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Auteur Sujet :

Argument pour refuter la théorie de Darwin

n°18762087
Profil sup​primé
Posté le 08-06-2009 à 13:31:56  answer
 

Reprise du message précédent :

Mihirung_ a écrit :

J'ai trouvé une date de 500 000 ans, moi.
 
En détail :  
La limite entre Homo erectus et Homo sapiens est tracée à -500 000, en Afrique. Ensuite entre -130 000 et -50 000, les populations d'Homo sapiens en Afrique, en Europe, et en Asie ont commencé à diverger. L'europe a donné Homo sapiens neanderthalensis, l'Afrique a donné Homo sapiens sapiens. Vers -50 000, les sapiens sapiens ont commencé à s'améliorer, se sont étendus et ont été foutre la nique aux néanderthal en Europe, à la branche humaine en Asie puis sont partis coloniser l'Australie à -40 000.


A vrai dire depuis peu (3 ou 4 ans tout au plus) on ne dit plus homo sapiens sapiens ou homo sapiens neandethalensis mais simplement homo sapiens (nous, apparu vers -200 000) et homo neandertalensis (les gros moches apparus vers -500 000), tous deux descendants d'erectus et qui accèdent donc au statut d'espèce à part entière.
http://www.futura-sciences.com/fr/ [...] ence_9985/

mood
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Posté le 08-06-2009 à 13:31:56  profilanswer
 

n°18762101
Mihirung_
Bouche de grenouille
Posté le 08-06-2009 à 13:33:30  profilanswer
 

C'est encore sujet à débat, ça.

n°18762206
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 08-06-2009 à 13:43:44  profilanswer
 

 

Une synthèse d'il y a quelque années de Gilles Escarguel sur fr.sci.paleontologie

 

http://skipp.perso.cegetel.net/etym/neand/neand1.htm

 

Les plus anciens Néanderthaliens "vrais" et Homo sapiens "vrais" (l'Homme de cro-magno, cad, nous) connus à ce jour datent d'environ 100 000 BP -- en entend par "vrais" reconnaissables, distinguables d'autres ensembles fossiles car identifiés par un certain nombre de caractères morphologiques typiques, diagnostiques du groupe, qu'il s'agisse de sous-espèces (inter-fécondes) ou d'espèces (inter-stériles) biologiques. Avant, on connaît en Europe occidentale (Allemagne, France, Espagne) plusieurs fossiles qualifiés de pré-Néanderthaliens (peut importe les différents noms d'espèces ou de sous-espèces qu'on utilise pour eux : ce sont des débats de spécialistes qui ne changent fondamentalement rien à la nature et aux caractéristiques phylogénétiques de ces fossiles), dont l'Homme de Tautavel est surement un des plus célèbre. Les plus anciens pré-Néanderthaliens connus à ce jours datent au moins de 450 000-500 000 ans, peut-être même même de 800 000 et 1 M.a. -- il reste encore un doute sur la nature pré-Néanderthalienne des plus vieux européens. En parallèle, on connait en Afrique de l'Est et du sud plusieurs fossiles qualifiés de pré-sapiens témoignant d'une continuité évolutive graduelle entre les Homo erectus "typiques" et les Homo sapiens "typiques". Le dernier en date, publié l'an dernier et daté à 180 000-200 000 ans, est d'ailleurs tellement "sapiens" dans sa morphologie cranienne que ses inventeurs en ont fait une sous-espèce de notre espèce : Homo sapiens idaltu. Au final, les données archéologiques actuellement disponibles suggèrent donc que les lignées Néanderthaliennes et sapiens sont phylogénétiquement séparées depuis au moins 1/2 M.a., voire environ 1 M.a.

 

Entre 100 000 et 40 000 BP, B. Vandermersch et son équipe (Université de Bordeaux) ont mis en évidences, dans plusieurs grottes en Israël, que les deux groupes ethniques (Néanderthaliens et sapiens) se sont succédés à plusieurs reprises dans cette partie du Proche Orient, et ceci au grés des fluctuations climatiques (plus chaud => H. sapiens ; plus froid => Néanderthal). Mais ces groupes, s'ils ont effectivement coexisté, ne semblent pas alors avoir cohabité : les phases d'habitation néanderthaliennes et "sapiens" ne se mélangent pas dans les gisements actuellement connus. Cette alternance semble donc correspondre à un déplacement Nord-Ouest <-> Sud-Est "climatiquement contrôlé" de la limite de répartition ("frontière" ) de ces 2 groupes, qui, du reste, utilisaient alors le même techno-complexe, dit culture moustérienne, correspondant entre autre à un mode particulier de débitage des blocs de silex que l'on appelle le débitage levallois. De fait, on ne comprend pas bien quelle était la nature anthropologique et ethnologique des relations entre ces deux groupes. Le fait qu'ils partageaient le même techno-complexe indique l'existence vraisemblable de relations et d'échanges, mais quelles relations et quels échanges ? Comment étaient-ils en contact ? Et quel était la nature de leurs échanges ? A ma connaissance, personne n'a encore rien proposé de convaincant à ce sujet, faute de données témoignant matériellement de ces contacts et échanges.

 


Dans l'état actuel des connaissances, on estime que H. sapiens (nous) est arrivé en Europe occidentale aux alentour de 35 000 B.P., soit 33 000 avant notre ère, peut-être un peu avant, mais très vraisemblablement pas avant 38 000-39 000 BP, car cette arrivée semble bien s'être déroulée à la faveur d'une phase climatique relativement chaude précédant le dernier maximum glaciaire, laquelle phase climatique chaude a débuté vers 38 000-39 000 BP et s'est achevée vers 25 000 BP. (En période glaciaire, le passage entre l'Europe de l'Ouest et le proche-Orient est impossible par les Alpes (passage par l'Italie et les Balkans impossible), mais également, si on veut contourner les Alpes, par l'Europe du Nord, recouverte par l'Indlandsis grosso modo jusqu'à 48-50°N.) La culture technologique qui leur correspond est, dès le départ, l'Aurignacien. Cependant, Néanderthal a subsisté, notamment en Europe du sud-Ouest (Sud de la France, Espagne et Portugal... et Pays Basque !), jusqu'à 28 000 B.P. environ (on a même trois datation plus récentes, quoique peut-être artificiellement un peu trop jeunes : Columbeira = 26 500 B.P., Salemas = 24 800 B.P., Caldeirao = 23 000 B.P.). Il est alors associé à une culture technologique dite châtelperronienne, qui, en héritant directement de la culture moustérienne, incorpore quelques éléments technologiques typiquement aurignaciens (notamment des petites lamelles à dos cranté caractéristiques et appelées "pointes de chatelperron" ). Les deux groupes ont donc coexisté et cohabité en Europe occidentale pendant au moins 6 000-7 000 ans, voire même 10 000-12 000 ans si les datations les plus récentes sont correctes, et là aussi, l'incorporation à un outillage typiquement moustérien d'objets typologiquement leptolithiques -- cad, aurignaciens, impliquant un débitage laminaire ou lamellaire de la matière première différent du débitage levallois -- plaide en faveur de "contacts" et d'"échanges" entre les deux groupes... Cro-Magnon et Néanderthal étaient tous les deux chasseurs-cueilleurs, et donc potentiellement en compétition pour le même type de matière première, même si manifestement, les "préférences" alimentaires des Néanderthals (cheval, bison et bouquetin) en matière d'alimentation carnée (on n'en sait rien pour les végétaux) n'étaient pas les mêmes que celles d'H. sapiens (qui mangeaient principalement du renne). Au niveau technologique, il est difficile de comparer les mérites relatifs, en terme d'efficacité et donc de survie, de ces deux techno-complexes (Moustérien/Chatelperronien pour Néanderthal, Aurignacien pour Cro-Magnon). Tout ce qu'on peut dire c'est que, pour une même quantité de matière premiere (un même ploc de silex), le débitage laminaire/lamellaire leptolithique permet de fabriquer une quantité de tranchant efficace nettement plus importante que le débitage levallois. En ce sens, il est plus "efficace", car il demande moins de matière première pour arriver à faire "aussi bien", et donc moins de temps passé à chercher cette matière première -- si tant est que ce paramètre ait eu de l'importance pour les préhistoriques...

 


Bien sûr, cette longue période de cohabitation des deux groupes ethniques pose directement la question du "pourquoi" de la disparition des Néanderthaliens... Il n'y a en fait pas 50 000 solutions (en excluant d'emblée toutes les hypothèses +/- farfelues et intestables qui ont put être proposées durant ce dernier siècle) :

 

(i) soit il y aurait eu fusion des deux groupes, et les données archéologiques indiquent alors clairement qu'il y aurait eu acculturation des Néanderthaliens par Cro-Magnon ;

 

(ii) soit il y a eu élimination active ("génocide" ) des Néanderthaliens par Cro-Magnon ;

 

(iii) soit il y a eu élimination passive des Néanderthaliens par Cro-Magnon.

  

(i) La fusion des deux groupes et l'acculturation.

 

En 1999, le préhistorien portugais Joao Zilhao et l'Américain Erik Trinkaus ont trouvé au Portugal, dans un contexte archéologique aurignacien, et donc attribuable à Cro-Magnon, le squelette d'un petit enfant où ils ont cru pouvoir distinguer un mélange de caractères propres à Néanderthal et à cro-magnon, concluant fort logiquement à l'interfécondité des deux groupes, impliquant de fait qu'ils appartenaient à une seule et même espèce biologique, dont ils représentaient deux sous espèces : Homo sapiens neandertalensis et Homo sapien sapiens. Mais l'interprétation est très délicate, et la plupart des spécialistes, dont certains co-signatiaires de l'article initial publié dans les PNAS (Compte-Rendus de l'Académie des Sciences des U.S.A.), pensent qu'en fait ce squelette appartenait à un enfant H. sapiens. Donc à ce jour, et même si on prend en compte les deux ou trois autres squelettes, toujours d'enfants, où ce type d'interprétation a également été proposé, on peut considérer qu'on ne dispose d'aucune preuve matérielle (archéologique ou paléontologique) claire et non-ambiguë permettant d'argumenter soit l'interfécondité, soit l'interstérilité des deux groupes. A quels groupes qu'appartiennent réellement ces 2 ou 3 enfants, ils témoignent simplement d'une très importante plasticité morphologique de ces populations de la fin du Paléolithique moyen et du début du Paléolithique supérieur. Une autre source de données concernant l'hypothèse de fusion biologique est les molécules, et notamment l'ADN fossile que l'on cherche à extraire des os fossiles (on a récemment discuté de ce sujet ici). Il y a 6 ans, une séquence d'environ 200 paires de bases si mes souvenirs sont bons (sur les plusieurs millions que compte le génome humain, c'est vraiment pas grand chose !...) a été extraite d'un os de Néanderthalien. En soit, ca n'est pas impossible : si les conditions de préservations sont excellentes, 35 000-40 000 BP est l'extrême limite d'age à laquelle on arrive à remonter pour retrouver de l'ADN fossile. Publication, scoop médiatique, etc. La secousse a été forte dans le microcosme paléoanthropologique, et la réplique ne s'est pas faite attendre. Mais comme c'est toujours le cas dans les médias, l'onde de choc du scoop est telle qu'elle masque totalement les répliques qui suivent... Très vite, de sérieux doutes ont été émis sur la nature et l'origine de cette séquence d'ADN. En clair, aujourd'hui, on ne sait absolument pas a qui appartient cette séquence, et vu l'état de conservation du fossile d'où elle a été extraite, il est en fait fort vraisemblable qu'elle appartienne... à une bactérie actuelle qui logeait dans l'os !... Bref : circulez, y a rien à voir ! Première conclusion : toutes les preuves fournies à ce jour en faveur du modèle paléoethnologique et paléoanthropologique de fusion des Néanderthaliens et des Cro-Magnons se sont les unes après les autres effondrées. Si ce modèle est le bon, alors sa démonstration reste encore à établir.

 


(ii) L'élimination active.

 

Ce modèle, qui a la faveur actuelle des médias surement parcequ'il est le plus simple à exposer et à conceptualiser (pas la peine de faire un dessin...), a pour principal défenseur le très charismatique et médiatique Chris Stringer (il a écrit un ou deux bouquins de vulgarisation sur ce sujet, d'ailleurs assez bien faits et traduits en français). Pour aller à l'essentiel, ce modèle repose sur une anthropologie assez curieuse -- et c'est un euphémisme ! --, et est loin d'être un modèle concensuel ; à ma connaissance, Chris est même pratiquement le seul à le défendre... Sans trop rentrer dans les détails, on peut présenter le débat de cette façon. Si, à un moment donné, un individu est en compétition avec un autre individu pour une ressource, il va y avoir conflit, mais local, et très limité dans le temps (quelques secondes ou minutes, le temps généralement qu'un des deux abandonne). Ce conflit ne va jamais se généraliser à l'ensemble des individus (dans le sens où ce type de conflit-là ne va jamais entrainer une "guerre" ). En était-il de même pour l'Homme moderne il y a 30 000 ans ? Difficile à dire, mais la position scientifique de prudence, même si elle est ici très discutable du fait du statut très singulier de l'Homme dans la nature, consiste logiquement à répondre oui. En outre, dans les peuples de chasseurs-cueilleurs actuels ou disparus depuis peu que les ethnologues et ethnographes ont pu observer ces deux derniers siècles, la lutte pour l'accès ponctuel aux ressources n'est pas un motif concevable de "guerre totale" pour ces gens-là. Simplement parceque, dans l'humanité et au delà des cultures, la "guerre" est intimement liée au concept de propriété, lui-même initié par la notion de travail, qui s'origine dans l'agriculture et dans la sédentarisation. De plus, il faut bien admettre qu'à ce jour, on a encore découvert aucun squelette de Néanderthal ou de Cro-Magnon témoignant "dans sa chair" de ces luttes guerrieres, alors que dès l'instant où l'agriculture apparaît, les témoignages de guerres et de massacres inter-ethniques apparaissent...

 


(iii) L'élimination passive.

 

Cette hypothèse fait intervenir les règles élémentaires de dynamique des populations, et repose donc sur une argumentation de nature purement écologique. Si on admet que les deux groupes ethniques étaient en compétition pour la même niche écologique, ou pour le moins pour des niches écologiques largement recouvrantes, ce qui semble raisonnablement vraisemblable, et si on admet que le taux de fécondité des femmes H. sapiens était supérieur d'1 pour mille à celui des femmes de Néanderthal (une moyenne de 1001 bébés H. sapiens naissaient lorsque 1 000 bébés Neandertal naissaient), ce qui est une différence vraiment minime, alors les modèles standards de dynamique des populations prédisent qu'il faut environ... 6 000 à 10 000 ans pour que, passivement, sans affrontement ni combat mais simplement parcequ'ils sont en compétition pour le même type de matières premières, Cro-Magnon élimine Néanderthal. Coïncidence ?... Peut-être... Mais en tout cas indice qu'il n'est pas forcément nécessaire d'invoquer des guerres fratricides pour comprendre la disparition des Néanderthaliens. En outre, il est remarquable que tout dans la morpho-anatomie des Néanderthals semble indiquer que ceux-ci étaient de meilleurs stratèges K que les Hommes modernes. Du reste, dans la nature actuelle, lorsqu'on a deux espèces morphologiquement et phylogénétiquement proches, l'une vivant dans des zones plus froides que l'autre, l' "espèce froide" (ici, Néanderthal) est généralement meilleure K que l' "espèce chaude" (ici, Cro-Magnon). Or qui dit meilleur stratège K dit, en moyenne : une taille plus grande et un squelette plus robuste (c'est le cas ici), d'où un rapport Surface/Volume plus faible, un taux d'activité métabolique de base masse-spécifique plus faible (c'est pour ca que ces espèces résistent mieux aux températures plus basses), une longévité plus grande, une acquisition de la maturité sexuelle plus tardive, une durée d'élevage de la progéniture plus longue, une mortalité infantile plus faible, et... un taux de fécondité plus bas. Donc une certaine cohérence de cette hypothèse, avec l'énorme avantage qu'il n'est pas utile ici de faire intervenir on ne sait qu'elle hypothèse ad hoc, mais les simples règles écologiques normales de l'interaction de population au sein d'écosystèmes de tailles finies.

 

Alors finalement, laquelle de ces trois hypothèses est, sinon la bonne, du moins la meilleure ? Si on met à part l'hypothèse très médiatique de "guerre totale", pour laquelle on ne dispose d'aucun élément objectif à l'appui, on ne peut que constater (du moins jusqu'à la semaine dernière !) qu'à ce jour, on ne dispose d'aucune preuve matérielle (archéologique ou paléontologique) claire et non-ambiguë permettant d'argumenter soit l'inter-fécondité, soit l'inter-stérilité des deux groupes. La semaine dernière, un article publié dans Nature a apporté un peu d'eau au moulin en présentant les résultat de l'analyse comparée des ages d'erruption dentaires (Trait d'Histoire de Vie très important chez les Mammifères car corrélés à de nombreux événements clés du développement, notamment par rapport à la maturation sexuelle) chez plusieurs dizaines d'Homo fossiles appartenant à plusieurs espèces (H. antecessor, H. heidelbergensis, H. néanderthalensis et H. sapiens). Cette analyse indique que la durée totale de la croissance de Néanderthal ne dépassait pas 15 années, alors qu'elle est de 18 en moyenne chez l'Homme moderne. Les auteurs de ce travail suggère qu'une telle différence (environ 15%) indique que ces deux groupes appartenaient bien à deux espèces distinctes, et qu'ils étaient donc inter-stériles. Mais les points de comparaisons manquent cruellement ici, et amha rien ne dit que cette différence d'environ 15% ne soit pas la conséquence d'adaptations éco-morphologiques sans significations d'un point de vue reproductif... En fait, même si on peut prendre parti pour l'une des deux solutions (à titre perso., je parierai assez volontier sur l'inter-fécondité biologique couplé à une inter-stérilité [pas de reproduction de fait entre les deux groupes] d'ordre culturelle), en fait, on n'en sait vraiment rien. Morphologiquement et biométriquement, la différence entre un "Homme moderne moyen" et un "Homme de néanderthal moyen" est importante, mais l'intersection est loin d'être nulle entre les deux groupes. Plusieurs ethnies modernes du Nord de l'Eurasie présentent des morphologies bien plus proche de celle du Néanderthal que de celle d'un "Homme moderne moyen". Cette proximité est le résultats de convergences (sans signification phylogénétique) dues à des modes de vie communs dans des environnements communs (adaptation au froid et à une nourriture riche en graisses animales, notamment). Ces dernières années, le modèle d'élimination passive, jusqu'alors assez marginal, a reçu un appui indirect important : le fait que les deux groupes ethniques (qu'ils aient été potenciellement inter-fertiles ou inter-stériles, peu importe) ont coexisté durant un laps de temps de quelques millénaires, compatible avec la plupart des modèles de dynamique des populations disponibles actuellement. C'est un bon point, mais pas une preuve.

 

En fait, dans ce débat, ce sont les preuves, les données qui manquent. Au jour d'aujourd'hui, il n'existe a ma connaissance aucune donnée biologique (moléculaire), paléoanthropologique, archéologique ou paléoethnologique interprétée concensuellement par la communauté scientifique comme témoignant : (i) de l'interstérilité ou de l'interfécondité des deux groupes ethniques ; (ii) du fait que la cohabitation des deux groupes ethniques en Europe occidentale se soit terminé, soit par un "bain de sang" marquant le génocide complet des Néandarthaliens par Cro-Magnon, soit par une intégration-acculturation des Néandarthaliens par Cro-Magnon. Affaire à suivre !

 


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Notes

 

* : Stratégie K. La notion de sélection (naturelle) de type r ou K, et, par extension, d'espèces "stratèges r" et d'autres "stratèges K" vient du modèle démographique développé par MacArthur et Wilson (1967: the theory of island biogeography, Princeton University Press) et repose sur l'équation logistique, fondée sur l'hypothèse que, dans un environnement fini, le taux d'accroissement (noté r) d'une population naturelle varie en sens inverse de l'effectif N de cette population, et s'annule lorsque N est égal à la charge biotique (caractéristique de l'ensemble population-milieu analysé, et notée K). A partir de là, MacArthur et Wilson ont proposé dans les années 1960 que, pour une population donnée, la Sélection Naturelle (darwinienne) peut favoriser, selon les cas, soit l'accroissement de r (on dit qu'elle est "r-sélectionnée" ), soit l'accroissement de K (on dit qu'elle est "K-sélectionnée" ) -- une population ne pouvant pas être simultanément r- et K-sélectionnée. Cela les a donc amené à distinguer deux grands (arché)types de populations, les unes "ayant adopté" la sélection r, les autres "ayant adopté" la sélection K. On peut résumer les caractéristiques principales de ces deux catégories de populations ainsi : - Stratèges r : espèces mobiles, vagabondes, à productivité élevée (métabolismes élevés), développement rapide et durée de vie courte, de petite taille, à reproduction précoce, à taux de mortalité indépendant de la densité, et à taux d'accroissement élevé. Ces espèce forment généralement de petites populations (de taille sensiblement inférieure à K), dans des écosystèmes jeunes correspondant à des environnements relativement variables et imprévisibles. - Stratèges K : espèces peu mobiles, souvent sédentaires, peu productives (faibles métabolismes) mais très efficaces dans leur production (rendements élevés), développement lent et durée de vie longue, de grande taille, à reproduction tardive, à taux de mortalité dépendant de la densité, et à taux d'accroissement faible. Ces espèce forment généralement de grandes populations (de taille +/- égale à K), dans des écosystèmes matures correspondant à des environnements relativement constant et prévisibles. Bien sûr, il s'agit là d'archétypes, cad de cas extremes sur un gradient r-K où en fait tous les intermédiaires existent. Ainsi, dire dans l'absolu qu'une espèce est r ou K n'a en fait aucun sens : une espèce est relativement plus r ou plus K qu'une autre espèce. Entre autre, la taille corporelle étant un paramètre central dans ce problème de stratégie démographique, la comparaison d'espèces en termes de stratégies r ou K ne vaut, en toute rigueur, que pour des espèces de tailles comparables -- sauf à standardiser par la taille les paramètres considérés, ce qui est facile à dire, mais pas si simple à faire (c'est par exemple ce que l'on fait pour le taux d'activité métabolique de base, qui est alors dit "masse spécifique" pour signifier qu'il s'agit dans ce cas d'une quantité d'énergie consommée par unité de temps et par unité de poids corporel). Par exemple, le taux d'ativité métabolique de base d'un éléphant est beaucoup plus élevé que celui d'une souris ; en revanche, le taux d'ativité métabolique de base masse spécifique d'un éléphant (K-sélectionné) est beaucoup plus faible que celui d'une souris (r-sélectionnée). Ce modèle, conceptuellement très simple (certains diraient simpliste) est, en première approximation, un modèle assez robuste, qui "a fait ses preuves", et qui peut permettre de se faire une première idée du type de stratégie démographique adoptée par telle ou telle espèce, notamment lorsqu'on a affaire à des formes fossiles dont on ne connait rien (ou si peu) des paramètres bio-éco-étho-physiologiques qui les caractérisaient. En outre, pour notre problème initial de Néanderthal vs. Cro-Magnon, l'ensemble des différences morphologiques entre ces deux groupes (p.ex., à poids comparable, Néanderthals à squelette plus massif et robuste et à volume cérébral supérieur à Cro-Magnon) suggère que l'Homme moderne était relativement plus r que Néanderthal. »


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 08-06-2009 à 13:48:39

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°18763493
asmomo
Posté le 08-06-2009 à 15:37:14  profilanswer
 

Dagnir a écrit :

Moi je connais pas la cladistique (et c'est pas wikipedia fr qui va m'apprendre  :whistle: )
Mais selon la définition d'espèce "peut faire des bébés", pour moi c'est clair que l'homme est une autre espèce que le ouistiti.
 
En fait je comprend pas ta phrase "l'homme est une espèce de singe". Faut dire que je maitrise pas du tout la classification style "genre", "famille" "espèce" etc.  :D


 
Qu'est-ce qu'un singe ? Il n'y a pas d'espèce de ce nom, c'est un groupe. On y met les chimpanzés, les gorilles, les ouistitis, les gibbons, les macaques... Si on y met ces espèces, alors l'homme y a clairement sa place aussi, c'est la même famille (ou superfamille visiblement).
 
Certains taxinomistes s'ingénient à sortir de la famille les hommes, et parfois les grands singes, mais je ne comprends pas vraiment pourquoi, ça n'a pas de sens.


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New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
n°18763995
Mihirung_
Bouche de grenouille
Posté le 08-06-2009 à 16:32:35  profilanswer
 

asmomo a écrit :


 
Qu'est-ce qu'un singe ? Il n'y a pas d'espèce de ce nom, c'est un groupe. On y met les chimpanzés, les gorilles, les ouistitis, les gibbons, les macaques... Si on y met ces espèces, alors l'homme y a clairement sa place aussi, c'est la même famille (ou superfamille visiblement).
 
Certains taxinomistes s'ingénient à sortir de la famille les hommes, et parfois les grands singes, mais je ne comprends pas vraiment pourquoi, ça n'a pas de sens.

La plupart des gens n'acceptent pas que l'homme soit considéré comme un animal, alors le mettre avec les singes...

n°18764036
lokilefour​be
Posté le 08-06-2009 à 16:36:30  profilanswer
 

Mihirung_ a écrit :

La plupart des gens intégristes religieux n'acceptent pas que l'homme soit considéré comme un animal, alors le mettre avec les singes...



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Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°18764314
Gilgamesh ​d'Uruk
Lui-même
Posté le 08-06-2009 à 17:07:48  profilanswer
 

Si l'homme était une espèce de lion, de panthère ou d'aigle, à mon avis ça ferait beaucoup moins débat  [:canaille]


Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 08-06-2009 à 17:08:10

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Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire.
n°18764354
Mihirung_
Bouche de grenouille
Posté le 08-06-2009 à 17:10:32  profilanswer
 

Nan lokilefourbe, je parle pas des intégristes. Tu prends n'importe quel quidam dans la rue, et tu lui dis "l'homme est un animal", il ne voudras pas l'admettre. Il se considère mieux qu'un animal. Lui il a la conscience, la pensée, le langage (j'ai arrêté y'a longtemps de vouloir expliquer que tout ça existait aussi chez les non-humains)

n°18764421
lokilefour​be
Posté le 08-06-2009 à 17:17:38  profilanswer
 

Mihirung_ a écrit :

Nan lokilefourbe, je parle pas des intégristes. Tu prends n'importe quel quidam dans la rue, et tu lui dis "l'homme est un animal", il ne voudras pas l'admettre. Il se considère mieux qu'un animal. Lui il a la conscience, la pensée, le langage (j'ai arrêté y'a longtemps de vouloir expliquer que tout ça existait aussi chez les non-humains)


 
Bah l'homme est un animal ayant acquis des fonctions/capacités intellectuelles inégalées dans certains domaines.
Cette phrase passe très bien pour le commun des quidam.
En gras la partie que certains préfèrent entendre pour se "rassurer", mais bon, l'idée que l'homme soit un animal avec ses particularités, comme d'autres animaux ont leurs particularités est communément admise.


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Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°18764471
asmomo
Posté le 08-06-2009 à 17:23:31  profilanswer
 

Dagnir a écrit :

Moi je connais pas la cladistique (et c'est pas wikipedia fr qui va m'apprendre  :whistle: )


 

Citation :

La cladistique est une méthode de reconstruction phylogénétique élaborée dans les années 1950 par l'entomologiste allemand Willi Hennig.
 
En cladistique, les relations de parenté sont établies sur la base du partage des états dérivés des caractères, qu'on appelle « synapomorphies » (ou encore « homologies secondaires »), de façon à obtenir des groupes monophylétiques (ou encore clades). Le principe de parcimonie est une règle essentielle de cette classification évolutive.


 
 [:ula]


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New Technology is the name we give to stuff that doesn't work yet. Douglas Adams
mood
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Posté le 08-06-2009 à 17:23:31  profilanswer
 

n°18764559
Mihirung_
Bouche de grenouille
Posté le 08-06-2009 à 17:31:28  profilanswer
 

Ouais la cladistique, ça fait toujours un peu mal la première fois. :D

n°18766616
Plam
Bear Metal
Posté le 08-06-2009 à 21:17:59  profilanswer
 


 
double effet kiscool :o


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Spécialiste du bear metal
n°18766981
Mihirung_
Bouche de grenouille
Posté le 08-06-2009 à 21:44:08  profilanswer
 

Ca va mieux avec une analogie.
 
Toi et tes frères et soeurs, c'est une clade monophylétique, parce que vous êtes plus proches les uns des autres que de votre cousin. Comment sait-on ça ? Parce que vous partagez l'état "de travers" pour votre caractère "nez" (vous l'avez hérité de vos parents). C'est une de vos synapomorphies, alors que votre cousin a son caractère "nez" dans l'état "droit" (hérité de ses parents).  
Ceci dit, vous avez aussi un caractère "poumons" qui est dans l'état "deux". Mais ce caractère est-il unique à votre fratrie ? Non, c'est un caractère ancestral, puisque votre cousin a aussi deux poumons. C'est donc une plésiomorphie, et il ne faut pas en tenir compte pour tracer votre arbre généalogique. Si votre fratrie avait trois poumons, ça serait un caractère dérivé partagé (une synapomorphie de plus).
 
Maintenant, la parcimonie. Admettons que vous êtes poilu (le seul de la fratrie, pas de bol) et votre cousin aussi. Deux hypothèses
- soit la nature a inventé le poil du temps de votre grand-père, et le poil a existé jusqu'à vous et votre cousin, mais vos frères l'ont perdu.
- soit la nature a inventé une fois le poil chez vous, et une fois chez votre cousin.  
Biologiquement, c'est plus facile d'inventer le poil chez le grand-père et de le faire perdre ou perdurer chez les enfants plutôt que de devoir l'inventer deux fois (une pour vous, une pour le cousin). Il faut donc privilégier la solution qui nécessite le moins de changement évolutifs (ici : la première hypothèse) : avec parcimonie.
 
Pour finir, supposons que vous vouliez parler à quelqu'un de votre fratrie + votre cousin. Comment allez-vous faire ? Ce n'est pas une clade monophylétique : votre cousin est en dehors. Alors on dit que c'est un groupe polyphylétique. Mais c'est pas bien de parler de groupe polyphylétique. Alors si tu veux parler de fratrie + cousin, tu dois remonter au groupe supérieur : la famille Grobert. Dans ce cas, il faut faire attention à ce qu'on dit, puisque ça s'appliquera aussi aux oncles, ainsi qu'à l'ancêtre commun, le grand père.

n°18767049
phyllo
scopus inornatus
Posté le 08-06-2009 à 21:48:14  profilanswer
 

Je préférais encore wikipédia.
 
 

Spoiler :

(joke)


Message édité par phyllo le 08-06-2009 à 21:48:33
n°18767060
Plam
Bear Metal
Posté le 08-06-2009 à 21:48:44  profilanswer
 

Mihirung_ a écrit :

Ca va mieux avec une analogie.
 
Toi et tes frères et soeurs, c'est une clade monophylétique, parce que vous êtes plus proches les uns des autres que de votre cousin. Comment sait-on ça ? Parce que vous partagez l'état "de travers" pour votre caractère "nez" (vous l'avez hérité de vos parents). C'est une de vos synapomorphies, alors que votre cousin a son caractère "nez" dans l'état "droit" (hérité de ses parents).  
Ceci dit, vous avez aussi un caractère "poumons" qui est dans l'état "deux". Mais ce caractère est-il unique à votre fratrie ? Non, c'est un caractère ancestral, puisque votre cousin a aussi deux poumons. C'est donc une plésiomorphie, et il ne faut pas en tenir compte pour tracer votre arbre généalogique. Si votre fratrie avait trois poumons, ça serait un caractère dérivé partagé (une synapomorphie de plus).
 
Maintenant, la parcimonie. Admettons que vous êtes poilu (le seul de la fratrie, pas de bol) et votre cousin aussi. Deux hypothèses
- soit la nature a inventé le poil du temps de votre grand-père, et le poil a existé jusqu'à vous et votre cousin, mais vos frères l'ont perdu.
- soit la nature a inventé une fois le poil chez vous, et une fois chez votre cousin.  
Biologiquement, c'est plus facile d'inventer le poil chez le grand-père et de le faire perdre ou perdurer chez les enfants plutôt que de devoir l'inventer deux fois (une pour vous, une pour le cousin). Il faut donc privilégier la solution qui nécessite le moins de changement évolutifs (ici : la première hypothèse) : avec parcimonie.
 
Pour finir, supposons que vous vouliez parler à quelqu'un de votre fratrie + votre cousin. Comment allez-vous faire ? Ce n'est pas une clade monophylétique : votre cousin est en dehors. Alors on dit que c'est un groupe polyphylétique. Mais c'est pas bien de parler de groupe polyphylétique. Alors si tu veux parler de fratrie + cousin, tu dois remonter au groupe supérieur : la famille Grobert. Dans ce cas, il faut faire attention à ce qu'on dit, puisque ça s'appliquera aussi aux oncles, ainsi qu'à l'ancêtre commun, le grand père.


 
le poil sbien.  
 
Sinon merci pour l'exemple :jap:


---------------
Spécialiste du bear metal
n°18767073
the veggie​ boy
Who's taking my Lorazepam?
Posté le 08-06-2009 à 21:49:19  profilanswer
 

heu tout ça est expliquable bêtement par héritage mendelien etc. non ? :??:
et les clades monophylétique et autres groupes polyphylétiques, suffit de parler de kinship coef. non ? :??:


Message édité par the veggie boy le 08-06-2009 à 21:49:52

---------------
blacklist
n°18767092
Mihirung_
Bouche de grenouille
Posté le 08-06-2009 à 21:50:56  profilanswer
 

Jamais vu "kinship coef".

n°18767215
R-Daneel
Posté le 08-06-2009 à 21:59:03  profilanswer
 

Mihirung_ a écrit :

Ca va mieux avec une analogie.
 


 
Merci, ça illustre bien. [:implosion du tibia]

Message cité 1 fois
Message édité par R-Daneel le 08-06-2009 à 21:59:32
n°18767249
Mihirung_
Bouche de grenouille
Posté le 08-06-2009 à 22:01:01  profilanswer
 

R-Daneel a écrit :

Merci, ça illustre bien. [:implosion du tibia]

Et j'ai pas de bac+5 !  [:arkrom]  
 
/crosstopic

n°18767753
the veggie​ boy
Who's taking my Lorazepam?
Posté le 08-06-2009 à 22:29:19  profilanswer
 
n°18767785
R-Daneel
Posté le 08-06-2009 à 22:31:15  profilanswer
 

Mihirung_ a écrit :

Et j'ai pas de bac+5 !  [:arkrom]  
 
/crosstopic


 
Donc t'as pas d'ambition. [:julm3]
 

n°18823944
Profil sup​primé
Posté le 14-06-2009 à 10:16:51  answer
 

De retour de Solnhofen, j'ai pas trouvé d'archaeopteryx, mais si je tenais le salaud de scientifique vicieux qui a planqué tous ces fossiles entre des couches de caillasse fines comme du papier à cigarette... [:sedna]

n°18873271
jipo
Kamoulox !
Posté le 18-06-2009 à 15:41:48  profilanswer
 

Je suis en train de lire le livre de Michael Denton "L'évolution a-t-elle un sens ?" et étant donné qu'il semble donner sa préférence à la théorie évolutionniste des équilibres ponctués, je me pose la question suivante :  
Laquelle des deux théories est actuellement la plus accréditée dans le monde scientifique :
* La théorie évolutionniste graduelle (lente évolution plus ou moins constante sur une période très longue)
* La théorie des sauts (sauts évolutifs importants sur des petites périodes) ?
 


---------------
"Comme des pommes d'or sur des ciselures d'argent, Ainsi est une parole dite à propos" (Proverbes de Salomon)
n°18873329
Aragorn Le​ Rouge
Posté le 18-06-2009 à 15:46:20  profilanswer
 

jipo a écrit :

Je suis en train de lire le livre de Michael Denton "L'évolution a-t-elle un sens ?" et étant donné qu'il semble donner sa préférence à la théorie évolutionniste des équilibres ponctués, je me pose la question suivante :  
Laquelle des deux théories est actuellement la plus accréditée dans le monde scientifique :
* La théorie évolutionniste graduelle (lente évolution plus ou moins constante sur une période très longue)
* La théorie des sauts (sauts évolutifs importants sur des petites périodes) ?
 


 
La première dans les cas généraux et la deuxième dans certaine exception car la théorie saltatoire induit plus souvent du vilain que du bon.

n°18873579
deadalnix
Posté le 18-06-2009 à 16:02:57  profilanswer
 

En fait, les espèces évolue tout le temps petit a petit.
 
Mais si des membres développent une caractéristique vraiment important quand à la transmission de ladite caractéristique, alors cette caractéristique va prendre le pas très rapidement.
 
Mais la plus grande partie de l'évolution est de la dérive lente.

n°18876724
kleem
Posté le 18-06-2009 à 21:14:46  profilanswer
 

l'evolutionnisme n'est elle pas qu'une croyance finalement?

n°18876758
Svenn
Posté le 18-06-2009 à 21:18:38  profilanswer
 

kleem a écrit :

l'evolutionnisme n'est elle pas qu'une croyance finalement?


 
Non.

n°18876786
malakin
Posté le 18-06-2009 à 21:21:49  profilanswer
 


 
hérétique.
 
Dieu a crée l'homme,les dinosaures correspondent aux dragons de nos légendes, noé c'est baladé sur la terre recouverte d'eau dans une arche en bois avec tous les animaux, moise a écarté les flots et marie était vierge.


---------------
Officier Cotorep
n°18876804
hephaestos
Sanctis Recorda, Sanctis deus.
Posté le 18-06-2009 à 21:22:44  profilanswer
 

Aragorn Le Rouge a écrit :


 
La première dans les cas généraux et la deuxième dans certaine exception car la théorie saltatoire induit plus souvent du vilain que du bon.


 

deadalnix a écrit :

En fait, les espèces évolue tout le temps petit a petit.
 
Mais si des membres développent une caractéristique vraiment important quand à la transmission de ladite caractéristique, alors cette caractéristique va prendre le pas très rapidement.
 
Mais la plus grande partie de l'évolution est de la dérive lente.


 
C'est plus compliqué que ça, il y a des changement relativement rapides qui ne sont pas à directement dûs à des mutations mais qui sont le fruit d'une changement de l'écosystème qui se met soudainement à sélectionner les individus selon un phénotype particulier (un peu comme les sélections humaines pour faire évoluer des espèces domestiques, qui ne font que tirer profit des mutations déjà existantes jusqu'à un certain point, et à un certain cout).

n°18876850
thaxssilly​i@
Posté le 18-06-2009 à 21:26:55  profilanswer
 

asmomo a écrit :

 

Qu'est-ce qu'un singe ? Il n'y a pas d'espèce de ce nom, c'est un groupe. On y met les chimpanzés, les gorilles, les ouistitis, les gibbons, les macaques... Si on y met ces espèces, alors l'homme y a clairement sa place aussi, c'est la même famille (ou superfamille visiblement).

 

Certains taxinomistes s'ingénient à sortir de la famille les hommes, et parfois les grands singes, mais je ne comprends pas vraiment pourquoi, ça n'a pas de sens.

 

je n'y connais rien mais je me demande quand même comment on classifie ces groupes. Par des attributs de ressemblances evidemment,(ou le génome) mais à partir de combien de différence constitue t-on un nouveau groupe.
Car à la base toute espece a un ancetre commun avec les autres. Et tous les groupes se diversifient entre eux aussi.
Par exemple les reptiles est peut etre un groupe anterieur à celui des mammiferes mais y a un moment dans le passé ou les ancetres des especes de ces 2 groupes appartenaient à un meme groupe. Aussie on pourrait très bien decreter que l'homme est suffisamment différent du singe pour constituer un nouveau groupe uniquement pour les differentes especes d'hommes.
Enfin ce que je veux dire c'est que y a un moment où une espèce a suffisamment évolué pour qu'on la sorte de son groupe et qu'on la mette dans un nouveau, non ?

Message cité 1 fois
Message édité par thaxssillyi@ le 18-06-2009 à 21:29:06
n°18876862
kleem
Posté le 18-06-2009 à 21:27:46  profilanswer
 


L'evolutionnisme s'applique t il  aux phylums (divisions) ?

Message cité 1 fois
Message édité par kleem le 18-06-2009 à 21:28:51
n°18876879
Svenn
Posté le 18-06-2009 à 21:29:42  profilanswer
 

kleem a écrit :


L'evolutionnisme s'applique elle aux phylums (divisions) ?


 
Je vois pas bien ce que tu veux dire par là.
 
L'évolutionnisme s'applique à toute entité capable de s'autorépliquer imparfaitement à partir de ressources en quantités limitées.

n°18876880
ijk_refere​nce
Posté le 18-06-2009 à 21:29:42  profilanswer
 

malakin a écrit :

(...) moise a écarté les flots et marie était vierge.

Oups j'ai lu cette phrase trop vite et pas dans le bon ordre !  [:cerveau du chaos]


---------------
ısuıɐ sǝssǝɟ sǝw ɹǝʇɐw ǝp sǝʇǝɹɹɐ
n°18876888
Svenn
Posté le 18-06-2009 à 21:30:22  profilanswer
 

ijk_reference a écrit :

Oups j'ai lu cette phrase trop vite et pas dans le bon ordre !  [:cerveau du chaos]


 
Tu as lu que Joseph a maculé Henri, c'est ça hein ?

n°18876904
thaxssilly​i@
Posté le 18-06-2009 à 21:31:34  profilanswer
 

sinon une question : imaginons l'apparition de la vie sur des milliards d'autres planetes.
Si on consière une évolution théorique à l'infinie, celle ci deboucherait elle forcément tot ou tard sur une intelligence comparable à celle de l'homme ??

n°18876918
ijk_refere​nce
Posté le 18-06-2009 à 21:33:08  profilanswer
 

Svenn a écrit :

Tu as lu que Joseph a maculé Henri, c'est ça hein ?

Nan moi je suis resté à la version hétéro  :o  


---------------
ısuıɐ sǝssǝɟ sǝw ɹǝʇɐw ǝp sǝʇǝɹɹɐ
n°18876920
Svenn
Posté le 18-06-2009 à 21:33:16  profilanswer
 

thaxssillyi@ a écrit :

sinon une question : imaginons l'apparition de la vie sur des milliards d'autres planetes.
Si on consière une évolution théorique à l'infinie, celle ci deboucherait elle forcément tot ou tard sur une intelligence comparable à celle de l'homme ??


 
Si tu as une infinité de planètes et/ou un temps infini, c'est effectivement le cas. Mais on n'a ni l'un ni l'autre et donc on ne sait pas  :o

n°18876921
Mihirung_
Bouche de grenouille
Posté le 18-06-2009 à 21:33:34  profilanswer
 

thaxssillyi@ a écrit :

je n'y connais rien mais je me demande quand même comment on classifie ces groupes. Par des attributs de ressemblances evidemment,(ou le génome) mais à partir de combien de différence constitue t-on un nouveau groupe.
Car à la base toute espece a un ancetre commun avec les autres. Et tous les groupes se diversifient entre eux aussi.
Par exemple les reptiles est peut etre un groupe anterieur à celui des mammiferes mais y a un moment dans le passé ou les ancetres des especes de ces 2 groupes appartenaient à un meme groupe. Aussie on pourrait très bien decreter que l'homme est suffisamment différent du singe pour constituer un nouveau groupe uniquement pour les differentes especes d'hommes.
Enfin ce que je veux dire c'est que y a un moment où une espèce a suffisamment évolué pour qu'on la sorte de son groupe et qu'on la mette dans un nouveau, non ?

- la systématique utilise principalement l'anatomie et la génétique, (à confirmer).
- "reptile" n'a aucun sens, c'est un mot à bannir.
- l'homme n'a pas assez de différence pour mériter une sortie.


---------------
Le topic du cyclotourisme ! --- Qu'est-ce qu'il est coincé, je suis sûr qu'il porte des slips à col roulé.
n°18876955
ijk_refere​nce
Posté le 18-06-2009 à 21:37:32  profilanswer
 

thaxssillyi@ a écrit :

sinon une question : imaginons l'apparition de la vie sur des milliards d'autres planetes.
Si on consière une évolution théorique à l'infinie, celle ci deboucherait elle forcément tot ou tard sur une intelligence comparable à celle de l'homme ??

Je ne pense pas, j'irai même jusqu'à dire que leurs systems de valeurs seront si différents du notre que nous ne les accepterions même pas comme "intelligence". Même si c'est eux qui viennent en premier sur terre !


---------------
ısuıɐ sǝssǝɟ sǝw ɹǝʇɐw ǝp sǝʇǝɹɹɐ
mood
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