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Auteur Sujet :

Bouddhisme/Yoga/Jaïnisme - Science de l'esprit - En quête de sagesse !

n°12158508
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 13:11:55  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

jean eymard a écrit :

Si je dis que l'essence du bouddhisme c'est l'acceptation, j'ai bon ?  
 
Mais pour accepter il faut ne plus vouloir et pour ne plus vouloir (ne pas confondre vouloir et désir) il faut considérer que ce monde est une illusion, une sorte de théatre ou se battent et s'ébattent les passions, qu'il y a autre chose en dehors de ce monde --> encore une croyance.
 
De plus, en ce qui concerne l'acceptation ou la neutralité chère a la sagesse, il faut se persuader que les sentiments eux-memes sont source d'erreur et donc l'amour également serait source d'erreur.  
Si j'aime un autre etre que moi-meme plus que moi meme et qu'il me soit enlevé a tout jamais, je dois penser que tout est bien, mais alors si on pense ainsi, l'amour est dépouillé de sa substance, on ne peut pas-plus aimer.
 
Comment aimer si on a rejeté toute capacité a souffrir ? Je ne crois pas que ce soit possible ou alors ce n'est pas ce qu'on appelle l'amour.
 
Moi je pense que les seules choses vraies, premières, ce sont justement les sentiments nobles, la capacité a ressentir les autres etres vivants .
 


 
Je vais réfléchir très longtemps avant de répondre à ces interrogations. (pendant que je vais prendre ma douche)
 
Car j 'ai une profonde envie de te comprendre aujourd'hui et donc, aussi que tu "comprennes" les choses que je vais dire... :)
 
Salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 19-07-2007 à 13:13:04
mood
Publicité
Posté le 19-07-2007 à 13:11:55  profilanswer
 

n°12159329
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 14:40:37  profilanswer
 

Citation :

Si je dis que l'essence du bouddhisme c'est l'acceptation, j'ai bon ?


 
Oui, c'est l'acceptation inconditionnelle du passé, du présent et du futur, autrement dit, de la réalité telle qu'elle était, telle qu'elle est et telle qu'elle sera (grâce à notre intervention et à celle de tous les êtres vivants).
 
Et sinon, c'est l'essence de la vérité, pas seulement celle du bouddhisme.
 

Citation :

Mais pour accepter il faut ne plus vouloir et pour ne plus vouloir (ne pas confondre vouloir et désir) il faut considérer que ce monde est une illusion, une sorte de théatre ou se battent et s'ébattent les passions, qu'il y a autre chose en dehors de ce monde --> encore une croyance.


 
ne plus vouloir quoi ? que les choses changent selon notre volonté ou notre désir ?
 
si c'est cela, bien sûr que non : il FAUT vouloir justement ! :-)
 
le monde est une illusion et il ne l'est pas, c'est cela le piège, ou le paradoxe si tu préfères... car dire UNIQUEMENT que le monde est une illusion reviendrait à faire du nyilisme sur la réalité, or elle existe ! (mais aussi, son existence est une illusion)
 
donc, le monde existe et il n'existe pas (c'est ce qui permet d'avoir un certain recul sur lui tout en ayant un intérêt pour lui : c'est la fameuse voie du milieu bouddhique)
 
En fait, ce n'est pas qu'il y a "autre chose à voir" en dehors de ce monde, mais plutôt, justement, qu'il n'y a "rien à voir" en dehors de lui.
 
Mais paradoxalement, c'est justement ce "rien à voir" qui est au-delà du monde existant sous nos yeux.
 
L'image que l'on peut faire est celle du silence au delà du bruit.
Admettons que nous soyons dans une église.
Un batteur y fait de la percussion et ça résonne de partout : un vacarme d'enfer se produit donc et cela fait mal à nos oreilles.
 
Effectivement, le bruit existe, le bruit "infernal" ou "intolérable" existe et nous "casse" les oreilles.
 
Mais, à sa source, son essence est le silence : c'est par-dessus le silence, que le bruit "infernal" s'ajoute.
 
De la même façon, notre existence existe "par-dessus notre non existence" ou par-dessus le vide.
 
On peut faire une autre image.
 
On regarde un film, jugé par notre mental comme étant "extrêmement choquant" pour les âmes sensibles.
 
En réalité, derrière les apparences changeantes et impermanentes de cet "horrible" film, il n'y a qu'un seul écran blanc, neutre, tout à fait vide, qui ne peut choquer strictement personne de part sa neutralité naturelle et innocente.
 
Bien sûr, les apparences du film existent, bien sûr, elles ont le "pouvoir" de nous choquer moralement, mentalement, voir aussi sentimentalement. Mais est-ce que l'essence du film nous choque ? Est-ce que la neutralité de l'écran blanc est choquante ? Réponse : NON ! En effet, elle peut nous rendre ni heureuse, ni malheureuse.
 
Si, par exemple, on reste devant un "mur blanc" (comme je le faisais dans ma chambre quand j'étais petit enfant) et qu'on le contemple.
 
Il n'y a strictement RIEN qui peut nous rendre heureux ou malheureux.
La seule chose qui peut avoir ce pouvoir sur nous, ce sont nos pensées.
En effet, si on se met à penser, en regardant le mur blanc, qu'on a envie d'uriner, et que l'on "considère cela" comme étant un "problème" car on sait qu'on a un tonton qui est actuellement aux toilettes, on va éprouver un sentiment de "malaise", totalement lié à notre perception "mentales" des choses, des situations. Une perception non "neutre" comme l'est le "mur blanc" en face de nous, ni "malveillant", ni "bienveillant" (comme l'est probablement ce cher "dieu" dont personne ne connait l'existence puisqu'il n'existe pas sous la forme d'une apparence limitée et impermanente comme tous les êtres, mais plutôt comme du "vide", du "neutre" et en même temps, comme du "non vide", comme l'infini). Et c'est cela notre nature profonde, notre "nature de bouddha" ou notre "neutralité".
 

Citation :

Si j'aime un autre etre que moi-meme plus que moi meme et qu'il me soit enlevé a tout jamais, je dois penser que tout est bien, mais alors si on pense ainsi, l'amour est dépouillé de sa substance, on ne peut pas-plus aimer.  
 
Comment aimer si on a rejeté toute capacité a souffrir ? Je ne crois pas que ce soit possible ou alors ce n'est pas ce qu'on appelle l'amour.  
 
Moi je pense que les seules choses vraies, premières, ce sont justement les sentiments nobles, la capacité a ressentir les autres etres vivants.


 
Déjà, aimer un autre être plus que soi-même, c'est effectuer une "préférence intellectuelle" dans l'amour.
 
Pourquoi je dis "préférence intellectuelle" ?
 
Car l'amour libre, inconditionnel, autrement dit le "vrai amour", c'est un amour infini qui est donc "égal" pour tous les êtres (donc pour soi-même également, d'autant plus qu'on est "collé" à nous-même sans le vouloir, alors s'aimer "moins" que l'on aime les autres êtres serait une absurdité pour notre liberté intérieure)
 
Ce que je veux dire, c'est que le "vrai sentiment d'amour", "l'amour libre" ne dépend pas de nos "goûts" et de nos "préférences".
 
L'amour inconditionnel, c'est un amour sans conditions.
 
Par exemple : j'aime plus ma fille que moi-même.
 
Ce n'est pas un vrai amour car le vrai amour n'effectue pas de comparaisons : il est "égal" pour tous.
 

Citation :

L'amour est la seule chose sur terre qui, en se partageant, se multiplie par deux


 
Et oui, quand une chose est infinie, elle ne peut pas se partager et devenir "moins grand que l'infini". Si tu es un peu mathématicien, tu sauras que l'opération INFINI / 2 = INFINI et donc que AMOUR / 2 = AMOUR. Donc, en partageant notre amour, cela fait AMOUR / 2 + AMOUR / 2 = AMOUR + AMOUR = 2 fois L'AMOUR
 

Citation :

qu'il me soit enlevé a tout jamais, je dois penser que tout est bien, mais alors si on pense ainsi, l'amour est dépouillé de sa substance, on ne peut pas-plus aimer.


 
Le vrai amour n'est pas un "amour possessif".
 
De la même façon qu'un enfant ne peut accepter que SON chien à LUI soit mort, un adulte peut comprendre que la mort fait parti de la vie, et que malgré tout le bonheur (et éventuellement aussi, parfois, le malheur, lorsqu'il fait des bêtises comme mordre des inconnus ou autre :)) que ce chien apportait dans la maison, il était destiné à mourir comme tous les êtres vivants le sont, tout simplement. L'acceptation de la mort d'autrui n'est pas incompatible avec l'amour ILLIMITEE (c'est à dire non limité et réservé uniquement à certaines personnes de notre entourage, ce qui serait, une sorte d'amour "égoïste" et "possessif" finalement), au contraire. Parce que celui qui REFUSE la mort d'autrui, éprouve de la révolte, de la tristesse, voir des fois de la colère, et se ferme en lui-même, et à ce moment là, il n'est plus disponible pour "partager son amour", donc, le refus de la mort des autres est MOINS de l'amour que son acceptation.
 
Parce que l'amour que l'on possède, le vrai amour ne sert pas qu'à un nombre limité de gens que l'on connaît. Il sert à TOUS LES GENS. (c'est aussi cela la vision bouddhiste)
 
Donc, si un être que l'on aimait librement et sans attachement meurt, on ne perdra pas de notre potentiel à aimer les autres êtres qui existent encore autour de nous.
 
D'ailleurs, à ce propos, il est facile de constater à quel point notre amour est souvent "égoïste". 200 personnes sont tués en avion, on éprouve bien sûr un sentiment de compassion à leurs égars, mais aucune tristesse permanente ne pourra briser le cours de notre existence... On continuera à vivre... Et pourtant, si NOTRE fille à NOUS, c'est à dire quelque chose auquel on est ATTACHE, meurt... C'est BIEN PLUS GRAVE... Il faut avouer que d'un point de vue objectif, c'est vraiment malsain... Il n'y a qu'à penser à toutes les familles de ces 200 victimes, qui étaient elles aussi ATTACHEES à ceux qui sont morts et qui vont vivre des choses affreuses tous les jours et même que certains devront avoir recours à la psychothérapie, etc. pour s'en sortir... Bien sûr, on ne pense JAMAIS à ceux-là... On ne pense qu'à NOTRE SOUFFRANCE. D'où l'intérêt de conserver le même TAUX d'AMOUR INFINI pour TOUS. C'est ainsi que lorsqu'il y a des pertes humaines, on les accepte toutes, comme on accepte que l'on sera soi-même un jour une PERTE pour notre entourage... C'est simplement la vie. Il faut accepter cela.
 
L'attachement, le désir de possession, de se dire "c'est MON amour", ce n'est "pas le TIEN", c'est "MA fille", je l'Aime, pas toi... TU ne peux pas me comprendre. Tu ne penses qu'à toi...  Et tout en disant cela, il se ferme sentimentalement à la personne avec qui il est entrain de se facher. Il a donc perdu sa liberté intérieure, sa paix, et donc, son AMOUR, (pendant un temps forcément provisoir jusqu'à ce qu'il en fasse son deuil)
 
FAIRE LE DEUIL, c'est simplement se DETACHER de "l'amour possessif" que l'on ressentait pour un être, de la même façon, mais là, bien sûr, je prend un exemple extrême, que l'on doit faire son deuil d'un ordinateur portable qui coûtait très cher et qui a été écrasé par un camion.
 
Bien sûr, on peut éprouver une énorme tristesse pour celui qui meurt.
 
Mais connaissons-nous la mort ?
Savons-nous ce que c'est ?
 
Il est normal d'éprouver de la tristesse pour une personne qui est entrain de souffrir, pour un mourant.
 
Mais est-il normal d'éprouver de la tristesse pour une personne qui n'est plus de ce monde ?
 
La tristesse éprouvée est bien souvent synonyme d'un malaise intérieur, d'une incompréhension de la mort, d'une peur de celle-ci !
 
Car si on la comprennait telle qu'elle était, on pourrait comprendre ce qu'elle signifie pour celui qui n'est "plus de ce monde".
 
Salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 19-07-2007 à 15:23:07
n°12160162
Ryan
Foupoudav
Posté le 19-07-2007 à 15:53:28  profilanswer
 

jean eymard a écrit :

Si je dis que l'essence du bouddhisme c'est l'acceptation, j'ai bon ?  
 
Mais pour accepter il faut ne plus vouloir et pour ne plus vouloir (ne pas confondre vouloir et désir) il faut considérer que ce monde est une illusion, une sorte de théatre ou se battent et s'ébattent les passions, qu'il y a autre chose en dehors de ce monde --> encore une croyance.
 
De plus, en ce qui concerne l'acceptation ou la neutralité chère a la sagesse, il faut se persuader que les sentiments eux-memes sont source d'erreur et donc l'amour également serait source d'erreur.  
Si j'aime un autre etre que moi-meme plus que moi meme et qu'il me soit enlevé a tout jamais, je dois penser que tout est bien, mais alors si on pense ainsi, l'amour est dépouillé de sa substance, on ne peut pas-plus aimer.
 
Comment aimer si on a rejeté toute capacité a souffrir ? Je ne crois pas que ce soit possible ou alors ce n'est pas ce qu'on appelle l'amour.
 
Moi je pense que les seules choses vraies, premières, ce sont justement les sentiments nobles, la capacité a ressentir les autres etres vivants .
 


 
huhu je n'avais pas vu...
 
Je pense qu'entre temps, (j'espère du moins) que les textes de krishnamurti ou de Tolle t'aurons éclairé sur le fait que le lâcher prise n'est rattaché à aucune croyance quelconque. C'est un processus que même les psychologue essaye d'engendrer chez leurs patient, par rapport à un passé douloureux par exemple refoulé. On peut faire remonter un souvenir enfoui dans la sphère de la conscience et la laisser partir pour toujours.  
 
 
Je pense qu'il ne sagit aucunement de devenir un légume passif qui ne désire absolument plus rien, non, c'est être tout simplement en accord avec la réalité factuelle, c'est cesser de croire maladroitement que le monde nous apportera tôt ou tard la promesse de complétude. Regarde un peu le fonctionnement de nos sociétés morderne, tout tourne autour de la pub, de la consommation, tout le monde accepte la croyance que le bien être, la complétude dépend entièrement de la faculté à satisfaire nos désirs...et est-ce que ca fonctionne ? très mal il faut l'avouer...
 
Je ne sais que dire d'autre, sinon que selon moi cette partie de l'interview de Tolle (qui n'est même pas bouddhiste) m'est limpide pour nous aider à comprendre les implications réelle de ce que l'on appelle "lâcher prise"
 
 
 
 
 

Citation :

ET: Le monde promet la plénitude quelque part dans le temps ; et on assiste à un mouvement continuel à la poursuite de cette perfection dans le temps. A de nombreuses reprises, on pressent qu'on est enfin arrivé et puis on se dit que non, finalement ce n'est pas encore ça, et on continue la course en avant. C'est exprimé merveilleusement dans le livre A Course in Miracles où il est dit que le dictât de l'ego est " Cherche mais ne trouve pas. " Les gens recherchent leur salut dans le futur mais le futur n'arrive jamais. Ultimement, donc, la souffrance surgit du fait qu'on ne trouve pas, et c'est le début de l'éveil lorsqu'on commence à pressentir qu'on s'est trompé de direction et qu'on n'atteindra peut-être jamais ce que l'on s'efforce d'atteindre ; que peut-être cela ne se situe pas du tout dans le futur. Après s'être égaré dans le monde, soudain, du fait de la pression exercée par la souffrance, on commence à comprendre qu'on ne trouvera peut être pas les réponses qu'on recherche au dehors, à travers la réussite terrestre et dans le futur. Pour beaucoup de personnes, il est important d'en arriver là, à ce moment de crise profonde où le monde tel qu'on l'a connu, et le sentiment de soi qui est identifié au monde, perdent toute signification. C'est ce qui m'est arrivé. J'étais à deux doigts du suicide, et puis quelque chose d'autre s'est produit, la mort du sentiment de moi qui vivait à travers des identifications, identifications avec mon histoire, avec les choses autour de moi, avec le monde. A ce moment, quelque chose a émergé en moi qui était une sensation profonde et intense d'immobilité, de vie et d'être. Plus tard, j'ai appelé cela " présence ". J'ai réalisé qu'au delà des mots cela est ce que je suis. Mais cette réalisation n'était pas un processus mental. J'ai compris que cette immobilité profonde et si vibrante de vie est ce que je suis. Des années après, j'ai appelé cette immobilité " conscience pure ", alors que tout ce qui n'est pas cela est conscience conditionnée. Le mental humain est la conscience conditionnée ayant pris forme en tant que pensée. La conscience conditionnée est le monde créé par le mental conditionné. Tout est notre conscience conditionnée. Même les objets. La conscience conditionnée a pris naissance en tant que forme pour ensuite devenir le monde. Se perdre dans le conditionné semble être nécessaire aux êtres humains. Cela semble faire partie de leur chemin que de se perdre dans le monde, de se perdre dans le mental qui est la conscience conditionnée. Par la suite, du fait de la souffrance qui découle de ce que l'on est perdu, on découvre l'inconditionné en tant que soi-même. C'est pour cela qu'on a besoin du monde pour le transcender. Je suis donc infiniment reconnaissant d'avoir été perdu. Au bout du compte, la finalité du monde, c'est de nous y perdre, d'y souffrir, de créer la souffrance qui semble être nécessaire pour que l'éveil se produise. Et puis, lorsque l'éveil survient, on réalise en même temps que la souffrance n'est désormais plus nécessaire. On a atteint la fin de la souffrance parce qu'on a transcendé le monde. C'est cette position qui est libre de la souffrance. Tout le monde semble suivre cette voie. Ce n'est peut-être pas le chemin de tout un chacun dans cette vie mais cela semble être la voie universelle. Même sans un enseignement ou un enseignant spirituel, je pense que tout le monde y parviendrait au bout du compte. Mais cela pourrait prendre du temps.


 
 
 
 
 
 
 
C'est la même chose pour les formes pensées en fait. Anne Givaudan parle très bien de ce principe, mais là on sort des sentiers balisé par la psychologie:
 
http://www.ark-tv.org/index.php?pid=29


Message édité par Ryan le 19-07-2007 à 15:59:24
n°12160688
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 16:24:44  profilanswer
 

Salut ryan et merci d'intervenir :)
 
Dans le livre que j'adore "les chemins de la sagesse", qu'on peut lire ici : http://www.populassite.com/sagesse/sagesse.pdf
 
ça commence, comme ce dont tu as parlé ci-dessus, dans le VIF du sujet par :  
 

Citation :

Le sage est, celui qui ayant trouvé, ne cherche plus.
Le sage est, celui qui ayant trouvé tout ne cherche plus rien.


 
Cela exprime parfaitement comment on se sent quand on atteint ce "niveau de conscience", "neutre", non dépendant de l'extérieur même si celui-ci a tout de même une certaine "importance relative".
 
Evidemment, on aura des trucs à chercher dans notre existence "relative", comme nos clefs si quelqu'un les a rangé "n'importe où". Mais notre "état d'être", ayant déjà "tout trouvé", de façon "ultime" ou "absolu", n'est plus aussi "stressé" et dépendant de ses "recherches relatives", n'est plus impatient, etc. etc. C'est donc une vraie libération !
 
Salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 19-07-2007 à 16:27:13
n°12160963
jean eymar​d
Posté le 19-07-2007 à 16:41:13  profilanswer
 

Décidement, je ne peux pas m'empecher de penser que pour etre profondément bouddhiste, il faut tuer ses sentiments.
 
C'est une chose auquelle je me refuse, les sentiments c'est ce qui définit un etre humain et meme un etre tout court.

n°12161043
Mangue_ous​te
Posté le 19-07-2007 à 16:45:53  profilanswer
 

jean eymard a écrit :

Décidement, je ne peux pas m'empecher de penser que pour etre profondément bouddhiste, il faut tuer ses sentiments.


Les maîtriser plutôt.  ;)  

n°12161065
jean eymar​d
Posté le 19-07-2007 à 16:46:51  profilanswer
 

Mangue_ouste a écrit :


Les maîtriser plutôt.  ;)  


T'es bouddhiste ou catho ?   :o  

n°12161135
Mangue_ous​te
Posté le 19-07-2007 à 16:51:40  profilanswer
 

jean eymard a écrit :


T'es bouddhiste ou catho ?   :o  


Les deux.  :o

n°12161392
Ryan
Foupoudav
Posté le 19-07-2007 à 17:06:38  profilanswer
 

J'aime beaucoup ce passage:
 
 
A partir de la naissance, avec l'arrachement du sein maternel, l'enfant va de plus en plus s'éprouver comme un être distinct, isolé et soumis à l'écoulement du temps. Or, cela, personne n'en prends et n'en a jamais pris parti. Qu'il sagisse d'un intélectuel ou d'un ignorant, d'un héros ou d'une brute, d'un Oriental ou d'un Occidental, l'homme qui se considère engagé dans une Ascèse ou d'un homme que toute allusion à une vie spirituelle fait rire, aucun être humain peut se trouver parfaitement heureux dans cette situation de séparation et de soumission au temps qui condamne à vivre dans la menace. C'est l'analyse psychologique fondamentale du Bouddha, Cet individualité, cet égo, ce sentiment de la dualité (du moi et du non-moi, du mien et du non-mien), de la certitude d'être monsieur, madame Untel (Nom prénom et qualité) Ne peut produire que la souffrance. S'il y a nous et le reste de la création ou de la manifestation, cet autre peut nous être favorable ou défavorable, peut nous agrandir ou au contraire nous nier ou nous détruire. Et cet en effet comme cela que ca se termine toujours. Aucun corps humain n'a jamais eu le dernier mot. L'homme oscille toujours entre le désir et son contraire, la peur, la peur que la vie nous impose ce que nous ne voulons pas, peur que la vie nous refuse ce que nous voulons. Peur consciente et peur inconsciente se manifestant sous des formes mensongères et déguisées.
 
Mais il y a une issue et c'est pour cela qu'il existe des maitres. Chaque homme n'est pas autre que l'unique et l'éternel. Le Brahman, même s'il l'ignore. C'est l'enseignement fondamental des Upanishads Hindoues, "Tu es cela". Et sans nous élever encore jusqu'à la considération du surpême non manifesté, l'absolu sans aucune détermination possible, nous pouvons savoir, réaliser que tout ce qui existe et change dans l'univers est la manifestation ou l'expression d'une seule et même énergie infinie. La science contemporaine l'a confirmé mais c'était affirmé par les Ecritures Hindoues ou Bouddhistes et par les sages depuis des milliers d'années.  
 
La comparaison la plus significative est celle de la vague et de l'océan. Chaque vague, chaque, si elle se concoit elle même en tant que vague, commence avec une naissance et une mort lorsqu'au bout de sa course elle se brise sur le sable ou sur le rocher. Elle est née un certain jour et à une certaine heure et meurt quelques minutes plus tard.Et elle est distincte de toutes les autres vagues qui la suive et la précède. Elle ressent la double limite spaciate et temporelle de son existence et sait qu'elle va mourrir en s'aprochant de la plage. Et toute menace; le bateau qui la fend, le ressac de la vague précédente. Mais si nous voulons bien considérer la vague comme une expression de l'eau, de l'océan infini et éternel, la mort de la vague n'est pas une mort et l'océan n'est ni augmenté, ni diminué parce qu'une vague nait, ou qu'une autre meurt.
 
Une vague conçue seulement en tant que vague n'est rien, tellement petite. Tellement éphémère, mais si, tout à coup, la vague découvre, réalise qu'elle est l'océan. (...) Toutes les vagues sont partout mais l'eau est partout et toujours la même. (...).
 
 
 
 

n°12161440
Ryan
Foupoudav
Posté le 19-07-2007 à 17:11:19  profilanswer
 

jean eymard a écrit :

Décidement, je ne peux pas m'empecher de penser que pour etre profondément bouddhiste, il faut tuer ses sentiments.
 
C'est une chose auquelle je me refuse, les sentiments c'est ce qui définit un etre humain et meme un etre tout court.


 
Personne de censé ne te dira jamais de tuer tes sentiment et tout ce qui fait de toi un être humain à part entière. Tout ce que tu pourra lire, entendre de censé à ce sujet là c'est qu'il faut cesser de croire que les sentiments, les sensations, tout ce qui te traverse en un temps X n'est pas ce que tu es, ce n'est pas ton identité. Ce qui nous traverse à un instant X, pensées, sentiment n'est que temporaire et éphémère, et qu'il est judicieux d'apprendre à couler avec ce flot en perpétuel mouvement.
 
C'est ce flot qui donne l'impression de posséder quelque chose que nous appellons "moi, jean eymard" mais lorsque tu regardes à la loupe, cet égo n'existe pas. Cela peut faire extrêmement peur, rien ici ne nous prépare à ce genre de chose, essayons plutot d'éviter d'établir de fausses interprêtation nihilistes et négationistes qui sont plutot le fruit de la peur de n'être rien, la peur de l'égo qui se croit existant par lui-même de découvrir son illusion auto produite et auto entretenue ...
 
La découverte de l'absence d'égo, ne va pas soudainement nous transformer en statue de marbre, c'est même plutot le contraire je crois, nous sommes d'autant plus touché à chaque instant par ce miracle qui court d'instant en instant qu'est la vie, touché par l'absolue perfection de la moindre petite chose. L'illusion que nous avons que le moment présent n'est pas entièrement satisfaisant disparait...mais ca n'empêche pas de continuer à jouer avec des formes et de s'amuser avec, de sortir, d'aller au cinéma, seulement...la différence c'est que nous ne prendrons plus ce jeux si au sérieux, comme les acteurs de théatre que nous sommes et prennons ce rôle pour ce que nous sommes réellement...

Message cité 1 fois
Message édité par Ryan le 19-07-2007 à 18:26:12
mood
Publicité
Posté le 19-07-2007 à 17:11:19  profilanswer
 

n°12161445
Mangue_ous​te
Posté le 19-07-2007 à 17:11:33  profilanswer
 

Ryan a écrit :

La comparaison la plus significative est celle de la vague et de l'océan. Chaque vague, chaque, si elle se concoit elle même en tant que vague, commence avec une naissance et une mort lorsqu'au bout de sa course elle se brise sur le sable ou sur le rocher. Elle est née un certain jour et à une certaine heure et meurt quelques minutes plus tard.Et elle est distincte de toutes les autres vagues qui la suive et la précède. Elle ressent la double limite spaciate et temporelle de son existence et sait qu'elle va mourrir en s'aprochant de la plage. Et toute menace; le bateau qui la fend, le ressac de la vague précédente. Mais si nous voulons bien considérer la vague comme une expression de l'eau, de l'océan infini et éternel, la mort de la vague n'est pas une mort et l'océan n'est ni augmenté, ni diminué parce qu'une vague nait, ou qu'une autre meurt.


Splendide !  :jap:  

n°12161477
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 17:14:00  profilanswer
 

On possède tous en nous la faculté de nous libérer de nos émotions positives ou négatives, tel que l'on peut libérer les roues de leur moteur, en effectuant un débrayage : le moteur tourne, mais les roues ne tournent plus avec lui.
 
Il ne s'agit pas d'arrêter le moteur ni de le tuer, mais de le voir tourner, tout simplement, sans réagir avec lui comme une victime.
 
A partir de là, on ne se trouve plus dans la réaction mais dans l'action.
 
Les sentiments existent, mais ils ne sont plus NOS sentiments.
 
Dans ce que tu dis, tu parles de "tuer ses sentiments" et non de "tuer les sentiments".
 
Cela exprime bien que tu considères l'ego comme étant quelque chose d'indestructible, tant que la mort n'arrive pas pour "tout casser".
 
Ton erreur est probablement là je pense.
 
L'attachement à l'ego produit toujours de la souffrance.
 
L'ego (moi relatif), c'est comme le moteur des roues.
 
Et les roues, c'est comme notre "moi absolu".
 
Si les roues restent "attachées" à leur moteur et que celui-ci tourne à une vitesse supérieure à la capacité de leur résistance car le conducteur s'est laissé emporté par SES sentiments, effectivement, les roues vont éclater et ne pourront pas supporter la "pression" infligée par le moteur.
 
De la même façon, si l'esprit d'un être humain reste "attaché" à son ego et donc, qu'il est "profondément affecté" par une "horrible souffrance" comme la perte de plusieurs membres de sa famille par exemple, il craquera et ne supportera pas la pression infligée par son ego (ou son mental, si tu préfères).
 
Alors que si le conducteur malade de l'exemple ci-dessus, avait au moins eu l'idée de débrayer le moteur en accélérant à fond sur la pédale d'embrayage, les données auraient été tout à fait différentes : aucune roue n'aurait crevé et pourtant, il aurait pu "observer sa souffrance" en entendant le bruit horrible que le moteur fait lorsqu'il appuie comme un dératé sur la pédale d'accélération (et d'embrayage pour être disciple).
 
Voilà, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire.
 
Mais, au lieu de vivre au "premier degré" et réagir à SES sentiments, il faut vivre au "troisième degré" et AGIR en VOYANT les sentiments qui sont propres à l'esprit nous caractérisant.
 
Salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 19-07-2007 à 17:22:38
n°12162898
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 19:28:39  profilanswer
 

Ryan a écrit :


 
Personne de censé ne te dira jamais de tuer tes sentiment et tout ce qui fait de toi un être humain à part entière. Tout ce que tu pourra lire, entendre de censé à ce sujet là c'est qu'il faut cesser de croire que les sentiments, les sensations, tout ce qui te traverse en un temps X n'est pas ce que tu es, ce n'est pas ton identité. Ce qui nous traverse à un instant X, pensées, sentiment n'est que temporaire et éphémère, et qu'il est judicieux d'apprendre à couler avec ce flot en perpétuel mouvement.
 
C'est ce flot qui donne l'impression de posséder quelque chose que nous appellons "moi, jean eymard" mais lorsque tu regardes à la loupe, cet égo n'existe pas. Cela peut faire extrêmement peur, rien ici ne nous prépare à ce genre de chose, essayons plutot d'éviter d'établir de fausses interprêtation nihilistes et négationistes qui sont plutot le fruit de la peur de n'être rien, la peur de l'égo qui se croit existant par lui-même de découvrir son illusion auto produite et auto entretenue ...
 
La découverte de l'absence d'égo, ne va pas soudainement nous transformer en statue de marbre, c'est même plutot le contraire je crois, nous sommes d'autant plus touché à chaque instant par ce miracle qui court d'instant en instant qu'est la vie, touché par l'absolue perfection de la moindre petite chose. L'illusion que nous avons que le moment présent n'est pas entièrement satisfaisant disparait...mais ca n'empêche pas de continuer à jouer avec des formes et de s'amuser avec, de sortir, d'aller au cinéma, seulement...la différence c'est que nous ne prendrons plus ce jeux si au sérieux, comme les acteurs de théatre que nous sommes et prennons ce rôle pour ce que nous sommes réellement...


 
bien parlé ! :)
 
J'ajouterai aussi qu'il ne faut pas "s'approprier l'être", nous lui appartenons et ce n'est pas lui qui nous appartient.
 
Nous appartenons à l'esprit, à la conscience pure, à la nature de bouddha, mais ce n'est pas elle qui nous appartient.
 
C'est comme cela que l'on peut devenir "naturellement existant", sans avoir de "prétention", sans se sentir supérieur ou inférieur aux autres, etc.
 
Pour en revenir à ma citation, dont lylia n'avait pas tout à fait compris "l'à propos".
 
Quand je cite : "rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme"
 
Il faut le voir comme tel :
 
Si je suis malade, un autre sera en bonne santé.
Si je suis mort, un autre sera vivant.
Si je perd aux échecs, l'autre gagnera.
 
Maintenant, si je n'effectue plus aucune distinction entre le "moi" et le "non moi", c'est à dire entre "je" et "l'autre", il n'y a donc ni gain, ni perte, pour personne. Il n'y a qu'une transformation incessante et permanente de toute chose, cette "vacuité" (dans le bouddhisme) de la réalité, c'est à dire son "déroulement temporel" qui existe toujours et donc, qui permet à la "réalité relative" de se transformer constamment. Et seul l'écran vide du cinéma, le VIDE, qui représente le "moi absolu" que j'ai "défini" sur ce forum, existe de façon "permanente", en toute "neutralité", derrière les apparences relatives que l'on transforme sans cesse.
 
Salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 19-07-2007 à 19:33:57
n°12163304
jean eymar​d
Posté le 19-07-2007 à 20:11:05  profilanswer
 

La comparaison la plus significative est celle de la vague et de l'océan. Chaque vague, chaque, si elle se concoit elle même en tant que vague, commence avec une naissance et une mort lorsqu'au bout de sa course elle se brise sur le sable ou sur le rocher. Elle est née un certain jour et à une certaine heure et meurt quelques minutes plus tard.Et elle est distincte de toutes les autres vagues qui la suive et la précède. Elle ressent la double limite spaciate et temporelle de son existence et sait qu'elle va mourrir en s'aprochant de la plage. Et toute menace; le bateau qui la fend, le ressac de la vague précédente. Mais si nous voulons bien considérer la vague comme une expression de l'eau, de l'océan infini et éternel, la mort de la vague n'est pas une mort et l'océan n'est ni augmenté, ni diminué parce qu'une vague nait, ou qu'une autre meurt.


Oui ça a l'air beau pour celui qui aime la poésie, mais raisonner a coup d'allégorie ça ne vaut rien a mon avis. ça flatte l'ego de celui qui s'exprime, ça séduit  les réveurs mais  ça ne tient pas la route  :o  
 
Et pour la sagesse:
Non avoir des sentiments ce n'est pas etre attaché a son ego, c'est parfois meme tout le contraire.

n°12163819
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 21:05:48  profilanswer
 

et tu as parfaitement raison jean !
 
les sentiments altruïste, nobles, etc., et sans attachement quelconque, sont, en eux-mêmes, libres de notre ego, donc pures et innocents !
 
ce que je dis par contre, c'est que NOS sentiments, induits par NOS émotions (réactions mentales) dépendent bien trop souvent de l'attachement que l'on a pour notre ego
 
mon image du débrayage avec les roues (notre état d'esprit) qui sont soient les "victimes" du moteur (donc de l'ego) ou les "disciples" du moteur s'il y a un débrayage de celui-ci, ne te parle pas ?  
 
tant pis alors... ce n'est que partie remise ! :)
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 19-07-2007 à 21:19:44
n°12164043
Profil sup​primé
Posté le 19-07-2007 à 21:36:35  answer
 

Dans ce que j’ai lu de ces échanges, j’aime bien cette phrase de Jean ;  
"Non avoir des sentiments ce n'est pas etre attaché a son ego, c'est parfois meme tout le contraire"
les sentiments authentiques n’ont pas besoin de sur-attachement à son égo pour exister ; l’égo devient problème lorsqu’il existe la peur, le manque, l’incompréhension et alors là, il y a attachement à son égo et les sentiments ne sont plus vrais.
Les sentiments non-neutres permettent de « ressentir » les autres tels qu’ils sont. En fait, La sagesse, c’est peut-être ça la compassion.
 

n°12164399
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 22:04:58  profilanswer
 

salut lilya
 
Disons aussi qu'être attaché à son ego implique de "faux sentiments", mais en même temps, ils sont "vrais" puisqu'ils existent...
 
Tout sentiment est vrai en soi puisqu'il existe en nous.
 
Tout ce que l'on a à faire, pour progresser spirituellement, c'est d'apprendre à supprimer les causes de nos sentiments de mal-être.
 
Ainsi, on ne supprime pas les sentiments que l'on a, mais on supprime ce qui les engendre... c'est un processus différent.
 
mais encore faut-il avoir réellement ENVIE, de pratiquer quotidiennement, une nouvelle façon de voir les choses, dans le but d'éprouver de meilleurs sentiments et donc, d'être heureux...
 
et tout ce que j'ai dit concernant la "neutralité du mental", cela permet d'engendrer davantage de bons sentiments... et, n'est-ce pas ce que nous recherchons tous ? ne plus avoir à RECHERCHER un état de mieux-être, en permanence... parce qu'on l'a enfin trouvé ?
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 19-07-2007 à 22:09:28
n°12164422
jean eymar​d
Posté le 19-07-2007 à 22:06:49  profilanswer
 


 :jap:  
Il paraitrait meme que "les autres", ça ne se limite pas aux humains.

n°12164438
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 22:08:07  profilanswer
 

tiens, c'est drôle, on a posté presque en même temps :)
 
salutations cordiales

n°12164496
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 22:13:42  profilanswer
 

jean eymard a écrit :


 :jap:  
Il paraitrait meme que "les autres", ça ne se limite pas aux humains.


 
Oui, il faut apprendre à RESSENTIR avec le même sentiment d'amour universel et infini, tout ce qui n'est pas "moi", autrement dit, le "non moi".
 
Apprendre à ressentir le même amour infini (je ne parle pas de goûts physiques, ou de préférences intellectuelles, mais de quelque chose de plus profond) pour une merde que pour un excellent plat cuisiné.
 
Apprendre aussi à ne plus effectuer de distinctions, de comparaisons à cause de notre mental.
 
Car bien que l'on puisse effectivement les faire, elles produisent souvent, en général, de la souffrance en nous. Exemple : on compare son salaire à celui d'un autre. On compare sa mère à celle d'un autre, etc. etc.
 
En réalité, avec une analyse beaucoup plus profonde de la réalité, TOUT EST EGAL (c'est la vision du sage tel que arnaud desjardins le décrit)
 
C'est ainsi qu'un insecte a la même valeur qu'une très forte personnalité, et qu'une merde est égale à une rose.
 
C'est cela l'amour inconditionnel.
 
Mais bien sûr, par-dessus l'amour, il y a le mental, celui qui recouvre et, trop souvent malheureusement, empêche l'amour de s'épanouïr du fait des limitations et des barrières qu'il s'impose en permanence.
 
Le mental, c'est la surface et le coeur c'est ce qu'il y a au-delà d'elle. Lorsqu'il parvient à devenir NEUTRE, il peut être représenté par un écran vide, ni positif, ni négatif. Il accueille tout, avec neutralité, tel un écran de cinéma VIDE accueille TOUS LES FILMS inimagineables de la réalité, même ceux où il y a de terribles violences, des viols attroces, des guerres, des dictateurs etc. sans BRONCHER ni ADMIRER quoi que ce soit, et donc, sentimentalement, avec de l'amour infini. Mais, comme nous, nous possédons, en plus d'un écran vide, la capacité de raisonner, de réfléchir, on peut donc faire en sorte que la "surface", et donc les apparences du "monde relatif" soient meilleures, plus positives, sans dictateur, sans guerre attroce, sans viol, etc.
 
Salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 19-07-2007 à 22:39:23
n°12164801
Profil sup​primé
Posté le 19-07-2007 à 22:44:27  answer
 

"C'est ainsi qu'un insecte a la même valeur qu'une très forte personnalité, et qu'une merde est égale à une rose."
Ah tes exemples , c’est quelque chose !

"Disons aussi qu'être attaché à son ego implique de "faux sentiments", mais en même temps, ils sont "vrais" puisqu'ils existent..."

Les sentiments authentiques sont au-delà des apparences, des images, des jugements, des barrières qui sont non-pas imposés par le mental, mais par notre environnement. (c’est ça "vrai" ).
 
"Le mental, c'est la surface et le coeur c'est ce qu'il y a au-delà d'elle. Il peut être représenté par un écran vide, ni positif, ni négatif. Il accueille tout, avec neutralité, et donc, avec amour."
Donc le cœur qui est au delà de la surface n’est pas forcément neutre.
 
[i]"Il paraitrait meme que "les autres", ça ne se limite pas aux humains."[i]
il parait.
 
 :hello:  
 
 
 
 
 
 

n°12164929
la_sagesse
Posté le 19-07-2007 à 22:57:46  profilanswer
 

Citation :

Les sentiments authentiques sont au-delà des apparences, des images, des jugements, des barrières qui sont non-pas imposés par le mental, mais par notre environnement. (c’est ça "vrai" ).


 
oui, mais quand on y réfléchit plus profondément, TOUT est AUTHENTIQUE.
 
être authentique est encore un concept mental...
 
on est authentique par rapport à quoi ? quelque chose de non authentique ? Et c'est quoi être "non authentique" exactement ? Comment osons-nous prétendre que quelque chose n'est pas "normal" ? Tout est normal... C'est juste que certaines choses nous procurent du bien-être, et d'autres choses nous procurent du mal être... C'est cela la vérité profonde derrière toutes nos conceptions... :-)
 
Donc, dire que monsieur dupont est plus authentique que monsieur durand, c'est faire preuve d'un "jugement intellectuel"...
 
Dire que david est plus heureux que rémi est aussi faire preuve d'un jugement intellectuel.
 
Et MEME si david dit "je suis plus heureux que rémi".
 
C'est peut-être pas vrai...
 
Donc, il n'y a rien d'authentique et de non authentique...
 
Tout est ce qu'il est... Tout simplement...
 

Citation :

Donc le cœur qui est au delà de la surface n’est pas forcément neutre.


 
Neutre, ça veut dire VIDE.
 
Un coeur neutre, serait un coeur vide...
 
Or, le coeur, c'est l'INFINI justement, c'est l'opposé du vide.
Mais le mental, c'est la surface, et elle VEUT toujours avoir le dernier mot, devenir INFINI... Et donc, etre PLUS PUISSANTE que le coeur... Mais cela est une absurdité... Aucun mental n'aura jamais le dernier mot, car le mental naît, et meurt... Le mental a ses limitations...
 
Tandis que le pouvoir de l'amour est INFINI, sans limites !!!!
 
Donc, l'amour... n'est pas NEUTRE !!!! Mais le MENTAL peut l'être... Il peut se "vider" de tout jugement, pour mieux ACCUEILLIR l'Amour !!!
 
C'est d'ailleurs ce qu'il se passe lorsque certaines personnes se droguent. Leur mental se "stoppe" ou "diminue d'intensité" momentanément, leur permettant de réaliser "l'amour inconditionnel" et donc, une forme "d'illumination", de "neutralité mentale". Malheureusement, cet état étant créé par une cause (la drogue) sera terminé lorsque la cause sera terminée (plus de drogue dans le sang) !
 
C'est pour cela que la façon la plus "intelligente" et sans dégâts pour les neurones (contrairement à la drogue) est d'apprendre SOI-MEME à se libérer de ses réactions mentales afin d'atteindre l'état de "neutralité mentale", ce qui ne signifie pas que l'intellect se bloque, ça signifie qu'on ne réagit plus avec lui... :)
 

Citation :

[i]"Il paraitrait meme que "les autres", ça ne se limite pas aux humains."[i]  
il parait.


 
J'espère que c'est de l'humour cette réponse ! Sinon, ça veut dire que tu as encore beaucoup de choses à comprendre ! :)
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 19-07-2007 à 23:04:50
n°12166586
Profil sup​primé
Posté le 20-07-2007 à 07:48:19  answer
 

« on est authentique par rapport à quoi ? quelque chose de non authentique ? Et c'est quoi être "non authentique" exactement ? Comment osons-nous prétendre que quelque chose n'est pas "normal" ? Tout est normal... C'est juste que certaines choses nous procurent du bien-être, et d'autres choses nous procurent du mal être... C'est cela la vérité profonde derrière toutes nos conceptions... :-) »
 Je pense que l’authenticité ne relève pas du « normal ou non ». c’est un état qui ne se compare pas ; il est unique à chaque personne.
C’est l' intérieur profond si tu préfères, l’essentiel. c'est ça en fait pour moi la recherche de la sagesse (si on peut reprendre ce terme); Et quand tu arrives à  l'essentiel, cet intérieur, le mental n'a pas à se "vider", à devenir neutre car il est aussi cet essentiel; je ne sais pas si tu me comprends?.
Mieux écrit :
Essentiel (P.Valéry)
Dans sa réflexion sur les causes de la perte d'authenticité, et du malheur qui en résulte, le romancier anglais John Cowper Powys dénonce le moi grégaire, le moi sensible aux opinions et aux images de la multitude. Il le tient responsable de la rupture de nos liens avec les éléments sub-humains comme avec les éléments super-humains de notre être. Au moi grégaire, il oppose «le moi-ichtyosaure afin de mettre en lumière le lointain arrière-plan, végétal-reptile-saurien, de l'âme humaine.»

"Sinon, ça veut dire que tu as encore beaucoup de choses à comprendre ! :) "

Je l'espère bien :)  
 
Très bonne journée
 

n°12166641
Mangue_ous​te
Posté le 20-07-2007 à 08:26:58  profilanswer
 

jean eymard a écrit :

Oui ça a l'air beau pour celui qui aime la poésie, mais raisonner a coup d'allégorie ça ne vaut rien a mon avis. ça flatte l'ego de celui qui s'exprime, ça séduit  les réveurs mais  ça ne tient pas la route  :o  


Renseigne toi sur la puissance des mythes en philosophie par exemple .
 
Cordialement.  :jap:  

n°12166759
jean eymar​d
Posté le 20-07-2007 à 09:04:25  profilanswer
 


J'espère que c'est de l'humour cette réponse ! Sinon, ça veut dire que tu as encore beaucoup de choses à comprendre !


 
Instruit moi!
 

n°12166794
jean eymar​d
Posté le 20-07-2007 à 09:11:46  profilanswer
 

Mangue_ouste a écrit :


Renseigne toi sur la puissance des mythes en philosophie par exemple .
 
Cordialement.  :jap:  


Oui oui Platon et sa caverne, Descartes et son morceau de cire par exemple.
 
Mais faut pas en abuser, d'autre part je crois savoir que le dit Platon n'appréçiait pas la poésie ou plutot trouvait son maniement dangereux en matière de recherche de la vérité.  

n°12169778
la_sagesse
Posté le 20-07-2007 à 14:39:55  profilanswer
 


 
ok, merci... on pense la même chose, mais on l'exprime différemment... :)
 
au passage, être "contre" la "neutralité du mental", c'est ton droit, mais pourtant, c'est cela qui permet d'être pleinement libéré du joug de celui-ci, de se débrayer de son moteur, lorsqu'il effectue des jugements positifs ou négatifs concernant les situations vécues de l'existence !
 
en effet, tout jugement "polaire", donc, "positif" ou "négatif" implique qu'on a TORD, car il y aura toujours un autre moment où notre jugement sera du pôle opposé... c'est toujours comme ça... Alors que le jugement neutre, c'est un jugement PARFAIT, incontestable, constant dans le temps.
 
sinon, si j'ai bien compris ton ressenti et celui de jean, vous n'éprouvez donc actuellement pas le même sentiment de "communion" avec un insecte qu'avec un être qui vous est "chère" ? Moi si... Car pour moi, "tout est égal" en valeur sentimentale. "L'infini", comme je l'ai dit plus haut sur ce forum, lorsqu'il se partage, devient encore plus grand. L'amour, c'est pareil... Il n'a aucune limite, aucune condition quand il est vrai !  
 
et cela ne veut pas DU TOUT dire que j'estime que l'être chère a moins de valeur qu'un insecte (ce que l'être chère pourrait penser si je lui disais que je le trouvais aussi important qu'un insecte, à cause de sa "prétention" à être humain), ça veut dire que mon amour n'a pas de limites, et qu'il est égal pour les deux...
 
sinon, j'ai un truc "marrant" à vous montrer : c'est une description de mon "état dépressif" que j'avais rédigée il y a un an et demi (car oui, j'allais pas du tout bien moralement avant) : http://www.etat-depressif.com/temo [...] 5&TemId=37
 
voyez le contrast entre le haut et le bas (j'ai répondu hier à cette description pour témoigner ce que ça fait de se libérer d'un état dépressif lol)
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 20-07-2007 à 14:52:27
n°12171044
la_sagesse
Posté le 20-07-2007 à 16:41:09  profilanswer
 

jean eymard a écrit :


J'espère que c'est de l'humour cette réponse ! Sinon, ça veut dire que tu as encore beaucoup de choses à comprendre !


 
Instruit moi!
 


 
ce n'est pas de l'instruction dont tu as besoin... c'est de la non instruction...
 
quand je dis "beaucoup de choses à comprendre", il ne faut pas comprendre le mot "comprendre" comme "comprendre intellectuellement pourquoi 2 + 2 = 4), mais comme "comprendre en nous les choses", ça veut dire, "être en communion avec elle"... on "comprend le monde en nous"...
 
tu en sais trop, comme une personne porte trop de vêtements ou un batteur fait trop de bruit... et cela obscurci ta vision des choses
 
tu ne parviens plus à percevoir la nudité ou le silence car il y a trop de vêtements ou trop de bruits en toi
 
toutes les pensées qui "flottent" en ton esprit te donnent cet état d'esprit non "confiant" que tu exprimes
 
apprends à reconnaître que tu ne sais rien et tu seras peut-être libéré de ce que tu "crois" savoir :)
 
savoir qu'on ne sait rien est une libération tandis que "savoir que l'on sait" est une prison intérieure. car tout ce que l'on sait nous sera retiré au moment de la mort... donc, rien n'a de valeur "ultime" dans le monde relatif... et c'est en reconnaissant cela qu'on peut parvenir à se libérer du fardeau de nos connaissances superficielles sur le monde
 
salutations cordiales

Message cité 1 fois
Message édité par la_sagesse le 20-07-2007 à 16:47:39
n°12171096
jean eymar​d
Posté le 20-07-2007 à 16:45:47  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :


 
ce n'est pas de l'instruction dont tu as besoin... c'est de la non instruction...
 
quand je dis "beaucoup de choses à comprendre", il ne faut pas comprendre le mot "comprendre" comme "comprendre intellectuellement pourquoi 2 + 2 = 4), mais comme "comprendre en nous les choses", ça veut dire, "être en communion avec elle"... on "comprend le monde en nous"...
 
tu en sais trop, comme une personne porte trop de vêtements ou un batteur fait trop de bruit... et cela obsurci ta vision des choses
 
tu ne parviens plus à percevoir la nudité ou le silence car il y a trop de vêtements ou trop de bruits en toi
 
salutations cordiales


Et moi j'ai comme l'impression que tu comprends décidemment de travers tes interlocuteurs.  
Relis moi ainsi que lilya et tu verras que tu as mal interprété.

n°12171179
la_sagesse
Posté le 20-07-2007 à 16:52:50  profilanswer
 

pourquoi ce profond désir de me faire croire que je ne comprend personne tout en restant froid, glacé, et en ne disant strictement rien du tout alors que moi, je m'éforce d'écrire plein de choses pour vous faire comprendre la façon dont je perçois la réalité ? :)
 
ce n'est pas en restant muet et "implicite" que l'on pourra communiquer ouvertement...
 
tu as souvent tendance à dire des choses implicitement... cela n'est pas constructif je pense...
 
si tu penses des choses, DIS-LES ! Et ne dis pas un truc qui "cache" ce que tu penses... et après, tu t'imagines que l'on doit DEVINER tes pensées...
 
cela ne t'apportera jamais rien...
 
personne n'est télépathe sur cette terre :)
 
salutations cordiales

Message cité 1 fois
Message édité par la_sagesse le 20-07-2007 à 16:56:30
n°12171262
Profil sup​primé
Posté le 20-07-2007 à 16:59:48  answer
 


Je ne suis pas contre la neutralité du mental (ou le lacher-prise) ; mais la différence, je pense avec toi, c’est pour moi une application seulement ponctuelle à des moments précis (stress, anxiété, conflits, tristesse, ressenti de manque etc…).ça demande un peu de travail le fait de devoir et pouvoir vivre ces moments de neutralité avec des moments riches en perceptions et sentiments. Mais c’est assez efficace pour la mise en place de distance par rapport à ces moments et ça aide à remettre les pensées à leur place.
 
Ne confondrais-tu pas peut-être «  perception et sentiment » ?
Reprenons ton exemple d’insecte : ton sentiment me fait plus penser à un ressenti d’harmonie parce qu’il existe dans ton espace en tant qu’être vivant. De mon côté l’insecte je vais l’observer, le regarder, percevoir ses couleurs, l’entendre mais il n’y aura pas ce sentiment de communion ; ça reste au stade de la perception de cet insecte, éventuellement s’il me pique ça passera à l’émotion de colère avec éventuellement une réaction.(mais je n’écrase pas les insectes).
Pour ton être cher : ta perception d’harmonie ou de communion avec cet être cher s’est transformée en stade de sentiment d’amour vrai sans conditions qui dans l’absolu devrait être plus fort que tous les autres sentiments.
 
Sinon je lirai ton document ce soir quand je serai plus au calme ! :)  
 

n°12171433
la_sagesse
Posté le 20-07-2007 à 17:20:55  profilanswer
 

Citation :

c’est pour moi une application seulement ponctuelle à des moments précis (stress, anxiété, conflits, tristesse, ressenti de manque etc…).


Comme dit le bouddhisme, quand la forêt est en feu, on ne se préoccupe plus de l'étincelle. Donc, si tu attends que ton mental ne soit plus neutre pour le rendre neutre, tu auras autant de difficultés que les pompiers pour éteindre le feu de forêt, tandis qu'un simple enfant, avec ses basquettes, peut éteindre immédiatement et facilement le mégo de cigarette que son père a posé par terre s'il est vigileant en "permanence" (et non parfois, ponctuellement), en anticipant à l'avance les dégâts que peuvent causer la cigarette et donc en l'éteignant.
 
Donc, bien sûr, c'est très bien de vouloir éteindre "l'incendie" du mental au lieu de le laisser s'empirer, mais le mieux est quand même d'adopter un état d'esprit vigileant en permanence, neutre, pour éviter qu'il y ait incendie car c'est, du coup, encore plus simple à vivre !
 
Donc, plus on est souvent "neutre mentalement" et "vigileant", moins on a de chance de "perdre" cette neutralité et ce sentiment d'union avec tout ce qui nous entoure.
 

Citation :

De mon côté l’insecte je vais l’observer, le regarder, percevoir ses couleurs, l’entendre mais il n’y aura pas ce sentiment de communion ; ça reste au stade de la perception de cet insecte, éventuellement s’il me pique ça passera à l’émotion de colère avec éventuellement une réaction.(mais je n’écrase pas les insectes).


 
La démarche dont tu parles est une démarche "analytique", d'études scientifique INTELLECTUELLE de l'insecte en question.
 
Donc, cette étude intellectuelle, qui, comme je l'ai dit plus haut, a tendance à "stopper" ou "cacher" notre amour inconditionnel, nous donne en nous des "distinctions de valeur", des "jugements de valeur". Ce qui fait que l'on considère un insecte comme étant "moins important" qu'une forte personnalité. Cela est un sentiment étroitement lié à l'intellect.
 
Mais si, au lieu d'analyser l'insecte, tu contemples cet insecte, c'est à dire que tu le ressens comme étant toi-même, donc, qu'il n'y a plus de distinction entre toi et l'insecte en question, tu ne pourras PLUS lui faire de mal, car tu sais qu'il est une part de toi-même, un prolongement de toi-même, un "complémentaire" de toi-même. En effet, tous les êtres vivants et les objets nous "complètent". On est pas "séparé" d'eux. C'est notre intellect qui effectue cette séparation par distinction à cause de l'identification : moi, c'est david, lui, c'est "qu'un insecte". Mais sans intellect, c'est à dire, uniquement avec le coeur, le coeur profond, l'insect, c'est une part de nous-même. La détruire revient donc à se détruire soi. A détruire non pas le "soi relatif", mais le "soi absolu", appelé par certains "l'âme".
 
L’émotion de colère que tu peux ressentir en te faisant piquer par un insecte est généralement dû à un manque de "neutralité mentale".
 
Tu te dis : "le salop ! il m'a fait mal... Je DEVRAIS lui en VOULOIR et même, lui faire mal !! mais comme je pense que c'est préférable de ne pas tuer l'insecte, je ne le tue pas".
 
En réalité, pas besoin de réfléchir pour RESSENTIR qu'il ne faut pas réagir avec de la colère.
 
L'insecte nous fait mal : c'est son droit. C'est une part de sa vie. C'est tout. Il suffit de l'accepter. Mais nous, si on est vraiment "neutre", on réalise qu'on a plus besoin de "faire mal" pour vivre de façon plus heureuse. On réalise même que bien souvent, quand on a des pensées de "faire mal" à l'autre, on est dans un mal-être intérieur, dans une absence de "neutralité mentale".
 

Citation :

Pour ton être cher : ta perception d’harmonie ou de communion avec cet être cher s’est transformée en stade de sentiment d’amour vrai sans conditions qui dans l’absolu devrait être plus fort que tous les autres sentiments.


 
Erreur. Et je vais te montrer en quoi tu te contredits.
 
Un sentiment d'amour vrai inconditionnel, c'est aimer SANS CONDITIONS.
 
Ce qui veut dire aimer n'importe qui (je ne parle pas de "goûts physiques" ou de "préférences intellectuelles" )
 
Sinon, ça voudrait dire qu'on pose la condition : "si c'est un être cher, je dois l'aimer, sinon, je ne dois pas l'aimer autant".
 
L'amour inconditionnel n'est pas destiné uniquement à des êtres chers "intellectuellement parlant" parce qu'on les connait, qu'on partage "relativement" des moments avec eux, etc.
 
L'amour est destiné à TOUS. Aux objets et aux êtres.
 
L'amour inconditionnel ne pose AUCUNE CONDITION pas même celle de l'être cher a le droit à l'amour et l'être non cher n'a pas le droit à l'amour.
 
salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 20-07-2007 à 17:40:03
n°12172324
Profil sup​primé
Posté le 20-07-2007 à 18:57:06  answer
 

Pour Jean:
"Et moi j'ai comme l'impression que tu comprends décidemment de travers tes interlocuteurs"
Au passage quand tu dis ce genre de phrase , ce serait bien de démontrer ou montrer l'incompréhension de ton, tes interlocuteurs. :)  
 
La sagesse:

"tu auras autant de difficultés que les pompiers pour éteindre le feu de forêt..."

Je t'ai dit également que c'était du "travail"; avec l'entrainement ça ne pose pas de problème. Et, c'est un souhait que j'ai de garder ces 2 possibilités.
 
Pour l'exemple de l'insecte, je reste sur ce que j'ai dit.

"En réalité, pas besoin de réfléchir pour RESSENTIR qu'il ne faut pas réagir avec de la colère.
"  
On perçoit, ressent dans un premier temps et soit on réagit sans réfléchir  
soit (généralement il parait que c'est mieux), on perçoit, ressent dans un premier temps et  dans un second temps on réfléchit et troisième temps on agit.

"Erreur. Et je vais te montrer en quoi tu te contredits.
"  
tu n'as pas lu toute ma phrase:"....sans conditions qui dans l’absolu devrait être plus fort que tous les autres sentiments".
 
"l'amour pour un objet": plutôt respecter ou prendre soin de l'objet.Si tu persistes à me dire que tu éprouves un sentiment de communion, là je ne pourrai pas comprendre. :(  
 
Lilya a
 

n°12172573
la_sagesse
Posté le 20-07-2007 à 19:33:41  profilanswer
 

Citation :

"tu auras autant de difficultés que les pompiers pour éteindre le feu de forêt..."  
Je t'ai dit également que c'était du "travail"; avec l'entrainement ça ne pose pas de problème. Et, c'est un souhait que j'ai de garder ces 2 possibilités.


 
Et Oui ! C'est du travail d'éteindre un "feu de forêt" bien plus que d'éteindre le mégo de cigarette qui a causé ce feu.
 
Et c'est de cela que je parle moi. La vigileance permanente, la neutralité permanente de l'esprit permet de voir les choses telles qu'elles sont et d'éviter l'emportement mental tel un feu d'incendie. Donc, au lieu de laisser le feu envahir notre esprit, on l'éteint à sa RACINE, à sa SOURCE, on éteind donc la "première étincelle", et pour cela, il faut une "neutralité" ou une "vigileance" permanente. Ce qui rend, au début, la tache difficile, mais, ensuite, devient nettement plus facile car si tu demandes à des pompiers s'ils préfèrent éteindre un feu de forêt quelque fois plutôt que d'éteindre plus souvent des mégos de cigarette, leur réponse sera évidente : éteindre plus souvent des mégos de cigarette, car c'est beaucoup plus facile, bien qu'il faille effectivement une certaine "vigileance constante " ! :-)
 

Citation :

"En réalité, pas besoin de réfléchir pour RESSENTIR qu'il ne faut pas réagir avec de la colère."  
On perçoit, ressent dans un premier temps et soit on réagit sans réfléchir  
soit (généralement il parait que c'est mieux), on perçoit, ressent dans un premier temps et  dans un second temps on réfléchit et troisième temps on agit.


 
oui, il n'y a pas de meilleure façon d'exprimer cela en effet.
l'action, précédée d'une "vision pure", d'une "perception claire", et aussi éventuellement d'une analyse mentale juste et "neutre", vaut bien mieux qu'une réaction, qu'un "réflexe incontrôlé" et d'une analyse mentale "polarisée", c'est à dire sans neutralité...
 

Citation :

"Erreur. Et je vais te montrer en quoi tu te contredits."  
tu n'as pas lu toute ma phrase:"....sans conditions qui dans l’absolu devrait être plus fort que tous les autres sentiments".  
 
"l'amour pour un objet": plutôt respecter ou prendre soin de l'objet.Si tu persistes à me dire que tu éprouves un sentiment de communion, là je ne pourrai pas comprendre.


 
dans l'absolu, rien n'est "plus fort" que tous les autres. TOUT EST EGAL (vision ultime du sage)
 
"L'infini se divise en une infinité de parties infinies" comme l'amour
Il ne se "partage pas en perdant de sa substance à chaque partage", il se démultiplie et c'est cela aussi le miracle de la vie et donc de l'amour infini, universel et inconditionnel.
 
L'amour pour un objet.
 
Et oui, ça peu paraître "dingue" pour une personne habituée à faire des distinctions, des séparations, des comparaisons et des jugements de valeur sur les êtres et sur les choses, mais le véritable amour infini et inconditionnel qui sommeille en chacun de nous est celui que l'on peut ressentir quand on a atteint un "bon stade" de neutralité émotionnelle ou mentale si tu préfères, et qui permet d'unir PARFAITEMENT le MOI avec le NON MOI.
 
Le sentiment de séparation n'existe plus entre le MOI et le NON MOI.
 
Il existe d'un point de vue intellectuel, car l'intellect ou le mental a tendance à disséquer, à analyser, à séparer, à identifier les parties du tout, de la réalité, et ne perçoit pas la réalité globale comme un TOUT, comme un "puzzle entier UNI" et non comme "les pièces séparées du puzzle"...
 
Mais effectivement, il y a les deux points de vue à faire : le point de vue du puzzle construit, et le point de vue du puzzle déconstruit.
 
Le point de vue du puzzle déconstruit, c'est le rôle du mental.
 
Cela lui permet d'améliorer l'état de chaque pièce du puzzle, donc l'état MATERIEL ou EXTERIEUR de la réalité.
 
Mais le COEUR permet d'améliorer le sentiment du TOUT en UN.
 
Le "vrai sage" perçoit tout l'univers, donc les êtres et les objets comme faisant PARTI de LUI.
 
Il ne s'approprie rien, il sait simplement qu'il est UNI à TOUT. (vision différente)
 
Salutations cordiales

n°12172683
la_sagesse
Posté le 20-07-2007 à 19:46:42  profilanswer
 

Que ce fameux cycle soit introduit par Bouddha ou par Hitler, ne change pas grand chose en la vérité de la réincarnation.
 
Pour comprendre la vérité d'un concept, il faut le comprendre par soi-même uniquement, et non en faisant confiance car on a un "fort respect" pour bouddha.
 
Bouddha est en chacun de nous, ce n'est pas une personne distinct de nous, c'est simplement NOUS sans les voiles de notre mental qui nous cachent la perception directe et pure de la réalité.
 
Donc, je n'ai pas la réponse à cette question mais comme elle a un intérêt relatif finalement, je ne pense pas qu'elle t'apportera quelque chose de plus dans ta quête personnelle de la vérité ou de la sagesse.
 
A moins que tu cherches simplement à te cultiver intellectuellement pour avoir des "connaissances" qui ne te servent à rien d'autre que d'en avoir... :)
 
Salutations cordiales


Message édité par la_sagesse le 20-07-2007 à 19:47:53
n°12172691
jean eymar​d
Posté le 20-07-2007 à 19:47:49  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

pourquoi ce profond désir de me faire croire que je ne comprend personne tout en restant froid, glacé, et en ne disant strictement rien du tout alors que moi, je m'éforce d'écrire plein de choses pour vous faire comprendre la façon dont je perçois la réalité ? :)
 
ce n'est pas en restant muet et "implicite" que l'on pourra communiquer ouvertement...
 
tu as souvent tendance à dire des choses implicitement... cela n'est pas constructif je pense...
 
si tu penses des choses, DIS-LES ! Et ne dis pas un truc qui "cache" ce que tu penses... et après, tu t'imagines que l'on doit DEVINER tes pensées...
 
cela ne t'apportera jamais rien...
 
personne n'est télépathe sur cette terre :)
 
salutations cordiales


 
Je suis juste un peu las avec toi, Je te dis que tu interpretes mal quelque chose qui est pourtant trés clair.
Revois le passage a propos duquel  tu me dis : " si c'est le cas tu as encore beaucoup de choses a apprendre"  

n°12172709
la_sagesse
Posté le 20-07-2007 à 19:49:33  profilanswer
 

Si tu es juste un peu las, repose-toi !
 
Cela vaut bien mieux que de s'en prendre à moi..
 
Je ne t'ai rien fait moi !!!! :-)
 

Citation :

Je te dis que tu interpretes mal quelque chose qui est pourtant trés clair.


 
Tu cites ce que je dis, qui n'a aucun intérêt dans ce que tu me repproches au lieu de citer ce que j'ai mal interprété ! :)
 
salutations cordiales

n°12172715
jean eymar​d
Posté le 20-07-2007 à 19:49:47  profilanswer
 


Je viens de lui répondre et tu aurais pu le faire également car hier soir j'avais l'impression qu'ont s'étaient compris a propos "des autres".

n°12172727
jean eymar​d
Posté le 20-07-2007 à 19:51:19  profilanswer
 

la_sagesse a écrit :

Si tu es juste un peu las, repose-toi !
 
Cela vaut bien mieux que de s'en prendre à moi..
 
Je ne t'ai rien fait moi !!!! :-)
 

Citation :

Je te dis que tu interpretes mal quelque chose qui est pourtant trés clair.


 
Tu cites ce que je dis, qui n'a aucun intérêt dans ce que tu me repproches au lieu de citer ce que j'ai mal interprété ! :)
 
salutations cordiales


Fait un effort !
tu refuses de revenir sur ce que tu as dis.

n°12172733
la_sagesse
Posté le 20-07-2007 à 19:52:21  profilanswer
 

désolé :)
 
je comprend tout à fait que la théorie de la réincarnation est très peu crédible.
 
mais, j'ai justement acheté un super livre qui parle de la vie et de la mort
 
son titre s'appelle : "le livre tibétain de la vie et de la mort".
 
tout ce que je te conseille, c'est d'étudier ce genre de livre, pour pouvoir comprendre par toi-même ce que signifie exactement la réincarnation, d'un point de vue plus profond (car c'est sûr que ça ne pourra jamais s'expliquer par l'intellect à mon avis)
 
je n'ai absolument rien contre le fait d'acquérir des connaissances, mais je te disais simplement une vérité, à savoir que peu importe qui a parlé de la réincarnation et du respect que tu peux témoigner pour bouddha, la seule façon pour toi de connaître la vérité des concepts, c'est de les étudier avec rigueur :)
 
et je suis sûr que tu le feras si tu en as la volonté et la détermination !
 
sinon, je n'ai pas la réponse... :)
 
mais je pense bien que bouddha en avait parlé ! (mais j'en suis pas sûr à 100%)
 
mais comme je te le dis, ce n'est pas cela le plus important dans ta quête actuelle je pense...
 
salutations cordiales

n°12172770
la_sagesse
Posté le 20-07-2007 à 19:57:22  profilanswer
 

jean eymard a écrit :


Fait un effort !
tu refuses de revenir sur ce que tu as dis.


 
je fais des efforts lorsque c'est nécessaire...
 
je ne vois absolument pas où j'ai "merdé"...
 
alors, cite-moi ce que tu as dit, et ce que j'en ai interprété, dis-moi pourquoi tu penses que je l'ai mal interprété, et tout s'arrangera :)
 
salutations cordiales

mood
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