple ne donnerait pas toutes ses richesses aux autres, mais uniquement celles qu'il considère avoir en trop.
 
Ainsi, il ne commet pas des actes au prix de sa souffrance personnelle, mais uniquement dans le but d'être libéré de tout attachement, à savoir l'argent en trop, dans cet exemple.
 
Mais tu as raison : jésus par exemple, n'était pas tout à fait un sage même s'il avait une bonne morale, mais plutôt un saint. Il excusait et aimait ceux qui le maltraitaient. Mais en même temps, un sage est toujours UN avec les situations... Donc peut-être qu'un sage aussi excuserait ceux qui le maltraitent.
 
Mais par contre, c'est tout à fait sûr qu'un sage n'irait pas donner tout l'argent qu'il possède jusqu'à souffrir dans le but de donner du bonheur aux autres en perdant le sien car ce serait une idiotie intellectuelle.
 
En effet, si l'on veut que les autres autour de nous soient heureux plus longtemps, il ne faut pas sacrifier sa propre vie.
 
Dans l'exemple du chirurgien, il serait totalement stupide de tout donner son argent jusqu'à mourir de froid par exemple, et ne plus pouvoir exercer son métier suite à une forte maladie, et donc ne plus pouvoir donner de l'argent autour de lui afin de contribuer au bien-être d'autrui.
 
Donc, je persiste à penser qu'un sage est aussi une certaine forme de saint, mais un saint "non stupide" qui ne se sacrifierait pas pour offrir des choses à court terme et ne plus rien pouvoir offrir à long terme, ce qui serait du gâchi :)
 
salutations cordiales
 
ps : concernant le fait que l'on ne peut pas enseigner la sagesse d'un point de vue intellectuel, c'est vrai et c'est faux. Disons qu'on peut au moins enseigner une "partie de la sagesse"... Car bien sûr, pour être sage, il ne faut pas seulement avoir des connaissances intellectuelles, il faut aussi toute une pratique spirituelle à effectuer quotidiennement... Mais je persiste à dire que le sage, c'est celui qui pense uniquement aux autres. Et le plus bizarre aussi, c'est qu'il se considère lui-même comme un autre, et c'est pour ça que les sages s'expriment à la troisième personne. Ils se montrent eux-mêmes et donc, sont super impartiaux et objectifs. En même temps, cela n'exclu nullement les sentiments profonds d'amour pour les êtres !

Message cité 1 fois
Message édité par la_sagesse le 11-07-2007 à 20:26:34
n°12086669
jean eymar​d
Posté le 11-07-2007 à 20:55:29  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

[quote]
ps : concernant le fait que l'on ne peut pas enseigner la sagesse d'un point de vue intellectuel, c'est vrai et c'est faux. Disons qu'on peut au moins enseigner une "partie de la sagesse"... Car bien sûr, pour être sage, il ne faut pas seulement avoir des connaissances intellectuelles, il faut aussi toute une pratique spirituelle à effectuer quotidiennement... Mais je persiste à dire que le sage, c'est celui qui pense uniquement aux autres. Et le plus bizarre aussi, c'est qu'il se considère lui-même comme un autre, et c'est pour ça que les sages s'expriment à la troisième personne. Ils se montrent eux-mêmes et donc, sont super impartiaux et objectifs. En même temps, cela n'exclu nullement les sentiments profonds d'amour pour les êtres !


 
Moi je pense que l'on ne peut enseigner la sagesse qu'aux personnes qui la possèdent deja sans le savoir.
Les aider a développer leur potentiel en quelque sorte. Il y a des personnes faitent pour la sagesse et d'autres pas.
Si la sagesse pouvait s'enseigner comme une science, cela ferait longtemps que tous les hommes seraient sages :o  
 
Sinon, pour moi le sage ne pense pas tout le temps aux autres (a la difference du saint), il cherche comment etre heureux ou le moins malheureux possible et cela passe parfois par les autres.

n°12087107
la_sagesse
Posté le 11-07-2007 à 21:54:10  profilanswer
 

Citation :

Moi je pense que l'on ne peut enseigner la sagesse qu'aux personnes qui la possèdent deja sans le savoir.


 
En fait, tout le monde possède déjà la sagesse en soi car c'est quelque chose qu'on a tous, comme notre nudité naturelle sous nos vêtements.
 
Le but n'est donc pas de créer de la nudité par-dessus nos vêtements, ou de créer du silence par-dessus le bruit, mais bien de retirer les vêtements, de faire cesser le bruit pour réaliser le silence ou la nudité
 
En ce qui concerne la sagesse, le principe est donc de retirer progressivement, au fil de la pratique, tous les voiles qui masquent la réalisation de la véritable nature de l'esprit.
 
On parle aussi de "débrayage du cerveau" dans le but d'éliminer les "réactions mentales conditionnées", de la même façon que les drogués atteignent une fausse "illumination" qu'ils perdent aussitôt que la drogue a fait son effet.
 
Ces voiles, ce sont nos conditionnements mentaux, qui nous empêchent d'appercevoir la réalité telle qu'elle est vraiment et non pas telle qu'on la perçoit par le voile de notre mental, ce que la majorité des gens a tendance à faire instinctivement dont moi le premier :)
 
Ainsi, plus on est capable d'éliminer nos réactions et nos attachements, plus on est capable d'agir librement comme le sage.
 

Citation :

Les aider a développer leur potentiel en quelque sorte. Il y a des personnes faitent pour la sagesse et d'autres pas.


 
En principe, tout le monde est fait pour la sagesse, mais comme certaines personnes portent beaucoup trop de vêtements sur eux ou font beaucoup trop de bruit avec leur batterie, il est donc extrêmement difficile de leur faire réaliser la nudité ou le silence.  
 
Bien sûr, ce sont des images :) la sagesse ne consiste pas à faire du  nudisme ou à cesser de faire du bruit :)
 
Pour ce qui concerne la sagesse, l'enseignement consiste donc à faire en sorte que nous soyons des chercheurs de la "non vérité" qui est en nous (tous nos mensonges mentaux doivent être éliminés pour toujours) pour ainsi réaliser la "vérité profonde" de notre être qui est en chaque être.
 

Citation :

Si la sagesse pouvait s'enseigner comme une science, cela ferait longtemps que tous les hommes seraient sages


 
peut-être que dans un avenir lointain, la sagesse sera prise nettement plus au sérieux et tout le monde pourra donc bénéficier de ces enseignements et l'appliquer au quotidien. Bien sûr, étant donné que l'on ne peut pas noter le taux de sagesse d'une personne, chacun aurait son taux de sagesse propre, mais il sera probablement plus élevé en moyenne que le taux de sagesse moyen actuel :)
 

Citation :

Sinon, pour moi le sage ne pense pas tout le temps aux autres (a la difference du saint), il cherche comment etre heureux ou le moins malheureux possible et cela passe parfois par les autres.


 
C'est vrai.
 
En effet, la sagesse et la compassion sont deux choses distinctes bien qu'un sage dénué de compassion ne pourrait pas être un sage :)
 
Dans le bouddhisme par exemple, il est nécessaire d'avoir à la fois un esprit de sagesse et un esprit de compassion, c'est à dire une liberté intérieure incontestable et un désir profond de libérer les êtres de leur souffrance et des causes de leur souffrance.
 
Donc, pour l'exemple du chirurgien qui donne régulièrement de son argent aux autres, ce ne serait pas qu'un sage, en effet, mais un bouddhiste voir aussi une sorte de saint :)
 
Ne nous bloquons pas sur les mots...
 
De plus, si on réfléchi bien, il faudrait aussi que le chirurgien "modèle" de mon exemple agisse selon le proverbe chinois : "ne donne pas un poisson à quelqu'un qui ne sait pas pêcher, apprend lui à pêcher"
 
Donc, faire en sorte que les clochards se libèrent par eux-mêmes, de leur situation (sauf si c'est impossible à cause de multiples handicaps invalidants), en leur donnant par exemple le goût de vouloir travailler pour gagner de l'argent et assurer leur confort matériel.
 
Dans ce cas là, on s'occupe directement des causes de leur souffrance, et non pas uniquement de leur souffrance.
 
Salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 11-07-2007 à 22:13:46
mood
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Posté le 11-07-2007 à 21:54:10  profilanswer
 

n°12089455
Profil sup​primé
Posté le 12-07-2007 à 07:48:06  answer
 

Bonjour,
 
Mais comment pouvez- dire que la sagesse puisse s’enseigner ?  
Qui peut juger des capacités, des potentiels,des pensées des personnes ?  
Jugements qui se basent sur des stéréotypes.Et, là danger.
La sagesse est probablement un état d’être qui ne se développe que par soi-même, parcours semé d’erreurs, aussi.
A mon sens, enseigner la sagesse représente un autre-type de conditionnement.
 
"le taux de sagesse moyen actuel "-->tu le mesures comment?
 
 :hello:  

n°12089866
Mangue_ous​te
Posté le 12-07-2007 à 09:53:55  profilanswer
 


Somme des sagesses/nombre d'individus...  :lol:  :lol:  :lol:  

n°12090143
jean eymar​d
Posté le 12-07-2007 à 10:23:27  profilanswer
 


Moi je crois qu'elle ne s'enseigne pas, elle se cultive tout au plus.
On est fait pour la sagesse ou pas  :o  
 

n°12091812
Profil sup​primé
Posté le 12-07-2007 à 12:58:05  answer
 

alors pourquoi avoir dit:
"Moi je pense que l'on ne peut enseigner la sagesse qu'aux personnes qui la possèdent deja sans le savoir. "
 
 
"Somme des sagesses/nombre d'individus...  :lol:  :lol:  :lol:  "
Ta réponse me fait bien sourire depuis ce matin :lol:  
 
 
Lilya a
 

n°12092231
la_sagesse
Posté le 12-07-2007 à 13:47:31  profilanswer
 

salut :)
 
c'est pas parce que j'ai parlé de taux de sagesse que j'ai dit qu'on pouvait le mesurer : nuance :)
 
c'est comme si je parlais du taux d'intelligence, du taux de culture, ou du taux de spiritualité ou voir aussi taux de beauté pour une miss france...
 
Ces taux existent bien, car ils se ressentent lorsqu'on approche de ces personnes, mais on ne peut nullement les mesurer de manière permanente car ce sont des taux qui sont relatifs à la perception de chacun.
 
Le dalaï lama par exemple a un taux très élevé de sagesse en lui, mais pour celui qui ne comprend rien ou qui ne veut rien entendre à ce que c'est que la sagesse, le dalaï lama n'est qu'un personnage public sans importance et donc, il estimerait que son taux de sagesse est faible, n'étant pas capable de le détecter subjectivement.
 
Donc, il y a des mesures que l'on ne peut pas faire... Mais ce n'est pas parce qu'on ne peut pas noter ses élèves qu'il ne faut pas leur enseigner ce que c'est que la sagesse, ne serait-ce que par compassion pour eux !
 
J'ai dit qu'on pouvait enseigner la sagesse et je le pense.
 
Evidemment, il faudrait que ce soit un sage qui enseigne et non un professeur qui réciterait des choses qu'il a apprises par coeur sans en réaliser le sens profond.
 
Il faut, de toute évidence, que la parole de celui qui enseigne la sagesse soit vraie, donc, en accord parfait avec son intérieur.
 
Un "faux sage" qui voudrait enseigner la sagesse à ses élèves a toutes les chances de se casser la figure puisqu'il manquerait de crédibilité autour de lui, alors que le principe de la transmission de la sagesse, c'est la confiance absolus en celui qui enseigne, c'est l'impression que le sage en question est un témoin de la vérité.
 
Donc, rien n'est impossible ! Et je ne vois pas pourquoi il faudrait impérativement que les élèves soient "récompensés" de leur éventuel "taux de sagesse" puisque celui-ci varie en fonction de la perception de chacun et des circonstances.
 
De plus, faisons l'image d'un jardin où l'on a semé des graines.
 
Les graines, ce sont les élèves, ou plutôt, devrait-on dire, les potentiels disciples, car tout dépend bien sûr de leur état d'esprit et de leur réceptivité à la sagesse pour être de véritables disciples.  
 
Le jardin, c'est la salle de classe.
 
Le sage a donc pour mission profonde d'arroser les graines le plus soigneusement possible et de prendre soin de la terre où les graines sont semées, autrement dit d'enseigner sa sagesse avec amour et compassion.
 
Donc, c'est possible... Du moins, je le crois !
 
Salutations cordiales

n°12093251
jean eymar​d
Posté le 12-07-2007 à 15:02:55  profilanswer
 


C'est une façon de parler pour dire qu'il est éventuellement possible d'aider une personne qui a un potentiel de sagesse a le découvrir plus vite.
Mais pour moi on ne peut dépasser le potentiel que l'on a a la naissance.
Si on fait de bonnes rencontres cela favorisera les choses voila tout.
 
J'aurais pu dire aussi que l'on ne fait pas des chevaux de courses avec des chevaux de labour :o  
 
Les hommes d'aujourdhui ne sont pas meilleures que les hommes du passé, tout juste peut on dire qu'il sont plus "civilisés" en moyenne, c'est a dire plus muselés par la pression de la société. Mais tout ça ce n'est qu'un léger vernis.

n°12094214
la_sagesse
Posté le 12-07-2007 à 16:33:25  profilanswer
 

la sagesse, ce n'est pas quelque chose de plus que nous avons, c'est au contraire l'élimination de tout ce que l'on a en trop...
 
donc, tout le monde peut être un sage, mais il doit apprendre la nudité de l'esprit, tout simplement... et pour cela, il faut bien sûr trouver un maître approprié ou tenter de se réaliser soi-même, ce qui est beaucoup plus difficile
 
salutations cordiales

n°12095915
Profil sup​primé
Posté le 12-07-2007 à 19:32:26  answer
 

« J'aurais pu dire aussi que l'on ne fait pas des chevaux de courses avec des chevaux de labour »
Alors là je ne suis pas trop d’accord avec cette vision des choses.
Tout homme a la capacité de progresser…et seul. Mais il lui faut seulement un facteur déclenchant : cela peut-être en effet une rencontre, un évènement ou une situation face à laquelle, tous, nous sommes confrontés à un moment ou un autre…et le léger vernis finit par partir pour laisser apparaître un homme plus  attentif, ayant conscience de ses sensations, de ses émotions perturbatrices. Tout ça, c'est du travail et reste à la portée de tous. Je pense qu’il ne s’agit pas de vouloir éliminer « ce que l’on de trop » mais d’en prendre conscience et de l’intégrer de manière plus judicieuse. Ce n’est pas une question de potentiel mais de travail…sur soi dans un premier temps. Ensuite, peut-être que vient le non-soi (mais je ne suis pas très convaincue par ce propos Bouddhisme à l’heure actuelle).
Chacun effectue son cheminement à son rythme avec les moyens qu'il trouvent. :)  
 
 
 

n°12096035
charlie 13
Posté le 12-07-2007 à 19:50:53  profilanswer
 

C'est une question de caractère de chaque individu, tout le monde sait que celui qui se contente de peu ne manque pas de grand chose, mais tout le monde ne veut pas se contenter de peu.

n°12096163
Profil sup​primé
Posté le 12-07-2007 à 20:09:30  answer
 

"C'est une question de caractère de chaque individu, tout le monde sait que celui qui se contente de peu ne manque pas de grand chose…"
Heu, il faudrait rajouter pour que cela soit exacte: qui se contente volontairement de peu etc…
 
Et puis le caractère on le choisit pas: c'est notre environnement qui nous le façonne (donc si j'ai mauvais caractère ce n'est pas de ma faute :D .

"mais tout le monde ne veut pas se contenter de peu."

Et ben oui c’est la base de nos problèmes, de nos angoisses même. C'est une bonne remarque, je trouve. :)  
 

n°12096358
jean eymar​d
Posté le 12-07-2007 à 20:37:13  profilanswer
 


Certes mais sans doute pas au dela de ses limites qui sont différentes en chaque individu.
Et puis surtout, tout le monde n'a pas pour but de progresser, ceux qui ont cette préocupation (en priorité) ce sont  ceux qui sont doués pour la sagesse.  

n°12096414
jean eymar​d
Posté le 12-07-2007 à 20:45:34  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

la sagesse, ce n'est pas quelque chose de plus que nous avons, c'est au contraire l'élimination de tout ce que l'on a en trop...
 
donc, tout le monde peut être un sage, mais il doit apprendre la nudité de l'esprit, tout simplement... et pour cela, il faut bien sûr trouver un maître approprié ou tenter de se réaliser soi-même, ce qui est beaucoup plus difficile
 
salutations cordiales


Pour etre un sage il faut deja consentir a beaucoup d'efforts et de sacrifices, tout le monde n'en a pas la capacité.
 
Sinon, je trouve que tu es trop dans le jargon bouddhiste, a mon humble avis, la sagesse c'est quelque chose qui doit parler a tous et tout de suite.
Elle n'appartient pas au bouddhisme, pas plus qu'a telle ou telle école de pensée.
La voie du milieu est préférable, en l'occurence une culture qui se nourrit de toutes les cultures, toutes les philosophies.
Il me semble a te lire que tu ne lis que des textes bouddhistes.
 
 
 

n°12096645
Profil sup​primé
Posté le 12-07-2007 à 21:08:47  answer
 


Il me semble a te lire que tu ne lis que des textes bouddhistes.[/quotemsg]
 
 
En fait Populassite tu sembles être très imprégné de tes lectures ou du moins par Desjardin.
D'ailleurs, pour m'en faire une idée, je songe à le lire (que me conseilles-tu?)...pour le moment je me méfie beaucoup
de son image "marketée"! Je ne pense pas qu'il soit l'image du Bouddhisme...enfin il faut que je voie.
 
Et pour:
"Pour etre un sage il faut deja consentir a beaucoup d'efforts et de sacrifices, tout le monde n'en a pas la capacité. "
Je recommence:
Admettons que l'on cherche à être un sage (j' insiste sur admettons) le seul sacrifice est la notion de travail et non de limites;
on peut repousser ses limites et il n'est pas question d'être ou ne pas être doué pour la sagesse, c'est la question de "vouloir" pour raisons purement personnelles et de pouvoir encaisser (surmonter) de profondes phases d'incertitudes;  
 
 

n°12097148
Mangue_ous​te
Posté le 12-07-2007 à 21:48:18  profilanswer
 


 
Juste pour rigoler !   ;)   :D  
 
La Fortune et le jeune Enfant
 
Sur le bord d'un puits très profond  
Dormait étendu de son long  
Un Enfant alors dans ses classes.  
Tout est aux Ecoliers couchette et matelas.  
Un honnête homme en pareil cas  
Aurait fait un saut de vingt brasses.  
Près de là tout heureusement  
La Fortune passa, l'éveilla doucement,  
Lui disant : Mon mignon, je vous sauve la vie.  
Soyez une autre fois plus sage, je vous prie.  
Si vous fussiez tombé, l'on s'en fût pris à moi ;  
Cependant c'était votre faute.  
Je vous demande, en bonne foi,  
Si cette imprudence si haute  
Provient de mon caprice. Elle part à ces mots.  
Pour moi, j'approuve son propos.  
Il n'arrive rien dans le monde  
Qu'il ne faille qu'elle en réponde.  
Nous la faisons de tous Echos.  
Elle est prise à garant de toutes aventures.  
Est-on sot, étourdi, prend-on mal ses mesures ;  
On pense en être quitte en accusant son sort :  
Bref la Fortune a toujours tort.  
 
La Fontaine.

n°12097281
jean eymar​d
Posté le 12-07-2007 à 21:59:29  profilanswer
 


 
 

Je recommence:
Admettons que l'on cherche à être un sage (j' insiste sur admettons) le seul sacrifice est la notion de travail et non de limites;
on peut repousser ses limites et il n'est pas question d'être ou ne pas être doué pour la sagesse, c'est la question de [#7f007f]"vouloir" [/#7f007f]pour raisons purement personnelles et de pouvoir encaisser (surmonter) de profondes phases d'incertitudes


 
 
Ce que tu ne comprends pas c'est que celui qui se met en quete de la sagesse, qu'il place au dessus de tout, est deja un sage, il ne lui reste plus qu'a aller au bout de lui-meme.
La notion de travail exige des sacrifices et des efforts non ? plus de distractions, de plaisirs faciles, beaucoup de lutte avec soi-meme....  
 

n°12098289
la_sagesse
Posté le 12-07-2007 à 23:20:44  profilanswer
 

bonsoir à tous :)
 
en effet, j'apprécie beaucoup les enseignements bouddhistes, mais je n'y suis pas attaché pour autant, enfin, comment dire, pas dépendant ou fanatique
 
sinon, concernant arnaud desjardins, je conseille de lire "les chemins de la sagesse". j'ai justement un fichier pdf... je pourrai le mettre sur mon site si quelqu'un veut le lire, et ensuite, je vous donnerai le lien si vous voulez
 
personnellement, ce livre m'a apporté beaucoup de luminosité
 
sinon, évidemment, en faisant l'image de quelqu'un qui s'habille en mettant 100 milliards de vêtements sur lui, et qui ne prend pas la décision de les enlever tous soi-même ou de demander à quelqu'un de compétent pour l'aider à les enlever, un par un, afin de s'en libérer, n'atteindra jamais la nudité physique
 
de même, pour la sagesse, celui qui est "habillé de conditionnements" et de "réactions émotionnelles", devra fournir un long et persévérant travail afin de tout retirer soi-même (ou à l'aide d'un sage) les voiles qui l'empêche de réaliser la nature profonde de son esprit, révélant ainsi son potentiel inné de sagesse, propre, je le répète, à chaque être humain quel qu'il soit.
 
donc, jean eymard et lilya a ont tous les deux raison, à savoir que la sagesse est à la fois compliquée à atteindre et que ce n'est pas tout le monde qui peut prendre la ferme volonté de tout mettre en oeuvre pour l'atteindre, et aussi que la sagesse est ouverte à tous parce que tous les êtres humains sont déjà des sages, derrière le "masque" ou le "voile" de leurs conditionnements et de leurs réactions émotionnelles habituelles
 
sinon, pour revenir à ce que jean disait :  
 

Citation :

beaucoup de lutte avec soi-meme....  


 
la lutte est encore une forme de conditionnement ou de réactions émotionnelles si tu préfères...
 
par exemple, on est entrain de se mettre en colère, et on lutte intensément contre cette colère pour ne pas qu'elle explose et qu'elle nuise à ceux qui nous entourent
 
mais la lutte n'est pas l'expression de la paix intérieure
 
comme le dit arnaud desjardins, il faut se dégager, se libérer, débrayer le moteur de nos réactions émotionelles. Le moteur tourne, mais on ne tourne plus avec lui.
 
pour l'exemple d'un début de colère, en étant "unifié" avec notre colère, on s'accepte tel que l'on est à l'état présent, entrain de s'énerver, et c'est seulement là qu'on est lucide et qu'on se rend compte que cela peut nuire aux autres et qu'il faut donc transformer cet état d'esprit en un autre état d'esprit.
 
donc, je pense qu'il ne s'agit pas de "refouler ses émotions" en luttant contre elles ou en s'en débattant, mais de les accepter telles qu'elles arrivent en nous, afin de rester dans un état de paix intérieur et ainsi conserver toute sérénité et lucidité pour agir d'une façon plus appropriée à la situation
 
et la colère tombe d'elle-même sans que l'on ait à se forcer
 
parce qu'on peut toujours essayer : lutter contre ses émotions ne donne jamais de bons résultats car il y a un déni et on ne peut rester en paix intérieure avec un déni de la réalité, de notre état d'être actuel
 
il ne faut jamais refuser son état d'être car il s'agit d'un mensonge que l'on se fait à soi-même
 
en effet, à chaque instant de notre existence, on est uniquement ce que l'on est et on ne peut pas être autrement !
 
donc, pour gagner de la sagesse, il ne s'agit pas de se repprocher constamment ses attitudes, ses coups de colère, ses tristesses, ses états d'être.
 
il s'agit de les accepter, de les tolérer, de les aimer en permanence, afin de conserver toute lucidité vis-à-vis des autres
 
c'est donc comme ça qu'on acceptera complètement, par exemple, sa tristesse du moment. si je suis triste, je suis triste !  
 
je dois rester unifié avec ma tristesse, être UN avec elle... c'est ma seule façon pour moi d'être pleinement conscient du moment présent, sans le détester ou le dénier, comme on le fait si souvent...
 
je donne un autre exemple, un exemple qui me concerne car je l'ai vécu ce matin même.
 
en ce moment, c'est les vacances pour moi, et je me lève donc très tard.
 
je suis une sorte de tanguy car j'ai bientôt 26 ans et que j'habite toujours chez mes parents (mais cela ne me tracasse pas car je sais que si j'étais tout seul, je serai bien obligé d'apprendre à vivre par moi-même et j'ai aussi le sentiment que mes parents ont besoin de moi pour l'instant donc je reste chez eux)
 
par exemple, ce matin, ma mère est venu à MIDI dans ma chambre (pour moi MIDI, c'est trop tôt pour me lever... car je me lève vers 13 heures environ quand je n'ai vraiment plus envie de dormir... je sais, c'est de la paresse totale... mais comme c'est les vacances, j'en profite disons :))
 
quelle a été ma première réaction ? réponse : "OH NON !" "Ma mère vient me réveiller alors que je VEUX dormir plus que cela"
 
pendant l'espace de quelques secondes, je n'étais plus du tout en paix intérieure, sans pour autant être en colère contre ma mère, mais je me fermais à la réalité et je la déniais : je souhaitais qu'elle soit autrement, c'est à dire que je sois toujours entrain de dormir et que personne ne soit venu me déranger...
 
c'est évidemment une réaction aveugle, endormie (effectivement, j'étais encore endormi, c'était peut-être ça la cause de mon refus flagrant de la réalité LOL)
 
bien sûr, dans la journée, il m'arrive plein de moments où je refuse la réalité qui se présente devant moi, mais à des degrés nettement plus inférieurs car, avec la pratique quotidienne, j'apprend à aimer, à accepter toute la réalité telle qu'elle se présente sous mes yeux, quel que soit la situation à laquelle je me trouve... mais en même temps, pour le moment, ça m'est facile puisque je suis en vacances...
 
je verrai donc comment ma "petite sagesse" évolue vraiment lorsque je serai de retour à la fac de psychologie... (je suis sûr qu'il y aura beaucoup de refus de la réalité, je ne sais pas pourquoi, je le sens car j'ai des tendances à être contre le système scolaire... lol)
 
mais bon, voilà quoi... c'est aussi cela le but de la voie, de la sagesse... apprendre à tout accepter, et du coup, à en être libre...
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 13-07-2007 à 00:03:19
n°12100061
jean eymar​d
Posté le 13-07-2007 à 09:47:56  profilanswer
 

Par lutte avec soi-meme j'entend lutte contre sa faiblesse, contre ses passions...
Il faut etre fort pour etre un sage c'est une chose qu'on oublie souvent.
La pitié ou la compassion sans la force n'est que de la sensiblerie c'est a dire de la faiblesse.

n°12100406
Profil sup​primé
Posté le 13-07-2007 à 10:28:58  answer
 

Bonjour,
 
Ce que je comprend :
La notion de travail exige des sacrifices et des efforts non ?
Oui pour les efforts.
Oui pour la lutte avec soi-même
Pour les sacrifices….l’effort lorsqu’il est réalisé avec motivation ne génère pas la sensation de  sacrifice.  
De plus, il me semble que faire des pauses, avoir des distractions…au contraire, soient bénéfiques pour la prise de recul nécessaire dans sa réflexion. D’ailleurs, cela permet de mesurer (situer)  sa capacité à diminuer ses émotions  perturbatrices ou expérimenter son état de conscience.
 
La_Sagesse :
Sinon, je veux bien lire ton fichier.
Et
« beaucoup de lutte avec soi-même.... » cela veut dire (pour moi), beaucoup d’énergie pour tenter de trouver notre authenticité, de sortir de nos conditionnements, certitudes reçus…et pour affronter l’incertitude. C’est plus une forme de « déconditionnement ».

n°12103224
la_sagesse
Posté le 13-07-2007 à 14:48:39  profilanswer
 

salut à tous :)
 
oui, c'est vrai que pour être un sage, il faut gagner en force, mais en force d'âme uniquement, pas en force tout court, car cette force là est nuisible pour l'âme, donc pour soi ET pour les autres.
 
donc, concernant la "lutte" dont tu parlais, oui, il faut une certaine forme de lutte, mais une lutte contre la "non vérité", contre les "réactions émotionnelles" (négatives voir aussi positives), contre les "faux conditionnements" (car il existe aussi une forme de "vrai conditionnement", basé sur des principes justes, que l'on peut donc réaliser par soi-même avec certitude), autrement dit, une "lutte" contre l'asbence de paix intérieure : il s'agit donc d'une lutte bénéfique et positive pour soi-même ET pour les autres, sinon c'est une lutte non bénéfique et négative. Dans ce cas là uniquement, je suis d'accord avec cette notion de lutte.
 
Concernant les sacrifices, ils existent et ils n'existent pas en même temps (tout dépend du point de vue que l'on a).
 
Il faut, en effet, se "sacrifier", d'une certaine façon, de ce que l'on possède en trop, pour en être libre (comme mon image des vêtements à retirer pour découvrir la nudité ou du bruit à cesser pour découvrir le silence)
 
Car d'un certain point de vue, tant qu'on est "attaché" à ce que l'on possède en trop par exemple, on a vraiment des difficultés énormes à s'en "détacher" en toute sobriété, et donc, en toute neutralité.
 
Mais lorsqu'on commence à réaliser que ce que l'on jugeait comme des "sacrifices" ne sont en fait qu'une véritable bénédiction pour soi-même, on se rend compte que finalement, ce n'était pas vraiment des sacrifices.
 
Donc, au début de la voie, il faut faire des sacrifices pénibles et douloureux pour soi-même, et au cours de la voie, on se rend compte que les sacrifices en question n'en étaient pas puisqu'ils nous sont  bénéfiques. (comme celui qui avait tout perdu dans le film "fight club" si vous l'avez déjà vu)
 
C'est tout à fait vrai que la notion de "break" alors qu'on a une terrible pression dans notre travail, est essentielle pour que notre esprit soit saint et libéré.
 
Pour ma part, je suis justement très nul dans ce domaine, car quand j'étudie par exemple, c'est soit, je ne pense qu'à ça et c'est très fatiguant et je réussi à peine mes examens, soit, je n'y pense pas du tout et c'est la "belle" vie et je rate complètement mes examens : je n'arrive donc pas à trouver le juste milieu en général.
 
Voici sinon le lien pour lire le livre "les chemins de la sagesse" d'arnaud desjardins :  
 
http://www.populassite.com/sagesse/sagesse.pdf
 
Sinon, concernant cela :  
 

Citation :

La pitié ou la compassion sans la force n'est que de la sensiblerie c'est a dire de la faiblesse.


 
Dans le mot "force", tu entends, force d'âme, lucidité, sérénité, liberté de donner tout en ayant un esprit critique et une paix intérieure ?
 
Ou bien tu entends quelque chose comme : "c'est moi le plus fort de nous deux : je ne me laisserai pas avoir à te donner de la tune !!!"
 
Si c'est cela que tu entends par le mot "force", je pense que c'est une "mauvaise force", car le sage ne possède plus d'orgueil donc il ne se sent ni plus fort, ni moins fort que les autres.
 

Citation :

cela veut dire (pour moi), beaucoup d’énergie pour tenter de trouver notre authenticité, de sortir de nos conditionnements, certitudes reçus…et pour affronter l’incertitude. C’est plus une forme de « déconditionnement ».


 
je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis
je peux aussi ajouter qu'il faut savoir apprendre à débrayer le moteur de nos réactions mentales automatiques. le moteur tourne en nous-même, mais on ne tourne plus avec lui. c'est ainsi qu'on en devient libre et qu'on peut agir avec plus de lucidité dans notre vie quotidienne
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 13-07-2007 à 15:00:24
n°12104472
Profil sup​primé
Posté le 13-07-2007 à 16:24:52  answer
 

J4ai pas tout lu, mais au début on parle de maitre.
Sérieusement, pas besoi de maitre dans la quette de la sagesse, c'est nous même le maître. Pourquoi se faire influencer ?

n°12106341
Profil sup​primé
Posté le 13-07-2007 à 19:34:49  answer
 


Pas pour se faire influencer, mais pour se faire éventuellement guider.

n°12106508
jean eymar​d
Posté le 13-07-2007 à 19:56:50  profilanswer
 

La sagesse:
 
 
Bien entendu ! ça me semble aberrant que tu poses la question aprés tout ce temps passé a débattre avec moi  :pfff:  
Enfin il faut quand meme précisé un peu:
Force d'ame oui, la lucidité et la sereinité n'ont pas trop avoir avec ça.
De la force pour faire des efforts, pour supporter les souffrances, pour ne pas se décourager, pour ne pas devenir méchant, pour continuer a aller de l'avant malgré tout.
ça me semblait pourtant évident mais j'ai remarqué que tu avais du mal a interpréter les (certains) autres, non?  
 

n°12110037
la_sagesse
Posté le 14-07-2007 à 02:10:35  profilanswer
 

salut :)
 
et bien, non, en fait, c'est parce que lorsque les choses ne sont pas dites explicitement (enfin, du moins, de mon point de vue), je les "corrige" à ma façon pour qu'elles le deviennent  
 
c'est tout... je n'ai pas voulu dire que tu parlais de cette force là, j'ai juste précisé qu'il ne s'agissait pas de cette force là...
 
j'ai écrit cela dans le but d'apporter quelque chose de plus à ce que tu avais dit, et non dans le but de "repprocher" un trait de ta personnalité
 
il ne faut pas tout ramener à toi :)
 
comme le dit arnaud desjardins, ce n'est jamais la vérité qui blesse, c'est la destruction de la non vérité
 
c'est la prise de conscience que l'on se ment à soi-même sur certains points, comme par exemple, une personne qui ne se croit pas prétentieuse et qui réalise que la majorité des gens qui la connaissent pensent cela d'elle derrière son dos
 
donc, la remise en question peut être très douloureuse car elle procure en nous des destructions de "non vérité", et c'est cela qui est difficile à supporter... mais une fois que l'on a détruit toutes les "non vérités" qui sont en nous, il ne reste que la vérité... et c'est là seulement qu'on peut être un sage (mon rêve) ! :)
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 14-07-2007 à 02:11:16
n°12110740
Profil sup​primé
Posté le 14-07-2007 à 09:55:35  answer
 

Pour vous 2, jean eymard & la_sagesse
 
 
Vu la sensation de "mauvaises ondes" entre vous 2 ;)   :)  
volà qq chose qui devrait vous mettre d'accord:

Le sage lutte ave
c son propre égo ;  
L’homme ordinaire lutte avec les égos des autres.

Hazrat inayat Khan
 

n°12112272
jean eymar​d
Posté le 14-07-2007 à 14:29:40  profilanswer
 

Non, moi je n'ai jamais eu de mauvaises ondes envers vous deux, vous vous trompez une fois encore.
Vous vous ressemblez beaucoup, sans doute avez vous eu la meme culture, le meme milieu, différents du mien.
 
 
 

n°12112443
la_sagesse
Posté le 14-07-2007 à 15:02:29  profilanswer
 

salut :)
 
je ne suis pas d'accord avec tes deux phrases écrites en rouge
 
j'aurais plutôt dit :
 
- celui qui recherche la sagesse veut se libérer de son ego
- celui qui ne recherche pas la sagesse reste emprisonné dans son ego

 
En effet, si on fait l'image d'un prisonnier par exemple. Il aura beau lutter contre sa prison, il ne pourra pas en sortir. Tout ce qu'il fera, c'est détruire sa paix intérieure. Maintenant, s'il cherche à se libérer de sa prison, il devra faire preuve de patience et de vertue. Ce qui est beaucoup plus proche d'un comportement de sage.
 
Maintenant, quand tu dis que l'homme non sage lutte contre les égos des autres, je pense que c'est vrai même pour l'homme sage.
 
En effet, prennons l'exemple d'un sage qui joue aux échecs contre un autre.
 
Il devra lutter contre l'autre afin de remporter la partie même si bien sûr, il joue pour le fun et n'espère ni gagner ni perdre car il est libre du gain et de la perte.
 
N'empêche qu'il s'opposera à un autre ego que le sien, à une autre individualité donc.
 
Donc, je vois plutôt la sagesse comme une libération de sa prison intérieure et la non sagesse comme un enfermement dans sa prison intérieure et je trouve également qu'il est tout à fait normal que les egos s'opposent entre eux pour des raisons fondamentales de différences.
 
Par exemple, entre moi et jean eymard, il y a des différences.
 
Cela ne veut pas dire qu'on a de mauvaises intentions l'un envers l'autre ni qu'il y a de mauvaises ondes entre nous, cela veut juste dire qu'on a des points de vue divergents parfois dans la forme, ce qui est tout à fait normal puisqu'on ne s'exprime pas tous de la même manière puisqu'on a chacun un ego différent de celui de l'autre.
 
Salutations cordiales

n°12113586
Profil sup​primé
Posté le 14-07-2007 à 18:07:33  answer
 

La_Sagesse:
Possible ce que tu dis mais les deux phrases en rouge ont (à mon sens) une autre signification ;  
 le sage luttant avec son égo est le sage qui veut se libérer de son égo conditionné ou construit , de l’égo non-authentique avec tout ce que ça comporte comme nuisance vis à vis de soi et les autres.
L’homme ordinaire c’est donc l’homme qui n’a pas encore pris conscience de cette partie d' égo…qui le dénature. En effet ,il peut y rester prisonnier toute son existence avec la tendance de toujours vouloir convertir l’égo des autres à la fausse image du sien (qui est donc faux).
 
Donc tes 2 exemples ne rentrent pas dans ce cadre.
 
Pour Jean :
A propos de différences : je pense que la culture et l’environnement de La_Sagesse sont complètement opposés à mon milieu, si je reprend son exemple de Tanguy.
 
Et comme on a tendance à se tromper-c’est vrai-j’aurai bien voulu savoir ce que tu pensais au sujet des 2 phrases en rouge.(enfin si tu le souhaites).
 :hello:  
 

n°12114298
jean eymar​d
Posté le 14-07-2007 à 19:50:51  profilanswer
 


 :jap:  a ton service.
 
A mon sens, le sage a en effet beaucoup lutté( travaillé ) avec lui-meme pour devenir sage, peut etre pas avec son ego, mais plutot avec sa faiblesse.
Comme je l'ai dit précédemment, je pense que pour avoir la chance de devenir un sage il faut etre déja etre prédisposé. Tout le monde peut progresser, certes, mais on a tous nos limites, celles du sage sont plus lointaines.
A mon avis, le candidat a la sagesse a déja une personnalité qui le pousse a comprendre les autres, a etre ouvert aux autres. Il n'est pas prétentieux, narcissique, content de lui. Il est plus dur avec lui-meme qu'il ne l'est envers les autres.  
Peut etre a l'origine de sa quete de la sagesse il y a un malaise qui fait qu'il a beaucoup consacré de temps a se comprendre et que par la il a développé une capacité a comprendre les autres.
"L'homme ordinaire lutte avec les autres", oui je vois ça comme ça aussi, Le sage lutte avec lui-meme parce qu'il cherche a devenir meilleur.  
 
Sinon, pensez vous qu'il existe encore une distance entre l'orient et l'occident ?
Distance qui pourrait expliquer les erreurs d'interprétation.  

Message cité 1 fois
Message édité par jean eymard le 14-07-2007 à 19:53:53
n°12114437
Profil sup​primé
Posté le 14-07-2007 à 20:16:01  answer
 

jean eymard a écrit :


 :jap:  a ton service.
 
A mon sens, le sage a en effet beaucoup lutté( travaillé ) avec lui-meme pour devenir sage, peut etre pas avec son ego, mais plutot avec sa faiblesse.
Et quelle serait sa faiblesse ou limite?
 
Sinon, pensez vous qu'il existe encore une distance entre l'orient et l'occident ?
Distance qui pourrait expliquer les erreurs d'interprétation.  


 
Rapidement (car je dois partir) donc sans avoir beaucoup réfléchie à cette question remise dans le contexte de nos questions sur la sagesse, je pense  
que cette quête est avant tout une question d'individu et ne relève pas de culture différente et de toute manière les erreurs d'interprétations existent entre personnes d'une même culture...
 
Et toi, Jean, qu'en penses-tu?  :)

n°12114485
jean eymar​d
Posté le 14-07-2007 à 20:24:45  profilanswer
 


 
Oui sans doute, mais peut etre y a t-il une différence dans le sens de l'humour, dans le second degré ou le troisième degré.
Si tu prends du second degré pour du premier degré, tu ne peux que te tromper (dans un premier temps) sur la psychologie d'une personne.
Quant a la quete de la sagesse, toutes les cultures la recherche bien entendu.  
 

n°12116155
la_sagesse
Posté le 15-07-2007 à 00:48:05  profilanswer
 

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